Posté par : ashimbabbar - 21/02/2015, 06:05 - Forum : Critiques
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La Montagne des Miroirs / Mountain of Mirrors. C’est le n°2 de la série, lui aussi a été écrit par Rose Estes.
Au niveau du cadre et de l’ambiance, il y a progrès par rapport au Donjon de l’Effroi.
- Parce que nous sommes nettement moins compétent et assuré: ici nous sommes un jeune elfe d’à peine 270 ans et sans expérience, encore que nous soyions équipé d’un arc ( qui ne sert que dans l’intro ) et d’une épée magique un peu bas de gamme. Les ennemis sont donc d’autant plus dangereux…
- Parce que nous ne sommes pas là pour nous remplir les poches mais bien pour découvrir, en plein hiver, pourquoi les caravanes de ravitaillement essentielles à notre village n’arrivent plus. Un bon nombre d’elfes plus qualifiés ont déjà disparu en allant y voir, alors on a tiré au sort et c’est tombé sur vous…
- Parce qu’il y a une scène d’intro très dure où on voit des elfes se faire massacrer par des ogres bien qu’ils luttent désespérément, on n’est qu’un spectateur du plus gros de l’affaire et le temps qu’on intervienne c’est trop tard. Quand je l’avais fait gamin, ça m’avait mis très mal à l’aise parce que j’avais déjà intégré le stéréotype de l’aventurier-en-armure-de-cuir-épée-potion-qui-se-débrouille-tout-seul… Il y a aussi ATTENTION SPOILER DE L’UNIQUE TWIST DU LIVRE
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Spoiler un choix bien pensé où nos émotions et notre connaissance de la logique des livres-jeux nous entraînent à la mort
Malheureusement, le gameplay ne suit pas.
Ce livre-jeu fait l’équivalent de 45 paragraphes; si on enlève les 2 fins heureuses, les 4 PFA mortels, les 8 PFA non-mortels mais peu enviables et les 4 paragraphes qui mènent inexorablement à l’un de ces derniers, cela nous laisse 1 paragraphe d’intro et 26 ( oui 26 ) paragraphes pour l’aventure… le luxe. C’est d’autant plus pire que l’aventure consiste en un chemin obligatoire et si on va sur une branche qu’il ne faut pas on est soit ramené sur le bon chemin ( avec possibilité de boucle infinie… ) soit éjecté; en comptant le paragraphe d’intro, le bon chemin fait 12 ou 13 paragraphes selon celle des fins heureuses où on arrive. Outre qu’il n’est pas agréable de se faire balader, le potentiel de renouvellement est donc très, très, très bas.
Aussi, si certaines descriptions et idées sont bonnes, on doit malheureusement subir un lynx esquiveur ( sic ) doté de parole et aussi inutile qu’insupportable.
À lire pour les idées et les descriptions à replacer dans une VRAIE aventure.
Posté par : ashimbabbar - 11/02/2015, 23:50 - Forum : Critiques
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Le Donjon de l'Effroi / Dungeon of Dread
Dans ce premier n° de la série, dû à la plume de Rose Estes, nous jouons un vaillant guerrier légèrement équipé qui s’en va tirer la barbe au sorcier maléfique de service planqué dans son trou de roche… ah bon, ça vous rappelle quelque chose à vous aussi ?
Les deux concurrents sont sortis en 1982 ; il y a des idées qui sont dans l’air. Celui-ci, datant de juin 1982, est de peu antérieur à l’autre.
Originalité toutefois: notre perso ( traîne un boulet ) est accompagné d’un fidèle sidekick halfling, aide-boulanger malheureux en ménage qui aimerait bien être un héros – et que nous avons souvent à rassurer ou à sortir de sa cachette, mais bon, il se montre utile occasionnellement. Et quand nous tombons dans un PFA il ne manque pas de faire notre éloge posthume.
Alors soyons clairs,
1. c’est un donjon tel qu’on pouvait le concevoir en 1982, une caverne-un monstre; ainsi on a droit à un petit catalogue assez complet des monstres de base d’AD&D, notre perso n’est cependant pas toujours très au fait de leurs forces relatives…
2. il s’étend sur l’équivalent de 54§, dont 1 d’intro, 4 de PFA mortels, 4 de PFA non-mortels et 2 ( oui 2 ) de fin heureuse. Restent 43 (oui 43) paragraphes pour animer le donj’. D’un autre côté, ils sont nettement plus longs qu’un paragraphe moyen de DF, il y a donc de la place pour les descriptions et les interactions avec notre sidekick.
Bien évidemment, le système de choix sans hasard et la petite taille du LDVH se combinent pour ne lui laisser qu’une durée de vie fort courte.
La couv’ de Larry Elmore est fort correcte, par contre dans les illustrations intérieures Jim Holloway se montre peu inspiré.
Au niveau des erreurs, je n’ai rien repéré qu’une sortie où on nous dit que nous avons fait du butin qu’on peut atteindre par un chemin où on n’a rien trouvé.
Pour le bestiaire, il est plus crédible que celui de la Montagne de Feu – le méchant sorcier
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Spoiler aime bien métamorphoser des malheureux en animaux ou insectes géants qui nous remercient de les avoir libérés quand nous les tuons
Si le livre peut compter sur quelque chose, c’est bien sur l’ambiance. Le guerrier que nous jouons est légèrement équipé et connaît les techniques d’infiltration; ses victoires, en général bien décrites, sont souvent obtenues de façon plus subtile qu’en donnant des coups d’épée à tort et à travers ( ceux d’entre vous qui se souviennent avec nostalgie des flasques d’huile servant de grenades savoureront leur ration de monstre grillé; mais ce n’est là qu’un exemple, il y a mieux ). On se sent donc bien plus récompensé qu’après un combat dans un DF – enfin, les deux-trois premières fois, le temps d’explorer les lieux.
Certaines scènes sont bien décrites avec du suspense; Kalman a infiniment plus de charisme et de méchanceté que ce pauvre Zagor, et la scène où nous le vainquons est plutôt bien. Également, deux des morts sont assez réussies.
L’un dans l’autre, ça vaut les 3€ ( 0,01 + 2,99 de frais de port ) que je l’ai payé.
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Le titre est mauvais mais provisoire et on travaille pour l'instant avec celui-ci. (Pour la petite histoire, celui provisoire de Captive, qui a quand même duré longtemps, était Pour Lili).
Une recherche du dessinateur Ottami sur le héros et son familier. Evidemment, les autres dessins seront moins détaillés! Ce sera donc un style manga.
On jouera un sorcier corrompu dans un monde medfan à l'atmosphère quelque peu slave (la Bulgarie, ça inspire). Notre objectif est d'assassiner une prêtresse du bien, sur la demande express de notre prince-démon de mentor.
L'album sera interdit aux moins de 16 ans mais le but n'est pas de jouer à fond sur les abus vicieux et l'amoralité gratuite.
Niveau jeu, de forts pouvoirs magiques à disposition mais chaque sort nous épuise donc la sorcellerie est à utiliser très parcimonieusement, un peu comme les lanceurs de sorts dans le jdr JRTM. De toute façon, vu le format particulier des BDVELH, il ne faut pas s'attendre à la richesse d'un LDVELH de la série Sorcellerie!
Une valeur de Noirceur également ainsi que les trucs habituels aux BDVELH (paragraphes cachés, quelques objets et indices à récupérer). Mais pas de points de vie ni de valeur temps.
Il y a un peu du Château du Sorcier d'Outremer donc. Grosse inspiration de l'univers Warhammer avec des chasseurs de mages aux allures de répurgateurs et une région pas franchement désopilante à visiter.