Compte-rendu des soirées jeux de plateaux
Week-end ludique en compagnie d’amis du côté de Bordeaux, qui m’a donné l’occasion de tester pas mal de nouveaux jeux.

Cro-Magnon, un jeu où, outre se ridiculiser au début et à la fin de son tour sous peine de reculer sur la piste de progression, on doit faire deviner des mots à ses camarades par divers moyens, qui dépendent de notre progression : mimer, sculpter de la pâte à modeler, n’utiliser que des mots d’une liste précise et dessiner avec ce qui ressemble à un morceau de charbon. Rigolo.

Crossing, un petit jeu sympa et très rapide, un peu façon Love Letter. Le but est d’amasser le plus de gemmes (la valeur peut différer suivant les gemmes ou les combinaisons) en désignant un tas parmi ceux présents sur la table ou devant les joueurs. On n’obtient un tas que si l’on est le seul à le désigner et l’on peut choisir de perdre un tour pour mettre ses gemmes à l’abri des voleurs. Un tas qui n’est pas pris grossit et devient plus intéressant mais le risque est qu’on ne soit jamais le seul à le convoiter, évidemment. La partie s’arrête quand le sac de gemmes est vide.

Zack & Pack, un autre jeu pas bien compliqué et amusant. On joue des déménageurs qui doivent charger des camions. Chacun possède un chargement différent, selon le résultat des dés, et les paquets à charger sont représentés par des blocs de bois de différentes tailles. Au début de chaque tour, les camions sont révélés. On doit alors être le plus rapide possible pour choisir un camion avant qu’un petit camarade ne nous le pique. Le but est que le chargement rentre dans le dit camion sans laisser trop de place vide à l’intérieur. Toute place non utilisée coûte de l’argent et tout paquet laissé sur le trottoir en coûte deux fois plus ! La partie se termine lorsqu’un des joueurs n’a plus d’argent.

Formula D, un jeu de course où on lance des dés. Chaque plateau représente un circuit existant (pratique pour vendre des extensions…) ; nous, c’était Monaco. Tout le principe consiste à jouer avec les différentes vitesses de son bolide, chacune étant associée à un dé — plus la vitesse est élevée, plus les valeurs du dés sont importantes —, pour aborder les virages de la meilleure façon possible, sachant qu’il est obligatoire de s’arrêter un minimum de fois dans chaque virage sous peine de casser son moteur ou d’endommager plus ou moins sérieusement sa voiture. Il faut aussi jouer avec les différentes trajectoires possibles, faire attention aux accrochages avec ses adversaires… Un jeu très sympa, long (surtout si l’on multiplie les tours), où les remontées improbables sont fréquentes et où il n’est pas rare de l’emporter sur le fil. Les règles avancées permettent de gérer plus finement l’état de son véhicule (freins, moteur, etc.), de prendre en compte la météo, etc. mais comme la plupart d’entre nous découvrions le jeu, on s’est cantonnés aux règles de base.

Andor, un coopératif dans lequel on incarne des héros qui doivent faire face à différentes menaces troublant la paix du royaume. On peut (doit) explorer la carte, affronter des monstres, vider des puits, faire des emplettes chez le marchand… Chaque personnage a des capacités spéciales et l’on dispose d’un temps limité pour accomplir les objectifs de chaque scénario (« légende »). Chaque action prend un certain nombre d’heures, une journée durant sept heures (il est possible d’aller au-delà au prix d’une certaine fatigue de son perso), et c’est aux joueurs de gérer le temps qu’ils possèdent entre eux. Là où c’est vicieux, c’est que les objectifs s’accumulent au fil des tours, multipliant les fronts pour les persos (ce qui rappelle beaucoup les Chevaliers de la Table ronde), mais surtout que chaque monstre tué fait aussi avancer la narration ! Or, ceux-ci étant de plus en plus nombreux et menaçants, on est en permanence sur le fil du rasoir, d’autant que, pour peu qu’on n’y fasse pas attention, ils peuvent se déplacer très vite et nous faire perdre la partie quasiment à l’instant où ils arrivent. On a d’ailleurs échoué à cause de cette raison. J’ai quand même bien aimé, malgré mon personnage pas très intéressant — ce que j’ai compensé en m’amusant à faire n’importe quoi avec lors de la partie d’introduction, rendant fou mes camarades (ce qui ne nous a pas empêchés de remporter cette partie-là, certes facile).

Enfin, on a aussi joué à un certain nombre de jeux que je connaissais déjà. En vrac : le Poker des cafards, Zombicide, les Aventuriers du rail, Contrario, 6 qui prend ! et j’en oublie sûrement.
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RE: Boire un bon verre dans un café parisien enfumé... - par Jehan - 17/08/2015, 13:01



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