Compte-rendu des soirées jeux de plateaux
Le petit groupe d'aventuriers héroïques gravit péniblement les pentes enneigées du terrible pic au sommet duquel les attend leur épreuve finale. Ils marchent courbés en deux, emmitouflés dans d'épais manteaux de fourrure pour préserver un peu de leur chaleur corporelle des ravages du froid dont

Lini (cent mètres plus haut, montée sur une chèvre des montagnes) : Hé, les gars !

l'emprise mortelle est omniprésente. Le vent hurle comme une horde de démons furieux et oppose à chacun de leurs pas une résistance hargneuse, qui épuise peu à peu leurs forces. Leurs jambes sont pesantes comme des masses de plomb, leurs poumons

Lini (redescendant la pente sur des skis en ivoire de mammouth) : Ca va comme vous voulez ?

avalent une myriade de minuscules aiguilles glacées à chaque nouvelle inspiration, le reflet du soleil contre la neige éblouit leurs yeux et étourdit leurs esprits. Si seulement il y avait quelque part un abri où ils puissent s'arrêter pour récupérer leurs forces, si seulement

Lini (métamorphosée en yéti et remontant la pente à grande vitesse) : Youhou !

ils avaient l'équipement qui faciliterait cette terrible ascension ! Leurs armes et leur magie ne peuvent rien contre cette montagne implacable, qu'il semble dérisoire d'espérer vaincre. Et les plaques de verglas sont partout, traîtreusement cachées sous la neige, guettant

Lini (redescendant en vol plané, accrochée aux serres d'un condor) : Ne traînez pas comme ça, il y a une vue superbe d'en haut !

le pire moment possible pour se révéler. Les terribles, impitoyables et cruelles plaques de verglas...

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Pour cette dernière partie de Pathfinder, nous avons donc été à la montagne. Le premier scénario avait quelques effets vicelards qui nous ont donné du fil à retordre. Le deuxième était assez peinard et servait surtout à faire le plein d'objets utiles avant la confrontation finale.

Le troisième était une sacrée épreuve. La limite de temps habituelle n'existait pas : au lieu de cela, nous devions enterrer une carte (impossible à récupérer par des sorts de soin, contrairement aux cartes qui sont simplement défaussées) au début de chacun de nos tours. Les monstres de l'aventure infligeaient des dommages généreux à toute l'équipe à la fois. Le boss était carrément invincible tant qu'on n'avait pas vaincu tout le reste. Après quelques rencontres avec lui, j'ai pu utiliser un sortilège pour le mettre tout en bas de la pile... mais il n'y est pas resté longtemps, car j'ai bêtement fait explorer ma gnomette alors qu'elle était quasi-désarmée, qu'elle s'est retrouvée seule avec ses petits poings et son d4 de force face à un dragon, qu'elle a évidemment perdu et que le paquet a donc été remélangé. A ce stade, nos pioches commençaient à s'amenuiser dangereusement, malgré les objets de protection des uns et les sorts de soin des autres.

In extremis, alors que trois d'entre nous étaient au bord de la mort, nous avons réussi à réduire le paquet au seul boss et, en jetant nos dernières forces dans la bataille, nous avons permis à Seelah de le pourfendre une bonne fois pour toute. Ouf !

Le scénario de l'ascension de la montagne et ce scénario final étaient tous les deux des défis sympathiques, qui nous ont bien mis la pression. Il aurait été une bonne chose que davantage de scénarios présentent une difficulté comparable.
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RE: Boire un bon verre dans un café parisien enfumé... - par Outremer - 31/05/2015, 18:07



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