28/02/2026, 22:40
(Modification du message : 28/02/2026, 22:56 par Voyageur Solitaire.)
Merci pour le retour et la remarque sur "automate" qui n'est pas approprié effectivement.
Pour l'instant, je suis à fond, l'inspiration étant là, sur le sixième tome dont le titre a changé pour devenir Entre le sable et la mer (Parusati la princesse esclave). On restera sur le continent de Shamayan, dans une atmosphère inspirée du nord du Mexique et du sud-ouest américain, désert minéral, cactus, coyotes et pumas, canyons et cités préhispaniques adorant le dieu soleil, toussa...
D'ailleurs, je ne crois pas avoir encore posté au sujet de cet avant-dernier tome. En voici donc l'introduction :
Au sud-ouest de Shamayan se profile la péninsule de Cotezuma, longue bande de terre qui s'enfonce comme un stylet dans le bleu de l'océan. Ici, sous le soleil ardent se succèdent les îles bordées de récifs et de corail au large desquelles croisent les baleines, les déserts de pierre parsemés de cactus géants, de broussailles et de grottes où des peuples disparus ont peint autrefois de mystérieux pétroglyphes… En remontant vers le nord apparait un univers de gorges, ravines et canyons aux falaises bordés de pins où rôdent les chiens sauvages, les coyotes et le furtif puma. C'est ici que l'Ancien Empire exploitait les mines de cuivre et d'argent, les gisements de turquoises et d'opales… Isolée du reste du continent par la cordillère et ses volcans éteints, Cotezuma a été épargnée par la guerre civile qui a marqué l'effondrement de l'Ancien Empire. Elle est restée elle-même avec les domaines des riches seigneurs cultivant l'agave, les champs d'avocatiers et le coton blanc, ses cités-états aux remparts de briques derrière lesquels on adore le soleil et la lune du haut de pyramides tutoyant les cieux…
(Voyageur Solitaire, Chroniques d'or et de feu)
Le soleil frappe cruellement malgré la grande toile rayée tendue en travers du pont. Tout est d'un silence pesant, en dépit du craquement de la charpente, du grincement des cordages et du chuintement des eaux bleues et profondes fendues par l'éperon de bronze. Avec un soupir, vous vous accoudez au bastingage, les yeux mi-clos. Combien de jours depuis que vous vous êtes aventurés dans ces eaux inconnues, combien de jours passés à user votre regard sur le morne horizon ? Engourdie par l'ennui et la chaleur, vous remontez plus loin encore, aux temps glorieux où, princesse d'Atualpa, vous montiez chaque matin aux côtés de votre père au sommet du temple du soleil pour saluer l'astre du jour. Mais c'était avant… Avant ce jour maudit où Vazkor le boucanier et ses hommes ont pris à l'abordage le navire royal, enlevant au milieu des flammes et des clameurs une jeune femme hurlante qui se débattait. Bientôt un an déjà. Un an que la fière princesse est devenue le jouet d'un pirate aux mains rouges de sang. Mais l'envie de vivre a été plus forte que la honte et la soumission et vous avez tenu sans rompre là où d'autres seraient mortes. Oui, vous la princesse choyée avez appris ce que c'était que de devenir l'esclave d'un homme. Bien des fois, vous avez été tentée de saisir la dague de votre maître endormi et de vous délivrer de cette captivité infâme mais vous ne l'avez pas fait. Et Vazkor n'a jamais réussi à vous soumettre totalement. Il y a toujours une partie de vous, enfouie profondément, qu'il n'a jamais réussi à atteindre. C'est certainement quelque chose qui l'excite, comme un défi à relever. Et c'est sans doute ce qui fait que vous êtes toujours là. Car vous appris à connaître le personnage : quand il est las d'une femme, il la vend ou il la tue. Si vous êtes pour tous son esclave, il ne vous a pas soumise pour autant. A vos pieds, sur le pont, les marins vont et viennent, le pas lourd, le visage maussade. Eux aussi se demandent la raison de votre présence ici, loin des villes, des routes commerciales et des ports aux tours blanches. Une voix que vous ne connaissez que trop bien vous tire de votre rêverie :
- A quoi penses-tu ma belle ?
Vous frémissez quand une main passe dans vos cheveux avant de vous retourner vers l'homme qui vient de vous rejoindre, grand et mince, la musculature nerveuse et le teint mat, le visage taciturne au nez busqué évoquant un faucon. Même si pour vous, il ressemble plus à un serpent.
- A rien, je suis un peu lasse, c'est tout, répondez-vous.
- Pas de ma compagnie hein ? Allons, quelles pensées cache ce joli visage ?
Vous frémissez à nouveau quand Vazkor vous prend le menton entre le pouce et l'index pour plonger son regard froid dans le vôtre.
- Bas les pattes, je ne suis pas une de tes putains habituelles mais une princesse.
Un sourire mauvais se dessine sur les lèvres minces.
- Tu étais princesse avant que mes hommes ne t'enlèvent ma beauté. Maintenant, tu es ma putain et je dispose de toi à ma guise. Veux-tu que je t'offre à mon équipage ? Ils n'attendent que ça depuis des lunes, tu sais.
Vazkor ponctue sa question d'un rire avant de reprendre, vous caressant la joue :
- Non, tu n'as rien à craindre, tu n'es qu'à moi. Tu es étonnamment forte ma beauté, il y a quelque chose en toi qui me résiste toujours. Je me demande si je me lasserai de toi, comme je me suis lassé de toutes celles qui t'ont précédé…
Le cri de la vigie vient interrompre ce moment désagréable et tout l'équipage se précipite au bastingage.
- Terre ! Terre droit devant !
Vazkor se détourne également et, mettant sa main en visière, affiche un soulagement doublé d'une sombre satisfaction.
- Enfin… murmure-t-il avant de donner ses ordres.
La voile est tendue à se rompre, le navire grince et gémit tandis qu'il prend de la vitesse et que le rivage inconnu se rapproche.
Et maintenant, rendez-vous au 1.
Pour l'instant, je suis à fond, l'inspiration étant là, sur le sixième tome dont le titre a changé pour devenir Entre le sable et la mer (Parusati la princesse esclave). On restera sur le continent de Shamayan, dans une atmosphère inspirée du nord du Mexique et du sud-ouest américain, désert minéral, cactus, coyotes et pumas, canyons et cités préhispaniques adorant le dieu soleil, toussa...
D'ailleurs, je ne crois pas avoir encore posté au sujet de cet avant-dernier tome. En voici donc l'introduction :
Au sud-ouest de Shamayan se profile la péninsule de Cotezuma, longue bande de terre qui s'enfonce comme un stylet dans le bleu de l'océan. Ici, sous le soleil ardent se succèdent les îles bordées de récifs et de corail au large desquelles croisent les baleines, les déserts de pierre parsemés de cactus géants, de broussailles et de grottes où des peuples disparus ont peint autrefois de mystérieux pétroglyphes… En remontant vers le nord apparait un univers de gorges, ravines et canyons aux falaises bordés de pins où rôdent les chiens sauvages, les coyotes et le furtif puma. C'est ici que l'Ancien Empire exploitait les mines de cuivre et d'argent, les gisements de turquoises et d'opales… Isolée du reste du continent par la cordillère et ses volcans éteints, Cotezuma a été épargnée par la guerre civile qui a marqué l'effondrement de l'Ancien Empire. Elle est restée elle-même avec les domaines des riches seigneurs cultivant l'agave, les champs d'avocatiers et le coton blanc, ses cités-états aux remparts de briques derrière lesquels on adore le soleil et la lune du haut de pyramides tutoyant les cieux…
(Voyageur Solitaire, Chroniques d'or et de feu)
Le soleil frappe cruellement malgré la grande toile rayée tendue en travers du pont. Tout est d'un silence pesant, en dépit du craquement de la charpente, du grincement des cordages et du chuintement des eaux bleues et profondes fendues par l'éperon de bronze. Avec un soupir, vous vous accoudez au bastingage, les yeux mi-clos. Combien de jours depuis que vous vous êtes aventurés dans ces eaux inconnues, combien de jours passés à user votre regard sur le morne horizon ? Engourdie par l'ennui et la chaleur, vous remontez plus loin encore, aux temps glorieux où, princesse d'Atualpa, vous montiez chaque matin aux côtés de votre père au sommet du temple du soleil pour saluer l'astre du jour. Mais c'était avant… Avant ce jour maudit où Vazkor le boucanier et ses hommes ont pris à l'abordage le navire royal, enlevant au milieu des flammes et des clameurs une jeune femme hurlante qui se débattait. Bientôt un an déjà. Un an que la fière princesse est devenue le jouet d'un pirate aux mains rouges de sang. Mais l'envie de vivre a été plus forte que la honte et la soumission et vous avez tenu sans rompre là où d'autres seraient mortes. Oui, vous la princesse choyée avez appris ce que c'était que de devenir l'esclave d'un homme. Bien des fois, vous avez été tentée de saisir la dague de votre maître endormi et de vous délivrer de cette captivité infâme mais vous ne l'avez pas fait. Et Vazkor n'a jamais réussi à vous soumettre totalement. Il y a toujours une partie de vous, enfouie profondément, qu'il n'a jamais réussi à atteindre. C'est certainement quelque chose qui l'excite, comme un défi à relever. Et c'est sans doute ce qui fait que vous êtes toujours là. Car vous appris à connaître le personnage : quand il est las d'une femme, il la vend ou il la tue. Si vous êtes pour tous son esclave, il ne vous a pas soumise pour autant. A vos pieds, sur le pont, les marins vont et viennent, le pas lourd, le visage maussade. Eux aussi se demandent la raison de votre présence ici, loin des villes, des routes commerciales et des ports aux tours blanches. Une voix que vous ne connaissez que trop bien vous tire de votre rêverie :
- A quoi penses-tu ma belle ?
Vous frémissez quand une main passe dans vos cheveux avant de vous retourner vers l'homme qui vient de vous rejoindre, grand et mince, la musculature nerveuse et le teint mat, le visage taciturne au nez busqué évoquant un faucon. Même si pour vous, il ressemble plus à un serpent.
- A rien, je suis un peu lasse, c'est tout, répondez-vous.
- Pas de ma compagnie hein ? Allons, quelles pensées cache ce joli visage ?
Vous frémissez à nouveau quand Vazkor vous prend le menton entre le pouce et l'index pour plonger son regard froid dans le vôtre.
- Bas les pattes, je ne suis pas une de tes putains habituelles mais une princesse.
Un sourire mauvais se dessine sur les lèvres minces.
- Tu étais princesse avant que mes hommes ne t'enlèvent ma beauté. Maintenant, tu es ma putain et je dispose de toi à ma guise. Veux-tu que je t'offre à mon équipage ? Ils n'attendent que ça depuis des lunes, tu sais.
Vazkor ponctue sa question d'un rire avant de reprendre, vous caressant la joue :
- Non, tu n'as rien à craindre, tu n'es qu'à moi. Tu es étonnamment forte ma beauté, il y a quelque chose en toi qui me résiste toujours. Je me demande si je me lasserai de toi, comme je me suis lassé de toutes celles qui t'ont précédé…
Le cri de la vigie vient interrompre ce moment désagréable et tout l'équipage se précipite au bastingage.
- Terre ! Terre droit devant !
Vazkor se détourne également et, mettant sa main en visière, affiche un soulagement doublé d'une sombre satisfaction.
- Enfin… murmure-t-il avant de donner ses ordres.
La voile est tendue à se rompre, le navire grince et gémit tandis qu'il prend de la vitesse et que le rivage inconnu se rapproche.
Et maintenant, rendez-vous au 1.
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