Bon, comme je viens de découvrir Littéraction, je réagis avec beaucoup de retard, mais mieux vaut sans doute tard que jamais.
Je ne reviens pas sur un certain nombre de petites remarques de détail déjà formulées, qui sont en partie liées à la difficulté de l'exercice (composer une AVH en 50 entrées): je parle ici par exemple de certaines entrées apparemment divergentes qui reconvergent vers la même entrée ultérieure sans apporter d'élément décisif, comme le choix de la forêt ou de la rivière, ou encore de certaines menues incohérences dans les enchaînements. Mais j'ai beaucoup aimé ce Projet Mercury, alors que je déteste pourtant le principe des OTP: moi, quand on me dit que je dois reprendre à zéro un LDVELH, je deviens fou, normalement, car je déteste relire plusieurs fois la même entrée (c'est aussi pour cette raison que dans les LDVELH à jets de dés je gagne tous les combats en obtenant systématiquement un "6"). J'ai adoré l'esprit du livre, en somme, sa finesse, sa vision du monde, emblématisée par la référence aux singes de Brel, qui sert sans doute un peu de mise en abîme. L'histoire de Projet Mercury évoque des thèmes qui me sont chers: l'enfermement dans un monde absurde, la perte consécutive de l'identité, la quête du sens au milieu d'une routine répétitive, bref, les vicissitudes kafkaïennes du monde parfois trop moderne. On tente d'y échapper en trouvant les bons mots de code: un bonbon qui réchauffe le coeur, par exemple, mais aussi la lucidité face à la sournoiserie. C'est une belle leçon de sagesse.
J'ai vraiment été touché par ta proposition artistique, Lady V. Je trouve en toute honnêteté que l'AVH était bien fichu, sans être toujours parfaitement abouti d'un point de vue technique, ce qui n'avait de toute façon rien de très gênant. Mais j'ai sincèrement été très enthousiasmé par la sensibilité littéraire qui se dégageait du texte. La dimension artistique de l'ensemble, la délicatesse des situations et la structuration sous-textuelle du récit étaient remarquables. Tu as rempli de joie ma journée, avec une histoire pourtant très triste. Un grand merci à toi!
Je ne reviens pas sur un certain nombre de petites remarques de détail déjà formulées, qui sont en partie liées à la difficulté de l'exercice (composer une AVH en 50 entrées): je parle ici par exemple de certaines entrées apparemment divergentes qui reconvergent vers la même entrée ultérieure sans apporter d'élément décisif, comme le choix de la forêt ou de la rivière, ou encore de certaines menues incohérences dans les enchaînements. Mais j'ai beaucoup aimé ce Projet Mercury, alors que je déteste pourtant le principe des OTP: moi, quand on me dit que je dois reprendre à zéro un LDVELH, je deviens fou, normalement, car je déteste relire plusieurs fois la même entrée (c'est aussi pour cette raison que dans les LDVELH à jets de dés je gagne tous les combats en obtenant systématiquement un "6"). J'ai adoré l'esprit du livre, en somme, sa finesse, sa vision du monde, emblématisée par la référence aux singes de Brel, qui sert sans doute un peu de mise en abîme. L'histoire de Projet Mercury évoque des thèmes qui me sont chers: l'enfermement dans un monde absurde, la perte consécutive de l'identité, la quête du sens au milieu d'une routine répétitive, bref, les vicissitudes kafkaïennes du monde parfois trop moderne. On tente d'y échapper en trouvant les bons mots de code: un bonbon qui réchauffe le coeur, par exemple, mais aussi la lucidité face à la sournoiserie. C'est une belle leçon de sagesse.
J'ai vraiment été touché par ta proposition artistique, Lady V. Je trouve en toute honnêteté que l'AVH était bien fichu, sans être toujours parfaitement abouti d'un point de vue technique, ce qui n'avait de toute façon rien de très gênant. Mais j'ai sincèrement été très enthousiasmé par la sensibilité littéraire qui se dégageait du texte. La dimension artistique de l'ensemble, la délicatesse des situations et la structuration sous-textuelle du récit étaient remarquables. Tu as rempli de joie ma journée, avec une histoire pourtant très triste. Un grand merci à toi!
