[mini-Yaz 2026] monopoly
#1
https://litteraction.fr/livre-jeu/monopoly

merci,Grattepapier ! Sans ta relance, je n'aurais jamais participé à ce mini-yaz, ni fini monopoly.
Les shadoks promptèrent.
[+] 7 personnes remercient fifre pour ce message !
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#2
ouiii ! un nouveau fifre ! joie !
a'rvi, pa !
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#3
(17/06/2026, 22:22)fifre a écrit : merci,Grattepapier ! Sans ta relance, je n'aurais jamais participé à ce mini-yaz, ni fini monopoly.

Je t'en prie ! Heureux que tu te joignes à la fête !
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#4
merci, les gars !
Les shadoks promptèrent.
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#5
Un bonbon !

J'adore le sujet, le vrai sujet, le ton, l'esprit, les astuces et les pieds de nez, de structure et de choix notamment. 

Merci pour cette partie !
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#6
Moi, j'ai fini très à droite... Je ne sais pas s'il est possible de finir à gauche. A moins que le décompte final des points ne réponde à une logique absurde, j'ai dû aussi manquer quelque chose quelque part (je pense à la gestion de l'argent). Mais c'était très drôle et décapant. Je vais tout reprendre de zéro, comme à mon habitude, pour explorer cette fois l'arborescence et la mécanique d'un point de vue technique. Merci pour cette proposition, en tout cas. Heureusement que je ne joue jamais au monopoly, sans quoi je n'y aurais plus jamais joué comme avant.
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#7
Une AVH divertissante, comme seul Fifre en a le secret, qui par son thème sous-jacent (notre relation aliénante au capitalisme et à l'argent) me semble dans la lignée de son excellentissime "Dénanti". On y retrouve tous les ingrédients qui caractérisent les productions de Fifre, entre jeux sur le langage (détournement de slogans, style volontairement alambiqué...), politiquement incorrect (sur les pauvres, les femmes...), traits d'esprit ("Hypothèque : Quand des racines grecques s’agglomèrent à la finance immobilière, c'est mauvais signe") et parodie de mécanique de jeu (fausse alternative, choix impossible, scoring biaisé...). Evidemment, derrière le masque de la farce il y a une invitation à réfléchir sur la façon dont le capitalisme arrive à cannibaliser même un jeu inventé pour le dénoncer, et à questionner notre rapport aux autres (où les amis peuvent facilement se transformer en rivaux). Ne serait-ce que par son prologue et son épilogue, le thème du Mini-Yaz me semble respecté. Les amis qui s'embrouillent autour d'une partie de Monopoly... on sent que c'est du vécu ! MDR. Merci Fifre pour ce moment.

Quelques coquilles relevées : "A présent" (au 16, manque un accent), "moralité" (au 17, manque une majuscule), "Gagants" (au 24), A présent (au 50, manque un accent), "incompétance" (au 50).

Ah, après consultation des règles, il parait que la case "Rue des Lecteurs" est gratuite. Tu peux relancer les dès. A toi de jouer  à nouveau !

NB : j'adore la couv !
[+] 1 personne remercie grattepapier pour ce message !
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#8
je commence mon tour d'horizon avec, bien entendu, la proposition de fifre (que ceux qui n'ont jamais agi par gourmandise me jettent les premières pierres, moi je ne sais pas dire non quand on me prend par les sentiments)

une chose me frappe, qui est l'évolution des propositions de fifre : si les premières furent des bijoux ciselés au style faussement déconstruit et à l'humour très travaillé, dans lesquelles je crois voir un apprentissage de sa propre musique, son monopoly atteint un paroxysme de cynisme (initié dans le temps merdu) qui met mal à l'aise pour peu qu'on adhère à l'ambiance
ici, plus de traits d'esprit ni de calembours, tout au plus une contrepétillante rue de la paix équivoque - certes fort à propos mais tellement galvaudée - parce que fifre ne peut s'en empêcher, parfois
non, ici, chaque réflexion n'est pas humour subtilement induit mais mépris du monde et de l'autre, du " prochain ", elle n'est pas pirouette légère mais vision désabusée, critique acerbe, fatalisme
je veux dire que cette mini- n'est pas un petit texte brut sans prétention, il crie son indignation en se servant d'un vocabulaire outrancier tellement actuel et, en cela, correspond idéalement au thème, en allant encore plus loin : si le cadeau en est l'excuse, c'est ici l'empoisonné qui est au centre de tout, représenté à l'outrance et dans toutes ses facettes

j'ai lu cette mini- il y a deux jours, il m'a fallu du temps pour la digérer, car en à peine 18 pages et un style faussement dépouillé mais au contraire précis et concis, il m'a une nouvelle fois montré le chemin ardu
et je dois te remercier pour cela, fifre, bravo pour cette incroyable proposition qui, d'emblée, me fait les yeux doux

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a'rvi, pa !
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#9
Bon, c'était vraiment amusant.

Je ne goûte pas toujours les jeux de massacre de Fifre, malgré la virtuosité étourdissante de la langue et la malice de la construction, mais là il faut dire que j'ai apprécié du début à la fin.

Sans doute parce que le support est un jeu que je connais bien, et qu'il y a une petite touche de nostalgie.
Sans doute parce que la critique a quelque chose de moins profondément pessimiste qu'en d'autres oeuvres, peut-être parce que la cible est plus externe et moins dérangeante et qu'elle ne mobilise pas en moi des garde-fous hostiles qui rompent l'immersion.
(oui, après d'autres AVH de fifre, je trouve que celle-ci dézingue moins la nature humaine que la nature du monde humain, ce capitalisme argenté délirant qui finalement ne me semble pas le pire des maux qui nous menacent - mais c'est peut-être parce qu'en ce moment, je suis de bonne humeur).
Sans doute aussi en raison du rythme haletant qui rend cette AVH très accessible et permet de rester accroché jusqu'au bout.

Je pense avoir lu tous les paragraphes et je ne peux compter le nombre de fois où je me suis dit : "que c'est bien tourné" ou "que c'est bien vu, dans un sens". Il serait difficile de faire une liste tant les idées plus ou moins géniales (souvent plus) sont partout (les macarons, les règles sérieuses qui basculent très vite dans le délire, les renvois, les provocations joyeuses, les provocations cruelles, les petites phrases sacrément belles, mines de rien - ou mines d'or).
Quelques passages que je trouve toujours trop faciles, mais cela va bien avec le style spontané (et ne me gêne pas comme au milieu d'un monument tel que "A la recherche du temps merdu").

Donc bravo, fifre, pour avoir fini et merci pour ce moment drôle et décapant !

Lorsque je jouerai au monopoly avec mes arrière-petits-enfants, dans les ruines d'un monde régi par l'IA et ravagé par les guerres climatiques, je leur dirai peut-être : "j'ai lu un méta-livre qui parlait de ce jeu". Mais peut-être que finalement, ce n'est vraiment qu'un jeu avec des dés et une planche de carton. Et peut-être que les Arnaud Bernard et autres ne sont que des enfants qui n'ont jamais grandi et qui continuent d'essayer de gagner, innocemment ? C'est juste, nous, les perdants, qui n'avons rien compris.

À quand une AVH sur la coupe du monde de football ? ^^
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#10
Je sais maintenant pourquoi je n’ai jamais aimé le Monopoly. Merci Fifre !

N. B. : Etant une femme, j’ai dû m’identifier fortement à Jean-Michel Trogneux afin d’infiltrer ce monde d'hommes blancs hétéronormés colonisateurs entretenant les stéréotypes de dominations sociale et culturelle dans le cadre du supréracisme systémique d’une occidentalité toxique, et ainsi accéder à plus de choix...
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#11
(23/06/2026, 20:41)Lady V a écrit : N. B. : Etant une femme, j’ai dû m’identifier fortement à Jean-Michel Trogneux afin d’infiltrer ce monde d'hommes blancs hétéronormés colonisateurs entretenant les stéréotypes de dominations sociale et culturelle dans le cadre du supréracisme systémique d’une occidentalité toxique, et ainsi accéder à plus de choix...

Moi, c'est l'inverse. Je me suis retrouvé identifié de force à la position de femme soumise aux stéréotypes de la domination sociale masculine, si bien que ma première partie a été un fiasco. J'ai dû recommencer en trichant pour pouvoir enfin jouer un mâle dominateur qui a une chance de gagner. Mais j'ai de nouveau perdu et j'ai fini pour la seconde fois très à droite. Smile
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