[Traduisons] L'Étranger (Outsider!)
Je crois que le moment est venu de nous multiclasser.

Assassin/Nécromancien, ça sera vachement plus classe sur la carte de visite d'Aria.
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Complétement !
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Je suppose que si on refuse, il nous offrira le zombie de 1ère classe... Donc autant accepter.
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223 a écrit :La joie illumine son regard et il vous sourit.

« Merveilleux ! Est-ce qu'il te reste quelque chose à aller chercher à la surface ? Des affaires à régler ? »

Vous secouez la tête, encore tourneboulé par les événements.

« Dans ce cas, pourquoi ne pas commencer ton apprentissage dès maintenant ? »

Vous ne pouvez qu'approuver.

666 a écrit :Au cours des semaines et des mois qui suivent, Fiorentino vous enseigne toutes les ficelles du métier de nécromancien. Il commence néanmoins par vous montrer ce qui se cache derrière les portes de son dédale souterrain, et comment éviter les pièges mortels qu'elles dissimulent, pièges conçus pour éliminer les idiots d'assassins qui en auraient après lui. (Il vous montre aussi son garde-manger et vous laisse y accéder librement. Votre ENDURANCE retrouve son total de départ.) Il vous parle des autres individus qu'il laisse vivre avec lui et qui l'aident en échange dans ses travaux : Salomé la Kiasyd, Eichlan le Tzimisce et Morrigan la Succube. Vous allez poliment vous présenter auprès de chacun d'eux (du moins ceux que vous n'avez pas déjà rencontré ou tué) et ils vous accueillent tout aussi poliment.

À part cela, vous travaillez dur, de l'aube jusqu'au crépuscule. Il s'agit principalement d'aider Fiorentino à préparer les cadavres pour la réanimation, ce qui implique beaucoup de tâches salissantes, fastidieuses ou périlleuses dont il n'est que trop heureux de se défausser sur vous. Néanmoins, il prend toujours le temps de vous expliquer minitieusement ce qu'il fait et vous découvrez ainsi beaucoup de choses sur la nature de la vie et de la mort, les principes qui animent les chairs vivantes et la manière dont ils peuvent être rétablis, ainsi que les processus de décomposition des cadavres, en particulier de leurs tissus cérébraux. (Vous apprenez ainsi que la fabrication d'un Zombie d'Élite implique d'injecter une quantité extrêmement précise de formaldéhyde dans le cerveau, ce qui est extrêmement difficile et explique leur rareté.)

De temps à autres, entre deux corvées, Fiorentino vous enseigne également la magie pure et simple, une discipline indispensable pour réanimer les morts. Vous apprenez des techniques de méditation, des calculs astrologiques complexes et la lecture de l'avenir dans d'étranges cartes à jouer. Votre frustration est immense, car les fruits de votre travail tardent à venir ; il vous faut attendre de longues semaines avant de parvenir à réanimer un simple cube de chair morte. Rien de ce que vous avez appris ne vous servira au combat (ni peut-être dans aucune autre circonstance), mais cet entraînement mental intense vous permet de gagner 2 points de PSI.

Un jour, Fiorentino s'adresse à vous.

« Mon fils, tu te débrouilles très bien : je suis fier de toi. Tes progrès en magie sont excellents et tu ne vas pas tarder à passer Adepte. »

« Merci pour ces paroles bienveillantes », répondez-vous, sincèrement heureux, car Fiorentino est avare en compliments.

« Je dois partir en voyage. Je dois mener des affaires avec un compère nécromancien, un échange de sorts et de techniques. Il est possible que cela se passe mal et que je ne revienne pas, mais cela me semble assez peu probable. Il serait imprudent que nous y allions tous les deux et je souhaite donc te confier la garde de mes tunnels en mon absence. »

« Je saurai m'acquitter de cette tâche. »

« Parfait. Tu as toute ma confiance. Eh bien, mon cher fils, je te dis au revoir. Je reviendrai dès que possible pour poursuivre ton initiation. »

Après le départ de Fiorentino, vous ne tardez pas à vous ennuyer ferme. Plus de corvées, plus de cadavres à ranimer. Pour vous distraire, vous cherchez la compagnie des autres résidents de tunnels, mais Salomé s'intéresse surtout à ses livres, Eichlan à ses goules de combat et Morrigan au sexe (vous refusez systématiquement ses offres dans la mesure où coucher avec une succube s'avère fâcheusement mortel la plupart du temps) et à la torture (ce qui ne vous excite pas le moins du monde).

Vous passez le temps en parcourant du regard les titres des nombreux livres de Fiorentino. À présent, vous savez comment déjouer les charmes protecteurs appliqués sur les plus inoffensifs d'entre eux. En revanche, les plus puissants sont encore hors de votre portée, et si vous vous avisiez d'y toucher, vous risqueriez de vous brûler les doigts, ou la cervelle. Mais votre indolence est telle que l'idée de lire le moindre de ces livres ne vous tente guère.

L'un d'eux attire votre attention. Il s'appelle Rêves de résurrection et explique comment faire revenir sur le plan terrestre des individus morts sous la forme de fantômes. Apparemment, cela fonctionnerait même si l'individu en question est mort depuis longtemps, ce qui constitue d'ordinaire une barrière infranchissable aux activités nécromantiques.

Vous pouvez poursuivre votre lecture de ce livre ou le reposer.

Google m'apprend que Resurrection Dreams est le titre d'un roman d'horreur de l'écrivain américain Richard Laymon sorti en 1988. Encore une référence obscure ? Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur avant aujourd'hui, perso.

⚀ ⚁ ⚂ ⚃ ⚄ ⚅

HABILETÉ 12/12
ENDURANCE 19/19
CHANCE 10/12
PSI 11

⚀ ⚁ ⚂ ⚃ ⚄ ⚅

Équipement :
- une épée
- des crochets à serrure
- un croûton de pain
- Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le surin
- 4591 pièces d'or
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Obligé de lire la suite du livre, ça va sûrement servir à qqchose
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Ça ne peut (probablement) pas faire de mal de voir ce que raconte ce livre.
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Peut-être ce livre nous permettra-t-il de communiquer avec notre défunte mère ?
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965 a écrit :Vous étudiez le livre de la première à la dernière page.

Son propos tourne essentiellement autour d'un sortilège permettant de ramener un individu d'entre les morts sous la forme d'un fantôme. Il nécessite des objets personnels ayant appartenu au défunt, ainsi qu'une quantité conséquente de sang tiré d'une artère du bras gauche du nécromancien. S'il est lancé correctement, ce sort aurait apparemment un taux de réussite de 100 %, mais le livre souligne que le défunt peut avoir changé radicalement de caractère durant son séjour dans l'autre monde.

Vous êtes persuadé d'être capable de lancer ce sort, et vous avez de quoi vous bander le bras pour éviter l'hémorragie. Il n'y a qu'une personne dont vous possédiez des objets personnels et que vous pourriez vouloir ressusciter…

C'est votre mère.

Vous pouvez faire une tentative ou éviter de jouer avec le feu.
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Nous y voilà ! Ce n'est pas le moment de faire marche arrière.
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Bien entendu, on continue
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C'est peut-être dangereux, mais il y a des opportunités qu'il faut savoir saisir.
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Désolé du silence radio, décembre a été encore pire que novembre. J'espère que ça ira mieux à présent.

31 a écrit :C'est non sans effroi que vous réunissez les ingrédients nécessaires à la préparation du sort. Des bougies aux quatre points cardinaux. Un pentacle infranchissable pour les morts. Un athamé consacré pour vous entailler le bras. Beaucoup de pansements…

Vous n'avez aucune idée de ce qu'a pu devenir votre mère après toutes ces années dans le cycle suivant de l'existence, mais il vous semble que vous n'avez pas le choix. Vous devez essayer.

Vous prononcez les premiers mots du sort, des mots infâmes et blasphématoires, issus de la langue défunte d'une race insectoïde éteinte depuis des éons dont le plus cher désir était l'extinction de l'espèce humaine. Ces mots vous brûlent la gorge et votre cœur cesse presque de battre, mais vous tenez bon jusqu'à la fin de l'incantation. C'est le moment de vous ouvrir le bras du coude jusqu'au poignet. Votre sang jaillit à gros bouillons, vous titubez et manquez de défaillir. Vous perdez 4 points d'ENDURANCE et 1 point de CHANCE. Vous gagnez, en revanche, une cicatrice à vie. Vous vous empressez de finir le sort avant de vous bander le bras.

Et puis… c'est le silence.

Vous reprenez le livre pour en parcourir les pages avec inquiétude. Est-ce que vous avez manqué une étape ? Mal prononcé une syllabe ? Versé trop peu de sang ?

Et puis…

Les volutes de fumée émises par les bâtonnets d'encens commencent à se densifier. Un millier d'étincelles fusionnent. Le sang s'évapore et une brume rouge glisse vers l'apparition.

Terrifié, vous voyez apparaître l'ombre de votre mère.

Sa peau est immaculée, sans aucune trace des dégâts commis par les flammes du bûcher. En revanche, sa chevelure est réduite à quelques amas noircis sur un crâne nu. Ses vêtements aussi ont disparu, et, gêné, vous détournez le regard de sa silhouette élancée.

« Je suis vivante… » murmure-t-elle d'une voix caverneuse et étrange. Elle contemple son corps à nouveau intact et un rictus se dessine sur son visage. « Je suis revenue. Est-ce toi que je dois remercier ? Ce visage… c'est celui de ton père… je te reconnais, mon fils ! »

« Mère ! »

« Je te remercie de m'avoir ramenée à la vie. » Son sourire mauvais dément ses propos. Elle a l'air de savourer votre malaise.

« Ce n'est rien, balbutiez-vous. Mère, j'ai besoin de savoir… »

« Cela attendra ! À présent que je suis en vie, ou que je ne suis plus morte, en tout cas, je veux voir le monde à nouveau. Dans les Cercles Extérieurs, je n'avais conscience du passage du temps que d'un point de vue purement intellectuel. Mais je suis revenue et tu n'as pas idée du temps que j'ai attendu de pouvoir me venger ! »

« Mère ! Je t'en prie, dis-moi… »

« Laisse tomber ! » Elle ricane et quitte la pièce en traversant le mur.

Vous maudissez votre bêtise, et la douleur intense qui émane de votre bras n'arrange pas votre humeur. Vous perdez 1 point de CHANCE supplémentaire.

Eh ben, mon mois de décembre a été pourri, mais au moins, je ne me suis pas incisé le bras jusqu'à l'os et je n'ai pas invoqué le fantôme de ma mère pour qu'elle m'envoie bouler. Sinon, ça va, vous ?

827 a écrit :Pour la première fois depuis que vous vous êtes mis au service de Fiorentino, vous avez l'occasion de réfléchir au cours de votre vie.

Fiorentino est-il votre véritable père ? Après tout, vous ne vous ressemblez guère, ni en apparence, ni en personnalité. S'il s'avère que ce n'est pas lui, alors votre quête n'est pas plus avancée. Votre carrière d'apprenti nécromancien vous préoccupe également. Parfois, il vous semble que rien n'est pire que de ne rien apprendre ; parfois, il vous semble que la pire chose, c'est d'apprendre. Les leçons que vous avez reçues ont certes amélioré votre acuité mentale, mais vous craignez de devenir un Mage Noir. Il est dit que celui ou celle qui s'efforce d'atteindre les cimes du développement spirituel à des fins égoïstes sera abandonné par les forces du Bien, et qu'il ou elle finira tôt ou tard par franchir l'Abîme et devenir un Soldat des Ténèbres. Vous ne savez pas exactement ce que cela recouvre, mais tout au long de votre vie, vous avez été un assassin farouchement indépendant et vous craignez de perdre cela.

En fin de compte, un choix s'offre à vous. Vous pouvez rester et embrasser la vie dans les Ténèbres, ou vous pouvez partir avant que Fiorentino ne revienne.
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Ce serait une facon originale de terminer l'aventure, mais un peu trop précoce. Retournons à notre honnête (comparativement) métier d'assassin.
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Oui, partons. Et refusons la mission du trafiquant tant qu'à faire.
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Je vous suis.
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