Chrysalide
#61
J'ai ouvert le fichier, et puis y avait les liens, donc, j'ai vérifié un peu, et puis c'était bon...
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#62
Le Miracle d'Orynithia?
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#63
Sans nul doute, d'ailleurs c'était le Port des Brumes Tongue
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#64
Un ouvrage de très bonne facture que voilà.
L'écriture est, comme d'habitude avec Outremer, un plaisir, sachant être à la fois soutenue et assez discrête pour se mettre au service de l'histoire et non pas le contraire. C'est très agréable à lire, et on fini par oublier le côté scriptural pour ne plus penser qu'aux évènements qui ont lieu.

L'idée de l'espionnage industriel et l'alternance entre les deux points de vue sont originales et permettent une aventure basée sur la réflexion et un jeu-d'équipe-en-solitaire des plus bienvenus. En revanche, le côté "SF", comme cela a été dit plusieurs fois, est au final complètement gadget, et j'irai même jusqu'à dire inutile. La néomorphose est utilisée brièvement comme artifice de scénario, mais pourrait être tout aussi bien remplacée par un déguisement à l'ancienne, et l'histoire se passer dans les années 50-70. À mon humble avis, cela aurait même été plus crédible.

L'AVH n'a aucune règle, tout se base uniquement sur les choix. Fort heureusement, ceux-ci sont logiques et on évite l'écueil du hasard aveugle ou des solutions tordues et absurdes. J'ai personnellement fini du premier coup, en jouant à fond le rôle du personnage (profil bas, peu de prise de risque, prudence) :
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Tout s'est donc passé comme sur des roulettes, et si je n'ai pas encore eu l'occasion d'explorer de fond en comble (déjà que j'ai voté à 23:52... :p) j'ai pu noter avec plaisir que, vu la quantité de codes demandés aux moments suspicieux, et vu le nom de certains d'entre eux... faire l'andouille et attirer l'attention doivent poser, très logiquement, des problèmes Big Grin
Je me suis juste dit à la fin que, selon toute logique et malgré les apparences,
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Une AVH complète, bien structurée, bien pensée, bien écrite.
Je n'ai au final que deux reproches :
Le premier : l'absence totale de hasard et de règle nuit quelque-peu à la tension. On sait que seuls nos choix déterminent l'issue de l'histoire, donc qu'ils se doivent d'être "justes" (ou frustrants, ce qui serait un défaut pire encore) et que donc les risques pris seront payants s'ils sont sensés. Pas de compteur de temps ou de suspicion, donc pas de pression qui monte. Au final, ça passe un peu trop "comme sur du velour".
Le second est plus vague : aussi bonne soit l'écriture, il manque un je-ne-sais-quoi pour être vraiment absorbé dans l'histoire. C'est peut-être purement mes préférences personnelles inconscientes, ou peut-être un manque réel de l'AVH, mais si j'ai passé un bon moment, je n'ai pas été aussi "ventousé" que j'ai pu l'être pour les deux autres AVH du podium.

En revanche, j'ai beaucoup aimé l'aspect "ping-pong" entre les personnages, et je n'ai pas trouvé cela génant ou "de la triche" d'être dans la tête des deux à la fois et donc de pouvoir synchroniser leurs actions. L'histoire permettait de maintenir la crédibilité de la chose, et cela apportait, comme cité plus haut, un aspect "jeu en équipe", donnant une dose de "jeu" et "méta-jeu" fort appréciable. Probablement mon côté "gamer" qui ressort Smile
La violence n'est pas la bonne réponse !
La violence est la question. La bonne réponse est "oui".
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#65
Bon, je suis un fan des aventures d'Outremer, alors je ne pouvais passer outre cette histoire là non plus. J'ai beaucoup aimé l'aventure en général. Je ne reviens pas sur tout ce qui a été dit et que j'ai parcouru à vitesse accélérée .
J'ai juste quelques petits regrets, alors SF ou anticipation peu importe, mais j'aurais aimé que le monde dans lequel se déroule l'histoire ne ressemble pas tant à celui d'aujourd'hui ... C'est justement ce qui fait le charme de ses oeuvres pour moi ... Je suis plus Fantasy que SF mais je me souviens par exemple dans Fahrenheit 451, des murs télés (ne pas avoir son 4è mur télé, c'est comme ne pas avoir le nouvel iphone aujourd'hui Smile), ou des panneaux publicitaires qui sont devenus démesurés pour être lus par les voitures allant à des vitesses supersoniques ... La terraformation dans les livres d'Asimov, fait de vivre sur une planète entièrement recouverte de matière synthétique, les cavernes d'acier qui représentent les habitations de la population ...
On ne retrouve pas ce genre de détails, un peu déçu du coup ...

Et ce que j'adore par dessus tout, c'est le coté sombre et dystopique. On le voit un tout petit peu, notamment par l'esclavage post moderne de l'héroïne dans Chrysalide, mais j'aurais aimé qu'il soit un peu plus poussé. Toute avancé technologique sert à la minorité qui en possède le monopole pour écraser le reste de la population, c'est un peu dommage que l'on ne retrouve pas ça ... Que l'on lise Bradbury, Asimov, Huxley, Orwell, ou même Collins (Hunger Games), les histoires perdraient de leur force sans la description dystopique des mondes respectifs. Et d'ailleurs dans le livre d'Huxley, c'est super bien fait, notamment les thèmes abordés : élitisme, drogue, refus de la vieillesse, recherche de la productivité, destruction de la culture peuvent être transposés aujourd'hui sans beaucoup de peine alors que l'action est censée se produire 600 ans après ...

En tous cas, l'idée de la neomorphose est vraiment géniale, je crois qu'elle pourrait donner vie à un monde beaucoup plus large, plus complexe et mieux décrit. J'aurais aimé en savoir plus sur l'histoire de l’héroïne, est ce la misère ou le faux miroitement d'une vie meilleure qui l'ont poussé à adopter cette vie là ?
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#66
Deux versions d'essai pour Chrysalide. J'espère que les artworks choisis « collent » bien avec l'AVH.
  • Version 1 (image de gauche) : artwork de Jacob Charles Dietz
  • Version 2 (image du centre) : artwork de Daniel Tyka

[Image: Chrysalide_ver1.png] [Image: Chrysalide_ver2.png] [Image: Chrysalide DOS.png]
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#67
C'est Yaztromo hérétique LOL

Je me demande si ces couvs ne suggèrent pas un peu trop d'éléments compte tenu de ce que l'avh nous propose réellement d'entrevoir (ça reste quand même un huit-clos.)

Comme pour Quand souffle la tempête où je verrais bien une auberge perdue dans la brume crépusculaire, là je verrais plutôt quelque chose de simple et d'un peu allégorique qui rappelle la néomorphose sans trop en montrer (genre une rose dont on verrait qu'elle n'est que synthétique.)
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#68
Oups, désolé, j'ai du m'emporter avec le vaisseau spatial d'Alien le Nostromo. Smile

Merci pour le commentaire mais pas évident de trouver quelque chose qui collerait bien avec l'AVH.
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#69
Il n'y a pas de dés et de combats dans cette aventure, le dos de couverture est mensonger. Tongue

Personnellement je trouve les deux couvertures superbes, peut-être que la première est plus dans l'esprit de l'AVH.
Debout, debout cavaliers de Théoden!
Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclat,
Une journée de l'épée, une journée rouge avant que le soleil ne se lève !
Au galop ! au galop ! courez ! Courez à la ruine et à la fin du monde !
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#70
Merci pour vos commentaires.

C'est corrigé pour le 4ème de couverture. Wink
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#71
Ce sont toutes les deux de belles couvertures (j'aime particulièrement celle de droite), mais je ne sais pas si leur caractère - notamment le côté "cyberpunk" - correspond tout à fait à l'AVH.

(01/03/2013, 20:37)Akka a écrit : En revanche, le côté "SF", comme cela a été dit plusieurs fois, est au final complètement gadget, et j'irai même jusqu'à dire inutile. La néomorphose est utilisée brièvement comme artifice de scénario, mais pourrait être tout aussi bien remplacée par un déguisement à l'ancienne, et l'histoire se passer dans les années 50-70. À mon humble avis, cela aurait même été plus crédible.

(14/03/2013, 16:47)Zamoth a écrit : J'ai juste quelques petits regrets, alors SF ou anticipation peu importe, mais j'aurais aimé que le monde dans lequel se déroule l'histoire ne ressemble pas tant à celui d'aujourd'hui ...

C'est la leçon principale que j'emporterai des retours à cette AVH : j'ai mal géré le cadre. Je voulais quelque chose d'original et de simple à la fois, mais le résultat n'a clairement pas été satisfaisant. Il y avait tout simplement trop peu de choses qui distinguaient ce cadre du monde moderne (l'absence de certaines technologies ne s'est pas révélée une différence bien marquante dans le cadre de cette aventure).
A l'avenir, peut-être que je reprendrai cette idée d'un futur "biopunk" pour en tirer quelque chose de plus solide.

(01/03/2013, 20:37)Akka a écrit : On peut donc logiquement voir l'espion professionnel restant dans l'ombre, et l'amatrice, aussi douée soit-elle, tombant dans les filets de la police. Voulu ?

Je réalisais bien que, d'un point de vue logique, Dioné attirerait certainement la suspicion après les évènements de l'AVH, mais il me paraissait inutile d'aborder le sujet. L'aventure elle-même s'achève en ce qui la concerne sur une note d'incertitude et, d'une manière ou d'une autre, il y aura forcément de grands changements dans son avenir proche.

(01/03/2013, 20:37)Akka a écrit : Le premier : l'absence totale de hasard et de règle nuit quelque-peu à la tension. On sait que seuls nos choix déterminent l'issue de l'histoire, donc qu'ils se doivent d'être "justes" (ou frustrants, ce qui serait un défaut pire encore) et que donc les risques pris seront payants s'ils sont sensés. Pas de compteur de temps ou de suspicion, donc pas de pression qui monte. Au final, ça passe un peu trop "comme sur du velour".

C'est toujours une difficulté avec les aventures sans dés ni caractéristiques chiffrées. J'ai essayé de compenser ça avec des codes dont les effets sont à retardement et possiblement cumulatifs (l'avant-dernière occasion de perdre, par exemple, dépend d'une combinaison de codes obtenus tout au long de l'aventure).

(14/03/2013, 16:47)Zamoth a écrit : J'aurais aimé en savoir plus sur l'histoire de l’héroïne, est ce la misère ou le faux miroitement d'une vie meilleure qui l'ont poussé à adopter cette vie là ?

Mon idée est qu'elle était d'un milieu précaire et qu'elle n'avait aucun espoir d'accéder à une vie meilleure (dans ce futur, l'éducation a été commercialisée et il faut normalement y mettre le prix pour espérer une carrière correcte). Devenir courtisane lui donnait accès à bien des conditions de vie qu'elle n'aurait pas connues autrement. A l'époque où elle a pris sa décision, les inconvénients ne lui paraissaient pas si sérieux.

L'idée m'est en fait venu à l'époque où je songeais à situer cette AVH au Japon et à faire de l'héroïne une geisha (les apprenties geisha étaient contractuellement obligées de rembourser l'éducation que leur dispensait leur "maison de geisha", ce qui pouvait prendre un certain temps).
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