1930
#31
Je fais un HS très court :
Tholdur je t'ai envoyé un Mp sur ta boite Mail, est-ce toujours la bonne adresse enregistrée sur ton profil ? si tu n'as rien reçu, donne moi la en MP s'il te plaît.
Merci d'avance.
lorsque chantent les cigales, sois sûr d'avoir des glaçons au congel... Proverbe provençal amateur de pastaga
Répondre
#32
Concernant la discussion que tu as eu avec Tholdur, je trouve que le perso n’est pas si mal. Un petit électrochoc au début le fait basculer vers l’argent facile, quand on est assez désespéré, c’est possible. Plus le sentiment de puissance et de liberté que tout ça octroie. Par ailleurs, l’ambiance « famille mafieuse » est quelque chose qui est attirant, l’idée de meute humaine, de groupe soudé… Donc pour moi, c’est assez cohérent. Et puis, si tu crées un perso méchant ou franchement amoché dès le départ, le lecteur risque de moins facilement s’identifier. Ça n’empêche pas l’argumentaire de Tholdur d’être tout à fait valable. En fait, à ce que j’ai compris, Tholdur désire jouer le rôle du truand de manière décomplexée, en le rendant mauvais dès le départ, pour mieux incarner le rôle du truand, plutôt que de se projeter soi-même à l’intérieur. Personnellement, j’ai essayé de me mettre à la place d’un type pas si vilain que ça (enfin, avec quelques antécédents quand même) qui bascule dans le meurtre, et qui pourrait peut-être, dans certaines circonstances, être moi (ma confiance dans la nature humaine n’est pas infinie, en parlant de nature d'ailleurs, c’est souvent un rien qui nous sépare de la bête sauvage...). En résumé, Tholdur veut jouer le truand sans trop le prendre au sérieux, tandis que moi, j’accepte de me projeter dans ce rôle, malgré ses aspects négatifs qu’il me faut assumer. Il y a en effet deux manières de lire un livre-jeu : soit en se mettant à la place du personnage principal, en se mettant dans sa peau (c’est facilité si le personnage a de la personnalité), soit en devenant le personnage principal (facilité si assez peu de personnalité, or ici on a pas mal de liberté, cf les fins multiples, et les hésitations du héros permettent au lecteur de s'y retrouver).

Ce qui nuit davantage au réalisme (et donc un peu à l’immersion), c’est peut-être davantage l’enchaînement des actions, très dense. Par ailleurs, malgré la multitude des missions, le fait qu’on puisse en mener la plupart dès la première lecture rend le livre assez linéaire, cet aspect étant renforcé par le fait qu’il n’y a pas tant de choix que ça au sein des missions. Au début, je craignais qu’il ne manque un fil rouge et que tout ça ne donne un ensemble décousu, mais si, il y a un fil rouge convenable, avec l’apparition d’une nouvelle famille et la lutte qui s’ensuit. Les fins multiples (8 au total) sont une bonne chose, mais vu la linéarité (relative quand même) que je perçois, il ne faut pas s’attendre à autant de relecture (ceci dit, une grande variété de fin a cela de plaisant que le lecteur est plus libre sur le dénouement, même si un grand nombre d’issues implique qu’il n’y aura peut-être pas autant de relectures).


Remarques en vrac :

-Donner tout son magot moins 2000$ à sa famille, c’est un peu gros quand même.

-Certaines phrases ont parfois un niveau de langue trop élevé par rapport au contexte.

-Les touches d’humour sont plaisantes. Et même nécessaires à l'ambiance générale, et à l'amour-propre du lecteur : il incarne finalement un type pas si bête que ça.

-Parfois, certains comportements, certains dialogues m’ont fait un peu tiqué, je ne trouvais pas ça très réaliste. Par exemple, l’attitude d’Alison me paraît un peu trop facile, elle me semble céder à la nécessité de l’histoire pour avoir une loving happy end. Enfin ce qui m’a le plus gêné avec Alison, c’est
Show ContentSpoiler:
Alors qu’elle vient de manquer de mourir. Elle se remet vite, la petite…


Finalement, il s’agit à mes yeux avant tout d’une AVH d’ambiance, très plaisante à lire. Sur la forme, c’est réussi, sur le fond, le scénar est tout à fait correct et varié, même s’il n’est pas non plus novateur, le contexte est lui très rare pour un livre-jeu. Au niveau des règles, elles ont l’air bien complètes et adaptées, mais un peu longues à mes yeux, et j’avoue qu’en ce moment, je n’ai aucune envie de lancer des dés (je me dudurise).
Fin bref, en ce début d’année, déjà deux aventures me paraissent être des gagnants probables du Yaz, c’est prometteur.
[Image: litteraction5.png]Littéraction.fr
Le site de livres-jeux dont VOUS êtes l'auteur !
Répondre
#33
(21/04/2011, 21:37)Alendir a écrit : Un petit électrochoc au début le fait basculer vers l’argent facile, quand on est assez désespéré, c’est possible.
Salvatore n'a pas franchement l'air désespéré au début de l'aventure... C'est bien ce qui me gênait, d'ailleurs.
Répondre
#34
C'est vrai qu'on pourrait insister sur le fait que sa vie ne lui plaît pas : à l'intro, on a l'impression que c'est même un type rangé. Mais plus tard, on sent mieux sa frustration, sa solitude, sinon son désespoir (le type a pas l'air d'avoir un avenir radieux). Ou j'ai complété inconsciemment la psychologie du personnage... mais il me semblait que c'était au moins sous-entendu.
[Image: litteraction5.png]Littéraction.fr
Le site de livres-jeux dont VOUS êtes l'auteur !
Répondre
#35
Merci beaucoup pour ta critique Alendir.
J'ai pris note des différentes remarques et je me permet de revenir sur certaines d'entre elles :

Alendir a écrit :l’ambiance « famille mafieuse » est quelque chose qui est attirant, l’idée de meute humaine, de groupe soudé… Donc pour moi, c’est assez cohérent.
Et bien c'est en fait sur ce postulat de départ que j'ai pensé à l'intronisation dans le clan, je sais que le héros à l'air d'être un monsieur tout le monde (excepté les petits délits de jeunesse) et que faire partie de la mafia paraît illogique. Mais comme tu le dis c'est l'excitation d'appartenir à un "clan", qui a motivé les premiers paragraphes.

Alendir a écrit :Plus le sentiment de puissance et de liberté que tout ça octroie
C'est ce qui prend le dessus psychologique du personnage au fur et à mesure de l'aventure, par rapport aux questions de morale et d'éthique que lui (nous) est en droit de se poser. Je n'ai peut être pas réussi à le retranscrire par écrit mais c'était le but premier...Wink

Pour les relectures éventuelles dont tu parles, peu importe si les lecteurs ne relisent pas tant que ça, chacun aura vécu son aventure comme il le sentait, et chacun aura obtenu la fin qu'il mériatit ; je compte sur la diversité des actions et choix pour obtenir des feedbacks différents en fonction de parcours différents. Je suis curieux de savoir qui va faire quoi et pourquoi... Wink

Alendir a écrit :-Donner tout son magot moins 2000$ à sa famille, c’est un peu gros quand même.

-Certaines phrases ont parfois un niveau de langue trop élevé par rapport au contexte.

-Les touches d’humour sont plaisantes. Et même nécessaires à l'ambiance générale, et à l'amour-propre du lecteur : il incarne finalement un type pas si bête que ça.

-Le magot donné c'est bien évidemment pour sortir tes parents -qui galèrent et qui t'ont aidé plus jeune- de la merde dans laquelle ils évoluent tous les jours (sans emploi pour madame (quoique commun à l'époque) et taff dur et pénible pour Monsieur). Et puis je suis parti du fait que l'argent tu aurais encore plein d'occasions de te remplir les poches... Et puis garder plus de 2000$ aurait été un coup de hache au système d'achat des armes/soins.

- Pour le niveau de langage des phrases, je ne suis peut être pas encore assez à l'aise avec les dialogues, faut que j'y travailles !

- Merci si tu as apprécié certaines touches d'humour (souvent noir) : J'ai voulu faire incarner un mec qui se la joue de plus en plus dans le genre truand grande gueule mais aussi truand raffiné (un mélange de Joe Pesci et Samuel L Jackson dans Pulp...)

Pour le Spoil qui t'a perturbé, j'y ai pensé, l'ai modifié puis l'ai remis tel quel au final. Je voulais absolument un passage très "feux de l'amour", un peu la Rose et le Jack de Titanic... Je trouve ces climats un brin chiants dans les films, mais quelque part s'ils n'y sont pas... On les cherche !
Où peut être est-ce moi qui vieilli et devient trop sentimental ?!... Wink

Alendir a écrit :C'est vrai qu'on pourrait insister sur le fait que sa vie ne lui plaît pas : à l'intro, on a l'impression que c'est même un type rangé. Mais plus tard, on sent mieux sa frustration, sa solitude, sinon son désespoir (le type a pas l'air d'avoir un avenir radieux). Ou j'ai complété inconsciemment la psychologie du personnage... mais il me semblait que c'était au moins sous-entendu.
Tu as tout dit... Tu as fait ce que je voulais que le lecteur fasse Wink
Il me reste maintenant à trancher si je conserve mon hsitoire comme telle en espérant que le lecteur s'identifie au perso ou si je change quelque peu la présentation de Salvatore et quelques lignes ailleurs (CF Tholdur)...Je verrais Twisted
Merci pour tes encouragements de la fin et encore pour ce feedback.

Je vois que la route est longue pour arriver à gérer :
- Bonne histoire solide et sans failles
- Bons dialogues équilibrés et justes
- Règles efficaces, courtes et simples
- Originalité, idée surprenante et acceptable à la fois par le plus grand nombre
lorsque chantent les cigales, sois sûr d'avoir des glaçons au congel... Proverbe provençal amateur de pastaga
Répondre
#36
@Sunkmanitu

message envoyé

@Alendir

Mais j'envisage bien de le jouer sérieusement, ce personnage! Et d'assumer tous ses côtés négatifs. C'est d'ailleurs pour ça que je veux que son passé soit plus noir. Dans l'état actuel il bascule à mon avis bien trop trop vite d'une vie à l'autre, de la vie "rangée" à la vie de crimes, pour que ce soit suffisamment réaliste, justement. Ce doit plutôt être un cheminement progressif, sur plusieurs années. Et en résumant bien tout ça dans l'intro, on peut alors sans problème incarner directement ce type "mauvais", qui pourra le devenir encore plus pendant l'aventure!

Edit (suite message au-dessus):
Si l'intro laisse l'impression d'un type rangé, c'est quand même dommage. Sans tout dévoiler de son passé (car visiblement il y a des révélations en cours d'aventure!), il me semble qu'il faut tout de même noircir le tableau d'entrée de jeu, faire plus ressentir son désespoir.

Re-edit: et alors effectivement la sensation d'enfin avoir réussi à trouver une vraie famille, de se sentir enfin accepté et même apprécié, poussera le personnage à tout faire (même le meurtre) pour rester dans cette atmosphère. Il faut donc vraiment insister sur sa solitude initiale, le rejet qu'il a subi sans cesse (à cause de ses origines), et développer cet aspect dans l'intro.
- Ne vous avais-je pas promis un confort incroyable, un moelleux incomparable?
- Si, et vraiment vous n'avez pas menti chère Senyakase... on est si bien installé...
- Tous nos produits sont créés sur-mesure. VolponeSofà, artigiani della qualità!
Répondre
#37
Pour le magot, j'avais oublié effectivement le fait que garder une grosse part allait déséquilibrer le jeu... Sinon, ton explication se tient tout à fait et j'y ai pensé, mais pourtant ça m'a paru sonner faux. Le gars a quand même risqué sa peau pour ce fric, et son attitude de truand me fait penser qu'il n'est pas vraiment du genre à se montrer très généreux... Et puis, quand on devient riche, on a tendance à nier d'où on vient. Mais vu que les gangsters ont esprit assez axé famille, je suppose que ça peut se justifier, le type n'étant pas foncièrement mauvais à la base. C'est vrai que le fait que le héros ait des côtés sympas mais tue sans merci peut troubler le lecteur par cette ambivalence... mais ça permet aussi au lecteur de pouvoir se projeter dans le perso. Hehe, cette AVH aura eu le mérite de susciter des débats sur la personnalité des héros.

Quant à noircir le tableau, je pense qu'il faut effectivement rajouter quelque chose. Comme dans Chienlit sur chienlit où un lecteur sur deux n'a pas capté la fin, les sous-entendus ont encore du mal à passer dans les AVH : les lecteurs semblent se focaliser sur le côté distractif et oublier de lire entre les lignes comme quand on lit un roman.

@Tholdur
La nuance que j'ai faite est légère, mais tu parles bien de jouer le personnage, et non de le devenir. On ne peut pas se prendre vraiment un perso mauvais ou au passé malsain si ce n'est pas notre cas. La différence d'effet entre les deux, c'est la qualité de l'immersion : jouer un rôle, c'est plus fun mais moins prenant que de se prendre vraiment pour le personnage principal. Par ailleurs, jouer un rôle n'amène pas à l'introspection (bon, peut-être qu'on s'en fout, mais pas forcément). Si tu incarnes un perso mauvais, tu ne te demandes pas sérieusement : et moi, à sa place, j'aurais fait quoi ? Tu n'es pas totalement dedans. Les livres-jeux reposant sur deux principes, l'interactivité et l'immersion, et il peut être intéressant de développer ce deuxième aspect à fond (pas nécessairement dans toutes les AVH, mais ici, l'ambivalence du perso principal, qui permet de s'identifier à lui, la favorise a priori).
[Image: litteraction5.png]Littéraction.fr
Le site de livres-jeux dont VOUS êtes l'auteur !
Répondre
#38
(22/04/2011, 17:03)Alendir a écrit : @Tholdur
La nuance que j'ai faite est légère, mais tu parles bien de jouer le personnage, et non de le devenir.
On ne peut pas devenir comme le personnage, sinon ceux qui affirment que les JDR sont source de corruption de la jeunesse ont raison!

(22/04/2011, 17:03)Alendir a écrit : @Tholdur
On ne peut pas incarner un perso mauvais ou au passé malsain si ce n'est pas notre cas.
Pour moi si, justement. On se glisse dans sa peau de quelqu'un d'autre, quelque soient ses différences par rapport à ce que nous sommes, et même si on ne pourra jamais ressentir les choses "pour de vrai", cette exploration fictive est très intéressante. D'ailleurs il y a des AVH où, en tant que mec, on incarne des PJ féminins sans que celà pose le moindre problème!
- Ne vous avais-je pas promis un confort incroyable, un moelleux incomparable?
- Si, et vraiment vous n'avez pas menti chère Senyakase... on est si bien installé...
- Tous nos produits sont créés sur-mesure. VolponeSofà, artigiani della qualità!
Répondre
#39
J'ai mal utilisé le terme incarner, qui signifie jouer...

En fait ce que je veux dire, c'est que soit tu te mets à la place d'un perso qui à déjà une personnalité, des traits différents de toi (dans ce cas tu joues son rôle), soit le perso est une coquille vide, assez générale, dans lequel le lecteur peut se glisser avec ses particularités inhérentes. Dans ce cas-là, il faut que le lecteur ait une grande liberté de choix. Mis à part le choix initial de la truanderie, c'est plutôt le cas ici, avec les fins multiples. S'il y existait un livre-jeu qui illustrait ce que je pense, ce serait un livre qui nous considère déjà comme un lecteur. En fait, ça existe déjà un peu, avec les Your Story... sauf que les situations burlesques cassent l'immersion qui pourrait en découler. Bien entendu, j'ai pris ci-dessus les cas extrêmes (coquille vide ou personnalité tranchée), souvent, c'est un mélange des deux. Après réflexion, l'immersion ne dépend peut-être pas tellement de ça (jouer ou être le héros), dans la mesure où, si on a envie d'être un zombi (si, si), on sera peut-être plus dans l'histoire que si on s'incarne nous-même...
[Image: litteraction5.png]Littéraction.fr
Le site de livres-jeux dont VOUS êtes l'auteur !
Répondre
#40
@Alendir :

Tu écris : Mais vu que les gangsters ont esprit assez axé famille, je suppose que ça peut se justifier, le type n'étant pas foncièrement mauvais à la base
Justement je voulais insister sur ce point, étant issu d'une famille calabraise (si, si !) je peux t'assurer que l'esprit de clan et de famille est plus que présent, c'en devient même pesant dans certains cas... Et pour illustrer ce que tu écris, je suppose que tu as vu la trilogie "le parrain", et bien je ne me suis jamais expliqué comment on pouvait être à la fois un tueur de sang-froid et l'heure suivante jouer avec son fils, ou comment on pouvait commanditer l'assassinat de tel ou tel personnage et l'heure suivant aller prier dans une église...
Je rentre dans un débat parallèle et je ne veux pas y rester, mais c'est là toute l'ambiguïté de la mafia Italienne au sens large du terme... cette ambiguïté qui m'a toujours fasciné en même temps qu'effrayé...Pale

Alendir a écrit :Comme dans Chienlit sur chienlit où un lecteur sur deux n'a pas capté la fin, les sous-entendus ont encore du mal à passer dans les AVH : les lecteurs semblent se focaliser sur le côté distractif et oublier de lire entre les lignes comme quand on lit un roman.
Je la lirais dès que j'aurais quelques heures et je te dirais si oui ou non, j'ai ressenti les sous-entendus : j'adore lire entre les lignes...

@ Tholdur et ALendir :
Pour les différences entre jouer le personnage et le devenir (virtuellement je veux dire !), je crois comprendre les nuances mais je ne me pose pas ce genre de question lorsque j'écris ou lorsque je lis : je suis le héros du livre (avh ou roman), et j'agis avec ma conscience.
Si je lis un roman policier je met dans la peau du flic et/ou du tueur pour capter leurs façons de penser, si je joue une avh ou un LDVELH, je suis le héros.
Incarner Pip ou Loup Solitaire m'a plu en tant que tel. Jamais je ne me suis dit tiens ce n'est pas moi, c'est un simple nom dans un livre. Je ne dis pas d'aller jusqu'à s'immerger autant qu'en JDR, mais le but de livre-jeu, le but premier n'est-il pas justement de livre un livre dont vous êtes le héros ?!
En "acceptant" de plonger dans le monde imaginaire (quel qu'il soit) on accepte le voyage dans notre esprit par le biais des mots que l'auteur à posé sur papier. C'est pour cela que toutes les avh que j'ai lues jusqu'à maintenant m'ont presque toutes plues, car à un moment ou à un autre (souvent pour certaines, jamais pour d'autres), je me suis dis : ouaw ! Je vis un rêve d'aventure, c'est le pied !
Après j'avoue que la façon d'emmener tout ça, les descriptions, le scénario jouent beaucoup en qualité d'immersion ou de recul vis à vis de la lecture.

Attention, je ne critique pas vos critiques hein les gars ! je cherche juste à comprendre où le bât blesse pour corriger le tir pour le futur.
Ainsi, ceux comme Alendir qui s'incarnent immédiatement (Je cite : Personnellement, j’ai essayé de me mettre à la place d’un type pas si vilain que ça (enfin, avec quelques antécédents quand même) qui bascule dans le meurtre, et qui pourrait peut-être, dans certaines circonstances, être moi )
ou ceux comme Tholdur qui ont plus de mal si le background n'est pas assez fouillé ou réaliste (je résume et cite :Mais là, avec simplement le côté "bling-bling" du gangster qui motive notre personnage, il est clair que ce n'est pas assez pour moi pour m'incarner "sérieusement" dans le personnage. )
ceux-là donc, pourront trouver leur compte immédiatement en leur proposant un héros "incarnable mais pas trop" !
En tout cas avant même d'avoir des critiques précises sur l'aventure en elle même, il y a déjà un petit débat, comme tu le dis Alendir, sur la personnalité du perso (on revient à un post qui traîne je ne sais plus où sur le forum...), et ça en soi c'est déjà bien pour moi, et pour tous ceux qui lisent ces lignes, l'erreur des uns doit servir au progrès des autres, ce n'est pas ça une communauté ? Wink
Merci à vous deux en tout cas ! Smile
lorsque chantent les cigales, sois sûr d'avoir des glaçons au congel... Proverbe provençal amateur de pastaga
Répondre
#41
Ah ! Signore Sunkmanitu, ça faisait longtemps que j'espérais lire enfin cette AVH !

Je ne suis pas déçu du voyage. Car il s'agit bien d'un voyage : l'immersion a fonctionné et j'ai englouti les paragraphes avec un appétit redoublé. Ceci malgré quelques défauts, je dois bien l'admettre. Ce fut une aventure extrêmement dense, au rythme furieux et ce n'est pas là que j'ai cherché le réalisme, ce qui n'est pas gênant, cependant une première rupture survient lorsque l'on tabasse à mort l'Elefanti. Je m'étais forgé l'image d'un gros guignol auquel j'allais administrer une correction méritée (un peu comme ce personnage dans Le Parrain dont j'ai oublié le nom, le fanfaron qui rackette les boutiques dans la jeunesse de Don Corleone et qui, après avoir été entaillé d'une oreille à l'autre, prend surtout garde à ne pas tacher son costume crème) et je me retrouve à trucider un brave paternel dans l'établissement d'une marchande protégée par la famille... Après coup j'étais aussi dérouté que le héros, mais parce que je n'avais pas compris ainsi la mission. Un autre point où j'ai momentanément dû sortir du récit, c'est quand Nicki abat subitement un collègue dans le hall. Peut-être as-tu sciemment introduit cet éclat de violence, car parfois l'on se sent à l'aise avec tonton Nicki, mais dans une aventure aussi condensée j'ai eu le sentiment que l'on basculait dans l'excès, celui qui rompt avec le ton sérieux de l'histoire. J'insiste sur ce point de détail parce que la grande réussite de cette AVH c'est l'atmosphère, aussi il ne me reste à traquer que des broutilles. Riche idée, par exemple, que de donner le titre des morceaux de musique : quoi de plus naturel pour le lecteur de les écouter en même temps ? Pour leur part, les passages en italien incitent à murmurer le reste des dialogues avec un accent caricatourrrrral. Quant aux descriptions, elles correspondent le plus souvent à des moments de répit (on fume à sa fenêtre deux ou trois fois), or ces moments sont rares tant les péripéties sont trépidantes. C'est dommage car elles sont de qualité (comme quand tu évoques le silence et, systématiquement, précise tout de même qu'il y a du bruit, au loin... ce qui peut paraître paradoxal et pourtant parvient à retranscrire de manière simple une ambiance que chacun peut apprécier).
Concernant l'aspect moral des choses, je n'y ai pas été spécialement sensible. Après le meurtre sus-mentionné de toutes façons... J'ai particulièrement apprécié ce rôle de prédateur face aux flics (à l'usine puis sur les docks, par des méthodes sanglantes mais amusantes) et en liquidant les traîtres je pensais aussi me préserver. Sur ce dernier point, c'est faux. Je regrette que la famille soit en si bons termes avec la police... car je ne me suis jamais senti vraiment dans l'illégalité. Si je n'avais pas démasqué de traîtres, cela aurait-il changé quoi que ce soit à ma trajectoire ? Il y avait là une possibilité qui n'a pas été exploitée, est-ce parce que tu voulais t'en tenir à 400 paragraphes ? Tant pis, ce sont des choses en plus, pas en moins. Belles voitures, sinon.

Au final, l'aventure est originale, bien écrite et menée à un rythme frénétique. En ce qui concerne les règles, je les ai lues et déclarées trop longues à mon goût. Qu'on m'en pardonne, je préfère esquiver les jets de dé et par conséquent je n'ai rien à déclarer à ce sujet, alors pas la peine de me faire votre cinéma, je dirai rien, 'voyez, mis à part qu'euj' suis innocent. Parfaitement !
Répondre
#42
historiquement, je crois savoir qu'à l'époque les mafiosi pour la plupart ( ainsi que les criminels d'autres appartenances ethniques ) avaient commencé comme petits voyous, habitués à agresser des proies faciles quand ils en trouvaient, et à rendre à leurs aînés établis das le crime des services de courrier, de guetteur… en attendant l'occasion de grimper dans les rangs.
Bien sûr la Prohibition a été l'occasion de gonfler les rangs, je suppose.
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
Répondre
#43
@ Ashimbabbar : Je crois que tu tapes dans le juste, et je pense aussi que tout criminel "mafieux" (je veux dire par là hors tueurs en série ou trafiquants d'organes, trucs sales quoi !), tout mafieux donc, a du commencer par des petits vols à la tire, de l'intimidation et peut être du tabassage. Ensuite les échelons sont montés et on fait partie du clan. La routine quoi... Wink

@ Lucius :
Merci pour ta belle critique. Heureux que tu aies apprécié le rythme soutenu ; je voulais faire entrer le lecteur de plein fouet dans le monde mafieux (peut être un peu trop appuyé sur les "évènements" de la première journée Redface ") et lui faire relâcher la pression une fois la fin atteinte. Ponctuer ce rythme infernal de petits moments de pause (l'appart, le Speed center, l'hosto) faisait partie du plan initial que j'ai conservé tel quel.
Heureux aussi que tu aies noté les morceaux de musique, ça ne prends pas beaucoup de temps à inclure dans les paragraphes et pour ceux que ça intéresse, cela peut être un "plus", enfin merci pour les bagnoles !
La violence dont tu parles (celle excessive et impulsive de Nicki, la tienne au début et au fur et mesure de ta progression) était pour moi de rigueur.
Non pas que j'aime la violence, mais comme pour "le voyage initiatique" je voulais enlever tout "édulcorant" de l'histoire, la livrer brutale, forte, quitte à gêner quelques lecteurs.
Le monde du crime, des gangs et en particulier de la mafia (et pas qu'italienne) est un monde horrible, violent, sans foi ni loi, à part celle imposée en interne. Incarner un gangster était pour moi une façon de faire mon "film" de mafia mais je ne voulais pas que ce soit le film tous publics :
Il y a du sang, des injures, des propos limites racistes (italien et chinois en tête), mais cela me semblait nécessaire à l'immersion.
N'y voyez pas non plus un goût prononcé pour les injures racistes, mais l'argot de la rue et des truands ne se gêne pas pour envoyer des piques sur les "chinetoques, les ritals ou les rosbeefs", ceci expliquant cela.
On m'a justement fait remarquer que certains dialogues sonnaient un peu faux ; je me rends compte que je n'ai peut être pas osé encore "tout" envoyer... Je relirais encore en vue d'une version 1.2.
Ton regret à propos des "bons termes" entre famille et police ne sont pas tout à fait exacts où alors je ne vois pas bien de quoi tu parles.
SPOIL : la taupe agissant au sein du BOI, est justement une taupe arrosée par le clan pour éviter des contrôles surprises, des arrestations musclées par les flics ou le Bureau. En éliminant le traître, tu évites que la famille ne soit livrée aux yeux du Bureau et donc à une future descente. En ne l'éliminant pas, la fin devrait garder un goût d'amertume dans ta bouche car, oui tu as gagné, oui tu a pris du galon mais pour combien de temps ?... FIN SPOIL.
Pour les 400 § je m'étais mis une frontière aux environ des 400 et finalement en enlevant quelques § superflus je suis arrivé au fameux 400.
Pour info, le tableau des profils d'aptitudes était au départ un tableau de choix de personnage différents qui allaient vivre trois aventures différentes dans la même avh. Il y un an et demi de cela je ne me suis pas senti le courage ni l'expérience pour livrer un avh "triple" que je prévoyais sur 3x200 § imbriqués les uns dans les autres. J'avais pourtant commencé le taff et l'écriture, mais je suis reparti de zéro, d'où les un an et demi pour vous la livrer... Confus
Pour la rupture du début, je comprends tout à fait ton sentiment et je rejoins donc ce qu'Alendir et Tholdur m'ont écrit à propos du passé de Salvatore sur lequel je n'ai sûrement pas assez insisté... Révision en cours pour une version 1.2...
Enfin pour les règles, je ne vois pas comment les raccourcir, j'ai essayé plusieurs systèmes mais le seul qui me convienne au final est celui qui est présent dans l'avh. Je ne voulais pas trop sortir (pour les règles en tout cas) de la ligne "jeu-vidéo", d'où la liste d'armes/soins payables en fonction des besoins et des moyens.
J'essaierais de faire plus court dans mes deux prochaines avh. Wink

Merci beaucoup en tout cas dé ta critiqué, è merci d'avoirr lou moun aventura, Soldato Loucius ! Wink
lorsque chantent les cigales, sois sûr d'avoir des glaçons au congel... Proverbe provençal amateur de pastaga
Répondre
#44
(24/04/2011, 20:34)sunkmanitu a écrit : La violence dont tu parles (celle excessive et impulsive de Nicki, la tienne au début et au fur et mesure de ta progression) était pour moi de rigueur.
Non pas que j'aime la violence, mais comme pour "le voyage initiatique" je voulais enlever tout "édulcorant" de l'histoire, la livrer brutale, forte, quitte à gêner quelques lecteurs.

Je comprends et j'approuve tout à fait ce point de vue. Cependant, je me demande s'il n'aurait pas fallu mettre en scène une certaine progression dans la violence que nous sommes amenés à commettre. Notre première mission est tout de même d'assassiner un type en train d'acheter des fleurs pour l'anniversaire de sa fille ! C'est certes un truand, mais c'est tout de même un acte extrême. Il aurait peut-être été préférable de commencer par des crimes moins sérieux ou que ce soit pour défendre notre propre vie que nous tuions quelqu'un pour la première fois.

Je vais essayer d'entamer une deuxième tentative d'ici au week-end prochain.

Répondre
#45
Ben en fait le premier gars qui s'en prend plein la poire si tu réfléchis bien, il meurt par sa faute.
Tu dois juste lui parler et peut être lui péter un peu les dents mais il te fonce dessus pour te crever, donc défense obligatoire et combat à mort contre l'excité ! J'ai vérifié les quatre paragraphes où tu t'accroches avec lui, il veut te tuer, lui ! Pas du genre cool le Marco !
Et puis tu as raison, c'est un paternel achetant des fleurs pour sa gamine, mais dans la mafia, pas de cadeau, pas de respect, aucune contrainte vis à vis des sentiments des autres. Combien de mecs se sont fait tuer devant leurs familles ? Alors après c'est vrai que j'aurais pu monter en violence progressivement, mais d'un autre côté, psychologiquement là au moins t'es fixé d'entrée !!
Je ne sais pas quelle fin tu as eu, mais s'il te prend l'envie d'aller jusqu'au bout SPOIL va faire un tour dans les jardins avec le Don sous ta protection, et prend le cheval, le séquence suivante est "charmante" Fin SPOIL, tu verras que ce passage est bien pire que celui du début.
Merci en tout cas de ta remarque et bonne relecture, au fait cette fois le cuistot défonce-le d'entrée !! Wink
lorsque chantent les cigales, sois sûr d'avoir des glaçons au congel... Proverbe provençal amateur de pastaga
Répondre




Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)