Compte-rendu des soirées jeux de plateaux
Après-midi et soirée festives, où nous avons été de 3 à 6.

Nous avons redonné sa chance à "The Island" alias "Escape from Atlantis" (contrairement aux apparences, l'un de ces deux titres est bel et bien celui de la VF). A cinq, le jeu s'était révélé trop lourd. A trois, il s'est montré tout à fait distrayant.

Après avoir perdu la première partie (où j'avais bêtement oublié lesquels de mes pions devaient être sauvés en priorité), j'ai réussi à arracher la victoire lors de la seconde. J'ai également réussi à écoeurer Jehan en exterminant deux de ses pions avec un serpent de mer et en envoyant des requins en dévorer deux autres, l'un juste avant qu'il ne puisse se hisser sur une barque, l'autre carrément sur le point d'atteindre l'une des îles-refuges à la nage.

A Smash-Up, mes nains de jardin se sont retrouvés seuls en tête, à un malheureux point de la victoire, et ils n'ont malgré tout pas été fichus de gagner (je me suis retrouvé à court de créatures dans la dernière ligne droite).

A Room 25, Jehan et moi avons (je ne sais comment) convaincu nos patrons de ne pas nous licencier malgré nos piètres performances de la dernière fois. Un point de règle que nous avions ignoré jusque-là nous a bien aidé à contrecarrer les efforts des détenus pour s'échapper.
Pour être juste, Skarn nous a été presque aussi utile, en envoyant son partenaire Alendir littéralement à l'abattoir sur un simple soupçon.

Lors de la deuxième partie, j'étais cette fois l'un des détenus et nous avons complètement échoué à nous évader (il était déjà presque trop tard lorsque nous avons enfin découvert la room 25). Il faut dire que notre groupe de malheureux prisonniers a été un peu handicapé par le fait qu'Alendir et Skarn en faisaient tous les deux partie. Le premier voulait dire deux mots au deuxième au sujet de la première partie, et le deuxième n'a pas perdu un instant pour se rendre deux fois plus louche que les deux véritables gardiens réunis.
Saisi d'une bonne intuition, j'ai poussé ce traître de Salla dans la chambre de désintégration, mais il était trop tard.

A Seven Wonders, je me suis distingué par mon absence dramatique de stratégie, qui m'a justement valu la dernière place.

Je n'ai pas fait beaucoup mieux à Libertalia, où ce pirate de Jehan nous a tous enfoncé en collectionnant les cartes au trésor. Salla a été une nouvelle fois la victime d'une pluie de reliques maudites.
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Extrait de Ascension et déclin du Petit Monde, auteur inconnu.

Chapitre 1 : L’aube de la civilisation

Il est de coutume de dire que les Elfes foulèrent les premiers la terre du Petit Monde. Strictement parlant, cette affirmation est fausse. En effet, de nombreuses tribus primitives peuplaient alors cette partie du monde. Cependant, il n’est pas inexact de déclarer que les clans elfiques qui s’installèrent dans les régions du Nord constituèrent la première vraie civilisation connue.

En ce temps, le monde était jeune et invitait à l’exploration. Un terrain fertile pour qu’y naissent de jeunes civilisations avides de découvertes. Peu de temps après les Elfes, arrivant par le détroit oriental, le peuple des Tritons commença à se tailler un large royaume qui courait du détroit jusqu’à la mer Intérieure. Plus à leur aise auprès des côtes, ils progressèrent rapidement en direction du centre du Petit Monde, essaimant des campements provisoires qui leur assuraient une relative sécurité.

Dans les zones boisées du sud-ouest, des tribus d’Amazones chassèrent rapidement les peuplades déclinantes qui habitaient encore cette région du monde, aidées en cela par le terrifiant dragon qu’elles vénéraient. Elles se retrouvèrent bien vite maîtresses de presque toute cette partie du continent.

Venus du nord, les vénérables Magiciens descendirent rapidement vers le centre, s’installant au nord et à l’ouest de la mer Intérieure, à la recherche de sources de magie.

Enfin, au nord-est s’établit la civilisation des Nains. Ils traversèrent rapidement les champs qui constituaient l’essentiel des terres de leur arrivée pour s’enfoncer dans les montagnes, à la recherche de filons car ils étaient un peuple de mineurs. Curieusement, ils décidèrent d’accroître leur expansion jusque dans la grande forêt du Nord, pourtant vierge de toute mine et surtout territoire des Magiciens. Ce premier conflit tourna en faveur des Nains du fait de leur supériorité numérique, et constitua le prélude à la période trouble qu’allait connaître le Petit Monde.

Chapitre 2 : Un (trop) petit monde

En effet, il s’avéra vite que la place manquait pour que toutes ces jeunes civilisations puissent s’épanouir. Inévitablement, des conflits apparurent. La plupart des historiens s’accorde à dire que c’est à cette époque que le Petit Monde gagna son nom. Ce fut tout d’abord les Elfes qui, dans leur expansion vers le sud, se heurtèrent aux Amazones, qu’ils parvinrent à chasser de certains territoires, notamment des marécages car ils étaient d’une race particulière qui s’épanouissait particulièrement bien dans les régions humides.

Les Tritons, eux, ne possédaient quasiment pas de frontières communes avec les autres peuples. Tout juste une région forestière bordait-elle, au nord, le pied d’un imposant massif où les Magiciens, cherchant la sécurité offerte par la protection naturelle des contreforts, s’efforçaient d’étudier leur art en paix. Le royaume triton installa plusieurs de ses campements dans la forêt pour assurer l’imperméabilité de leur frontière mais ne chercha pas à s’étendre au-delà, et un accord tacite entre les peuples magiciens et tritons assura la tranquilité des deux civilisations. Épargnés par les conflits de cette époque, les Tritons cherchèrent surtout à accroître la cohésion de leur royaume en s’installant dans les montagnes qui en séparaient la partie méridionale. Ce ne fut qu’un demi-succès, mais une jonction fut quand même établie, leur permettant de prospérer un peu plus.

Les Amazones, déroutées par l’agression des Elfes, ne surent les repousser efficacement car si leur dragon leur assurait la victoire sur le champ de bataille, il ne pouvait couvrir toutes les batailles. Les femmes-guerrières réussirent cependant à chasser définitivement les dernière peuplades primitives des terres qu’elles occupaient encore, s’assurant le contrôle de toute la région, mais restaient sous l’inquiétante menace elfique.

Les Magiciens, cherchant peut-être à fuir les Nains, étendirent quelque peu leur présence à l’est des montagnes mentionnées plus haut, traversant une région de marécages pour parvenir à un autre massif qui abritait une nouvelle source de magie. Le massif bordait le royaume triton mais la paix semblait durablement installée entre les deux nations, nulle n’ayant intérêt à ce qu’un conflit éclate à cet endroit de leur territoire.

Quant aux Nains, ils suivirent l’expansion des Magiciens à l’est mais ne cherchèrent pas, cette fois-là, à les attaquer, car ils visaient avant tout les collines riches en minerai situées un peu plus au nord. Il faut dire que ce peuple n’était pas très nombreux comparativement aux autres civilisations de cette époque, ce qui limitait mécaniquement leur expansion.

Chapitre 3 : Les prémices du déclin

La soif de conquête des Elfes ne semblait pas connaître de limites. Ils taillèrent sauvagement dans les territoires amazones jusqu’à l’extrême sud-ouest du Petit Monde où se trouvait une région de marécages, établissant ainsi une longue bande de terres traversant l’intégralité du continent, fait unique dans les annales. On ne pouvait cependant pas décemment parler de royaume pour qualifier ce territoire, car dans leurs conquêtes les Elfes avaient abandonné les terres fermes pour se réfugier quasi-exclusivement dans les marais dont ils étaient si fervents, créant ainsi une multitude de régions isolées les unes des autres.

Toujours épargnés par les conflits, les Tritons atteignirent l’apogée de leur civilisation en conquérant les territoires côtiers au sud de la mer Intérieure. Leur nation devint alors voisine de celle des Amazones, mais ces dernières, très affaiblies par la guerre que les Elfes leur menaient, ne représentaient guère une menace aux yeux des hommes-poissons.

En effet, les tribus amazones, désemparées, entamèrent une lente décadence. Leur dragon disparut, leur flamme de conquérantes s’éteignit, et leur peuple cessa de lutter activement contre l’envahisseur, marquant la fin de la grandeur de leur nation et le début de sa disparition.

Simultanément, les vénérables Magiciens se retirèrent au plus profond de leurs territoires, cherchant à disparaître aux yeux du monde pour mieux se consacrer à leur magie, renonçant à prendre une part active au sort du monde mais décidés, cependant, à en traverser les âges.

Quant aux Nains, après avoir atteint les confins orientaux du Petit Monde, ils décidèrent de porter leur regard vers l’occident, et abandonnèrent certaines de leurs premières terres pour aller s’installer dans des territoires encore inexplorés, à la recherche de mines à exploiter.

Chapitre 4 : La mue du monde

Les Amazones et les Magiciens n’ayant plus aucune influence sur le monde, les territoires centraux des Elfes, bordés par ces deux civilisations sur le déclin, trouvèrent une sécurité confortable, que le peuple elfique mit à profit en continuant à éradiquer les tribus amazones pour gagner en territoires. Cependant, malgré leur longévité exceptionnelle qui leur permettait de maintenir leur population à un niveau que les autres races leur enviaient, un certain essouflement se ressentait ; leurs conquêtes se faisaient moins nombreuses. D’autre part, l’apparition des Nains à la frontière de leurs marécages septentrionaux les incitèrent à la prudence, et ils massèrent un certain nombre de troupes à cet endroit pour parer à toute attaque éventuelle.

À l’opposé du monde, les Tritons, ayant atteint les limites de leur expansion, abandonnèrent leurs campements de nomades et se sédentarisèrent définitivement dans une douce quiétude.

Cette époque fut considérée après coup comme une période charnière entre les deux principaux âges du Petit Monde, car le déclin de la plupart des peuples des origines coïncida avec l’arrivée de nouveaux-venus dans la bataille pour les terres et les ressources du continent. En premier lieu, sur les côtes de la mer d’Occident — une zone du monde encore terra incognita —, une horde de Squelettes animée par une magie inconnue s’était levée, peut-être issue des restes d’un des rares peuples préhistoriques qui étaient parvenus à survivre jusque-là (d’autres sources mentionnent une nécromante amazone avide de vengeance). La menace était d’autant plus grande que les rangs de cette « civilisation » animée d’une soif de conquête dévorante grossissaient au fur et à mesure que les peuples tombaient devant elle, tels les vénérables Magiciens, des mains desquels ils reprirent rapidement leurs territoires ouest.

Et ce n’était pas le seul évènement marquant de ce début d’âge. Sans crier gare, d’innombrables tribus d’Hommes-Rats envahirent simultanément et à tous les endroits de la carte les territoires encore vierges de présence ou bien abandonnés. D’étranges rumeurs ont couru sur cette nouvelle peuplade, la plupart des historiens pensant qu’ils avaient emergé du sol, ce qui semblait naturel pour une telle race, mais d’autres, plus hardis, avançaient, preuves troublantes à l’appui, que les Hommes-Rats étaient en réalité arrivés… par la voie des airs. Comment un tel prodige était possible, nul ne le sait, mais il semble qu’il se soit bel et bien produit.

Enfin, à l’opposé du continent, les Nains, comme les Tritons, avaient depuis longtemps atteint les limites de leur développement. Leur peuple s’enfonça au plus profond de leurs précieuses mines, bien décidé à ne plus jamais en sortir. Cet évènement marqua la fin de l’influence des premières civilisations — Elfes exceptés —, et le début d’une aube nouvelle pour les futurs maîtres du continent.

Chapitre 5 : Une nouvelle aube

Les immortels Elfes faisaient presque figure d’anachronisme dans ce monde en changement. Inlassablement, ils s’efforçaient de maintenir la grandeur de leur civilisation, luttant contre les menaces nouvelles, mais ils devaient faire face à des adversaires toujours plus nombreux. Eux qui avaient terrorisé les Amazones aux premiers temps du monde allaient à leur tour devenir la cible de jeunes civilisations aux dents longues…

Au sud, le long de la frontière occidentale du vieux royaume triton, un peuple que, du fait de sa petite taille, on appela « les Mi-Portions », se mit à conquérir les terres environnantes, pillant avec une sauvagerie qui tranchait singulièrement avec leur apparence chétive. Ils commencèrent par s’attaquer aux dernières tribus amazones de la région, qui n’offrirent aucune résistance, et allèrent même jusqu’à chasser les Elfes d’une zone de collines qu’ils occupaient, zone où ils creusèrent bien vite un réseau de tanières totalement imprenables qui leur assurait la mainmise sur la région. Leur soif de pillage ne se tourna pourtant pas vers leurs voisins tritons, envers lesquels ils étaient bien intentionnés, et dont ils devinrent les alliés.

Les Squelettes, quant à eux, continuaient à tailler dans la chair et les terres des peuples qui avaient le malheur de se trouver sur le passage de leur traversée du territoire elfe. Ainsi mirent-ils à bas les derniers Magiciens présents le long de la côte occidentale de la mer Intérieure, poussant même un peu plus au nord, dans une zone de collines où ils mirent fin à la présence d’une ancienne tribu naine.

C’est à cette époque que les Hommes-Rats, peu de temps après leur spectaculaire arrivée, se mirent à disparaître aussi soudainement qu’ils étaient apparus. Des rumeurs prétendent qu’ils n’étaient que des éclaireurs pour un puissant peuple qui allait bientôt faire une entrée spectaculaire sur la scène du Petit Monde…

Finalement, peu de temps après l’arrivée des Mi-Portions, se fut au tour des Humains d’entrer sur l’ancien territoire amazone, anéantissant ce qu’il restait des femmes-guerrières, chassant une tribu d’Hommes-Rats qui était restée là et infligeant à leur tour une défaite aux Elfes, qu’ils refoulèrent plus loin au nord, s’installant à leur place dans leur précieux marais. Ces conquêtes expéditives et durables furent rendues possibles par deux héros mystérieux aux extraordinaires capacités martiales, dont la seule présence garantissait l’inviolabilité des terres qu’ils contrôlaient. Chacun d’eux s’établit de part et d’autre du petit (pour le moment) royaume humain, le territoire central étant, lui, si peuplé qu’une armée ennemie n’avait virtuellement aucune chance de s’en emparer.

Chapitre 6 : Conflits sanglants

Les tanières des Mi-Portions et l’un des héros humains se faisaient alors face sur la bande de terre qui séparait la mer d’Occident de la mer Intérieure, ce qui entraînait de fait un blocus entre les zones nord et sud de cette partie du continent. L’accès à leurs anciens territoires leur étant ainsi barré (seule une tribu elfe vivait encore à l’extrême sud-ouest du petit monde), les Elfes décidèrent de se focaliser sur la menace immédiate que représentaient les hordes de Squelettes. Ils parvinrent ainsi à reprendre une partie de leur territoire. Ils allèrent même jusqu’à chasser une peuplade de Nains d’une zone minière proche qu’ils occupaient toujours. La nation elfique reprenait du poil de la bête mais la tension demeurait.

Au sud, les Mi-Portions continuèrent leur expansion en pillant sans vergogne les restes de la décadente civilisation amazone.

Le conflit entre les Elfes et les Squelettes culminait, ces derniers rendant coup pour coup. Toutefois, la ténacité des Elfes limitait tout de même le nombre de leurs conquêtes et par conséquent leur faculté à lever de nouvelles armées des cadavres de leurs victimes, restreignant de fait leur expansion qui, sans opposition, aurait été exponentielle. Ils réussirent toutefois à accroître leur présence à l’est de leur territoire en s’emparant d’une forêt qui abritait l’une des dernières peuplades naines.

Un nouvel acteur entra alors en jeu, mettant un coup d’arrêt à la conquête des Squelettes. Arrivant par le nord-est, une civilisation de cavaliers-sorciers dévala collines et champs et se tailla en un temps record un large territoire au travers des terres naines et jusqu’à certaines régions appartenant aux Squelettes et aux Elfes. Leur puissante magie leur permit même de convertir une partie de ces derniers (ainsi qu’une partie des Squelettes), qui se retourna donc contre son propre peuple en adoptant les us et coutumes des Sorciers, portant de nouveau un coup rude à la nation elfique, qui n’avait survécu si longtemps que par son nombre dû à son exceptionnelle longévité. Pourquoi les Sorciers décidèrent-ils de chevaucher vers l’ouest et non le sud, au travers des vieux royaumes magiciens et tritons ? Selon la théorie la plus plausible à l’heure actuelle, une partie de l’explication viendrait du fait qu’ils étaient en réalité des alliés des vénérables magiciens. Toujours d’après cette théorie, les tribus d’Hommes-Rats qui étaient apparues comme des champignons par le passé étaient en réalité asservies aux sorciers et préparaient leur invasion.

À l’autre bout de la carte, au sud-ouest, les Humains, après avoir éliminé une des dernières tribus d’Hommes-Rats, déclarèrent la guerre aux Mi-Portions en s’emparant d’un de leur territoire — une zone parcourue de champs, les humains étant de grands travailleurs de la terre —, qu’un de leur héros se mit aussitôt à défendre, le rendant imprenable. Toutefois, les tanières des Mi-Portions associées à un contrefort montagneux au sud d’elles se dressaient face à la menace humaine, quasi-impassables et promettant une longue guerre de tranchées entre les deux nations.

Chapitre 7 : La guerre à son paroxysme

Face à une double menace, les Elfes décidèrent de laisser aux Sorciers les territoires qu’ils avaient conquis, se contentant de prendre des mesures pour éviter que de nouveaux Elfes soient convertis, en faisant en sorte que chaque territoire à proximité de leurs ennemis soit occupé par deux tribus différentes, ce qui s’était révélé efficace pour contrer l’influence sorcière. Ainsi protégés — au moins de leur magie —, ils se retournèrent contre les Squelettes dont ils parvinrent à reprendre une bonne partie des territoires.

À peu près à la même période, les Mi-Portions, ne pouvant se prendre de front aux héros humains, décidèrent d’une part de les attaquer là où ils étaient vulnérables — parvenant à leur reprendre un territoire par un raid éclair —, d’autre part d’encercler leurs terres en s’en allant conquérir et piller le dernier territoire elfe de la région. Tout à leur guerre contre les Humains, ils ne se souciaient guère de ce qui se passait à l’est, où, depuis des siècles, leurs alliés du royaume triton vivaient dans une paix confortable.

Aussi, lorsque qu’une armée de Squelettes se mit à envahir brutalement le pays des hommes-poissons, ce fut comme un coup de tonnerre sur le Petit Monde. Peut-être grâce à la même magie qui les avait fait apparaître, les hordes squelettes s’étaient évaporées en un clin d’œil des terres qu’elles occupaient, au nord-ouest du continent… pour mieux réapparaître à l’extrême opposé, à l’endroit même où les Tritons avaient entamé leurs conquêtes en un âge si lointain qu’il avait presque disparu des mémoires. Ils taillèrent sans pitié dans le vieux royaume, réalisant la jonction entre les deux mers que les Tritons avaient eux-mêmes réalisée il y a si longtemps, coupant leur nation en deux.

L’aubaine était trop grande pour que les Sorciers n’en profitent pas. Avec le départ des Squelettes, les champs et les collines laissés derrière eux étaient une conquête facile pour leur cavalerie. Ainsi parvinrent-ils à étendre leur royaume jusqu’aux côtes occidentales, conquérant par la force ou la magie une partie des territoires elfiques au passage.

Loin de ces conflits, les Humains restaient focalisés sur leur guerre contre les Mi-Portions, des mains desquels ils parvinrent à reprendre le territoire que ces derniers avaient eux-mêmes pris aux Elfes auparavant.

Chapitre 8 : Une époque troublée

Les Elfes avaient été grandement affaiblis par les Sorciers mais n’avaient pas d’autre choix que de continuer à se battre, et parvinrent à leur reprendre à nouveau une partie de leurs terres, essayant de se protéger au mieux de leur magie mais sans réelle illusion sur leurs chances de conserver un royaume digne de ce nom.

Le conflit entre les Mi-Portions et les Humains, lui, s’enlisait, les uns et les autres restant sur leurs territoires respectifs à la fin des mouvements des deux armées.

Mais l’événement le plus marquant de cette période était sans conteste la nouvelle disparition des Squelettes, qui laissait derrière elle une nation tritonne meurtrie mais toujours debout, pour réapparaître… sur les terres de leurs précédentes conquêtes ! Un coup dur pour les Sorciers et les Elfes, auxquels ils reprirent les territoires côtiers par lesquels ils étaient arrivés, des siècles auparavant.

Les Squelettes comme les Elfes étaient trop bien protégés, désormais, pour que les Sorciers parviennent à s’emparer de leurs terres, et ces derniers, sans doute usés par les conflits, n’avaient plus la puissance nécessaire pour repousser encore leurs frontières.

On l’a dit, les Humains ne purent prendre davantage de terrain aux Mi-Portions, mais ils sont tout de même parvenus tout récemment à accroitre leur royaume au détriment d’une des toutes dernières tribus d’Amazones du Petit Monde.

Chapitre 9 : Aujourd’hui

La puissance dominante à l’heure actuelle est indiscutablement l’alliance Mi-Portions–Tritons. Malgré la sanglante invasion squelette, le vieux royaume, bien que diminué, est toujours là et, surtout, ses longs siècles de prospérité lui ont apporté une richesse sans égale dans le Petit Monde. Quant aux Mi-Portions, malgré l’enlisement de la guerre qui les opposent aux Humains, leurs pillages ont contribué à la richesse de l’alliance et à leur place de première nation du Petit Monde.

De l’autre côté du continent, les Sorciers se taillent sans conteste la part du lion. Ils ont prouvé que leur magie surpassaient celle de leurs confrères et alliés Magiciens, qui n’auraient sans doute jamais pu survivre seuls. Leur civilisation était en effet bien mal embarquée mais les invasions d’Hommes-Rats suivies des conquêtes de la cavalerie sorcière ont nettement redressé la barre.

Les Elfes, quant à eux, ont réussi l’exploit de survivre aux longs âges qui se sont écoulés depuis qu’ils ont pour la première fois foulé le sol du Petit Monde. Leur nation n’a cependant plus que le souvenir de son faste d’autrefois, et le peuple elfe restre meurtri par les menaçants voisins squelettes et sorciers. De l’avis général, l’avenir de la toute première des civilisations semble bien menacé.

Les Humains demeurent une puissance avec laquelle compter, bien protégée par leurs héros et leur nombre au sud-ouest du continent. Ils restent cependant confinés à un petit territoire. L’évolution du conflit qui les oppose au Mi-Portions est la grande inconnue de cet âge, et nul doute que les historiens du futur écriront abondamment desssus.

Les Squelettes, enfin, restent une menace et ont prouvé qu’ils étaient capables de causer de grands maux aux nations du monde, mais leur petit nombre actuel tend à faire penser qu’ils ne joueront désormais plus un rôle de premier plan sur le continent.

Des rumeurs parlent d’une dernière tribu d’Amazones, exilée dans une montagne qui marque la frontière entre les peuples mi-portions, humains, elfes et sorciers. Il semblerait également que les derniers survivants des Nains se terrent eux aussi dans une montagne, à l’extrême-nord du monde. Enfin, il convient de noter qu’il existe encore, aussi incroyable que cela puisse paraître, un témoin du monde tel qu’il était avant l’arrivée des Elfes, un peuple primitif qui est parvenu à subsister en restant à l’écart des conflits, loin à l’est du continent, derrière le royaume triton. Combien de temps supplémentaire parviendra-t-il à survivre dans l’impitoyable Petit Monde, telle est la question.
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Très sympa Jehan comme rapport, c'est à la fois plaisant à lire tout en permettant au connaisseur de visualiser précisément la partie.

Vous êtes mûrs pour tester Underground si ce n'est pas fait.
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Merci ! Nous avons déjà testé Underground, Skarn a même fait un résumé de la dernière partie. J’aime bien mais je trouve que les reliques rendent les parties parfoits trop aléatoires.
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Ah mais oui c'est vrai. Le CR de Skarn aussi était fleuri d'ailleurs.
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Je suis passé par de multiples incarnations hier, qui se sont toutes distinguées par leur glorieux manque de réussite.

Nous avons d'abord essayé "Gentleman cambrioleur", un jeu rapide, sympa et doté d'un aspect stratégique intéressant. Lors de la première partie, j'étais Arsène lui-même et j'ai plutôt fini dans les choux. Dans la deuxième, j'incarnais Lady je-ne-sais-plus-quoi, qui s'est bien davantage approchée de la victoire, mais s'est faite doubler par un fourbe goitreux.

J'ai ensuite essayé de démontrer qu'il était tout à fait possible de gagner en jouant un Seigneur au Disque-Monde, mais ma stratégie pour ce faire a visiblement besoin d'être encore un peu raffinée. La pioche s'est vidée sans que personne ne l'emporte et, en l'absence d'un Commissaire, ça s'est joué aux points. Avec deux emprunts sur le dos et plus un sou vaillant, j'ai fini bon dernier.

Enfin, à Sang Rancune, mon brave nain a été la victime de compagnons particulièrement amoraux, qui lui faisaient des croche-pieds et lui volaient fourbement les objets magiques qu'il avait eu la prévoyance d'emporter. En butte à tant de méchanceté, il s'est réfugié dans l'alcool de champignon, avec pour conséquence qu'il n'a pas tué un seul des neuf monstres qui se sont succédés et qu'il n'était plus très flambant en fin de partie.
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A lundi ! Smile
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Bon j'ai fini dernier au 1er jeu (lord of deepwater ou un truc dans le genre) mais je suis content de mes armées de Géants et d'Hommes Rats qui me font atteindre un score honorable (bien loin de certains dont je tairais le nom :p)
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Cette après-midi jeu a été bien meilleure que la soirée de la semaine dernière, puisque j'ai réussi à gagner un peu.

Ca ne commençait pourtant pas au mieux, puisque je me suis colossalement ramassé à Smash-Up. Pour une fois, ce n'était même pas uniquement à cause de mes stratégies incompétentes : mes mages jardiniers avaient tout simplement oublié qu'on ne remporte pas une partie juste en jetant des sorts. J'avais une tripotée de cartes Actions permettant de jouer plus d'une créature par tour... mais je n'avais pas de cartes Créatures.

Nous avons ensuite essayé "Lords of Waterdeep", un jeu que j'ai trouvé sympa. Ma drow a délégué une pléthore d'aventuriers pour accomplir des quêtes religieuses ou ésotériques. Elle a arraché la victoire de justesse, grâce à la sage précaution qu'elle avait prise de saboter le seigneur de Skarn en lui refilant des quêtes pourries.

Nous avons ensuite fait un SmallWorld, un jeu qui me réussit à peu près autant que Smash-Up. Je me suis amusé en début de partie à taper sur les autres avec mes orcs berserkers et j'ai réalisé un peu tardivement que ça ne rapportait pas tant de points que ça. Les mages marécageux qui leur ont succédé n'ont pas suffit à rattraper le coup et j'ai fini de loin dernier.

A Catane, il y a longuement eu une pénurie d'argile et plus encore de laine. Je n'ai pas été bien performant dans l'ensemble. Côté statistiques, il convient de saluer la prouesse de Jehan, qui a réussi à tirer au moins trois 2 d'affilée en lançant deux dés.

Au Poker des Cafards, j'ai réussi à arracher la victoire, même si ça a été un peu juste.

Enfin, Skarn et moi avons participé à une partie de Shadow Hunters à huit. J'incarnais le loup-garou et, avec mes collègues "Shadow", nous avons massacré sans trop de mal deux des "Hunters". Le dernier s'est révélé nettement plus hargneux et m'a fait la peau (aidé en cela par une panoplie d'armes pour le moins impressionnante) ; heureusement, mes deux collègues ont réussi à l'occire ensuite, m'offrant ainsi une victoire posthume. Skarn, de son côté, jouait un personnage neutre dont l'ambition folle et unique était de survivre jusqu'à ce que l'un des autres camps en présence l'emporte. Il n'a pas tout à fait réussi.
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À Lord of Waterdeep, mon capitaine de la garde me paraissait bien parti avec sa mainmise sur toutes les affaires louches de la ville, mais sa hiérarchie décida étrangement de lui assigner une pluie de missions urgentes et fortement coûteuses en plein milieu de ses ultimes tractations, l'empêchant ainsi de conclure en beauté.

À Smallworld, mes paysans troglodytes furent tout d'abord victimes d'un sort d'amnésie, qui leur fit temporairement oublier leur propre pouvoir. Ils se rattrapèrent cependant par la suite, grâce au soutien massif d'une imposante armée de sorcies forestiers, dont les puissants enchantements convertirent à leur cause de nombreux homme-rats, squelettes, orcs et autres trolls. Mais cela fut insuffisant pour contrer l'alliance impie des amazones marines, des zombies ancestraux et de l'armée troll.

À Catane, malgré les efforts louables de Jehan pour faire produire massivement mes moutons en tirant un 2 avec deux dés à six faces à chaque tour, je fus facilement éliminé par les capacités commerciales de Salla, qui contrôlait l'économie via son imposant réseau routier et portuaire.

À Shadow Hunters, j'incarnais une frêle étudiante qui se trouvait simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Un chasseur de monstres, possédé par un sabre maudit, manqua de me faire la peau dès de le début, et blessa de même un de ses alliés. Je me réfugiais alors dans les bras d'un loup-garou sans chemise et d'un vampire brillant au soleil, qui éliminèrent sans mal mon agresseur et son compère fortement endommagé. Mais, las, suivant le principe de la Conversation du Ninjutsu, le dernier chasseur survivant se révèla aussi fort que tous les monstres réunis, et mon innocente jeune fille, qui n'avait pourtant rien fait de mal (est-ce que soigner un lycantrophe et voler la tronçonneuse d'un gentil peuvent réellement être considérés comme répréhensibles ? Je voulais juste les aider à vivre en paix !), fut réduite en charpie par ce démon vengeur armé jusqu'aux dents.

Assez bizaremment, j'ai le souvenir d'une séance finalement très coopérative, avec très peu de trahisons et beaucoup d'échanges et d'entraides (ressources à Waterdeep et Catanane, alliances à Shadow Hunters...).
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Oui Dans lord waterdeep j'avais que des intrigues moisies ou mes adversaires gagnaient des trucs si je m'en servait donc j'ai du zapper cette stratégie, a part une mission que j'ai donné au hasard a Skarn et un peu de sous a Jehan. Même pas un petit poignard dans le dos... Tongue
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Nous avons essayé Evo, un jeu que j'ai trouvé sympa et bien équilibré. Le hasard joue un rôle qui n'est pas excessif. Le système des enchères est bien pensé. J'ai réussi à gagner, grâce au fait que mes quatre concurrents m'ont laissé tranquilles la plupart du temps (Alendir est venu me casser les pieds au dernier tour avec ses diplodocus cornus, mais il était heureusement trop tard).

A Room 25, j'ai une nouvelle fois poussé Salla dans une chambre de désintégration... mais cette fois-ci, c'était moi le gardien. Je prenais un risque, parce qu'il y avait tout de même une chance sur cinq qu'il soit un collègue. Mais ce n'était pas le cas et nous nous sommes retrouvé à deux gardiens contre deux détenus, ce qui nous garantissait presque certainement la victoire (d'autant que j'ai vite repéré la salle 25).

Pour compenser ces deux victoires, j'ai fini dernier à 7 Wonders et été éliminé le premier au Poker des Cafards.
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Hier, nous avons donc décidé de créer chacun de notre côté des dinosaures génétiquement modifiés, puis de les mettre tous ensemble sur une toute petite île et de laisser faire la sélection naturelle jusqu'à que se démarque le dinosaure ultime !

Fidèle à son habitude, Alendir a couvert ses protégés de crocs, de griffes, de cornes, de plaques osseuses, créant de véritables monstres assoiffés de sang qui ont fait régner la terreur durant toute la partie. Salla a fait des dinosaures-lapins, qui pondaient plein d'oeufs partout, et Jehan de très agressifs dinosaures caméléons. J'ai personnellement opté pour des dinosaures-cafards, virtuellement increvables, qui se baladaient dans les montagnes gelées en plein hiver, et dans le désert au milieu de l'été. Les dinosaures psychiques d'Outremer ont cependant mis la raclé à tout ce beau monde. Non seulement, ils pouvaient prévoir l'avenir, agissaient toujours avec un temps d'avance, mais, surtout, leur discret pouvoir de suggestion a fait que nous les avons laissé tranquille durant tout le début de la partie, préférant nous marcher sur les pieds plutôt que d'aller les déranger.

Ensuite, nouvelle partie de Room 25. Outremer a encore une fois brillé en éliminant un des gentils dès le deuxième tour, avant de s'allier à son collègue Jehan pour nous finir. À deux contre deux, malgré notre résistance désespérée, la défaite était inéluctable.

Après ce massacre, nous avons décidé de refaire les civilisations. Alendir, n'ayant pas eu son quota de sang, a bâti une armée géante dont il s'est servi pour réduire en ruines ses voisins, avant de leur vendre les ressources nécessaires à leur reconstruction. Les spartiates essayèrent bien de l'arrêter, mais leur courage ne suffit pas face à la force du nombre. Cependant, la victoire finale fut remportée par les philosophes gorgés de savoir, malgré la concurrence féroce des nécromanciens d'Halicarnase pour acquérir les secrets de la science.

En dernière instance, Outremer fut dévoré par une invasion de rats, je fus asphyxié par un nuage de mouches, et une armée de punaises acheva Salla. Nous ne savons toujours pas ce qui a poussé Jehan à nous balancer toute cette vermine dessus.

PS : Je crois que ce sujet a la palme du forum du titre le plus obsolète.
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EVO je l'ai, on y joue régulièrement.
Mais dans la même catégorie et du même auteur, je préfère Smallworld ou Olympos. Les tours sont un peu répétitifs et ce n'est pas assez violent à mon goût dans le sens où on n'a pas souvent intérêt à embêter les autres (hormis partir sur une stratégie full cornes, et encore).
Mais bon, je ne refuse jamais une partie...
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On essaie de me faire passer pour quelqu'un de violent, mais je n'ai fait qu'utiliser au mieux les cartes que j'avais en main =)
[Image: litteraction5.png]Littéraction.fr
Le site de livres-jeux dont VOUS êtes l'auteur !
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