Il y a 8 heures
(Modification du message : Il y a 1 heure par grattepapier.)
(Il y a 10 heures)Lady V a écrit : La famille… un thème récurrent chez grattepapier.
La famille et la place du héros au sein de cette famille. Le veuf dans Froides Latitudes, la fiancée et l’honneur à laver dans A vendetta, l’écartèlement entre deux familles dans cette AVH.
La famille et le sens du devoir. Et c’est d’ailleurs dans cette AVH que ce thème est le plus profondément traité.
Je ne vais pas te contredire là dessus ! Comme je l'avais écrit récemment, chacun creuse ses obsessions !
... et encore, tu oublies le plébéien qui doit sauver sa famille des griffes d'un usurier dans "Dans l'ombre des sept collines" et le conflit entre les deux frères jumeaux qui lance tout l'histoire mythologique dans "Conte du Griot Céleste" !
Par ailleurs, effectivement "A la lisière du monde" est sans doute mon AVH qui creuse le plus le sillon du drame familial (voire oedipien !)
Bien vu :-)
(Il y a 10 heures)Lady V a écrit : Un développement m’a fait tiquer :
Sur ce point, je ne pense pas me tromper et vais t'apporter quelques précisions historiques :
Citation :Suite aux remarques sur ton style, grattepapier, je me lance dans une petite analyse…
Pour moi, tu es un auteur qui décrit. Ainsi, par exemple, dans tout le passage de l’introduction qui raconte le rapt de Pierre-Noël, tu n’énumères que des actions. Il se passe ceci, puis cela. Marguerite fait ça. Michel fait ceci. Les Iroquois font ça. Je remarque… J’aperçois… Alors que les moments sont très intenses (rapt puis torture), à aucun moment tu écris ce que ressentent Pierre-Noël ou Jean-Baptiste (les hurlements de Jean-Baptiste. Jean-Baptiste pleure, supplie, appelle sa mère. Jean-Baptiste s’est évanoui : encore des faits).
Tu es un auteur « du dehors ». Tu n’entres pas dans l’intimité des personnages.
C’est ton style. Il plaît à certains, d’autres trouveront qu’il y manque quelque chose. Qu’importe ! C’est ton style : il est précieux !
Je ne sais pas trop quoi penser de ton analyse. Sans doute as-tu raison, d'une certaine façon... On pourrait sans doute trouver des tas d'auteurs qui se "contentent" de "décrire" et le font suffisamment bien pour donner à comprendre les émotions des personnages.
Ceci dit, il y a quand même certains endroits de l'AVH, où Pierre-Noël évoque son intériorité, par exemple sa nostalgie et son spleen quand il revient du comptoir anglais ou son angoisse quand il traverse un territoire ennemi et craint une attaque, ou encore sa colère et sa haine envers son demi-frère.
Par ailleurs, dans un LDVELH ou une AVH, il est courant de proposer au lecteur un personnage joueur relativement neutre émotionnellement pour que le lecteur puisse s'identifier à lui et y plaquer ses propres sentiments. C'est d'autant plus important dans cette AVH où le lecteur peut faire certains choix émotionnels ou moraux (par exemple secourir ou non son demi-frère quand celui-ci est sur le poteau de torture).
Concernant le prologue, il m'a semblé que les faits présentés étaient suffisamment forts et choquants pour le lecteur pour que je n'ai pas besoin d'en faire des tonnes dans le registre des émotions. Le lecteur peut facilement imaginer l'état mental des deux français dans cette situation... Présenter les faits bruts dans toute leur brutalité, sans y rajouter une couche de morale ou d'émotion, me paraissait la manière la plus efficace de choquer le lecteur.
Citation :Quoi qu’il en soit, cette AVH offre une diversité de situations et des choix intéressants, décrit la vie et ses enjeux à cette époque sans lourdeur, amène des combats comme je les aime (rapides et scénarisés), son style est fluide… Brefs, elle regorge de qualités !
Merci beaucoup pour ton retour Lady V, et content que cette histoire t'ait plue !
