Hier, 06:56
(Modification du message : Hier, 10:56 par grattepapier.)
Attention, ce retour est susceptible de contenir des spoilers :
AVH jouée de multiples fois, au début à la loyale (j'ai atteint d'abord une fin mitigée, le roi sanguinaire devenant un juste un roi incompétent, puis mon onguent a été refusé car mal odorant) puis en trichant de plus en plus (ce qui m'a permis de découvrir les deux fins cachées et les moyens d'y parvenir*).
*
Cette AVH présente pas mal de similitudes avec les 2 précédents oeuvres ("Traité sur l'expérience divinatoire à propos du vampyre surnommé Le Valèque
" et "L'Androïde d'Albert le Grand") du même auteur :
- un certain goût pour les vieilles "sciences" occultes : divination, alchimie, magie, potions...
- une présentation particulièrement soignée, tant au niveau de la mise en page, de la typographie que de l'iconographie (superbes illustrations qu'on devine dénichées dans quelques recoins obscures de Gallica)
- une multitude de fins (je pensais qu'il y en avait une dizaine... mais s'il y en a 17/50 le record de "Consomption" de Caithness a été battue !) plus ou moins faciles à débloquer (dont 2 cachées où il faut tricher)
- le souhait de proposer un gameplay original et bien équilibré, au dosage particulièrement précis
A ma toute première lecture du Prologue, l'absence de motivation vraiment personnelle (type vengeance suite au meurtre d'un proche) si ce n'est la haine de la tyrannie, pour expliquer cette envie de régicide m'a un peu étonné, tout comme l'emploi d'un vocabulaire moderne (par exemple "la résistance"), mais il s'agissait seulement de l'expression de mes goûts personnels : dans le cadre d'une AVH humoristique, ce type de légèreté et de décalage est habituelle et même surement souhaitable. Un ton réaliste et dramatique aurait été contreproductif en termes d'humour.
A ce propos, j'ai lu que l'auteur, dans ses réponses, citait l'humour d'Adams et de K Jerome dans ses commentaires et cela ne m'a pas étonné, car en lisant les innombrables digressions humoristiques sur l'origine de tel ou tel ingrédient (mention spéciale pour 'la moelle de nécromants" !), j'ai tout de suite pensé à celles de "Trois hommes dans un bateau".
On se prend donc rapidement au jeu de cette fabrication d'onguent supposée débarrasser la population de son roi sanguinaire, en essayant de trouver la formule idéale, celle qui sent assez bon pour plaire aux gouteurs du roi mais qui sera assez nocive pour avoir la peau de celui-ci.
Cela en devient même assez jubilatoire (même si c'est totalement immoral) d'être dans la peau d'une empoisonneuse ("tiens si je rajoutais un peu de graisse de dragon, est-ce que cela ferait pas un poison un peu plus violent ?")
La multiplicité et la variété des fins concluent agréablement cette AVH, et est clairement l'un de ses points forts, tant nos expérimentations peuvent avoir des effets inattendus et puissants.
Merci pour cette agréable expérience de lecture-jeu, Feldo, et bravo pour l'alchimie (encore elle !) de ton AVH qui combine humour, gameplay sophistiqué et rejouabilité.
AVH jouée de multiples fois, au début à la loyale (j'ai atteint d'abord une fin mitigée, le roi sanguinaire devenant un juste un roi incompétent, puis mon onguent a été refusé car mal odorant) puis en trichant de plus en plus (ce qui m'a permis de découvrir les deux fins cachées et les moyens d'y parvenir*).
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Cette AVH présente pas mal de similitudes avec les 2 précédents oeuvres ("Traité sur l'expérience divinatoire à propos du vampyre surnommé Le Valèque
" et "L'Androïde d'Albert le Grand") du même auteur :
- un certain goût pour les vieilles "sciences" occultes : divination, alchimie, magie, potions...
- une présentation particulièrement soignée, tant au niveau de la mise en page, de la typographie que de l'iconographie (superbes illustrations qu'on devine dénichées dans quelques recoins obscures de Gallica)
- une multitude de fins (je pensais qu'il y en avait une dizaine... mais s'il y en a 17/50 le record de "Consomption" de Caithness a été battue !) plus ou moins faciles à débloquer (dont 2 cachées où il faut tricher)
- le souhait de proposer un gameplay original et bien équilibré, au dosage particulièrement précis
A ma toute première lecture du Prologue, l'absence de motivation vraiment personnelle (type vengeance suite au meurtre d'un proche) si ce n'est la haine de la tyrannie, pour expliquer cette envie de régicide m'a un peu étonné, tout comme l'emploi d'un vocabulaire moderne (par exemple "la résistance"), mais il s'agissait seulement de l'expression de mes goûts personnels : dans le cadre d'une AVH humoristique, ce type de légèreté et de décalage est habituelle et même surement souhaitable. Un ton réaliste et dramatique aurait été contreproductif en termes d'humour.
A ce propos, j'ai lu que l'auteur, dans ses réponses, citait l'humour d'Adams et de K Jerome dans ses commentaires et cela ne m'a pas étonné, car en lisant les innombrables digressions humoristiques sur l'origine de tel ou tel ingrédient (mention spéciale pour 'la moelle de nécromants" !), j'ai tout de suite pensé à celles de "Trois hommes dans un bateau".
On se prend donc rapidement au jeu de cette fabrication d'onguent supposée débarrasser la population de son roi sanguinaire, en essayant de trouver la formule idéale, celle qui sent assez bon pour plaire aux gouteurs du roi mais qui sera assez nocive pour avoir la peau de celui-ci.
Cela en devient même assez jubilatoire (même si c'est totalement immoral) d'être dans la peau d'une empoisonneuse ("tiens si je rajoutais un peu de graisse de dragon, est-ce que cela ferait pas un poison un peu plus violent ?")
La multiplicité et la variété des fins concluent agréablement cette AVH, et est clairement l'un de ses points forts, tant nos expérimentations peuvent avoir des effets inattendus et puissants.
Merci pour cette agréable expérience de lecture-jeu, Feldo, et bravo pour l'alchimie (encore elle !) de ton AVH qui combine humour, gameplay sophistiqué et rejouabilité.

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