je reprends le fil de cette discussion, qui a près d'un an, pour ajouter deux ou trois choses, à la suite de diverses recherches et prises de renseignements
m'est avis que ça va être long, aussi armez-vous de courage et de temps pour tout parcourir, mais je pense, même si vous êtes déjà, pour beaucoup d'entre vous, au fait de plein de choses (et pardonnnez-moi de tout expliciter si vous maîtrisez déjà le sujet), que vous apprendrez tout de même des trucs
à l'occasion du concours actuel du Yaz, je me retrouve, comme tout un chacun parmi nous qui souhaite voter, à parcourir les AVH en lice
l'une d'entre elles, dont je tais le titre car là n'est pas le propos, est un tome 2 qui, dès la première page, nous stipule qu'une énigme du tome 1 doit être considérée comme réussie même si l'on n'a pas lu ce fameux premier tome, l'auteur nous offrant donc le mot-code associé, dans la foulée, gratuitement
sympa
certes, mais moi, j'aime bien avoir le sentiment de mériter ce que j'ai (que voulez-vous, quand on a été élevé comme ça...) et, c'est ballot, je ne me souviens plus de cette énigme
aussi, je me dis que je ferais bien, afin d'apprécier le tome 2, de reparcourir le tome 1
parce que j'apprécierais aussi, lorsque je publierai mon propre tome 2 (durant la décennie prochaine, si je continue comme ça...), que mes lecteurs fassent de même, choisissent de reprendre l'aventure au départ pour faire évoluer leur héros sur l'ensemble des deux tomes, pour aussi en apprécier la continuité, la globalité (je sais, ça augmente la lecture d'autant, mais on ne se refait pas...)
comme je ne détiens plus le PDF de ce tome 1 et qu'il n'est plus sur Littéraction pour cause d'édition papier, je mets de côté le tome 2 et entame une autre AVH, tout en lançant dans le même temps des bouteilles à la mer et en espérant récupérer sans trop d'attente ce fameux tome 1, si c'est toujours possible
et puis sinon, ben tant pis, ça tronquera mon plaisir du jeu, ou bien alors je l'achèterai, au pire, pourquoi pas, il doit bien se trouver quelque part en ligne
eh bien tenez-vous bien (tenez-vous mieux, merci Pierre), ils sont nombreux, ceux qui me l'ont proposé dans la foulée, ce tome 1 ! et même, accrochez-vous, une connaissance d'une connaissance qui, paraît-il, affirme qu'il peut être envoyé imprimé par les bons soins d'un membre du groupe Facebook, le fameux groupe qui rassemble tant de milliers de passionnés de LDVELH (de mémoire, plus de 13 ou 14 000, non ?)
n'étant sur aucun réseau social et uniquement sur un seul forum, celui où j'écris actuellement et où vous me lisez un peu plus tard, je me rabats naturellement vers un PDF, pour ma part une solution simple, sans inscription, plus rapide et, ne souhaitant pas supporter des frais d'envoi pour si peu, gratuite (parce que, quitte à débourser, autant que ça aille, même si c'est par définition une petite partie, dans la poche de l'auteur plutôt que dans celle de la Poste et d'un site d'impression pour particuliers)
au final, maintenant que j'ai le tome 1, je vais pouvoir le parcourir, lorque j'aurai fini l'AVH sur laquelle je suis, et ensuite apprécier confortablement le tome 2 en lice pour le concours
mais, une fois passée l'ironie piquante de la situation, je m'interroge
suivez mon raisonnement
revenons en 2021
je suis un jeune (dans le sens débutant, s'entend) auteur (ça reste à prouver) amateur (ça, c'est sûr) de livres-jeux, je n'écris pas bien ni ne sais développer une histoire intéressante ou bien des règles de jeu ludiques
je viens de finir ma première " oeuvre " (je ne mettrai plus les guillemets par la suite, mais considérez qu'ils sont sous-entendus), le Gris mage, au prix d'un nombre incroyable d'heures de labeur, gratuites, non rémunérées, comme ça, par passion, parce que ça m'amuse et je me dis que ça amusera peut-être au moins une personne, quelque part
je suis fier d'avoir mené à terme un projet si énorme pour moi et...
tenez, je vais vous avouer une chose dont j'ai quand même honte aujourd'hui encore : je fais imprimer et relier mon oeuvre, et la poste sous pli à Gallimard !
oui, pas honte, le gars, et bouffi d'orgueil, et d'espoir ^^
bien entendu, Gallimard me répond moins de quinze jours plus tard que je suis bien gentil mais que je suis prié d'aller jouer ailleurs que sur leur paillasson
et que, si je veux récupérer ma soi-disant oeuvre, je dois leur renvoyer, dans un nouveau pli dûment timbré, une troisième enveloppe dûment timbrée adressée à mon huis
à la sortie, cette connerie m'a coûté un fric fou, en plus d'une désillusion effroyable
bon, fin du fun fact, comme on dit, surtout là pour vous faire au moins sourire
je poursuis (cessez de rire, je vous prie, c'est vexant)
alors, bons dieux, mais kesske j'en fais de ce Gris mage, moi, maintenant ? je le range dans mon tiroir des projets avortés ? il doit bien rester une place, en tassant
eh bien non, je retourne sur rdv1, que j'écume depuis plus d'un an en visiteur, principalement pour me donner du courage lors de l'écriture, et je cherche une bouée à laquelle me raccrocher pour ne pas finir noyé dans ma tristesse
et, sur un coup de tête, je saute le pas, je m'inscris, je m'apprête à déposer mon LDVELH amateur qui devient une AVH, sur Littéraction, et qui participera de facto au concours !
joie ! des lecteurs ! pour moi, la vie va commencer ! et par là même, j'oublie ma désillusion récente
mais aussitôt, s'impose à moi le souci du droit d'auteur : j'ai pas fait tout ça pour qu'on me le pique ! je suis sur le point de mettre mon oeuvre sur Littéraction et tout le monde pourra en faire ce qu'il veut !
(oui, toute cette intro fastidieuse pour en arriver enfin au propos... je vous avais prévenu, aussi)
je me renseigne auprès d'un de mes meilleurs potes, avocat pas spécialisé dans le droit intellectuel mais ô combien de bon conseil, comme vous l'allez comprendre
selon Jean-Yves (ah oui, tiens, comme dans Résilience...), deux solutions se proposent à moi
bien sûr, ce dernier est mon choix mais, comme le souligne mon avocat, si le droit européen et surtout, pour le cas qui m'importe, français me reconnaît de facto et dès sa publication mon droit d'auteur sur mon oeuvre, il me faudra pouvoir prouver, le cas échéant, son antériorité à tout souci quant à une atteinte à son intégrité ou concernant une appropriation maligne (impression, récupération, changement du texte, que sais-je encore...)
pour ce faire, plusieurs solutions encore
comme je le disais plus haut dans la discussion, en page 2, ce dernier est donc mon choix, qui reste personnel et je l'entends bien
d'autres ne l'ont pas fait, cf le début de la discussion
aussi, à tous ceux qui ne se sont pas posé la question, l'ont éludée, remise à plus tard par flemme ou n'ont pas pris pleine mesure de l'importance de protéger leurs oeuvres :
mais pourquoi donc, me répondrez-vous, pour peu que vous vous en foutiez un peu, ou même beaucoup ?
oh bien sûr, moi-même je risque sûrement moins de voir mon oeuvre pillée que beaucoup d'entre vous, j'ai participé à un Yaz et un mini-Yaz et me suis retrouvé en bas du tableau à chaque fois, à ma juste place : ce n'est pas en priorité moi que l'on souhaite plagier, piller, imprimer dans mon dos, tronquer voire changer mon texte, par rapport à vous autres
continuez à suivre mon raisonnement, j'y viens
mon oeuvre est maintenant protégée par enveloppe e-soleau et je serais presque amusé, friand d'apprendre qu'on me permet d'intenter une juste action en justice (au moins, ça me rembourserait au centuple, que dis-je, plutôt au milluple le prix des enveloppes e-soleau !)
j'ai expliqué cela ici et l'ai aussi explicitement indiqué, rouge sur blanc, sur les pages de présentation de mes deux AVH publiées sur Littéraction
je suis paré, prêt à lâcher les chiens comme dit mon autre meilleur pote Fred (ah oui, tiens, là aussi comme dans Résilience...)
revenons à aujourd'hui
au quotidien, je rentre du boulot, six jours sur sept, généralement en début ou milieu d'après-midi
je mange donc seul, devant un film ou, plus souvent, devant youtube car j'adore apprendre (ouais, je vous raconte encore ma vie mais suivez, au lieu de souffler)
et, entre autres vidéos qui peuvent m'intéresser, je vois passer, il y a un gros mois, celle-ci :
bien entendu, je regarde car ça m'intéresse, ça m'interpelle et en plus j'apprécie ce que produit Ben, même sur sa secondaire
prenez le temps de la visionner, et jusqu'à la fin, de toute façon, un quart d'heure de plus ou de moins, maintenant c'est plus très grave (je vous avais prévenu, aussi...)
c'est bon ?
édifiant ? oui, pour le moins !
certes, il est, dans cette vidéo, question d'une réalité de youtube et seulement de cela
mais là, je m'interroge, encore : et moi, ai-je protégé mon oeuvre de l'action malheureuse d'une IA ? un robot qui se fout éperdument des protections INPI de mes textes ? car enfin, comment attaquer une IA dans une cour de justice ?
...
ouf, bien, à l'évidence, j'ai fait des PDF, mes oeuvres sont protégées
ah oui ? vraiment ?
je commence à me renseigner sur internet à propos d'une manière de rendre infalsifiable un fichier PDF, faire qu'aucun petit malin ne puisse le triturer, le tronquer, etc. dans mon dos
résultat : aucun moyen, tout est crackable ! même si des solutions existent, rien d'insurmontable pour un pirate déterminé
je me doute que vous êtes nombreux à rire à cet instant de ma naïveté, mais pour moi, c'est un choc à ce moment-là
j'appelle alors mon pote Fred, qui est développeur et travaille dans une boîte sur Paris qui a créé une IA pro à l'usage des avocats (qui, bientôt, n'existeront plus) et lui expose mon questionnement
il me confirme bien ce constat alarmant : toutes les protections que je peux appliquer sur mes textes sont crackables par n'importe quel déterminé (à peu près sic : je prends ton PDF, je vais sur ilovepdf et j'enlève tes protections l'une après l'autre en quelques secondes et, une fois devant ton ultime version, la jpeg, je demande à chat-gpt de me l'extraire en word), ça ne sert donc à rien d'espérer contrer une action maligne envers mes textes, le seul moyen est de les déposer, par exemple auprès de l'INPI par e-soleau (on y revient, il faut dire que nous avions tous deux le même avocat
)
mais, rajoute-t-il, face à une action intrusive d'IA, le fait d'appliquer plusieurs actions conjointes au moins la freinera même si, déjà, elle a un pied dans la porte et actuellement force pour l'ouvrir totalement
et voilà où je voulais en venir, certes en étirant au possible mon propos, histoire de vous mettre dans l'ambiance :
car là est le bât, qui blesse : nos oeuvres sont, de notre plein gré, à disposition d'autrui, en libre accès, sous notre nom, et une IA peut tout nous y faire dire puis le diffuser
prenez-vous conscience du souci, qui est imminent si le monde dans lequel nous vivons, déjà terriblement anxiogène avec ces présomptions de dégradation mondiale pas seulement alarmistes, continue, à l'évidence, sur sa lancée en roue libre ?
mais cela n'empêche ce constat qu'il faut mesurer et choisir de contrer : rester maître de nos écrits
alors, comment rendre la vie pénible à une IA ? en combinant plusieurs techniques, fastidieuses certes :
bon, voilà, je vous ai bien tenu la grappe, mais ça me semblait important de vous faire part de tout cela (et désolé pour ceux qui savaient déjà tout ça)(vous auriez pu m'en parler, aussi...)
m'est avis que ça va être long, aussi armez-vous de courage et de temps pour tout parcourir, mais je pense, même si vous êtes déjà, pour beaucoup d'entre vous, au fait de plein de choses (et pardonnnez-moi de tout expliciter si vous maîtrisez déjà le sujet), que vous apprendrez tout de même des trucs
à l'occasion du concours actuel du Yaz, je me retrouve, comme tout un chacun parmi nous qui souhaite voter, à parcourir les AVH en lice
l'une d'entre elles, dont je tais le titre car là n'est pas le propos, est un tome 2 qui, dès la première page, nous stipule qu'une énigme du tome 1 doit être considérée comme réussie même si l'on n'a pas lu ce fameux premier tome, l'auteur nous offrant donc le mot-code associé, dans la foulée, gratuitement
sympa
certes, mais moi, j'aime bien avoir le sentiment de mériter ce que j'ai (que voulez-vous, quand on a été élevé comme ça...) et, c'est ballot, je ne me souviens plus de cette énigme
aussi, je me dis que je ferais bien, afin d'apprécier le tome 2, de reparcourir le tome 1
parce que j'apprécierais aussi, lorsque je publierai mon propre tome 2 (durant la décennie prochaine, si je continue comme ça...), que mes lecteurs fassent de même, choisissent de reprendre l'aventure au départ pour faire évoluer leur héros sur l'ensemble des deux tomes, pour aussi en apprécier la continuité, la globalité (je sais, ça augmente la lecture d'autant, mais on ne se refait pas...)
comme je ne détiens plus le PDF de ce tome 1 et qu'il n'est plus sur Littéraction pour cause d'édition papier, je mets de côté le tome 2 et entame une autre AVH, tout en lançant dans le même temps des bouteilles à la mer et en espérant récupérer sans trop d'attente ce fameux tome 1, si c'est toujours possible
et puis sinon, ben tant pis, ça tronquera mon plaisir du jeu, ou bien alors je l'achèterai, au pire, pourquoi pas, il doit bien se trouver quelque part en ligne
eh bien tenez-vous bien (tenez-vous mieux, merci Pierre), ils sont nombreux, ceux qui me l'ont proposé dans la foulée, ce tome 1 ! et même, accrochez-vous, une connaissance d'une connaissance qui, paraît-il, affirme qu'il peut être envoyé imprimé par les bons soins d'un membre du groupe Facebook, le fameux groupe qui rassemble tant de milliers de passionnés de LDVELH (de mémoire, plus de 13 ou 14 000, non ?)
n'étant sur aucun réseau social et uniquement sur un seul forum, celui où j'écris actuellement et où vous me lisez un peu plus tard, je me rabats naturellement vers un PDF, pour ma part une solution simple, sans inscription, plus rapide et, ne souhaitant pas supporter des frais d'envoi pour si peu, gratuite (parce que, quitte à débourser, autant que ça aille, même si c'est par définition une petite partie, dans la poche de l'auteur plutôt que dans celle de la Poste et d'un site d'impression pour particuliers)
au final, maintenant que j'ai le tome 1, je vais pouvoir le parcourir, lorque j'aurai fini l'AVH sur laquelle je suis, et ensuite apprécier confortablement le tome 2 en lice pour le concours
mais, une fois passée l'ironie piquante de la situation, je m'interroge
suivez mon raisonnement
revenons en 2021
je suis un jeune (dans le sens débutant, s'entend) auteur (ça reste à prouver) amateur (ça, c'est sûr) de livres-jeux, je n'écris pas bien ni ne sais développer une histoire intéressante ou bien des règles de jeu ludiques
je viens de finir ma première " oeuvre " (je ne mettrai plus les guillemets par la suite, mais considérez qu'ils sont sous-entendus), le Gris mage, au prix d'un nombre incroyable d'heures de labeur, gratuites, non rémunérées, comme ça, par passion, parce que ça m'amuse et je me dis que ça amusera peut-être au moins une personne, quelque part
je suis fier d'avoir mené à terme un projet si énorme pour moi et...
tenez, je vais vous avouer une chose dont j'ai quand même honte aujourd'hui encore : je fais imprimer et relier mon oeuvre, et la poste sous pli à Gallimard !
oui, pas honte, le gars, et bouffi d'orgueil, et d'espoir ^^
bien entendu, Gallimard me répond moins de quinze jours plus tard que je suis bien gentil mais que je suis prié d'aller jouer ailleurs que sur leur paillasson
et que, si je veux récupérer ma soi-disant oeuvre, je dois leur renvoyer, dans un nouveau pli dûment timbré, une troisième enveloppe dûment timbrée adressée à mon huis
à la sortie, cette connerie m'a coûté un fric fou, en plus d'une désillusion effroyable
bon, fin du fun fact, comme on dit, surtout là pour vous faire au moins sourire
je poursuis (cessez de rire, je vous prie, c'est vexant)
alors, bons dieux, mais kesske j'en fais de ce Gris mage, moi, maintenant ? je le range dans mon tiroir des projets avortés ? il doit bien rester une place, en tassant
eh bien non, je retourne sur rdv1, que j'écume depuis plus d'un an en visiteur, principalement pour me donner du courage lors de l'écriture, et je cherche une bouée à laquelle me raccrocher pour ne pas finir noyé dans ma tristesse
et, sur un coup de tête, je saute le pas, je m'inscris, je m'apprête à déposer mon LDVELH amateur qui devient une AVH, sur Littéraction, et qui participera de facto au concours !
joie ! des lecteurs ! pour moi, la vie va commencer ! et par là même, j'oublie ma désillusion récente
mais aussitôt, s'impose à moi le souci du droit d'auteur : j'ai pas fait tout ça pour qu'on me le pique ! je suis sur le point de mettre mon oeuvre sur Littéraction et tout le monde pourra en faire ce qu'il veut !
(oui, toute cette intro fastidieuse pour en arriver enfin au propos... je vous avais prévenu, aussi)
je me renseigne auprès d'un de mes meilleurs potes, avocat pas spécialisé dans le droit intellectuel mais ô combien de bon conseil, comme vous l'allez comprendre
selon Jean-Yves (ah oui, tiens, comme dans Résilience...), deux solutions se proposent à moi
- ou j'abandonne mon droit d'auteur et, dans le même temps, toute maîtrise de mon oeuvre
- ou (parce qu'il faut pas déconner non plus, vu tout le boulot abattu) je le conserve jalousement, mon droit d'auteur
bien sûr, ce dernier est mon choix mais, comme le souligne mon avocat, si le droit européen et surtout, pour le cas qui m'importe, français me reconnaît de facto et dès sa publication mon droit d'auteur sur mon oeuvre, il me faudra pouvoir prouver, le cas échéant, son antériorité à tout souci quant à une atteinte à son intégrité ou concernant une appropriation maligne (impression, récupération, changement du texte, que sais-je encore...)
pour ce faire, plusieurs solutions encore
- ou m'éditer à compte d'auteur, même pour un seul exemplaire, afin de récupérer un ISBN, mais je ne sais comment faire, où m'adresser et en ai-je seulement les capacités et les moyens... et puis je l'ai déjà imprimé, ça suffit les conneries
- ou m'envoyer mon oeuvre à moi-même en recommandé, ou le fichier à moi-même par mail prioritaire, le pli restant cacheté ou le mail archivé précieusement, c'est la technique du " mail to self " qui s'avère la plus simple mais qui présente une limite : une fois décachetée devant un juge, l'enveloppe ne prouve plus rien la fois suivante (bien qu'il y ait jurisprudence reprenant les termes de la première affaire pour statuer de la seconde, mais c'est trop technique pour mon entendement) et dans l'autre cas, le mail archivé perd cette priorisation car les dates pourraient être falsifiées (là aussi, ça me dépasse)
- me tourner vers un huissier ou un notaire, bien sûr, mais avec le prix que cela signifie
- ou enfin, déposer l'oeuvre, c'est-à-dire presque comme un dépôt de marque, de brevet ou de prototype, auprès de l'INPI par enveloppe e-soleau
comme je le disais plus haut dans la discussion, en page 2, ce dernier est donc mon choix, qui reste personnel et je l'entends bien
d'autres ne l'ont pas fait, cf le début de la discussion
aussi, à tous ceux qui ne se sont pas posé la question, l'ont éludée, remise à plus tard par flemme ou n'ont pas pris pleine mesure de l'importance de protéger leurs oeuvres :
Protégez tout ce que vous publiez, que ce soit sous votre nom ou un pseudo (qui n'en est plus un sur internet...) !
mais pourquoi donc, me répondrez-vous, pour peu que vous vous en foutiez un peu, ou même beaucoup ?
oh bien sûr, moi-même je risque sûrement moins de voir mon oeuvre pillée que beaucoup d'entre vous, j'ai participé à un Yaz et un mini-Yaz et me suis retrouvé en bas du tableau à chaque fois, à ma juste place : ce n'est pas en priorité moi que l'on souhaite plagier, piller, imprimer dans mon dos, tronquer voire changer mon texte, par rapport à vous autres
continuez à suivre mon raisonnement, j'y viens
mon oeuvre est maintenant protégée par enveloppe e-soleau et je serais presque amusé, friand d'apprendre qu'on me permet d'intenter une juste action en justice (au moins, ça me rembourserait au centuple, que dis-je, plutôt au milluple le prix des enveloppes e-soleau !)
j'ai expliqué cela ici et l'ai aussi explicitement indiqué, rouge sur blanc, sur les pages de présentation de mes deux AVH publiées sur Littéraction
je suis paré, prêt à lâcher les chiens comme dit mon autre meilleur pote Fred (ah oui, tiens, là aussi comme dans Résilience...)
revenons à aujourd'hui
au quotidien, je rentre du boulot, six jours sur sept, généralement en début ou milieu d'après-midi
je mange donc seul, devant un film ou, plus souvent, devant youtube car j'adore apprendre (ouais, je vous raconte encore ma vie mais suivez, au lieu de souffler)
et, entre autres vidéos qui peuvent m'intéresser, je vois passer, il y a un gros mois, celle-ci :
bien entendu, je regarde car ça m'intéresse, ça m'interpelle et en plus j'apprécie ce que produit Ben, même sur sa secondaire
prenez le temps de la visionner, et jusqu'à la fin, de toute façon, un quart d'heure de plus ou de moins, maintenant c'est plus très grave (je vous avais prévenu, aussi...)
c'est bon ?
édifiant ? oui, pour le moins !
certes, il est, dans cette vidéo, question d'une réalité de youtube et seulement de cela
mais là, je m'interroge, encore : et moi, ai-je protégé mon oeuvre de l'action malheureuse d'une IA ? un robot qui se fout éperdument des protections INPI de mes textes ? car enfin, comment attaquer une IA dans une cour de justice ?
...
ouf, bien, à l'évidence, j'ai fait des PDF, mes oeuvres sont protégées
ah oui ? vraiment ?
je commence à me renseigner sur internet à propos d'une manière de rendre infalsifiable un fichier PDF, faire qu'aucun petit malin ne puisse le triturer, le tronquer, etc. dans mon dos
résultat : aucun moyen, tout est crackable ! même si des solutions existent, rien d'insurmontable pour un pirate déterminé
je me doute que vous êtes nombreux à rire à cet instant de ma naïveté, mais pour moi, c'est un choc à ce moment-là
j'appelle alors mon pote Fred, qui est développeur et travaille dans une boîte sur Paris qui a créé une IA pro à l'usage des avocats (qui, bientôt, n'existeront plus) et lui expose mon questionnement
il me confirme bien ce constat alarmant : toutes les protections que je peux appliquer sur mes textes sont crackables par n'importe quel déterminé (à peu près sic : je prends ton PDF, je vais sur ilovepdf et j'enlève tes protections l'une après l'autre en quelques secondes et, une fois devant ton ultime version, la jpeg, je demande à chat-gpt de me l'extraire en word), ça ne sert donc à rien d'espérer contrer une action maligne envers mes textes, le seul moyen est de les déposer, par exemple auprès de l'INPI par e-soleau (on y revient, il faut dire que nous avions tous deux le même avocat
mais, rajoute-t-il, face à une action intrusive d'IA, le fait d'appliquer plusieurs actions conjointes au moins la freinera même si, déjà, elle a un pied dans la porte et actuellement force pour l'ouvrir totalement
et voilà où je voulais en venir, certes en étirant au possible mon propos, histoire de vous mettre dans l'ambiance :
Protégez tout ce que vous publiez !
Contre l'action d'un déterminé qui souhaite imprimer ou s'accaparer votre oeuvre !
Mais aussi contre l'action d'une IA qui souhaite, d'elle-même, tronquer votre oeuvre ou la réécrire pour en changer le propos, toujours sous votre nom !
car là est le bât, qui blesse : nos oeuvres sont, de notre plein gré, à disposition d'autrui, en libre accès, sous notre nom, et une IA peut tout nous y faire dire puis le diffuser
prenez-vous conscience du souci, qui est imminent si le monde dans lequel nous vivons, déjà terriblement anxiogène avec ces présomptions de dégradation mondiale pas seulement alarmistes, continue, à l'évidence, sur sa lancée en roue libre ?
mais cela n'empêche ce constat qu'il faut mesurer et choisir de contrer : rester maître de nos écrits
alors, comment rendre la vie pénible à une IA ? en combinant plusieurs techniques, fastidieuses certes :
- aplatir le PDF (en gros, parce que moi aussi j'ai du mal, coller tous les filtres appliqués à la page pour en faire une épaisseur unique)
- considérer qu'un filigrane s'ôte très facilement grâce à ilovepdf, ainsi que toute entête ou pied de page, donc pas la peine
- faire du PDF une image jpeg, par exemple
- de cette image, en refaire un PDF (ce faisant, j'imagine qu'on a perdu les liens cliquables, à tester)(oui mais bon, hein...)
- enfin, ce PDF, le mettre en lecture seule (paramètres) par un mot de passe sur l'édition (parce qu'un mot de passe sur la lecture serait idiot car tout lecteur voulant, de bonne foi, vous lire devra vous demander le mot de passe)
bon, voilà, je vous ai bien tenu la grappe, mais ça me semblait important de vous faire part de tout cela (et désolé pour ceux qui savaient déjà tout ça)(vous auriez pu m'en parler, aussi...)
a'rvi, pa !

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