05/12/2024, 21:02
Je n'ai pas encore été au bout de l'AVH mais je vais me permettre quelques remarques pour rebondir sur les dernières critiques.
D'abord j'apprécie qu'un auteur sorte de sa "zone de confort". C'était déjà le cas pour Le Vecteur XX1et ça l'est encore plus pour la Pagode. Fitz aurait pu faire un Cyclades 2 ou la suite du Sang sous les Vignes, ça aurait très bien fonctionné et j'aurais été content d'ailleurs
Mais c'est cool de voir qu'il a encore envie de tenter des choses.
De ce que j'en lis l'aventure déborde d'amour pour la Chine et oui on n'est parfois pas loin du guide touristique. Et je dois avouer qu'étant moi-même assez fan de l'Asie et de la culture chinoise, il y a beaucoup de passages qui fonctionnent moyennement avec moi, tout simplement parce que je ne peux pas ressentir l'excitation de la découverte pour des traits culturels qui me paraissent une évidence.
Fitz s'attache à la description psychologique des personnages mais ça me paraît moins poussé que dans le Vecteur où j'avais particulièrement apprécié l'immersion dans la peau de l'héroïne et ses rapports avec son entourage. Ici ça ressemble plus à une ambiance type Soufrerole sauf qu'il n'y a pas l'enjeu. C'est vrai que j'ai aussi tendance à confondre les personnages, mais bon je vais pas critiquer vu que dans Liens invalides j'arrivais déjà pas à reconnaître les miens, et j'avais été suffisamment pervers pour en appeler un Pietr et un autre Piotr
Je pense que ça manque de tension, si j'excepte le sprint pour rejoindre l'aréoport qui est une mini-AVH assez géniale à l'intérieur de l'oeuvre. Ce qui fait en général avancer un livre-jeu c'est l'enjeu qui crée une tension psychologique vers le paragraphe suivant. En fait l'enjeu est présent jusqu'au décollage de l'avion et ensuite on se trouve dans une phase d'exploration qui laisse un peu sur sa faim (à ce stade de ma lecture en tous cas).
Il y a en tous cas un truc assez fort en terme d'écriture, c'est qu'on change très souvent de point de vue et les décisions appartiennent tantôt à un personnage, tantôt à un autre. Or cette mécanique inhabituelle passe quasiment inaperçue, c'est extrêmement fluide. Donc cet aspect là est pour moi une réussite. Concernant l'effet des relations entre les différents protagonistes, j'attends de voir sur quoi ça débouche.
D'abord j'apprécie qu'un auteur sorte de sa "zone de confort". C'était déjà le cas pour Le Vecteur XX1et ça l'est encore plus pour la Pagode. Fitz aurait pu faire un Cyclades 2 ou la suite du Sang sous les Vignes, ça aurait très bien fonctionné et j'aurais été content d'ailleurs

De ce que j'en lis l'aventure déborde d'amour pour la Chine et oui on n'est parfois pas loin du guide touristique. Et je dois avouer qu'étant moi-même assez fan de l'Asie et de la culture chinoise, il y a beaucoup de passages qui fonctionnent moyennement avec moi, tout simplement parce que je ne peux pas ressentir l'excitation de la découverte pour des traits culturels qui me paraissent une évidence.
Fitz s'attache à la description psychologique des personnages mais ça me paraît moins poussé que dans le Vecteur où j'avais particulièrement apprécié l'immersion dans la peau de l'héroïne et ses rapports avec son entourage. Ici ça ressemble plus à une ambiance type Soufrerole sauf qu'il n'y a pas l'enjeu. C'est vrai que j'ai aussi tendance à confondre les personnages, mais bon je vais pas critiquer vu que dans Liens invalides j'arrivais déjà pas à reconnaître les miens, et j'avais été suffisamment pervers pour en appeler un Pietr et un autre Piotr

Je pense que ça manque de tension, si j'excepte le sprint pour rejoindre l'aréoport qui est une mini-AVH assez géniale à l'intérieur de l'oeuvre. Ce qui fait en général avancer un livre-jeu c'est l'enjeu qui crée une tension psychologique vers le paragraphe suivant. En fait l'enjeu est présent jusqu'au décollage de l'avion et ensuite on se trouve dans une phase d'exploration qui laisse un peu sur sa faim (à ce stade de ma lecture en tous cas).
Il y a en tous cas un truc assez fort en terme d'écriture, c'est qu'on change très souvent de point de vue et les décisions appartiennent tantôt à un personnage, tantôt à un autre. Or cette mécanique inhabituelle passe quasiment inaperçue, c'est extrêmement fluide. Donc cet aspect là est pour moi une réussite. Concernant l'effet des relations entre les différents protagonistes, j'attends de voir sur quoi ça débouche.