Des news de Scriptarium (Défis Fantastiques, Sorcellerie!, Loup Solitaire)
#46
Tu as raison.
Mais si ça peut te rassurer, nous vérifions, une fois nos relectures faites, si d'autres propositions pourraient être intéressantes (et c'est vrai que ça a été le cas quelquefois, même si nous avons aussi écarté certaines propositions jugées injustifiées), donc la communauté n'est pas oubliée (en plus du fait que notre équipe de relecture est elle-même une partie de ladite communauté Mrgreen ).

Bon, pour Twitter, je viens de comprendre pourquoi ça prend une telle ampleur, c'est parce que ça s'inscrit dans une polémique plus large touchant d'autres éditeurs.
Nous ferons probablement une communication demain, même si je doute que ça serve à quelque chose dans un tel flot négatif.
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#47
Coucou,
sans entrer dans le débat pour Gallimard, il est vrai que les éditeurs payent au rabais
à voir ici : https://www.20minutes.fr/arts-stars/cult...ore-statut
Et l'organisme public Agessa ne fait pas du tout son boulot pour prendre en compte les besoins des auteurs
à voir ici : http://caap.asso.fr/spip.php?article787&...xc6DLp585g

Pour les auteurs, que ce soit en BD ou en livre, c'est la double peine : peu de soutien des éditeurs et quasi pas de soutien de l'Etat.
Résultat : plus de 50% des autrices et auteurs professionnels en dessous du smic, plus de 30% en dessous du seuil de pauvreté. (désolé Scriptarium pour le HS).
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#48
J'ai souligné dans un tweet gentillet le gros boulot de Scriptarium, avant de voir que le fil évoluait étrangement, alors je suis plutôt allé me faire un café.

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#49
On a vu ça, merci à toi d'ailleurs de ne pas avoir ajouté de pathos.
Le gros des propos se comprend, mais ça a pris effectivement vite des proportions dingues, et ces gens font fausse piste. Nous ne piquons le taf d'aucun relecteur classique, et Gallimard Jeunesse est prêt à nous rémunérer.


Merci aussi à Pileouface pour ces liens.
Tu as raison, c'est un problème, et nous nous sommes un peu retrouvés au milieu de ce grand débat de fond, bien involontairement.

Après, nous pouvons aussi nous questionner sur cette question en tant qu'éditeurs. Certes, nous sommes un petit éditeur associatif, mais la question se pose aussi pour nous. La frontière entre passion/bénévolat et volonté légitime de rémunération est difficile à établir, nous avons un vrai travail à conduire nous-mêmes sur ce champ pour améliorer les choses.
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#50
J'ai l'impression que pas mal d'entre eux sont frustrés.

En plus sans le boulot de bénévole de Scriptarium et autres les LDVELH réédités le seraient sans aucune retouche et je ne pense pas qu'un seul de ces détracteurs seraient capables de faire la différence entre un DF et un LS et seraient bien incapable d'équilibrer les combats ou de détecter une erreur de renvoi. Donc laissez les baver de rage inutilement sur ces stupides réseaux dit sociaux et continuez votre excellent travail sans avoir honte. Vous n'avez pas a vous justifier sans cesse face a ces neuneus.
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#51
Albatur a écrit :J'ai l'impression que pas mal d'entre eux sont frustrés.

C'est pas faux, mais pas pour les raisons auxquelles tu penses.

Scriptarium s'est retrouvé, bien malgré eux (même si, avec le recul et en connaissant le contexte actuel, c'était sans doute pas très malin de refuser une rémunération, même symbolique, de la part de Gallimard), sur le chemin d'un des obus de la grande guerre entre auteurs (professionnels) et (gros) éditeurs. En cause, la rémunération des créatifs, que, sans trop de surprise, les premiers voudraient voir monter, et les seconds baisser.

Au cours de cette guerre larvée, qui dure pour ainsi dire depuis plus d'un siècle, mais dont l'intensité a gagné quelques degrés ces dernières années dans un contexte de précarité généralisée (un boulot passion, quand ton taf' alimentaire à côté ne suffit plus à te nourrir, c'est compliqué), le vieux soldat Gallimard n'a pas exactement eu un comportement irréprochable, loin de là.

De façon générale, le vent souffle nettement à l'avantage des (gros) éditeurs pour le moment, les quelques concessions récentes, comme le défraiement des journées de dédicace, ayant été financés par les autres acteurs de la chaîne du livre (libraires, festivals).

Confortés dans leur position dominante, sûrs de leur avantage, ils communiquent donc avec morgue pour bien expliquer qu'ils ne comptent rien changer, que si vous n'êtes pas content c'est pareil, et, bien sûr, que tout ce qu'ils font, c'est uniquement pour la gloire de la littérature et nullement pour le bénéfice du compte en banque de leurs conseils d'administration. D'ailleurs, ces auteurs qui demandent de l'argent pour une tâche aussi noble que l'écriture, est-ce que ce ne serait pas un peu les méchants, les traîtres, les vendus ?

Gallimard (petit-fils) s'est ainsi récemment fendu d'une tribune en ce sens qui a été, dirons-nous, mal accueillie. Dans la foulée, quelqu'un a dû remarquer cet étrange zéro dans les factures à la ligne des correcteurs de LVH et... Boum !
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#52
A la belle bande de gauchistes précaires que vous faites les BAC L, les profs et les artistes ! Mrgreen
Cela dit je m'interroge juste sur un truc : la boutique Scriptarium. Vous ne touchez aucune comm sur les ventes ?
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#53
(09/02/2020, 18:52)Skarn a écrit :
Albatur a écrit :J'ai l'impression que pas mal d'entre eux sont frustrés.

C'est pas faux, mais pas pour les raisons auxquelles tu penses.

Scriptarium s'est retrouvé, bien malgré eux (même si, avec le recul et en connaissant le contexte actuel, c'était sans doute pas très malin de refuser une rémunération, même symbolique, de la part de Gallimard), sur le chemin d'un des obus de la grande guerre entre auteurs (professionnels) et (gros) éditeurs. En cause, la rémunération des créatifs, que, sans trop de surprise, les premiers voudraient voir monter, et les seconds baisser.

Oui enfin sauf que là ils tirent sur les mauvaises personnes.
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#54
Incidemment, c'est quand même extraordinaire qu'un rapport préconise la création d'un "nouveau statut" pour les auteurs, dans un contexte où le gouvernement entend éradiquer tous les statuts existants !
Non pas que je sois contre. Je pense que l'évolution du tout-numérique fragilise d'autant plus les auteurs que leurs oeuvres peuvent être copiées à l'infini (je ne dis pas pirater, notez bien). Personnellement j'étais pour l'idée d'une licence globale, même si c'était plutôt pensé pour la musique ou le cinéma. Faute d'avoir créé cette instance publique, certaines grosses sociétés se sont jetées sur l'idée pour créer des équivalents privés. Netflix après tout ce n'est rien d'autre qu'une forme de licence "globale", en tous cas très large, sauf qu'on se demande bien ce que les auteurs en retirent (j'imagine que ça dépend largement des cas).
Dans la littérature on n'en est pas là, mais on imagine bien que des bouleversements similaires vont arriver et ce n'est pas du tout cadré. Après tout, à terme c'est quoi l'intérêt de Jackson/Livingstone de signer avec Gallimard dans un monde où leurs bouquins pourraient être disponibles en impression à la demande et en version numérique sur lulu ?
Je m'éloigne du sujet, mais il y a clairement des plaques tectoniques en train de bouger, le statut d'auteur pose question, et les éditeurs classiques peuvent être inquiets aussi...
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#55
Une erreur d'optique fait que les concernés passent à tort pour des "jaunes", dans une lutte sociale qu'a bien résumée Skarn*. A partir de là, le buzz tourne tout seul en cessant de se référer à la réalité, comme tout buzz. Je ne critiquerai pas les collègues auteurs qui en ont ras le chapeau pour de très bonnes raisons (ils défendent leur gagne-pain) et partent donc facilement en live après avoir longtemps été muets.

*même si à mon sens l'interview de Vincent Montagne dans Les Echos, président du Syndicat National de l'Edition, est pire que la tribune du petit-fils Gallimard dans Le Monde , car VM dit carrément qu'il ne faut pas vouloir vivre de son travail d'auteur, à part quelques rares élus, et encore. Mais c'est vrai que dans sa tribune, le petit-fils Gallimard a des manières énervantes d'enfiler les tour de passe-passe verbaux et les paradoxes à la Oscar Wilde pour culpabiliser les auteurs, faire la morale, utiliser le lectorat comme joker pour se dédouaner de tout.

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#56
(08/02/2020, 10:14)Yaztromo a écrit : On a vu ça, merci à toi d'ailleurs de ne pas avoir ajouté de pathos.
Le gros des propos se comprend, mais ça a pris effectivement vite des proportions dingues, et ces gens font fausse piste. Nous ne piquons le taf d'aucun relecteur classique, et Gallimard Jeunesse est prêt à nous rémunérer.

Pourquoi avoir décliné ?

Connaissant le milieu de l'édition et du journalisme et le contexte global d'"uberisation" de la société, je ne crois pas qu'il faille davantage habituer les maisons d'édition à du travail gratuit. Au final la différence ne se répercute pas sur le prix du bouquin mais finit directement dans leur poche.

Faites vous rémunérer et organisez un bon resto entre vous. Smile


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#57
(09/02/2020, 18:52)Skarn a écrit : même si, avec le recul et en connaissant le contexte actuel, c'était sans doute pas très malin de refuser une rémunération, même symbolique, de la part de Gallimard

Mélange de pas le temps et d'impossibilité pratique : la plupart d'entre nous ne pouvons pas émettre de factures, n'étant pas enregistrés à l'AGESSA ou n'ayant pas de statut d'auto-entrepreneurs. Scriptarium n'a jamais été là pour générer des revenus, donc la plupart de ses membres sont de vrais bénévoles dans l'âme, nous faisons ce que nous faisons d'abord pour notre plaisir personnel de vieux fans de LDVELH, de jdr et de ces univers de notre adolescence, et aussi au service désintéressé de vous tous, la communauté.
Donc nous payons les illustrations, les maquettes, parce qu'en général ceux qui les font ont un statut pro, mais plus rarement les auteurs et traducteurs, et encore moins les relecteurs.

Mais suite à cet épisode, nous allons essayer de voir ce qui peut être fait pour qu'on touche quand même un peu quelque chose dans le cadre du partenariat avec Gallimard Jeunesse, puisque ça génère tant de rancoeur de la part de plein de gens (à qui je n'en veux pas de se sentir exploités et méprisés).

linflas a écrit :la boutique Scriptarium. Vous ne touchez aucune comm sur les ventes ?

Si, bien sûr ! Sinon ça serait vraiment ballot. Big Grin
Mais bon, si nous voulions nous enrichir, ce ne sont pas avec ces quelques ventes que nous pourrions aller bien loin. Mrgreen
Disons que c'est symbolique, mais c'est cool de vendre de "vrais" livres dont vous êtes le héros !
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#58
Incidemment, quand on commence à faire de la relecture on se rend compte que c'est un vrai métier Wink ... ponctuations, orthographe, conjugaisons, il y a pas mal de trucs pas évidents du tout ! Donc effectivement je peux comprendre une certaine frustration que ce métier reste dans l'ombre.
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