[43] Le Repaire des Morts-Vivants
#16
Un cliffhanger dans la Métropole de la peur ? Tu ne confondrais pas avec Dans les entrailles de Torgar ?
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#17
ben dans les deux : Gnaagqui annonce que ce n'est pas la peine de chercher les autres puisque c'est lui qui les a, puis dans lesuivant ou il nous "tue" ainsi que les pierres
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#18
Marcheur des Cieux a écrit :Le Port des Assassins pas à la hauteur ??? Avec quasi le meilleur cliffangher de tous les LDVELH, exaequo avec la métropole de la peur !
Le final ne se résume pas à un cliffhanger. Dans Le Port des Assassins, on recherche la lame de l'Epée de Légende. Pour y parvenir, il faut compléter un certain nombre de sous-quêtes avant de pouvoir se lancer vraiment à la recherche de la lame. Ces sous-quêtes sont fabuleuses, c'est un véritable régal, et en plus elles sont longues, développées, bien écrites, captivantes, etc... A ce moment-là, je me dis : "Si les sous-quêtes sont de ce calibre, quand la vraie recherche va vraiment commencer et que l'on va en apprendre davantage sur ces ennemis dont nous parle le 4ème de couverture, ça va être extraordinaire !"

Manque de pot, la recherche de la lame proprement dite est expédiée en un labyrinthe et les deux ennemis mentionnés sur le 4ème de couverture, au formidable potentiel, ont tout juste le temps d'apparaître qu'ils sont partis.
Les sous-quêtes du départ occupent plus de place que la recherche de la lame proprement dite.
C'était sur cette impression déçue que j'étais restée à ma 1ère lecture, au siècle passé. Lorsque j'ai relu le livre il y a quelques années, j'ai pu me souvenir à quel point tout le (très long) début était bon.

Quant au final de La Métropole de la Peur (mon LS préféré, peut-être), c'est un peu pareil. Tout le bouquin est vraiment génial, il n'y a qu'à la fin que la rencontre avec le Zakhan Khima est pas à la hauteur. Un tel face-à-face, au potentiel scénaristique terrible, se résume à un simple combat. Même pas un petit dialogue...
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#19
Double première pour moi : premier DF relu depuis des années (si on excepte les nouveautés), première utilisation de l'appli Gamebook Companion. Idéal pour jouer sans ressortir feuille, gomme et tout le fatras, d'autant qu'ici il y a peu d'objets à gérer, situation dans laquelle cette appli donne son maximum.

Jeu pas aussi prenant que dans mes souvenirs d'ado (j'avais un très bon souvenir), mais bon ensemble.


Points positifs
- aventure courte et modulable (quêtes annexes possibles mais pas obligatoires)
- traduction créative (Crânassier - carnassier...).
- écriture humoristique (certains paragraphes n'auraient pas déparé sous la plume de J.H. Brennan, comme l'exécution du Capitaine Jhezekhl).
- personnages secondaires bien plantés et caractérisés (ne serait-ce que le Centaure ou les villageois de Brisetombe !), qui interagissent entre eux, et qu'on peut croiser plusieurs fois.
- droit à l'erreur : quand on doit choisir entre trois choses, on a en général le droit d'en essayer deux avant que la sanction ne tombe.
- jouable avec des statistiques pas trop élevés, à condition alors de se contenter du chemin court et de la fin la plus facile.
- trois fins possibles, yes !


Points négatifs
- les personnages secondaires qui bondissent sur le héros et racontent tout de suite leur vie. Peu crédible pour un lecteur adulte !
- le personnage de Dame Lotmora (la Vampiresse) est trop costaud : 11 points d'HABILETE, et risque de vous prendre 1 point d'HABILETE sur certaines blessures.
- récompenses pas toujours satisfaisantes à l'issue de combats importants (contre Dame Lotmora, contre le Crânassier... par contre, après l'épreuve du Doigt de Lhyss, c'est royal : augmentation importante de toutes vos caractéristiques !). Je sais, je suis matérialiste.
- les fouilles de lieu ne donnent généralement rien. Dans des villages fraichement abandonnés, pas moyen de récupérer le moindre Repas ! Matérialiste, on vous dit.
- prix des marchands trop élevés, alors que leur inventaire est alléchant. On peut juste se payer un objet, à la limite deux, à condition d'avoir fait les premières sous-quêtes ET d'être tombé dans l'embuscade des pirates.
- effet de "remplissage" : beaucoup de paragraphes utilisés pour gérer des choix sans véritable conséquence ou représenter différentes variantes d'une même situation.
- le héros Seighlière et le méchant Mortis manquent sévèrement de charisme. On aurait aimé voir Seighlière sur une illustration.
- illustrations retirées en VO pour des passages intéressants : l'enlèvement de villageois par les pirates (383), Elindora (395), le Centaure (13), le Crânassier (265).
- sous-emploi du Risque d'Alerte, durant l'exploration de la Citadelle.


Inclassable
- positif ou négatif ? Dans de rares situations, le héros n'est pas récompensé de son sens moral, au contraire. On est par ex. pénalisé de vouloir épargner le Capitaine Jhezekhl, et récompensé de l'exécuter de sang froid.
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#20
(09/07/2013, 10:39)Dagonides a écrit : On aurait aimé voir Seighlière sur une illustration.

Il y en a ici.

[-> Je sors]
--
Vous êtes mort.
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#21
Ah non, celui-là c'est un grand méchant…
( Qadarnai en VO si j'ai bonne mémoire )

Sinon, dans la VO Lotmora nous draine 1 point d'Habileté seulement si elle fait 1 ou 2 au dé après nous avoir blessé; si a VF a changé ça il faudrait le rectifier…
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#22
Moi c'est juste ce pseudo humour qui m'a dérangé, dans ce bouquin.
Adieu vieux frère, ton nom sera à jamais gravé dans mon coeur. Repose en paix.
~ Force et Honneur.. ~
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#23
(10/07/2013, 01:51)ashimbabbar a écrit : Sinon, dans la VO Lotmora nous draine 1 point d'Habileté seulement si elle fait 1 ou 2 au dé après nous avoir blessé; si a VF a changé ça il faudrait le rectifier…

C'est bon en VF. J'avais sottement zappé ce détail !
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#24
Ah, un crime que Gallimard n'a pas commis XD
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#25
Avec les années, il y a trois catégories de DF : ceux qui n'ont pas changé, ceux qui se sont pris un méchant coup de vieux et qui nous déçoivent et enfin ceux dont on avait pas soupçonné à l'époque qu'ils étaient aussi bons.

Le repaire des Morts-Vivants fait partie de cette troisième catégorie pour moi. J'en gardais le souvenir d'un DF plutôt honnête qui ne casse cependant pas trois pattes à un canard. Refait il y a peu, je m'aperçois qu'il est vraiment très bon !

Sa construction est top. On peut quasi tout visiter sans avoir la désagréable impression pousse-au-cul de passer à côté de pans entiers de l'aventure.
Il est équilibré, je l'ai réussi du premier coup et en ayant suffisamment de fois frôlé la mort pour sentir un challenge.
Son style est aussi fluide et discret qu'il se révèle efficace.
Seul point noir : la confrontation finale, expédiée un peu trop succinctement à mon goût.
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#26
Unique Défis Fantastiques écrit par le duo auteur de la série Fabled Lands, ce livre est censé se démarquer des autres opus de la série. Au premier coup d'oeil, on voit cette différence dans le style littéraire, supérieur à la moyenne. 

De nombreux paragraphes assez longs prennent le temps de décrire les réactions des autres personnages. Avec humour pour notre officier un peu adepte du bashing, avec qui on communique par l'anneau magique. La manière dont les villageois nous incitent à traquer leur bête à grosse queue, la complicité feinte de Kandogor dans l'auberge, le centaure aristocrate vain et pompeux, la brutalité crétine des pirates, l'alchimiste vénal, autant de passages assez subtils qui marquent l'esprit et rendent le cadre crédible autant que la lecture agréable.
Donc une première impression positive.

La deuxième caractéristique majeure est un gameplay très différent de ce à quoi l'on est habitué. De nombreux combats mais pas d'adversaire aux stats démesurées, pas mal d'objets mais aucun complètement indispensable pour gagner, une liberté de mouvement assez forte qui peut permettre de vivre une longue aventure si l'on se dirige vers les lieux importants de l'île dans un certain ordre ou au contraire très (trop) brève si l'on rushe direct vers la citadelle de Brûlesang où nous attend notre ennemi.
En fait, tout semble pensé pour donner une vraie chance aux faibles scores d'Habileté. Les premiers combats sont accessibles même en démarrant à 8 ou 9. Ils peuvent nous donner accès à de puissantes armes, de l'or pour acheter rapidement d'autre équipement, qui nous mettent ensuite au niveau des adversaires suivants. Une intention fort louable... mais qui se casse les dents sur le déséquilibre intrinsèque du système Défis Fantastiques. 
Le problème est qu'une Habileté initiale de 11 ou 12 peut conduire à une promenade de santé, même dès les premiers essais. Le pire pour moi est la confrontation finale contre Mortis. 
Un méchant plutôt intéressant que ce seigneur de guerre nécromant, que l'on peut affronter en deux endroits différents. Sa citadelle est l'occasion d'utiliser une règle d'Alarme qui change un peu. Tout comme la Détermination pour représenter notre courage face aux esprits maléfiques.
Mais le combat final va presque forcément se résoudre avec un test facile, d'un simple coup de cuillère à pot (ou plutôt d'un simple jet de lance). C'est très frustrant et décevant. Un peu comme la confrontation avec Balthus dans la Citadelle du Chaos à laquelle sont consacrés 30 paragraphes... pour rien puisque 90% des joueurs trouveront la solution express pour l'éliminer.
Donc niveau jeu, c'est à la fois bien et pas bien.

Le scénario quant à lui pêche par son classicisme. Un Kill-The-Sorcerer des familles avec une armée de morts-vivants. Quelques trouvailles intéressantes comme la dame Vampire, l'agent humain de Mortis ou le village réduit en esclavage par les pirates. Mais globalement, ça manque d'originalité.

Au final, reste une aventure agréable, avec un parfum de DF à l'ancienne sans les pires côtés (pas de PFA injuste, pas d'OTP abominable, pas d'adversaire aux stats délirantes, pas de choix sommaires du genre attaquer-parler-fuir ou gauche-droite...). Mais rien qui ne transcende non plus le genre.
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