[20] L'Epée du Samouraï
#16
Voilà qui explique pourquoi ce moteur de recherche ne m'a jamais rien trouvé.
C'est bien la peine de se donner du mal pour faire un minimum de fautes Smile
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#17
Certes, mais avec mon clavier qwerty les accents c'est a oublier Mrgreen

D'ailleurs j'ai copie un accent pour voir, le moteur de recherche ne marche pas mieux NoGreen

Bref!
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#18
Une autre méthode : apprendre à taper sans regarder le clavier (bien en français... avec les accents et tout et tout), puis depuis un qwerty, paramétrer le langage pour repasser sur de l'azerty Smile
Il ne faut pas attendre d'être heureux pour sourire... il faut sourire pour être heureux.
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#19
J'avais le souvenir d'un de mes Défis Fantastiques préférés, si ce n'est mon préféré. Ce n'est plus le cas tant son gameplay est déséquilibré même s'il sort du lot par de nombreuses qualités.

Il s'agit d'un LDVELH à la fois très facile et quasi-impossible à gagner à la loyale, tout dépend du parcours emprunté. La structure est en effet particulière avec un choix de direction dès le premier paragraphe. Selon la route empruntée, on va vivre des aventures complètement différentes jusqu'au moment de l'Arène hors du temps qui précède de peu la séquence finale. Ces deux aventures en une ne sont en soi pas une mauvaise idée puisque elles garantissent une diversité appréciable lors des relectures. Là où le bât blesse, c'est que ces parcours sont de difficulté très inégale.

L'un d'eux, trop linéaire, permet de terminer ce LDVELH sans grand risque si l'on est un minimum doué en énigmes... Aucun combat trop compliqué (on peut gagner avec une Habileté moyenne), peu de PFA directs, la possibilité de gagner plusieurs points d'honneur (ce qui est très important pour la fin) et de récupérer des objets fort utiles. Si l'on choisit le second, c'est par contre perdu d'avance. Habileté maximale exigée, séquences extrêmement dangereuses qui foisonnent de PFA arbitraires et impossibilité d'atteindre le seuil enviable des 5 points d'honneur. Je pense que ce dernier point est une erreur de la part des auteurs qui n'y ont pas fait attention.
Bref, c'est très dommage d'autant plus que la mauvaise voie est la plus intéressante, celle qui propose les passages les plus impressionnants et la plus grande liberté d'action.

A part ça, l'Epée du Samouraï est très agréable à lire et même à jouer. Une aventure où l'on cantonne un samouraï, ce n'est pas courant. Les disciplines aux noms nippons mettent dans l'ambiance et sont bien utilisées tout au long du livre. Une caractéristique d'Honneur incite également à respecter le code du Bushido mais elle est par contre mal employée. Trop peu variable, il est impossible de tomber à 0 malgré ce qu'indiquent les auteurs au tout début.

Le style est correct, surtout pour les descriptions des paysages parcourus. Je me suis bien visualisé l'approche des montagnes, la traversée du fleuve ou des marécages. Les illustrations nombreuses et de très bonne facture participent également à cette bonne immersion du lecteur.
Le bestiaire est également surprenant et varié avec un lot de créatures typiquement orientales aux noms exotiques. Le dépaysement est garanti par rapport aux DF classiques qui se bornent à des explorations de souterrains (tout ou presque se passe ici en extérieur) peuplés de gobelins ou de trolls.

Mais surtout, ce que je retiens en premier lieu de ce LDVELH, ce sont des moments d'anthologie, des séquences très fortes car détaillées sur de nombreux paragraphes avec un grand choix de possibilités tactiques. Les exemples sont nombreux et représentent en fait la grande majorité du contenu. En vrac :
- l'infiltration du château aux côtés de Moïshi, un compagnon trop fugace mais qui réussit à se montrer attachant en seulement quelques paragraphes.
- le pont à la rivière de sang représenté par l'illustration de couverture. Je me serais cru dans un X-OR avec le changement brutal du paysage pour annoncer le duel contre le samouraï mort-vivant.
- le village des Rokuro-Kubi, effrayant à souhait avec une mise en scène aux petits oignons.
- l'embuscade des kappas, créatures intelligentes et redoutables, avec son ambiance aquatique.
- le marais, terriblement mortel que l'on dispose ou non de la carte topographique vu que la pagode magique est potentiellement aussi fatale que les araignées géantes.
- le combat organisé dans l'arène hors-du-temps. Passage obligé et mythique pour tout connaisseur de LDVELH. Comment ne pas succomber au charme de cette joute cruelle? Son Dai-Oni moqueur, ces adversaires monstrueux qui peuvent éliminer de manière si rapide et si atroce nos alliés, ces choix cruciaux à faire qui ne tolèrent pas la moindre erreur... Le duel qui suit contre le big boss de l'histoire en pâtit presque car ne pouvant rivaliser avec cette bataille épique.

Au final, malgré une jouabilité étrange et discutable, l'Epée du Samouraï se démarque nettement du lot par son originalité, ses moments forts et sa mise en scène.

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#20
(15/08/2009, 15:42)Ikar a écrit : En effet, le moteur de recherche à l'air d'être dans les choux...

Quelque chose me dit que quelqu'un est caché devant son écran pour chercher les sujets :

Un joueur recherche le mot "epee", vous avez 10, 9, 8 secondes pour trouver les résultats

- Epée, où je l'ai mis, celui-là !

Ce qui prouverai la lenteur du moteur de recherche
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#21
si on devait offrir la possibilité de combattre avec succès les 3 démons après le massacre de nos alliés, quelles stats ( et pouvoirs éventuels ) verriez-vous pour le démon crapaud ?
Je n'ai pas d'idées pour les stats mais je pense qu'il devrait avoir la possibilité de nous avaler d'un seul coup soit sur un 12 soit sur un jet supérieur de X à notre jet…
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#22
Oui il a la particularité de toujours tuer ses ennemis d'un coup unique. Pourquoi pas une mort automatique s'il remporte un assaut en faisant un double aux dés pour calculer sa Force d'Attaque?

Et en caractéristiques : Habileté 8 Endurance 13
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#23
Ah oui, comme dans La Créature ! Excellente idée Fitz !

La prochaine fois que je le referai j'essaierai de vaincre sans alliés la succession de démons et le Dai-Oni ( si ça tombe ça sera Gargantis qui me finira comme dans le PFA Mrgreen )
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#24
Il existe pas en V2 celui là ?
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#25
S’il a les mêmes auteurs que le Talisman de la Mort, il est loin d’être aussi bon ( d’un autre côté, il est infiniment supérieur à l’infâme série du Ninja, l’équilibre cosmique est donc maintenu ) mais reste tout de même un honorable DF-san.
Le titre ( même si mieux eut valu le traduire par le Sabre du Samouraï pour garder l’allitération ) a le mérite d’expliquer la situation aux plus inattentifs: nous sommes un samouraÏ et recherchons une épée. Une épée en particulier, à savoir Mort Joyeuse [ une nette amélioration sur le terne Singing Death de la VO si vous voulez mon avis ]. Ikiru le Maître des Ténèbres s’en est emparé parce que notre maître le Shogun est un gros nul incapable, et exactement comme Gillibran il est impuissant sans son machin magique. Faut-il y voir une symbolique sexuelle ?
Je me demande si les DF ont jamais montré un seul souverain efficace ? ( le seigneur Azzur, à la limite… ) Mais il est vrai qu’alors on aurait moins besoin de héros comme nous.

Caveat: les monstres japonais sont sérieux, même avec la discipline boostant nos capacités de combat n’allez pas croire que ce sera facile. N’essayez même pas ce livre avec une Habileté inférieure à 10.
L’histoire aurait aisément supporté de s’étaler sur plus de paragraphes ( avec des geisha ! ) et de nous faire connaître plus en détail la désagrégation du Hachiman, nous faire combattre des agents d’Ikiru… là on a un peu l’impression qu’Ikiru habite à trois stations de métro.

ce que je n’aime pas
- les points d’Honneur: ce gimmick obligatoire dans tout LDVH où on joue un samouraÏ me sort par les trous de nez.
- l’organisation de la première partie du livre en 2 branches dès le 1° paragraphe. Normalement ça serait un atout, mais une des deux est nettement plus difficile et nettement moins intéressante ce qui porte un coup sérieux à la rejouabilité
- le Shogun, alors qu’il n’est pas fait mention une seule fois d’un Empereur, qui pourtant serait la référence logique dans une situation où le pouvoir du Shogun contesté. On soupçonne les auteurs d’avoir utilisé le nom ‘shogun’ parce que ça fait trop cool sans avoir moindre idée sa signification, ou alors c’est l’éditeur qui l’a imposé. Il est certain que la description de l’épée Mort Joyeuse “âme du Hachiman” renvoie à l’épée Kusanagi no Tsurugi, un des trois trésors sacrés du Japon dont la possession conditionne le pouvoir spirituel des Empereurs*. Cependant, qu’on nous donne le nom de famille du Shogun porte à croire que n’importe quelle famille noble est capable d’assumer la fonction, il suffit de s’emparer du pouvoir et de le garder…
- l’organisation du Tournoi avec une défaite d’office si on n’a pas un ou un autre des alliés, en outre il est frustrant de voir ses alliés aller au massacre si on n’a pas celui qu’il faut contre le 2° démon; de plus
Show ContentSpoiler:
, c'ets rageant de le voir se faire massacrer.
- pourquoi on ne combat pas de ninjas ? dans tout LDVH où on joue un samouraï on doit pouvoir combattre des ninjas ! D’autant qu’avec un ennemi connu comme le “Maître des Ombres”, ce serait un choix de sbires assez évident…
( il fallait sans doute s’y attendre étant donné que les auteurs dépeignent ailleurs ces vils tueurs sans conscience sous un aspect grotesquement positif )
- les combats contre les Rokuro-Kubi sont sous-exploités et auraient mérité une règle spéciale ( : une HAB plus faible des monstres mais une perte automatique d’END à chaque round sur un jet de dés donné, par exemple )
- les illustrations d'Allan Langford vont de l’insignifiant au purement ignoble, je ne comprends pas comment on a seulement pu autoriser ce type à approcher à moins d'un kilomètre d'un pinceau

Ce que j’aime
- le choix d’une discipline est cool et elles sont plutôt bien utilisées ( selon l’itinéraire ), en outre le total de flèches dans notre carquois n’est pas ridiculement petit et leur variété est bienvenue
- les monstres à forte Endurance qu’on doit découper en tranches fines
- naturellement le combat scénarisé contre le samouraÏ fantôme
- l’infiltration dans une forteresse ennemie, avec possibilité d’avoir un allié
- le Tournoi reste une idée FORMIDABLE ( même si, comme dit plus haut, il aurait mieux valu nous permettre de jouer les combats contre tous les démons quitte à donner à Graalsch une chance d’instakill… )
En fait, je crois que le mieux serait de lancer 1d pour savoir à quel démon le Dai-Oni fait appel en premier, mais alors il faudrait écrire de nouveaux § détaillant les rencontres qui ne peuvent pas se produire dans l’état présent du Tournoi…
- la baston finale contre Ikiru est plutôt cool.
- et naturellement la superbe couverture… de l’édition japonaise Mrgreen Mrgreen Mrgreen


* l’actuelle date il me semble du XIV° siècle, tout comme le miroir, il n’y a guère que le bijou qui a une chance d’être authentique. Mais ce ne sont pas des objets qu’on exhibe au premier venu…
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#26
(25/03/2013, 20:50)ashimbabbar a écrit : Le titre ( même si mieux eut valu le traduire par le Sabre du Samouraï pour garder l’allitération )

et aussi parce que c'est un sabre…
--
Vous êtes mort.
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#27
signalons au passage que ce ne sont pas de véritables rokuro-kubi que nous y rencontrons mais des nukekubi; le rokuro-kubi a un cou qui s'allonge très loin mais sa tête y reste attachée
( ceci dit, le seul JdR japonisant de l'époque était Bushido et il faisait la même erreur, c'est donc compréhensible )
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#28
Je me le suis refait la semaine passée. En testant tous les chemins, je me suis rendu compte que je ne l'avais jamais terminé par le chemin de la Pagode Ecarlate.

Un bon petit livre sympathique, assez rapide, mais avec des passages intéressants, mentionnés par Fitz.
Personnellement, j'ai trouvé les deux chemins aussi sympas l'un que l'autre.


(03/10/2006, 09:35)Glutinus a écrit : - Au même endroit avoir le casque de Confusion pour avoir Eleanore l'Enchanteresse

Ce n'est pas avec le casque que l'on peut la convaincre de nous suivre.

En fait, chaque chemin ne permet que d'avoir avec soi que 4 alliés maximum.


(03/10/2006, 09:35)Glutinus a écrit : on pouvait pas deviner lequel de ces trois monstre Eleanore allait faire une seule bouchée.

Il faut deviner (pas évident) que
- le crapaud craint les prédateurs
- la mante craint le feu

et il ne reste alors plus que des alliés humains contre Gargantus.
Il faut aussi se dire que le ki-rin, avec sa dimension spirituelle, sera l'allié contre le dai-oni.
Effectivement, il y a quand même un fort côté chance.
Karam Gruul, Meyor, sortez de ce livre !


(24/09/2012, 23:18)Fitz a écrit : Le duel qui suit contre le big boss de l'histoire en pâtit presque car ne pouvant rivaliser avec cette bataille épique.

A vrai dire, je ne m'en rappelais plus avant de le relire. J'en étais resté à cette arène mythique.
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#29
Je pense maintenant que la discipline Iaijutsu est nettement supérieure aux autres vu qu'elle s'applique à tous les adversaires sans distinction d'Habileté, ce qui facilite nettement les combats contre le Dai-Oni et Ikiru
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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