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Hello,
J'ai passé un très bon moment sur cette AVH, merci !
Je rejoins @Flam sur le côté dense de la fin, la fin "rose" notamment.
Je suis partisan des règles minimales, donc c'est nickel de mon point de vue.
et j'ai apprécié cette tonalité de "l'étrange"
et comme l'évoque @grattepapier, on est pour moi clairement dans une atmosphère Poirot, et je me suis plus senti en 1920 ou 1960 qu'au 19ème.
Je pense que cela vient du fait que j'adore les Poirot et ces périodes, un biais donc.
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spoile
Quelques notes :
- Au 38, la réplique "Vous croyez que Mrs Pinkerton a tué miss Burnout ?" , m'est difficile. C'est moi ?
- Elle explique Shweshwe, mais pas Zapotèque. C'est con, mais ça m'a fait tilter en me disant "mais pourquoi ?". Peut-être ajouter une ligne ?
- Je trouve que que la fin rose mérite un épilogue qui explique tout factuellement, clairement. En effet, en re-jouabilité, on se retrouve avec des fins vraiment différentes où le lien entre nos choix et la différence de comportement de Mrs Pinkerton m'est difficile à saisir.
- l'Octopus au début, m'a fait penser à du Lovecraft. Volontaire ?
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• Lady V
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(24/05/2026, 14:08)ledahu a écrit : l'Octopus au début, m'a fait penser à du Lovecraft. Volontaire ?
Ça me disait quelque-chose, je viens de vérifier : c'est une allusion à la Foire aux monstres, où l'on retrouve ce manège :
L’Octopus des Abysses est une énorme pieuvre à dix tentacules qui comporte au bout de chacun de ses bras une nacelle en forme de sous-marin.
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• ledahu
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Merci Grattepapier pour ton retour !
(21/05/2026, 21:25)grattepapier a écrit : l'idée géniale des noms des personnages (très "théâtre de l'absurde" là aussi),
Comme il y a beaucoup de personnages, je me suis rappelé de Reservoir Dogs de Tarentino dont les personnages ont des noms de couleur. J'ai alors eu l'idée de caractériser les personnages par leur nom (ou l'inverse), ce qui était faisable puisque ce sont des Anglais. Mademoiselle Fiancée, M. Monsieur ou Mme Vieille, c'est nul. Miss Bride, Mr Mann, Mrs Old, ça passe !
(22/05/2026, 23:37)grattepapier a écrit : (21/05/2026, 21:53)Flam a écrit : Je me croyais vraiment embarqué dans un savoureux huis-clos dans la lignée d'Agatha Christie... jusqu'à la finale en fait.
C'est clair qu'il y a un petit côté "Mort sur le Nil" !
Je viens de voir la bande-annonce du film. C'est clair, en effet, je vais porter plainte contre Agatha Christie pour plagiat !
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• grattepapier
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Merci Flam !
(21/05/2026, 21:53)Flam a écrit : Aussi, je me suis questionné sur :
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Comment l'obtention des 2 codes amène en fait miss Readhead à dévoiler le mystère ? Étant donné que les rêves sont inévitables, j'imagine que l'ensorcellement l'est aussi.
Réponse :
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En effet, l'envoûtement est inévitable. Donc Miss Redhead et Mrs Drunk savent bien que Miss Burnout a été envoûtée. Mais ce n'est pas dans l'intérêt de Mrs Drunk de le dévoiler. Dans la fin en noir, les aveux de Miss Burnout empêche la révélation. Dans la fin en demi-teinte, Mrs Drunk a ce qu'elle désirait : l'accusation de Mr Mann. A chaque fois, Miss Redhead essaye d'expliquer le sortilège lancé, mais n'est entendue que dans la fin en rose. Certes, du point de vue narratif, c'est un peu expédié. Mais pas plus, par exemple, que Pénélope qui abuse ses prétendants durant 3 longues années en défaisant la nuit ce qu’elle a tissé le jour... Le charme n'est qu'un prétexte, pas le propos.
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(24/05/2026, 14:19)Flam a écrit : (24/05/2026, 14:08)ledahu a écrit : l'Octopus au début, m'a fait penser à du Lovecraft. Volontaire ?
Ça me disait quelque-chose, je viens de vérifier : c'est une allusion à la Foire aux monstres, où l'on retrouve ce manège :
L’Octopus des Abysses est une énorme pieuvre à dix tentacules qui comporte au bout de chacun de ses bras une nacelle en forme de sous-marin.
Bien vu, Flam ! Un clin d’œil à mes fidèles lecteurs  !
Il y a aussi l'allusion au condamné à mort du §6 !
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Cette AVH est frappée du cachet de Lady V : il y règne une étrangeté insidieuse, imprévisible et indéfinissable. Il en allait de même dans ses aventures antérieures, ce qui ne veut pas dire que ladite étrangeté y prenait exactement les mêmes formes.
L'atmosphère est donc une qualité majeure de cette AVH. Son caractère étrange est d'ailleurs renforcé par le cadre (le monde réel du 19ème siècle, mais pas tout à fait) et les personnages (aux noms pour le moins transparents).
Ce cadre et ces personnages se montrent par ailleurs de très bonne qualité et contribuent grandement à rendre l'histoire vivante. L'héroïne elle-même possède une personnalité élaborée, sans pour autant que ses états d'âme ne soient décrits avec lourdeur.
Le problème principal de l'aventure est clairement sa linéarité. Les choix existent en quantité très raisonnable, mais ne changent pas vraiment le déroulement de l'histoire. On suit tout du long un chemin bien défini, dont il est impossible de s'écarter de façon significative.
La rejouabilité en pâtit, d'autant qu'il n'est possible de perdre que tout à la fin. Les tentatives successives présentent la même longueur et leur contenu se ressemble trop. Recommencer une fois l'aventure n'est pas gênant, mais lorsqu'on atteint la troisième tentative (ce qui a été mon cas, car j'ai d'abord obtenu la fin noire, et ensuite la fin en demi-teinte), on commence à avoir un sentiment de répétition.
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Bonjour Véro,
Merci pour cette AVH et bravo pour l'avoir écrite en si peu de temps ! (je ne sais pas comment vous, tous les auteurs participants, avez fait d'ailleurs !)
Je précise que je n'ai pas lu les commentaires précédents, donc désolé si certains sont redondants.
Perso, j'ai passé un bon moment en compagnie de Miss Burnout. J'ai atteint la fin rose à la 3ème tentative. C'est bien écrit, les personnages et l'univers sont à la croisée d'Agatha Christie et d'une ambiance de fantasy ou de dystopie, ce qui n'est pas pour me déplaire. J'avoue que j'ai bien cru que tout cela était un rêve de l'héroïne à cause du prologue et du nom des différents personnages, et j'ai persévéré pour comprendre quel était le mystère caché derrière tout ça.
Parmi les choses que tu peux peut-être améliorer, la fin rose m'a un petit peu déçu, car je l'ai trouvée très emberlificotée, j'aurais aimé plus de simplicité et de clarté (ou alors il aurait fallu peut-être semer plus d'indices tout du long mais comme je l'ai dit au début, en si peu de temps, c'est très compliqué). Les motivations de l'héroïne m'ont également paru peu claires (on ne comprend pas vraiment si son but conscient est de prendre des vacances, ou de découvrir un nouveau pays, ou encore, pourquoi pas, le travail puisqu'elle pourrait négocier des choses sur les plantations d'hévéa (d'où le cadeau empoisonné du voyage au final)) J'aurais préféré que ce soit précisé car elle subit beaucoup tout au long de l'histoire. Heureusement, son but inconscient est lui plutôt clair : se libérer de ses chaînes.
En tout cas, le thème est respecté, et c'est très sympa. La mécanique de jeu est simple et appréciable, j'ai même fait une partie de dés à ma 2ème tentative, ce que j'ai trouvé fort sympathique (même si le résultat l'était moins  ). J'avais peur de louper les mots codes dans le texte, mais finalement tu les as placés d'une façon telle qu'on ne peut pas ne pas les voir et c'est très malin. Peut-être pourrais-tu préciser que cela s'additionne pour les jouquineurs débutants (j'ai eu un doute, donc j'ai additionné pour être sûr et j'ai eu raison au final, mais je ne pense pas que ce soit si évident que ça).
Bref, merci pour ce bon moment de lecture !
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21/06/2026, 17:18
(Modification du message : 21/06/2026, 17:28 par Sisyphe.)
Merci beaucoup pour ton AVH, Véro. Le livre est très bien écrit, avec une atmosphère forte, prenante. Il est extrêmement plaisant et agréable d'avancer dans l'histoire: c'est précieux.
La fluidité du texte y fait beaucoup. Les personnages sont bien campés, et l'atmosphère "Agatha Christie version Cluedo" est superbement rendue. On se situe dans le registre des Whodunit classiques, mais revisités sous une forme légèrement parodique, et avec surtout un sentiment d'inquiétante étrangeté. Le sous-texte sur la condition féminine est présenté d'une manière décalée et amusante, un peu délicieusement déjantée, qui me fait penser à certains films féministes avant-gardistes ou expérimentaux des années 1970/1980 (dans ma bouche, c'est un compliment). D'ailleurs, je trouve que tu aurais même pu parfois pousser le bouchon un peu plus loin: le ton légèrement parodique de l'ensemble se prêtait à mes yeux à un basculement final tout à fait burlesque, mais je reconnais que tout le monde n'aurait pas forcément partagé mes goûts. Il ne manquait pas grand chose à la fin "Rose" pour que ce soit le cas, quoi qu'il en soit. Cela dit, en choisissant de rester davantage dans le sous-entendu, tu proposes quelque chose de très intéressant également.
D'un point de vue plus technique, je regrette personnellement que la fin "Rose" soit amenée de manière un peu rigide. Je rejoins à ce titre Outremer, en ajoutant que la justification narrative des deux mots-clés conduisant à l'obtention de cette fin m'a paru faible. Autrement dit, je ne comprends pas très bien en quoi les paragraphes permettant d'obtenir chaque mot-clé concerné justifient tout à fait qu'on passe en définitive de la fin "Noire" à la fin "Rose". Je suis peut-être passé à côté de quelque chose durant mes différentes lectures de l'AVH, mais, enfin, je n'ai pas bien perçu la raison, ou pas d'une manière assez claire. C'est dommage, parce qu'à mon avis il ne t'aurait vraiment pas fallu grand-chose pour mettre ça mieux en évidence. Parfois, bien expliciter les moteurs narratifs quand ils jouent un rôle aussi central dans l'arborescence aide le lecteur à éprouver à l'arrivée le sentiment que tout était parfaitement carré et que l'auteur ne nous a pas menés en bateau (bon, tu nous a littéralement menés en bateau lors de cette croisière: mon expression n'est donc pas très bien choisie  ). Mon opinion est peut-être biaisée tout de même par le fait que, moi, je suis en tant que lecteur obsédé par la clarté: c'est mon côté psychorigide. Mais, enfin, cette histoire de mots-clés ne gâche pas du tout le plaisir de la lecture, c'est de loin le principal.
Je trouve donc en définitive l'AVH globalement très aboutie: ma petite réserve est plus technique que dramatique ou littéraire. L'ambiance est quant à elle formidable, et la possibilité de bavarder avec les passagers pour découvrir peu à peu qui ils sont rend la traversée en navire passionnante. Je me suis amusé tout le temps. Encore merci à toi, sincèrement.
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(21/06/2026, 17:18)Sisyphe a écrit : un sentiment d'inquiétante étrangeté.
Voilà, c'est tout à fait le terme (freudien, il me semble) qui convient !
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bonjour Lady V,
merci pour cette très bonne avh. L'atmosphère est très bien décrite, on se plonge très vite dans l'action, avec les points de moral notamment. J'ai tout de suite pensé à "Mort sur le Nil" d'Agatha Christie.
Mais cela s'arrête très vite, les rêves des contes d'enfance qui précédent les crimes sont une très bonne idée. J'ai obtenu la fin en demi-teinte d'abord, il m'a fallu recommencer pour vraiment réussir.
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30/06/2026, 00:08
(Modification du message : 30/06/2026, 00:22 par Loi-Kymar.)
Belle aventure que ce roman (de tentative) d'émancipation interactif, au cadre et aux thèmes familiers pour quiconque a déjà lu du Lady V, avec un soupçon d'étrangeté littéraire en plus. Pour ma part, voir ces personnages schématiquement nommés d'après leurs caractéristiques/stigmates/fonctions sociales m'a fait me demander, un bref instant, si je n'allais pas découvrir une simulation de réalité à la Dark City (avec ses "Monsieur Livre" et compagnie).
Comme attendu d'un brillant candidat au Mini-Yaz, l'expérience est courte mais réjouissante. Soutenu par une écriture d'une qualité littéraire remarquable dans l'intimisme et l'expression de la conscience sociale, le parcours est linéaire, mais émaillé de choix cruciaux dont le bilan sera fait au finish. Les choix ne sont pas si évidents. Ainsi, à mon premier parcours, j'ai commis l'erreur de croire qu'opter pour les options les plus aventureuses, celles plus à même d'extraire l'héroïne de sa condition, me mèneraient à la victoire - je n'avais pas compté sur la fragilité de l'esprit humain face au tumulte du monde, dont le livre-jeu joue de manière globalement assez retorse. Il m'a fallu trois parcours pour atteindre les trois fins offertes : la rejouabilité est, sans surprise, limitée, mais l'aventure marque assez pour qu'on ne le regrette pas.
Ma seule réserve devant un si bel ouvrage n'est... pas très originale :
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SpoilerComme d'autres auparavant, je m'interroge si la façon dont les conditions d'obtention des deux codes autorisent le basculement de la fin en demi-teinte à la fin optimale. Même en connaissant les motivations des agissements de Pinkerton, il m'a semblé que la facilité avec laquelle, face à l'évidence de l'envoûtement, la dame louche se permet une sortie moins sombre pour accomplir ses objectifs était un peu forcée par le scénario. Mais sans doute ce retournement a-t-il un côté retors que je n'ai pas complètement saisi...
Chapeau bas et merci pour cette aventure, Lady V ! Et quelques suggestions de correction :
- Au 18, "aucuns détails" devrait s'écrire au singulier.
- Au 30, "de brique et de broc" devrait s'écrire "de bric et de broc"
- Au 38, la question "Vous croyez que Mrs Pinkerton a tué miss Burnout ?" est étonnamment posée par... Miss Burnout (la victime n'est pas la bonne) ! Et la "manchette" devrait plutôt être la "machette".
Souris ! Tu ne peux pas tous les tuer...
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@ Outremer : "Le problème principal de l'aventure est clairement sa linéarité."
J’ai (donc) choisi de privilégier la narration et de développer les personnages, et pour cela la structure linéaire collait bien. Je ne pense pas que cela soit un problème, juste que ce n’est pas le genre d’AVH que tu aimes lire.
Il y a plusieurs critères dans l’écriture d’une AVH ; ceux relevant de l’écriture : le style, la narration, le choix du pronom personnel, le propos, le ton… et ceux relevant du jeu : l’arborescence, la difficulté, les codes, les énigmes, les compétences, les caractéristiques du personnage…
A partir de ces variables tout est possible (Osons ! Osons ! Comme ledahu qui nous a offert un gameplay à la mastermind). On peut tirer plus vers l’un ou vers l’autre sans que cela soit un problème. C’est juste une question de goût.
Merci Yome, Sisyphe et Thorgun pour vos retours. Je prends note !
@ Loi-Kymar
Merci beaucoup pour tes commentaires.
Ils me confortent dans mes choix et me poussent à continuer dans la direction d'écriture que je me suis fixée !
Au sujet de ta réserve : j’ai déjà répondu dans un de mes commentaires - ce n’est pas pour autant que je n’en prends pas note.
Et une dernière fois merci pour les erreurs que tu as relevées ! J'm'en vais corriger tout ça...
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Je viens de comprendre à quoi me faisait penser plus précisément ton AVH : aux excellentes pièces radiophoniques de John Dickson Carr.
Je ne sais pas si tu connais, mais c'est vraiment le même genre d'atmosphère un peu étrange, un peu policière. Parmi celles que je préfère : L'homme qui ne pouvait pas être photographié (dans le recueil "Cabine B-13" paru chez L'Atalante), et La chose dans la piscine (dans le recueil "Rendez-vous avec la peur" paru aussi chez L'Atalante) (j'aimerais tellement les monter au théâtre un jour !).
Pour te donner une idée, quelques autres titres : L'homme qui vécut deux fois, La malédiction de la lampe de bronze, Une croix gammée sur Londres, Complot au musée de cire, L'atrange affaire des cinq canaris, L'égorgeur de Fleet Street...etc
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• Loi-Kymar, Sisyphe
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Ah, très juste remarque Yome! Je ne connais pas les pièces radiophoniques de John Dickson Carr, mais, de manière plus générale, tu as raison: il y a un ton proche des pièces radiophoniques dans cette AVH! Je n'y avais pas pensé avant que tu en parles, mais ça me paraît à présent évident.
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Il y a 32 minutes
(Modification du message : Il y a 30 minutes par steflip.)
et me voici finissant mon tour des mini- en lice avec la toute première proposée, dès mi-mai, grâce à une célérité d'écriture qui laisse pantois
cette mini- prend place dans une uchronie du XIXème siècle cité dès l'intro, qui se confirme au fur et à mesure de la lecture
si l'aventure se déroule en un si petit continent qu'il est à l'évidence inventé, mais dont le nom ressemble tout de même furieusement à un autre, réel mais beaucoup plus grand, la Zambie est évoquée pour confirmer sa situation
or il ne faut pas s'y fier car un tel trajet depuis Londres serait impensable en dirigeable... mais oublions, car c'est une uchronie, rappelons-le, même si un tissu typique de la Sud-Afriquie est ici lié aux Zapotèques, c'est-à-dire au Peuple Nuage, partenaire commercial des Aztèques et voisin des Mayas...
(soit dit en passant, avez-vous relevé combien de petits détails se retrouvent similaires parmi les mini- en lice cette année ?)
en fait, c'est plus qu'une uchronie, c'est un joyeux mélange qui cherche par ses détails disparates à nous déboussoler et ça fonctionne au point qu'on prend plaisir à se figurer cette nouvelle géographie en recollant les morceaux
pourtant c'est une uchronie, ce ne devrait pas être gênant, même si un comptoir colombien est cité...
c'est l'auteur finlandais, un contemporain, ainsi que son roman sorti en 1983 qui ont achevé de me sortir de l'histoire de cette mini- (je connaissais de mémoire cet auteur, pour avoir lu il y a longtemps son roman le plus connu, le Lièvre de Vatanen, mais il m'a fallu une fois encore quitter ma lecture pour aller vérifier ses dates)
tous ces détails disparates de l'univers m'ont véritablement sorti de ma lecture de ce huis-clos à plusieurs tableaux qui ressemble à un roman d'Agatha Christie
cette uchronie est bien une tentative de remodeler un monde à partir de ce qui nous est connu, mais quitte à assembler des détails trop différents...
mais avec quel verbe ! avec quel style !
j'ai été franchement happé de bout en bout et n'avais de cesse de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans ce groupe brinquebalé par des disparitions successives !
même si ma lecture fut émaillée de recherches, mues par la curiosité de comprendre les détails improbables, j'ai dévoré le texte sans voir le temps passer, mû par une volonté grandissante de démêler le vrai du faux et c'est là toute la force de cette aventure
au point que j'ai triché en décidant d'oublier détenir les codes pour apprécier l'une après l'autre les trois fins, qui fonctionnent parfaitement, bien que la meilleure, comme parfois chez Christie, apparaisse plus improbable et tirée par les cheveux que les deux autres
au final, myLady, j'ai grandement apprécié ta proposition qui reste solide, malgré ses incongruités même pour une uchronie, car ton texte est une véritable leçon de facilité, ton idée de noms évocateurs à la Cluedo participe à la clarté du texte et les choix proposés sont tous d'une évidence rare
merci beaucoup, Véro
a'rvi, pa !
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