[m-yaz 2024] Au cœur des rouages
#1
Voici ma contribution pour le Mini Yaz 2024 :

http://litteraction.fr/livre-jeu/au-coeur-des-rouages

C'est ma toute première AVH.
Le thème de cette année m'a beaucoup inspiré alors j'ai décidé de me lancer.
Cela faisait au moins dix ans que je n'avais pas écrit, j'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j'ai eu à l'écrire.

Bonne lecture.
[+] 1 personne remercie Jerry pour ce message !
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#2
Il a l'air vraiment intéressant et assez décalé. Je tâcherai de le lire ce week-end. Bravo ^^
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#3
Ça l'air trèèèèès cool.
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#4
Bonjour @Jerry bienvenue parmi nous et dans le concours ! J'ai téléchargé le PDF. Le postulat de base est très sympa et les règles du jeu sont alléchantes !

NB : je te suggère de modifier ton post en rajoutant le préfixe "mini-yaz 2024" (bouton en haut à droite ou gauche, je ne sais plus) pour que tout le monde sache que cette AVH participe au concours.
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#5
Merci à tous Smile
J'ai ajouté le préfixe à l'intitulé, ça devrait être bon.
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#6
J'ai trouvé cette aventure vraiment originale, et très intéressante. Les badges, les points d'obéissance, l'équipement, surtout l'idée des émotions est vraiment cool. Les petits détails aussi, avec la numérotation des sections en binaire. Et puis ce robot pris dans une routine un peu démoralisante, où toute déviation est punie par un robot surveillant. Tout ça est bien ficelé et très cohérent.

Le texte m'a plu en général, bien que simple -- beaucoup de descriptions de machines et cie, sans pouvoir mettre le doigt dessus il manque un petit côté stylisé à mon avis. Sinon pas grand chose à dire, quelques longues phrases où j'aurais ajouté quelques virgules. Mais l'histoire est super, et j'avais vraiment envie de découvrir les mystères de monde robotisé.

La structure est géniale, tout à fait dans la veine des boucles à la MerlinPinPin. Encore une fois c'est très cohérent par rapport à la routine journalistique du personnage, la même journée recommence sans fin... En même temps ça m'a un peu refroidi, parce que c'est vraiment difficile. J'ai recommencé un nombre incalculable de fois pour parvenir à l'une des fins. Ça demande beaucoup de répétitions pour débloquer un objet qui va éventuellement permettre d'en acquérir un nouveau à la prochaine passe... Donc on repasse constamment par les mêmes sections, et bref j'ai trouvé la progression assez pénible.

Donc voilà j'ai vraiment aimé ce concept et il y a beaucoup de très bonnes idées. Très bien fait, malgré tout un peu trop difficile à mon goût.

PS : Et bienvenue Jerry, c'est toujours plaisant d'avoir de nouveaux participants.
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#7
@Flam Je suis impressionné que quelqu'un ait déjà pris le temps de lire et de le finir, bravo et merci !

Je suis content que cela t'ait plu. Merci pour les commentaires et je prends note de tes retours constructifs.

Effectivement, pour la difficulté je n'ai pas trop su comment l'évaluer en le postant sur littéraction.
D'un côté il n'y a pas d'aléatoire, de stats de départ requises, ni de mort punitive, mais d'un autre j'ai volontairement ajouté de la difficulté en cachant certains chemins.
J'ai fini par le noter en difficulté moyenne, mais vu tes retours, je pense que tu as raison , j'aurais dû le marquer difficile.
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#8
J'ignore si on pourrait aisément trouver de grandes catégories dans lesquelles classer les participants au mini-Yaz'. Mais si c'était le cas, il y en aurait sans doute une dédiée aux jeux basés sur un système de boucles pour exploiter jusqu'à la dernière goutte de chacune des cinquante sections à disposition. Une structure aussi vieille que le concours, aux prémices visibles dans mon propre Ultima Dea, et dont Merlinpinpin est passé maître.

Au cœur des rouages s'inscrit dans cette tradition, avec une construction ingénieuse, où on repasse régulièrement par le 1 en conservant certains éléments tandis que d'autres sont remis à zéro, et il faut jongler avec ces contraintes pour progresser peu à peu. Mention spéciale à diverses idées particulièrement bien trouvées comme :

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De façon générale, la structure générale est vraiment très bien faite, c'est de l'excellent travail.

Juste deux petits bémols :

Ça craque au niveau des coutures. Certains passages auraient clairement mieux respiré si l'aventure avait eu à sa disposition une poignée de sections supplémentaires.

L'effort demandé au lecteur est assez considérable. L'aventure repose sur des boucles stables, c'est-à-dire trouver un moyen d'aller du 1 au 1 en ayant acquis quelque chose en plus au passage. Évidemment, en tant que lecteur, je ne me suis pas relu une dizaine de sections à chaque fois que j'avais besoin, par exemple, d'un bras de mineur. Je m'étais noté dans un coin que je savais comment l'avoir sur ma fiche au 1, et ai donc considéré à partir de là que je l'avais toujours sur moi. Mais ça aurait été nettement plus agréable si le texte enregistrait ces éléments de permanence pour moi, par exemple en me filant un code à conserver éternellement lors de la fin 6, me permettant de court-circuiter ces demandes.
C'est un exemple, je ne dis pas que c'est pas idéal. Mais, dans l'idée, je soupçonne qu'avec quelques sections supplémentaires bien utilisées, l'aventure serait d'autant plus agréable à recommencer, en diminuant le nombre de sections par lesquelles on doit techniquement repasser.

L'univers est cool et l'histoire se tient bien. Juste une pinaillerie :
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Bref, une très bonne aventure. Ne faites juste pas comme moi l'erreur de la commencer dans les transports sur votre téléphone portable ; clairement, il faut être posé et avoir papier-crayon sous la main pour espérer en voir le bout.
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#9
C’est une aventure que j’aurais pu adorer pour plein de raisons. Elle est bien écrite, ingénieuse, avec un super scénario qui regorge de mystères et une durée de vie énorme par rapport à sa taille. Au tout début, j’ai été très impressionné par le concept de jouer un robot et la narration en parfaite adéquation. Mais au bout de trois ou quatre retours au 1, un soupçon d’agacement ou de déception m’a fait revoir mon appréciation. Les descriptions de cette ville technologique, les particularités de ces robots variés, les émotions émergentes chez le héros, tout ça est peu à peu avalé par la gigantesque et incroyable mécanique de l’histoire. Peu à peu, j’avais plus l’impression de parcourir de long en large un programme informatique écrit en alphabet romain plutôt que de jouer et de lire une AVH. Un sentiment renforcé par le manque d’action, de tension et d’enjeu, c’est ici l’exploration, la découverte et l’utilisation qui sont mis à l’honneur.
C’est très subjectif évidemment. Je sais que pour un bon nombre d’amateurs de livres interactifs, l’intérêt n’est pas tant dans l’histoire, encore moins dans des règles de jeu, mais dans l’architecture si particulière de nos chers bouquins. En ce sens, cette aventure est une merveille. A part quelques sections où l’on sent que la limite des 50 était difficile à tenir, c’est incroyable de proposer autant de cheminements différents dans le cadre d’une mini-AVH. Comme elle nous pousse à tout explorer et que les sections sont longues, on peut passer un paquet d’heures dessus. Oui, mais voilà, j’en suis venu à prendre des notes, à faire défiler sans plus lire… puis à même faire la fonction « recherche » pour aller plus vite et à tricher pour découvrir les dernières fins.
Il n’empêche que si ça m’avait vraiment ennuyé, je n’aurais pas tout fait pour lire les sept fins. Comme c’est intelligent, fascinant et agréable à lire, il en reste un AVH marquante.
[+] 1 personne remercie Fitz pour ce message !
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#10
Depuis à peu près un an que je suis ce forum, je dirais qu’il existe deux tendances de jouquineurs : ceux sensibles à la narration comme Grattepapier, Flam ou moi-même et ceux plus attirés par le côté jeu comme Skarn.
Au cœur des rouages s’adresse clairement à cette dernière catégorie. Les 6 fins qui permettent de trouver la 7e secrète (une idée que j’ai beaucoup aimée), la structure en boucles et les paragraphes denses nous embarquent dans des nœuds qu’il nous faut démêler surtout si on n’a pas eu le réflexe de prendre tout de suite des notes (aargh, dans quel paragraphe ai-je lu qu’il y avait une 
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Est-ce que je suis déjà passé par là ou pas ? Etc.).
Bref, cela nous amène à passer beaucoup de temps sur cette AVH : un exploit pour 50 malheureux paragraphes. L’aspect jeu fonctionne donc tout à fait.
Mais au détriment du narratif :
Les boucles qui nous ramènent aux mêmes paragraphes (ou les paragraphes reprenant des descriptions déjà lues) font que rapidement on ne s’intéresse plus à ce qui est raconté (dommage, les différentes « histoires » mériteraient d’être développées).
50 paragraphes pour 7 histoires, c’est peu. C’est donc parfois tiré par les cheveux et l’AVH avec son petit côté robot frustre mon petit côté humain.
A développer sur plus de paragraphes !
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#11
Une AVH surprenante et ambitieuse mais qui me laisse un sentiment un peu mitigé (comme d'autres lecteurs, apparemment). En tant qu'auteur je suis admiratif du travail effectué, en tant que lecteur j'ai maudit son auteur Smile

J'ai aimé :
- le personnage, l'histoire et l'univers proposé, parfaitement dans le thème de ce mini-yaz. (J'ai pensé à un mélange de "Le dôme égloïde" pour le début de Cédric Zampini (un univers uniquement peuplé de robots) et de "Le prisonnier" de Pierre Rosenthal, pour l'objectif du héros (s'évader) et la structure du livre (une journée qui se répète encore et encore))
- la richesse et la cohérence du monde robotique qu'on explore
- les nombreuses jolies trouvailles du gameplay : les pièces d'équipement qui remplacent les Pièces d'Or, les badges et les émotions qui remplacent les codes, et surtout le système de codage binaire des paragraphes qui permet astucieusement de créer des systèmes de renvois anti-triche
- la diversité des fins (mention spéciale pour celle avec le broyeur !)

J'ai moins aimé :
- la fin un peu de "WTF" du couronnement : on bascule dans un récit fantasy, qui fait tâche avec l'univers SF je trouve.
- l'explication "surnaturelle" de l'incident déclencheur (la prise de conscience du héros). Je n'arrive pas à me figurer comment le fait qu'un homme de chair et de sang s'écrase sur le corps métallique d'un robot va doter ce dernier d'un coeur, d'une conscience et d'une mémoire. Dans cette univers très "logique", il aurait été préférable de donner une explication plus "scientifique" et "crédible". par exemple, on aurait pu imaginer que l'homme a sauvegardé sa mémoire sur une puce qu'il a implanté dans un robot, ou dans le programme informatique d'un ordinateur qui programme les robots
- la difficulté excessive. on est face à un horrible OTP particulièrement tortueux et fastidieux, voire à 6 OTP qui se suivent.  je me suis dit "celle là, il n'y a que Skarn qui peut la jouer à la loyale !" et à la lecture des précédents commentaires il semble que j'avais raison. (Bravo à Skarn !)
- la structure en boucles qui fait qu'on repasse encore et toujours par les mêmes paragraphes
- l'expérience de lecture et de jeu qui se dégrade progressivement. C'est la conséquence directe des deux points précédents ci-dessus (difficulté excessive et structure en boucles). Passé la phase de découverte et d'agréable étonnement, devant l'ampleur de la tâche, on se met à ressentir de l'agacement, de la frustration, de la lassitude... passant et repassant toujours par les mêmes paragraphes, on finit par ne plus lire les textes des paragraphes, et au bout d'un moment, de guerre lasse, on se met à tricher. De ce point de vue là, cette AVH m'a beaucoup fait penser à l'Histoire à Jouer citée ci-dessus, "Le prisonnier" de Pierre Rosenthal, dont l'objectif assumé est de vous faire tourner en rond, pour vous rendre zinzin... et vous inciter à tricher. Sauf qu'ici ce n'est pas volontaire. Smile

En résumé, une AVH d'une grande ambition mais qui est victime de ses partis pris extrêmes.

Cela s'explique sans doute par le fait que cette AVH n'est pas vraiment une mini-AVH dans dans son esprit (permettre une lecture rapide et agréable) ni dans sa forme (s'en tenir à 50 "vrais "paragraphes).

Le respect de la limite des 50 paragraphes n'est d'ailleurs ici que formel, car l'auteur a été particulièrement "créatif" pour s'adapter à cette contrainte. Beaucoup de paragraphes incluent des renvois internes et mériteraient d'être divisés en plusieurs paragraphes. De même la postface constitue en fait un paragraphes supplémentaire puisque (même s'il n'y a pas de lien hypertexte apparent) les 6 fins y conduisent et que la tableau de la post face conduit au paragraphe 42 (là aussi sans lien apparent).

Par ailleurs il y a l'usage intensif de cette structure en boucles qui m'apparait de plus en plus comme le "cheat code" ultime pour "cracker" le mini-Yaz Smile (ça mériterait un post sur le sujet, je trouve) en ce sens qu'il permet de caser une histoire beaucoup plus longue et ambitieuse que le permettrait normalement 50 paragraphes, puisque c'est comme de disposer en fait de 100 ou 150 ou 200 paragraphes. 

Cette logique est poussée ici jusqu'à son paroxysme puisque (sauf erreur de ma part) il faut passer plusieurs fois par TOUS les paragraphes (et aussi 6 fois par la post face !) pour réussir l'aventure et cela plusieurs fois (combien de fois par le 1 ? J'ai arrêté de compter, après 6 fois). Au final je pense que cela équivaut probablement à un histoire de 150 paragraphes, voire plus. Dans le cadre du concours, cela introduit quand même un sacré déséquilibre avec les autres AVH, et cela fausse un peu le concours (on ne fait pas boxer un poids lourds avec un poids léger)...

Du coup, je me fais la même réflexion que pour les 2 précédentes "fausses" mini-AVh de Gi Jugnot : il aurait été sans doute préférable que l'auteur évite de faire rentrer artificiellement une histoire qui n'est visiblement pas adaptée à un format aussi réduit et la présente plutôt au (grand) Yaz en utilisant davantage de paragraphes. Elle aurait été plus agréable à lire et elle mérite vraiment d'être mise en valeur.

En tout cas, bravo à Jenny, pour une 1ere AVH c'est vraiment impressionnant.
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#12
Citation :- la difficulté excessive. on est face à un horrible OTP particulièrement tortueux et fastidieux, voire à 6 OTP qui se suivent.  je me suis dit "celle là, il n'y a que Skarn qui peut la jouer à la loyale !" et à la lecture des précédents commentaires il semble que j'avais raison.

Je confesse sans honte quelques Ctrl+F, notamment pour trouver tous les endroits où on peut utiliser le programmateur sans avoir à relire dans le détail chaque section. J'ai également dû consulter l'indice pour la fin 4.

Citation :Cette logique est poussée ici jusqu'à son paroxysme puisque (sauf erreur de ma part) il faut passer plusieurs fois par TOUS les paragraphes (et aussi 6 fois par la post face !) pour réussir l'aventure et cela plusieurs fois (combien de fois par le 1 ? J'ai arrêté de compter, après 6 fois).

C'est assez rare pour être signalé, mais il est effectivement impossible d'atteindre la dernière fin sans être passé au moins une fois par chaque section. Aucune marge de manœuvre sur ce front.
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#13
@ Skarn, toi qui est arrivé au bout de ce monstre, pourrais tu stp indiquer (en spoiler) la suite des paragraphes qu'il faut enchainer pour arriver à la fin ? Je suis sûr que tu l'as notée. Smile J'en profite pour te poser une question qui me taraude : peut-on atteindre les 6 fins dans l'ordre de notre choix ou cet ordre est il imposé ? (au regard de mon expérience personnelle, je penche pour la 2e hypothèse, mais la bonne réponse est peut être entre les deux : certaines fins ne peuvent être atteintes qu'après les autres, mais au début il y a peut être une certaine liberté - que je n'ai pas remarquée)
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