Les mots d'Héléna
#16
Je viens de terminer les mots d'Héléna.

Je m'y suis pris à plusieurs reprises, il m'a fallu évidemment plusieurs tentatives pour arriver à la fin classique (beaucoup de retours en arrière après des fins prématurées, d'où le grand intérêt de tout noter, même bien sûr les directions où l'on ne va pas tout de suite, et les codes que l'on n'a pas encore, sur un plan).
Je reprendrai l'aventure jusqu'à ce que je puisse trouver la fin la plus difficile : Chasseuse de trésor, ça me tient à cœur car c'est une activité qui me passionne depuis une quarantaine d'années (depuis presque 20 ans, j'ai écrit plus d'une cinquantaine de dossiers dans des revues spécialisées d'histoire d'archéologie, de chasses aux trésors, d'aventure... Donc là franchement ça me motive pour y arriver. J'aimerais bien savoir ce que la mamie a pu trouver et pourquoi?)

Donc alors disons le tout net. Cette avh est une vraie réussite. J'ai trouvé qu'elle était d'une originalité remarquable.
Le concept d'intégrer des mots mêlés est absolument génial, déjà parce que la conception du logiciel pour les créer est déjà en soit une prouesse, mais trouver les phrases cachées apporter à chaque fois, soit à l'histoire, soit à la philosophie d'ensemble de l'histoire, et ça, j'ai trouvé que c'était un vrai plus. Surtout qu'à la fin on comprend pourquoi la mamie fait autant de grilles...
Niveau histoire rien à dire, j'ai accroché du début à la fin, avec un côté crescendo à chaque fois qu'on se pose des questions, que l'on a des doutes.
L'aspect gestion du temps c'était très bien.
Gestion des codes aussi très bien.

Juste une frustration, je n'ai pas trouvé à quel moment il fallait que je puisse appeler Brayane ;o), J'ai bien cru à certains moments que c'était le moment mais non, je n'ai pas vu en fait le moment adéquat... J'essaierai de retrouver le passage lors de la suite de mes lectures prochaines.

Après, il est sûr qu'il vaut mieux avoir un petit peu de temps devant soi lorsqu'on se lance à faire les grilles de mots fléchés et surtout les longues qui m'ont prises pour certaines plus d'une heure. Alors je ne les ai pas toutes faites pour le moment. Je suis désolé. J'ai préféré privilégier le rythme de l'intrigue plutôt que de me faire des coupures d'une heure avant de reprendre. (Le message secret que j'ai préféré c'est celui du f-14, parmi les grilles ce que j'ai faites).
Donc bravo à toi, Guillaume, je l'ai trouvé même bien meilleur que celle que tu avais écrite et que j'ai vraiment apprécié l'année dernière.
[+] 1 personne remercie Valérian Venet pour ce message !
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#17
Cette AVH est exceptionnelle. Pourtant, son histoire et sa protagoniste ne le sont pas du tout de prime abord. Elles sont même d’une banalité effarante. Une vieille dame dans notre morne monde contemporain. Oui, nous allons incarner une dame diminuée qui évolue entre un EHPAD, un parc, deux bus, un quartier chaud et un hôpital psychiatrique. Avouez que sur le papier, ça ne fait pas rêver.

Maintenant attendez…

Lisez l’introduction et vous serez déjà pris dans la tête d’Héléna. À partir de là, vous serez pris dans une histoire qui vous dépassera complètement. Car une des réussites de cette AVH, vient justement du fait de rendre une histoire à priori fade et plate (une mamie qui veut souhaiter l’anniversaire à sa fille) en histoire prenante (je ne vous dis pas la suite  Wink ). Il faut dire que tu nous fais parfaitement incarner Héléna. Nous sommes plongés comme elle, dans un environnement qui nous est familier mais que nous comprenons pourtant de moins en moins. Et c’est un excellent cercle vicieux car moins on comprend, plus on veut progresser pour comprendre le pourquoi du comment. Et cette progression marche à merveille, quelque soit l’itinéraire emprunté.

Car des itinéraires, il y en a à la pelle. Déjà parce qu’il y a 4 fins, mais aussi parce que, pour y arriver, vous allez devoir éplucher le livre en long, en large et en travers. Sauf que ce n’est jamais rébarbatif tant les choix qui nous sont offerts son variés. Les différents chemins empruntés sont égrenés de mots-codes qui vont nous servir dans notre périple. Il y en a beaucoup. Tellement que je me suis demandé s’il n’y en avait pas des faux. Tout est pensé au millimètre, un vrai travail d’orfèvre. Tout s’articule, s’imbrique quelque soit l’itinéraire choisi. Au pire des cas, on commence une histoire (une personne rencontrée dans un bus, se faire filmer par un ado en train de tabasser des escrocs…) qui n’aura pas de conséquences pour la suite.
À l’inverse, il nous arrive souvent de terminer un paragraphe nous demandant un mot-code que nous n’avons pas. Et là on se dit « Merde mais qu’est-ce que j’ai encore loupé ? ». LOL

Tout ça m’amène à parler de la difficulté. L’AVH est présentée comme difficile et ce n’est pas exagéré. J’ai épluché l’AVH avant d’accéder à la fin classique. Après plusieurs efforts, j’ai aussi pu atteindre la fin amoureuse. En revanche, j’ai eu plus de mal avec la fin traqueuse et chasseuse de trésor. J’ai pu retracer le chemin en trichant, en relevant les paragraphes mais la façon d’accéder à certains me reste obscure.
Je dois être à pas grand-chose. Ce qui me fait penser que la difficulté est réelle, mais ni insurmontable, ni rebutante contrairement à certains LDVELH d’antan, si on les joue à la loyale. De toute façon, la rejouabilité est excellente. Nous sommes récompensé pour chaque parcours, à chaque exploration. Ce qui fait que nous n’avons aucun problème à y revenir  pour essayer de trouver le bon agencement.
En définitive, je dirai que l’AVH est plus exigeante que difficile.


Deux réserves malgré tout (et je vais être en désaccord avec Sisyphe Tongue ).
La première. Tes paragraphes sont à la bonne longueur ! Selon moi, tu n’as rien à changer sur ce point. Les paragraphes apportent juste ce qu’il faut d’information. Rien n’est en surplus.
La seconde, ce sont les grilles à faire. Nous proposer de faire des grilles de mots-mêlés pour progresser est quelque chose d’inédit et qui nous fait pleinement entrer dans la peau d’Héléna. Seulement, si on choisit de jouer le jeu et de faire les grilles pendant la lecture, l’AVH perd une grande partie de sa saveur. Si je fais les grilles, ma lecture est soudain entrecoupée pendant un long moment. Ce n’est pas un jet de dés ! Une fois que c’est fait, il faut repartir, se remettre dans l’ambiance… C’est pourquoi, lorsqu’il nous était proposé de faire une grille, je regardais d’emblée la solution. Pour moi, je voyais plus ça comme un bonus dans un jeu-vidéo qu’on pouvait activer lorsqu’on nous le proposait (car faire une grille nous donne un bonus d’information).
Je ne suis pas en train de dire qu’il faut enlever la mécanique de la grille au contraire. C’est juste que j’ai plus apprécié l’AVH en la jouant de cette façon.


Dernier point : les fins (et là je vais te rejoindre Sisyphe !).
En un paragraphe, nous avons les informations qui nous manquaient pour tout comprendre. C’est satisfaisant, mais ça fait précipité. Comme si tu ne savais pas comment amener la fin alors, tu as fait un paragraphe final fourre-tout par commodité.
Cela reste suffisant en l’état mais selon moi, c’est le seul point de l’AVH que tu pourrais retravailler / étoffer.


Petit aparté mais au fil de ma lecture, au vu des éléments de contexte qu’on récoltait, je me suis interrogé sur la véritable nature d’Héléna. Tant et si bien que la fin est tombée légèrement à plat. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus disons… sensationnel. Mais non, tout se résume à un drame du quotidien. Assez banal comme je disais au début de mon message. Mais avec le recul, je trouve que cette banalité rend le tout plus triste… et donc plus fort en émotion.


Voilà regarde Yome, tu m’as fait écrire un retour presque aussi long que ton AVH ! Lool
Merci et bravo ! Tu m’as offert un vrai coup de coeur  Yep


NB : L’image de couverture m’évoque le trait de Sempé. C’est voulu ?
[+] 1 personne remercie Zanbar Bone pour ce message !
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