2084, Volume 1
#1
Vous trouverez mon roman interactif en trois parties sur Littéraction en cliquant sur les liens suivants :

1/ 2084, Le Rêve du papillon: 
https://litteraction.fr/livre-jeu/2084-v...u-papillon
2/ 2084, Un bon flic:
https://litteraction.fr/livre-jeu/2084-v...n-bon-flic
3/ 2084, D-Cube:
https://litteraction.fr/livre-jeu/2084-volume-1-d-cube

Il s’agit du premier volume de ma saga policière cyberpunk, «2084». L’AVH comprend en fait trois enquêtes distinctes, toutes situées dans une même continuité narrative. Il est donc impératif de les lire dans l’ordre : 1/ Le Rêve du papillon; 2/ Un bon flic; 3/ D-Cube.

Le récit est PEGI18. Si vous avez une âme sensible ou que vous vous ennuyez au bout de six paragraphes, je vous autorise de très bon cœur à abandonner la lecture.

Quelques explications s’imposent, puisque mon roman interactif repose sur des mécaniques plutôt inhabituelles au sein de notre communauté, je crois. Les décisions que vous prenez lors des premières enquêtes auront des répercussions directes lors des aventures ultérieures, non seulement à l’échelle de ce volume, mais aussi des quatre suivants. L’intrigue s’étendra en effet sur cinq volumes d’un peu plus de 500 entrées chacun. Je suis en train d’écrire les deux derniers. Le présent volume a été écrit il y a cinq ou six ans.

Vous ne trouverez pas de PFA dans l’histoire. Même si le roman comprend une véritable mécanique ludique, simple mais déterminante, il s’agit avant tout d’un roman policier interactif et non d’un livre-jeu. J’entends par là que vous aurez peut-être envie après coup d’explorer les paragraphes inexplorés, mais la première lecture doit être menée comme si chaque choix était crucial, définitif et qu’il impliquait votre vie entière. Faites juste ce que vous avez envie de faire. L’enjeu ne sera pas de gagner ou de perdre. De toute façon, à la grande roulette de l’existence, les victoires sont souvent malheureuses. Vous pourrez certes engranger des succès si vous menez vos missions avec brio et cela vous permettra de développer les compétences de votre personnage, comme dans un RPG classique. Mais il y a d’autres moyens de développer le personnage, y compris parfois en sabotant délibérément la réussite d’une mission. Chaque parcours constitue une histoire cohérente qui s’achève de manière dramatiquement satisfaisante. Bien que l’AVH soit longue, elle se lit d’une traite, sans retours à la case départ. Vous irez jusqu’au dernier paragraphe en une seule lecture. Mais le détail de votre histoire sera unique.

P.S.1 : Mon logiciel a provoqué quelques bugs dans la renumérotation automatique des paragraphes. Je pense avoir tout corrigé, mais si après être entré dans votre salle de bain vous vous retrouvez dans un laboratoire scientifique, merci de me le signaler : je rectifierai le PDF au plus vite. Pardonnez mon inexpérience. C’est la première fois que je renumérotais une AVH avec un logiciel.

P.S.2 : Comme je sais que l’usage des chatbots a ici ses partisans et ses détracteurs, je signale que les illustrations finales ont bien été réalisées à l’aide de différents modèles de Chat GPT. Cela m’a permis d’améliorer les dessins initiaux, d’obtenir une meilleure qualité de résolution et d’assurer l’harmonisation des rendus. Ce n’est pourtant pas une coquetterie de ma part de dire que ces illustrations sont le fruit d’un très long travail d’infographie, puisque les premières ébauches de mes dessins datent d’une époque où les chatbots étaient encore très loin d’avoir été commercialisés.

P.S.3 : Ce livre est un hommage aux romans cyberpunks qui ont bercé ma jeunesse. « No future » : telle était la devise de ce passé révolu.
[+] 3 personnes remercient Sisyphe pour ce message !
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#2
Bonjour Sisyphe,

J’ai lu « 2084, Le rêve du papillon » et voici mon retour.

Tout d’abord, bravo pour avoir écrit cette première AVH, ce n’est jamais facile d’écrire un texte aussi long jusqu’au bout ! L’univers cyberpunk est peu commun dans les AVH, et c’est un vrai plus. Les illustrations et la feuille d’aventure nous plongent bien dans l’ambiance. Le texte se lit assez facilement. Toutefois, il reste très didactique, très explicatif, que ce soit dans les descriptions ou les dialogues par ailleurs nombreux. Il faudrait injecter un peu plus de vie et de folie au milieu de toutes ces infos.

Pour ce qui est de l’histoire, je l’ai trouvée très longue pour 213 paragraphes. Je ne sais pas si c’est dû à un manque de choix (je n’ai pas l’impression mais peut-être que je me trompe) ou à la longueur de certains paragraphes, car comme tu l’as indiqué, on ne peut pas mourir dans cette histoire (peut-être est-ce aussi à cause de ça finalement, s’il n’y a pas de PFA, forcément ça augmente le nombre de paragraphes disponibles par ailleurs). Je m’attendais à une enquête et j’ai été un peu déçu de ce côté-là, car on n’est pas très actif dans l’enquête (on l’est plus dans les parties action), et il n’y a pas besoin de beaucoup réfléchir. J’ai eu du mal à m’identifier à l’héroïne, peut-être à cause de l’emploi de la 3ème personne, ou parce qu’on connaît assez peu ses pensées et émotions. J’ai trouvé le personnage de Kurumada très gentil par rapport à son statut, les flics ont l’air plus méchants que lui ! Je ne sais pas si c’est voulu, mais ça parait bizarre pour un chef de la mafia.

J’ai bien aimé la diversité des mots-clés et attributs de l’héroïne et les règles très simples qui nous permettent de jouer sans utiliser de dés, juste avec un crayon et la feuille d’aventure. J’ai obtenu un franc succès durant mon aventure, je ne sais pas si c’est bien ou pas. J’avoue que j’ai parfois pris les choix qui me semblaient les moins appropriés pour voir ce qui se passait (c’est-à-dire ceux qui auraient sans doute mené à un PFA dans un LDVELH classique), juste pour voir comment l’héroïne s’en sortait, et je trouve que tu as plutôt bien géré ces cas-là du point de vue du scénario.

Globalement, bravo pour cette première AVH, on sent que tu as voulu soigner les détails notamment avec les illustrations qui ont un style cohérent tout au long de l’histoire. Les attributs de l’héroïne sont une très bonne idée, et ils sont parfaits pour régler les différentes situations dans lesquelles on se retrouve.

Voilà, j’espère que mes remarques pourront t’aider dans ton travail d’écriture !
[+] 1 personne remercie Yome pour ce message !
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#3
Hello,

Je viens de finir ma 1ere lecture, donc c'est un retour à chaud, en vrac :

Note : j'ai un style de feedback sans détour, qui peut donner une connotation péjorative, alors que non, il n'y a rien d'autre que de la sincérité, biaisée par l'immédiateté du retour.

- Comme pour l'AVH du chat de @Outremer, la 3e personne brise, pour moi, l'incarnation. Et en plus cela a une autre conséquence :
- Il m'a manqué des émotions, des sensations, des odeurs. Or, un "vous" oblige à cela : "Samantha a les épaules lourdes" => "Vous avez les épaules lourdes"
<= d'autant plus que sur la fin du récit, tu bascules à un "Rends-toi au 123" = au début on fait avancer Samantha, mais petit à petit la narration s'adresse à nous (lecteur) directement.
<= les dialogues pourraient être un peu plus pêchus
- Les 1er choix qui définissent les attributs sont Top, c'est très bien ficelé
- L'histoire est très bonne
- J'ai eu des images de Ghost in the shell, un peu de Cat's eyes, Cyberpunk JDR, Cyberpunk vidéo, etc. nickel.
- J'ai eu du mal avec un "Paris" cyberpunk, je crois que c'est ce qui m'a le plus troublé au début : imaginer Paris cyberpunk... pas simple... biais de provincial je pense Smile
- Bravo pour les illustrations

Bref, je vais creuser et faire la suite.  

Grosso-modo, je suis d'accord avec les remarques de @Yome. Avec un accent plus fort sur le choix de la 3e personne.

<début digression>


Enfin, ton AVH m'a généré des perplexités sur 2 choses (j'ouvrirai des sujets dans l'atelier) :

1- sur des AVH longues, indiquer à la fin à quel paragraphe retourner pour obtenir une autre fin. (la triche est un sujet très sérieux puisqu'elle permet/incite la rejouabilité)

2- je pense que je suis allergique à la 3e personne, mais je me suis demandé si elle ne pouvait pas être super efficace employée autrement : une pause dans la narration qui oblige le lecteur à jouer un autre personnage, mais à la 3e personne... ce qui amplifierait le poids de la 1ere et amènerait une pause "rigolote", une rupture de quelques sections où le lecteur "bouge" les pions/PNJ du récit, comme un gamin joue avec des figurines dont seulement une le représente personnellement.

 </fin digression>

merci pour le partage !
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#4
(18/08/2026, 21:02)ledahu a écrit : - Comme pour l'AVH du chat de @Outremer, la 3e personne brise, pour moi, l'incarnation.


Dans la mini-AVH en question, j'avais utilisé la première personne. C'est dans Iacchos que je m'étais servi de la troisième personne. (Il y a du reste bien des auteurs qui l'ont fait avant moi, notamment Fitz.)

La deuxième personne est traditionnelle dans les AVH et le fait de ne pas l'employer peut certes introduire une certaine distance entre le joueur et le personnage dont il contrôle les actions. Mais l'emploi de la première ou de la troisième personne n'est pas pour autant une mauvaise chose en soi : ça modifie le ressenti et le point de vue du lecteur/joueur, ce qui peut présenter des avantages aussi.

Le fait de diviser les sections entre une partie narrative à la première/troisième personne et une partie technique à la deuxième personne (incluant les renvois, les codes à noter, etc.) me paraît personnellement une idée tout à fait correcte.

Pour ce qui est du style, même si la qualité importe toujours, bien des approches différentes de la narration sont possibles et légitimes (je n'y inclus naturellement pas les textes écrits par IA, qui sont la négation insipide de l'art).
[+] 1 personne remercie Outremer pour ce message !
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#5
Citation : Dans la mini-AVH en question, j'avais utilisé la première personne.

Oui, au temps pour moi. Mais cela me fait le même effet de distance, quoique l'effet est plus subtil à la 1ere car il m'avait donner l'impression de décider d'un "journal de bord"/"journal intime". Et effectivement, ce n'est pas un mal en soi. C'est juste que "dont vous êtes le héros".  

Citation :Le fait de diviser les sections entre une partie narrative à la première/troisième personne et une partie technique à la deuxième personne (incluant les renvois, les codes à noter, etc.) me paraît personnellement une idée tout à fait correcte.

Vador passe à la vitesse supérieure et vous tranche la main de son sabre laser. Il vous invite à devenir son allié...
- Obiwan ne t’a jamais dit ce qui est arrivé à ton père…

Vous répondez :
- Oh ! Il m’en a dit assez ! Il a dit que vous l’avez tué !  RDV 12
- Crève enfoiré !  RDV 23

$12

Vador est surpris de la réponse, il hésite devant le jeune Jedi...

Vador répond :
- Non… JE SUIS ton père  RDV 45
- C'est vrai, je l'ai tué...  RDV 67

Smile
(https://www.brucetringale.com/je-suis-ton-pere/)

---------------------- </fin digression>


@Sisyphe :
J'ai oublié de dire que je trouve que les illustrations devraient être placées au milieu du texte. Je suppose que c'est un placement en préparation d'une version papier pour des pages en vis-à-vis, mais en PDF, on clique et hop ! On file au paragraphe suivant, sans voir qu'il y avait une illustration après les choix !

Et pour info j'ai fait BIMBO SPORTIVE Smile
[+] 1 personne remercie ledahu pour ce message !
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#6
Merci à tous pour vos retours. Je suis désolé que la première partie de l’AVH vous ait paru longuette, didactique et trop peu littéraire. Je constate que vos avis sont unanimes, d’autant que Lady V allait elle aussi dans ce sens lors de nos échanges en MP.

Sans chercher à me justifier, puisque je plaide au contraire coupable, je dois avouer que j’aime les intrigues denses et complexes, ainsi qu’une certaine précision documentaire dans la peinture des univers. Or les développements de ce genre occupent beaucoup de place. Comme je voulais aussi faire tenir trois aventures dans un seul volume, j’avais pris le parti d’adopter un style de narration nerveux, très rapide, fonctionnel, où les actions de l’héroïne sont décrites de manière un peu expéditive, presque parodique, comme dans beaucoup de LDVELH de l’époque classique. Pour les dialogues, c’est un peu la même chose. Je les ai la plupart du temps réduits à leur fonction d’exposition. Cela rend sans doute mon texte très abrupt, là où je cherchais justement à éviter l’emphase littéraire, ainsi que l’inflation du nombre de signes.

Quoi qu’il en soit, la densité de l’arrière-plan narratif, couplée au peu de volume que je m’étais octroyé pour l’installer, m’a obligé à multiplier abusivement les paragraphes ou dialogues explicatifs. Je crois que ça ne me gênait pas vraiment, à titre personnel, car je suis habitué à lire des essais davantage que des romans: la compilation très compacte de données me paraît presque naturelle. Mais je reconnais que ce n’est vraiment pas un choix très judicieux d’un point de vue romanesque, et je m’en veux après coup. J’aurais peut-être tout simplement dû délayer l’aventure, pour lui donner davantage d’ampleur dramatique et littéraire, faire respirer les dialogues et leur donner une tournure plus sophistiquée, quitte à occuper tout un volume avec la première enquête.

Pour ce qui concerne le problème de la narration à la troisième personne, je comprends tout à fait le point de vue de Ledahu, mais, moi, pour être honnête, je n'ai jamais supporté la narration à la deuxième personne. Loup*Ardent était ma série préférée!!! Je n'arrive pas à me projeter dans un personnage quand on me dit "Vous", alors que je ne vis ni au Moyen-Âge ni dans le futur. Mais je suppose que c'est très subjectif.

(Hier, 02:30)Outremer a écrit : Pour ce qui est du style, même si la qualité importe toujours, bien des approches différentes de la narration sont possibles et légitimes (je n'y inclus naturellement pas les textes écrits par IA, qui sont la négation insipide de l'art).

J’ignore à vrai dire si la remarque entre parenthèses m’était destinée ou non, Outremer, et je suppose que ce n’est sans doute pas le cas du tout, mais je voulais tout de même en profiter pour dire que mon livre a été écrit bien avant la mise en service des premiers chatbots. L’AVH doit dater de 2020. J’ai forcément utilisé Copilot pour certaines corrections récentes, des recherches de synonymes ou des pistes de reformulation, comme j’utilisais naguère Antidote ou des outils équivalents (voire des amis relecteurs: ce sont des outils très efficaces); j’ai maintenant l’habitude aussi de faire vérifier mes phrases quand j’aborde certains sujets techniques et pointus que je maîtrise sommairement, pour m’efforcer de ne pas commettre d’erreurs de vocabulaire; mais ce texte n’a vraiment pas été généré par une IA. D’ailleurs, une IA m’aurait sans doute conseillé à juste titre de délayer davantage. Smile Il n’empêche cependant que j’approuve ta remarque, pour l’essentiel. Je ne te donne pas tort sur le fond.
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