In Livro Veritas et le LDVH
#1
Luk, un des auteurs du jeu de rôle MSB auquel je participe, a eu la chance de rencontrer Mathieu Pasquini qui est le créateur de In Livro Veritas (ILV) et de lui parler jdr et impression.
Et il semble que ce monsieur serait "enchanté d'éditer des livres dont vous êtes le héros sous licence (réellement) libre. "
Pour moi c'est un bon signe de la vitalité et de la réapparition du LDVH en France et dans les pays francophones.
Bien sûr tout doit rester libre (voir pour cela le wikipédia pour connaitre la réalité et les conditions de la licence libre)
En clair ça veut dire que, l'auteur toucherait quand même ses royalities sur la vente mais que le livre pourra être librement repris et adapté par celui qui le désire à la condition de citer l'auteur.

Vous en pensez quoi ? Dois-je prendre contact avec lui si vous avez des questions ?

"L'idée de Mathieu est de s'appuyer sur les licences libres (avec droit de modification) pour faire des livres évolutifs auxquels on puisse adjoindre des modules développés par d'autres, améliorer et compléter des oeuvres existantes."
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#2
Très intéressant...Mais un peu obscur encore.

Faut dire que je ne suis pas tellement au courant de ces histoires de licences. Enfin je suis sûr que certains parmi nous pourraient dresser l'oreille... Oiseau ? Niki ? Vous êtes là ? LOL


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#3
Je vois que comme d'habitude, tout le monde s'en fout.... Smile
Tant pis alors.
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#4
Si, l'initiative peut être intéressante. Mais perso, je n'y connais strictement rien et n'ai donc aucune opinion utile à donner sur ce sujet.
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#5
Salut,

Je suis le Luk dont il est question un peu plus haut. Je comprend qu'on puisse se sentir un peu perdu dans ces histoires de licence.

On peut trouver un résumé du sujet ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Contenu_libre

Le principe commun à toutes les licences est d'être gratuitement diffusible. Il est considéré que c'est le meilleur moyen (outre un plan marketing très cher) pour se faire connaître. Le livre comme objet est trop pratique pour être remplacé par la lecture à l'écran.

L'idéal de Mathieu Pasquini serait des licences qui permettraient à des auteurs de rajouter des modules à une histoire déjà existante. Son système de composition de livre à la demande serait adapté à commander des livres plus ou moins touffus, l'intrigue de base uniquement ou des rajouts pour une aventure plus touffue.

Mais tout cela est bien sûr sujet à discussion. Je fais une émission de radio sur le libre en général sur radio libertaire et la prochaine sera justement sur les licences libres et de leur intérêt pour des créateurs (écrivains, musiciens, informaticiens). Si quelqu'un est partant on peut discuter de tout ça.
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#6
La seul question que je me pose, perso, c'est : si tu publies ton livre sous licence libre, un autre a le droit de le reprendre, le modifier, le republier et toucher des royalties sur une oeuvre que tu auras écrite à 90 % ? ^^
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#7
Personnellement, ce genre de système ne m'intéresse qu'à demi. Impression sous licence libre, jusque-là, ça va, pas de problème. Mais un livre n'est pas un logiciel open-source. Permettre à d'autres de modifier ton oeuvre et de la re-diffuser, même dans le contexte d'une AVH, n'est pas quelque chose qui m'enchante. Je ne voudrais pas, par exemple, qu'il y ait dix versions de L'Homme qui Marchait en ligne, selon quels auteurs secondaires y ont ajouté/modifié des paragraphes.

Ou alors, je n'ai rien compris ?
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#8
Il y a en fait une gamme de licences. Les créatives commons sont les plus explicites et permettent de jouer sur toute une gamme de critères.
http://fr.creativecommons.org/contrats.htmUtilisation commerciale ou non, droit de modifier ou non.

Après les avantages et les inconvénients se discutent sachant que comme je le disais, le minimum est le droit de le diffuser. Nombre d'auteur ou de musiciens y passe en réalisant que leur envie légitime de profiter des fruits de leur oeuvre est généralement bloqué par la nécessité d'accéder d'abord à la notoriété. Il leur faut dans ce cas être sélectionnés par des éditeurs/producteurs qui investiront sur eux. Bien peu ont cette chance et ils doivent généralement passer par la moulinette du marketing. La diffusion est alors perçue comme un moyen de se faire effectivement lire ou entendre (ou voir pour les arts plastiques) dans un monde où la diffusion publique est sous contrôle. Après avoir beaucoup ramé pour essayer de se faire reconnaître par les gourous de la vente de contenu, ils ont plaisirs à être enfin écoutés et lus, parce que c'est souvent leur finalité.

A cette liberté est associée une contrainte. La paternité doit toujours être respectée.

Dès lors la modification d'une oeuvre (qui n'a rien d'obligatoire dans les creative commons) se fait toujours dans le respect du premier auteur. Il ne s'agit pas de récupérer son boulot pour se l'approprier, il faut toujours publier les sources. C'est une différence avec les logiques de propriété intellectuelle où on s'échange les droits sur telle ou telle histoire. Ici un auteur reste un auteur et quelque soit les évolutions que peut connaître son travail, il recevra toujours la part de crédit qui lui revient. Le principe élémentaire en cas de modification est que celles-ci doivent être diffusées sous la même licence. Du coup, l'auteur peut récupérer à son tour les fruits du travail des autres. Ce dernier point est, il est vrai, plus sensible en informatique que dans les domaines artistiques.

L'exploitation commerciale est sans doute la plus sensible des questions pour les auteurs/créateurs. Là encore les Creative Commons permettent de ne pas autoriser les utilisations commerciales sans autorisation de l'auteur. Il n'en demeure pas moins qu'en matière de musique ou d'écrit (comme par exemple du jdr), celui qui arrive à en vendre doit proposer plus que le simple téléchargement gratuitement proposable par n'importe qui d'autre. Ils doit donc investir (imprimer, prospecter, convaincre) pour s'assurer de rentrer dans ses frais. C'est discutable mais je considère que celui qui parvient à ce résultat mérite ses sous. De plus la licence ne lui permettant d'accéder à aucun monopole (contrairement aux contrats d'exclusivités que les éditeurs font généralement signer), les auteurs peuvent eux-même profiter de ce travail de prospection/publicité pour à leur tour éditer et vendre leur oeuvre.

La question n'est pas simple car elle va à l'encontre de nos habitudes et idéaux de la reconnaissance artistique. Encore une fois, il y a de la part d'ILV un véritable enthousiasme pour les LDVH, il se propose de faire bien plus que de les proposer sur le site mais de faire un travail d'édition avec ouvrages tirés par avance, promotion au catalogue et ce genre de choses. Il y a des convictions concernant le libre mais qui ne sont pas élevés au rang de dogme (la palette des possibles est large). La discussion est possible et il y a du concret derrière. Ca me semble mériter de l'attention, non ?
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#9
Luk a écrit :La question n'est pas simple car elle va à l'encontre de nos habitudes et idéaux de la reconnaissance artistique. Encore une fois, il y a de la part d'ILV un véritable enthousiasme pour les LDVH, il se propose de faire bien plus que de les proposer sur le site mais de faire un travail d'édition avec ouvrages tirés par avance, promotion au catalogue et ce genre de choses. Il y a des convictions concernant le libre mais qui ne sont pas élevés au rang de dogme (la palette des possibles est large). La discussion est possible et il y a du concret derrière. Ca me semble mériter de l'attention, non ?
Personnellement, l'idée me plaît énormément. Il serait intéressant que le fondateur d'ILV puisse venir nous exposer en détail ses idées Smile
"Hey it's me, I'm dynamite and I don't know why"
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#10
Je lui fait signe. En attendant, vous pouvez télécharger l'émission de radio que nous avons fait il y a une semaine sur ILV :

http://archive.symbiose.free.fr
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#11
je lis p'tet un peu vite, mais j'avoue que certains points me laisse perplexe, notamment le droit de modification de l'oeuvre... je m'y perds, il s'agit de quoi concrètement ?

en plus je viens d'aller consulter le site et ce n'est pas la première fois que je vois un site du même genre : pour moi il s'agit d'un gouffre à fric, non seulement on doit payer pour mettre un livre mais en plus on doit payer pour en avoir un exemplaire, avec une modeste réduction... génial... personnellement, je ne comprends vreaiment pas l'intérêt de cette démarche ? Payer pour être éditer et acheter son propre livre : là je suis plus que perplexe, je suis carrément allergique, mais si vous avez des arguments bétons à me fournir ? À mons d'être assuré qu'au moins 100 000 personnes acheterons nos livre.. en considérant que la part de l'auteur ne doit certainement pas être glorieuse... je doute
Rendez-vous au 14.
Découvrez ma plume poétique sur le blog de Jules Cybèle.
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#12
Paragraphe 14 a écrit :je lis p'tet un peu vite, mais j'avoue que certains points me laisse perplexe, notamment le droit de modification de l'oeuvre... je m'y perds, il s'agit de quoi concrètement ?

en plus je viens d'aller consulter le site et ce n'est pas la première fois que je vois un site du même genre : pour moi il s'agit d'un gouffre à fric, non seulement on doit payer pour mettre un livre mais en plus on doit payer pour en avoir un exemplaire, avec une modeste réduction... génial... personnellement, je ne comprends vreaiment pas l'intérêt de cette démarche ? Payer pour être éditer et acheter son propre livre : là je suis plus que perplexe, je suis carrément allergique, mais si vous avez des arguments bétons à me fournir ? À mons d'être assuré qu'au moins 100 000 personnes acheterons nos livre.. en considérant que la part de l'auteur ne doit certainement pas être glorieuse... je doute
Tu as effectivement lu un peu trop vite. Je ne prendrais pas la peine de contre argumenter si tu ne prends pas celle de te documenter un peu sérieusement sur cette proposition.
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#13
Bonjour, je me suis un peu renseigner sur le site ILV et en écoutant l'émission. Concernant ILV, j'en retiens deux choses :
- d'une part un service de mise en ligne permettant de lire toutes les oeuvres via navigateur internet. L'utilisateur peut, dans les limitations definies par l'auteur, créer à partir des textes disponibles un livre papier composé d'une une plusieurs oeuvres dispo pour son usage personnel. Les auteurs reçoivent des royalties sur les ventes ainsi effectuées (10 % du prix de vente si j'ai bien compris)
- d'autre part un service d'edition de livres, avec numéro isbn, apparition dans des catalogues de libraires ou de site comme amazone... Dans ce cas, l'auteur fournit une somme d'argent d'au moins 100 €, et l'oeuvre est soumise à validation de la ligne éditoriale. Le prix du livre est ensuite fixé selon le nombre de page et la qualité du papier, auquel s'ajoute les royalties dont l'auteur choisi librement le montant.

Dans les deux cas, le type de licence est au choix de l'auteur qui peut decider si il autorise la modification, l'utilisation dans des compilations ... de son oeuvre. Il faudra déjà preciser les avantages d'une licence libre face a une licence non libre.

Voici un petit resumé succin de ce que j'ai crus comprendre, en esperant ne pas avoir fait d'erreur.

Maintenant pour ce qui est des ldvelh, dont je ne suis que lecteur et non auteur (pour l'instant), je ne comprends pas vraiment la demarche avancée au debut de ce sujet consistant à rendre ces livres modulables en permettant leur modification. En tant que lecteur je n'en vois pas vraiment l'interet, quand je lis un livre, je prefere lire l'oeuvre original de l'auteur, pas une version modifiée par un tiers. Je crois que c'est ce point là qui est le moins clair et pourtant le plus problématique.

En esperant avoir fait avancer les choses.
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#14
Question : Concrètement, quel est l'intérêt de la licence libre ? Si je choisis un "Creative Common" de type "Paternité" + "Aucune utilisation commerciale" + "Pas de modification", en quoi cela diffère-t-il d'un copyright pur et dur (copyright qui m'appartient déjà en tant qu'auteur) ?

Par ailleurs, en quoi ILV diffère-t-il de Lulu, Cafépress, Manuscrit, Publish Or Die, etc, par lesquels n'importe lequel d'entre nous peut déjà passer pour éditer un LDVELH si l'envie lui en prend ?
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#15
Oiseau a écrit :Question : Concrètement, quel est l'intérêt de la licence libre ? Si je choisis un "Creative Common" de type "Paternité" + "Aucune utilisation commerciale" + "Pas de modification", en quoi cela diffère-t-il d'un copyright pur et dur (copyright qui m'appartient déjà en tant qu'auteur) ?

La différence est la libre diffusion du contenu dans le respect de ces règles. Quelqu'un peut le reprendre sur un site s'il te nomme, garde la licence et ne fait pas de sous avec. Il peut également l'imprimer, l'intégrer dans une compile de texte sous les mêmes conditions. C'est un moyen de se faire connaître.

Citation :Par ailleurs, en quoi ILV diffère-t-il de Lulu, Cafépress, Manuscrit, Publish Or Die, etc, par lesquels n'importe lequel d'entre nous peut déjà passer pour éditer un LDVELH si l'envie lui en prend ?
Je ne connais pas tout ces sites, il faut être vigilant sur les licences, on m'avait parlé d'un site il y a quelques temps où les conditions d'hébergement du texte étaient redoutables. ILV est bien reconnu dans le monde du libre et l'intérêt en matière de LDVH est réel, le projet de Mathieu Pasquini est un véritable travail d'édition, pas simplement d'héberger vos textes (voir le copié collé à la suite d'une annonce qu'il a fait sur une liste de discussion (à la suite de quoi je lui ai donné l'adresse d'ici). Il y a de la part d'ILV de la conviction, de l'envie d'expérimenter, de la réactivité.

Ma question en retour est pourquoi ne l'avez-vous pas encore fait sur un de ces sites ?

Je vous copies colle ce qu'il a écrit sur une liste (je lui ai donné le lien vers ce thread en réponse)
Mathieu Pasquini a écrit :Bonjour,

J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop d'utiliser cette liste pour un appel. Un appel du coeur.

Voilà de quoi il s'agit : je voudrais remettre d'actualité les Livres Dont Vous Etes le Héros (LDVH comme disent les puristes). Comme quand on (en tout cas moi -_-) était gamin et qu'on lisait tout en jouant avec une paire de dés "vous prenez la porte de droite, allez à la page n°125". Des LDVH libres bien sûr.
C'est un genre littéraire à part entière, aujourd'hui complètement, ou presque, tombé dans l'oubli et c'est tout à fait dommage. Ce sont des livres prenants et haletants, qui donnent envie de lire et permettraient à certain de se rabibaucher avec la lecture.

Deux cas de figures :

* un livre traditionnel
et/ou
* un livre sur ilv avec les liens cliquables pour jouer.

Je prend en charge l'édition, la créa éventuelle de cartes à jouer et les dés. On vend le livre et on laisse le pdf en libre, avec accès au source (le texte) dans un format ouvert type .odt de OpenOffice. En faisant cela j'espère que la viralité de la licence libre appliquée au jeu numérique s'appliquera aussi au livre papier, où des auteurs pourront reprndre un héros pour faire une suite par exemple.

N'hésitez pas : contact[at]inlibroveritas.net

Merci à vous de relayer l'information et/ou de donner le lien vers le blog : http://www.ilv-experience.net/blog/index...-de-livres
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Mathieu Pasquini
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