Nouveau projet collectif : La Grande Menace des Robots II
#34
Chose promise, chose dûe, voilà mon intro. Le paragraphe 1 n'est pas encore fait, je veux d'abord savoir si la dite intro vous convient. Wink




Le plafond de la cave tremble une nouvelle fois au dessus de votre tête, tandis qu’une pluie de poussière s’éparpille sur votre visage. La toux que provoque cet incident, désormais quotidien, se perd dans les hurlements des sirènes et les sourds bombardements qui vous parviennent de la rue. Trois jours que vous vivez terré dans ce sous-sol. Trois journées de terreur et de soif, de faim et de poussière. Vous ne savez plus rien du monde extérieur, si ce n’est ce que vous entendez de votre refuge. L’éclairage de la cave a lâché quelques heures après votre arrivée et vous vivez depuis deux jours dans les ténèbres les plus profondes. Vous avez eu le temps de voir le film de votre vie défiler sous vos yeux et vous vous demandez comment les choses ont pu tourner si dramatiquement à une telle vitesse. Comment le Kalazar a pu basculer dans le chaos alors que la victoire dans sa guerre lui semblait sans obstacle aucun. Comment la nation qui vous a vu naître a-elle pu s’effondrer en une poignée de semaines.
Vous vous rappelez la Thoronie.

Le plan conçu par le roi Leish était pourtant parfait ; son application ne le fut pas moins. Les armées khalazariennes avancèrent sans aucune résistance après avoir endormi la population au moyen d’une quelconque arme secrète. Aucun nuage ne semblait percer votre ciel et, pourtant, ce ciel vous tomba bientôt sur la tête. Alors que personne n’aurait pu s’y attendre, l’armée fut bientôt contrainte en retraite. Votre unité ne put connaître la raison de ce départ précipité mais les rumeurs les plus folles se murmuraient dans les rangs: on racontait que le roi Leish, le plus grand guerrier Khalazarien, avait été vaincu en combat singulier par un quelconque Thoronien. Certains allaient même jusqu’à dire que le roi était mort.
En rentrant au pays, vous ne pensiez qu’à la défaite et, surtout, au prochain assaut sur l’ennemi Thoronien, qui, pensiez-vous alors, ne saurait tarder.
L’assaut ne vint pas.
De retour à votre caserne, dans la ville de Thalash, petite cité de l’intérieur du pays, vous ne deviez rester au calme que deux jours.
Au troisième, le chaos commença.
Il se manifesta sous la forme du sergent de votre escouade, un grand escogriffe nommé Jaïesh, qui au beau milieu de la nuit, pénétra dans le dortoir où les hommes se reposaient, et hurla, d’une voix de stentor, de prendre les armes au plus vite. Une émeute était en cours au nord de Thalash et il fallait la régler au plus vite.
Une quizaine de minutes plus tard, vous vous retrouviez tous dans la vaste cour de la caserne. Jaïesh apparut alors et aboya brièvement quelques ordres. Vous vous précipitiez tous vers vos robots, des Mirmillons.
« En procédure volante, cria le sergent. »
Aussitôt, vous pressiez un bouton et votre robot passa en mode aérien.
Une poignée de secondes plus tard, une trentaine de mirmillons s’envolèrent au dessus du fort. Au moment même où la ville vous apparut, vous avez compris qu’il s’y passait quelque chose d’anormal.
Vous survoliez la grande avenue de Aïchen, une des artères vitales de la cité, un endroit bondé de jour comme de nuit. Aujourd’hui, pourtant, tout était désert. Les maisons étaient toutes éteintes, tout comme les éclairages publics. Des sirènes d’alarme émettaient en continu un gémissement uniforme. En examinant plus attentivement la ville, vous remarquez même que certains lieux semblent avoir été victimes de bombardements. A présent très inquiet, vous jetâtes un coup d’œil à Jaïesh, qui vole en tête de formation. Lui aussi semblait peu rassuré ; vous le voyiez jeter des coups d’œil rapides sur le décor qui défile sous vos yeux. Soudain, il s’arrêta net, et leva la main pour ordonner à l’unité d’en faire autant. Pressant fiévreusement les commandes de tir de votre robot, vous attendîtes désespérément qu’il se passe quelque chose.
L’attaque vint, aussi brutale qu’imprévue.
Dans un grondement sourd, une soixantaine de robots volants surgit de l’obscurité, encerclant en quelques secondes votre unité. Vous aviez du mal à distinguer de quelle sorte de robots il s’agissait mais vous remarquiez qu’on en trouvait de toutes sortes : frelons, voltigeurs, mais aussi libellules ou des mirmillons semblables aux vôtres. Les robots étaient badigeonnés de couleurs criardes et vous compreniez rapidement qu’il ne s’agissait pas de simples émeutiers.
Alors que vous vous demandiez l’attitude à tenir, Jaïesh hurla tout à coup :
« FUYEZ, RENTREZ A LA B… »
Sa voix se perdit lorsqu’une douzaine d’éclairs frappèrent simultanément son robot. Ce dernier se mit à tournoyer dangereusement et bascula vers le sol, pour s’écraser une vingtaine de mètres plus bas, au milieu d’une avenue déserte.
Ce fut le déclencheur pour votre unité. Vous ouvrîtes tous le feu, tandis que vos assaillants en faisaient de même. Le ciel s’éclaira d’une multitude de rayons lumineux. Autour de vous, vos coéquipiers, malgré une résistance acharnée, tombaient comme des mouches sous le surnombre adverse. De fréquents chocs sourds vous parvenaient de la cité en contrebas chaque fois qu’un robot s’y écrasait.
Lorsque la moitié de votre escadron fut tombée, et que vous comprîtes que l’autre moitié n’allait pas tarder à en faire autant, vous décidâtes de tenter votre chance. Vous donnez toute la puissance des moteurs de votre robot, et vous plongez vers la ville. Vous espérâtes, en effet, que vos assaillants ne pourraient vous toucher à travers les maisons. Derrière-vous, vous entendîtes, à travers l’infernal vacarme, des cris furieux mais, bien plus inquiétant, des bruits de moteurs qui accélèrent. Vous maintîntes votre cadence et pendant quelques folles secondes, vous pensâtes avoir semé vos ennemis.
Soudain, un rayon lumineux percuta de plein fouet votre mirmillon. Ce dernier se mit à vibrer dangereusement tandis que vous découvrîtes avec horreur que les commandes ne répondaient plus. Votre robot n’était alors qu’à quelques mètres du sol. Vous fermâtes les yeux, invoquâtes tous les dieux que vous connaissez et bondîtes hors de votre robot, précisément au moment où celui-ci explosa.
Le souffle brûlant des flammes vous propulse à toute vitesse vers le sol, que vous heurtez avec violence. A moitié groggy, vous n’eûtes que le temps de vous écarter pour éviter les décombres fumants du mirmillon. A travers un voile, vous vîtes vaguement que vos adversaires ont abandonné la fuite. Au dessus de vous, seuls de rares éclairs lacèrent le ciel : votre unité a péri. Des larmes vous virent aux yeux mais vous les refoulâtes ; vous deviez tout d’abord trouver un lieu sûr. Vous vous relevâtes et avançâtes en titubant dangereusement vers la maison la plus proche. Vous espériez y trouver un abri et des soins.
La porte n’étant point verrouillée, vous rentrâtes prudemment dans la demeure. Elle semblait déserte mais vous préférâtes ne prendre aucun risque. Vous saisîtes votre couteau de défense et inspectâtes la maison. Vous ne trouvâtes rien d’intéressant avant d’entrer dans le salon. Lorsque vous contemplâtes le spectacle qui s’y tenait, tout s’éclaircit dans votre esprit.
Trois personnes se trouvaient là : un couple et une petite famille, qui devait avoir environ dix ans. Ils gisaient affalés sur le sol et ronflaient bruyamment. Après avoir tenté, sans succès, de les réveiller, l’affreuse vérité parvint enfin à vous. Le produit jeté sur la Thoronie pour endormir ses habitants avaient visiblement passé la frontière et atteint ses concepteurs. Voilà donc la signification de la ville morte et des émeutiers qui vous ont attaqué. En tant que militaire, vous aviez subi une injection contre ce produit pour pouvoir aller combattre en Thoronie, mais à présent le mal est arrivé sur vos terres.
Alors que vous restiez indécis sur ce que vous alliez faire, la porte d’entrée de la maison s’ouvrit soudain dans un grand bruit. Vous n’hésitâtes pas un instant: vous ouvrâtes la première porte venue et vous vous glissez silencieusement derrière. Voilà comment vous arrivâtes dans la cave où vous deviez rester trois jours. Trois jours durant lesquels la situation extérieure sembla se dégrader sérieusement. De nombreux bombardements frappèrent durement la ville. A plusieurs reprises, on pénétra dans la maison au dessus de vous ; fort heureusement, nul ne vint dans la cave.

Or, ce séjour va maintenant prendre fin. Vous avez suffisamment récupérer pendant trois jours et vous vous sentez prêt à tenter votre chance dehors. De plus, vos maigres rations de survie sont depuis longtemps épuisées et vous risqueriez de mourir de faim et de soif en restant ici. Le moment est venu pour vous de voir ce qu’est devenu le Kalazar, et d’affronter la réalité. Vous levant précautionneusement, vous approchez de l’escalier, que vous aviez descendu soixante douze heures auparavant, et vous le montez silencieusement. Arrivé devant la porte de la cave, votre main se pose sur la poignée et, très lentement, vous la tournez. Rendez-vous au 1.
Debout, debout cavaliers de Théoden!
Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclat,
Une journée de l'épée, une journée rouge avant que le soleil ne se lève !
Au galop ! au galop ! courez ! Courez à la ruine et à la fin du monde !


Messages dans ce sujet
RE: Nouveau projet collectif - par Jehan - 02/07/2007, 23:43
RE: Nouveau projet collectif - par Skarn - 03/07/2007, 10:49
RE: Nouveau projet collectif - par Aragorn - 03/07/2007, 12:51
RE: Nouveau projet collectif - par Jehan - 03/07/2007, 13:19
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RE: Nouveau projet collectif - par Skarn - 03/07/2007, 13:30
RE: Nouveau projet collectif - par Jehan - 03/07/2007, 13:30
RE: Nouveau projet collectif - par Jehan - 03/07/2007, 18:59
RE: Nouveau projet collectif - par Fitz - 03/07/2007, 19:32
RE: Nouveau projet collectif - par Jehan - 03/07/2007, 20:12
RE: Nouveau projet collectif : La Grande Menace des Robots II - par Aragorn - 29/12/2007, 10:45



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