Gloire Posthume 1 : Les Sabres d'Asguenn
#86
J’ai lu les Sabres d’Asguenn qui m’ont enchanté. La première mouture de l’AVH était déjà excellente, là on atteint un niveau qu’on ne peut plus qualifier d’amateur. Déjà dans la forme, les superbes illustrations de Linflas, l’intrigante carte de Sandra, la feuille d’aventure, la mise en page complètement retravaillée, toutes ces améliorations contribuent au sentiment de lire un livre totalement abouti.

Ce n’est pas tout, Fitz ne s’est pas contenté de retoucher la forme : en retravaillant complètement les règles, il s’affranchit du système LS et fait ainsi de moi un homme comblé. En effet, j’aime beaucoup découvrir de nouvelles expériences ludiques, ce qui m’a poussé ici à rejouer l’AVH.

Les nouvelles règles tournent bien. Les combats utilisent un système d’assauts en « attaque puis contre-attaque » que Fitz a rendu possible en scindant en 2 le critère « Habileté » des LS. Du coup il en a profité pour modifier le fonctionnement des protections de manière plus réaliste, je trouve, que l’amélioration d’endurance. C’est vraiment une bonne idée aussi de laisser la liberté au joueur de lancer des dés ou bien de « pointer » ses résultats. Fitz j’aimerais beaucoup, si tu me le permets, autoriser cette commodité au joueur dans ma propre AVH.

Concernant mon expérience ludique, elle n’est pas très révélatrice du niveau de difficulté puisque j’avais lu les Sabres d’Eshnar. Du coup je ne suis mort « qu’une seule fois », dans un combat assez malchanceux contre les gardes devant la cabane de Siméon (j’étais mort 5 fois dans Eshnar et l’avais terminé mal en point). J’ai cependant l’impression que le dosage de la difficulté est resté intact, ce qui est remarquable compte tenu des nombreux changements apportés. Je soupçonne Fitz de s’être arraché quelques cheveux lors de la création du tableau de dégâts, de l’équilibrage des combats et des tests du type « lancez les dés » car ça a dû être plutôt épique.

Je voudrais dire aussi à ceux qui n’ont pas encore tenté l’expérience d’Eshnar que cette AVH est particulièrement non-linéaire : je pensais en avoir fait le tour, avec mes tentatives variées, et suis tombé sur un nouveau chemin lors de ma lecture d’Asguenn.

Un mot sur le fond en complément de l’aspect « jeu » : j’apprécie que tous les éléments de LS aient été remaniés, désormais on voyage vraiment dans l’univers de Fitz.

Conclusion : un gros boulot de Fitz côté jeu et univers pour sortir du cadre LS, l’objectif est atteint et la Tannorie n’a rien à envier au Sommerlund. Félicitations aussi aux dessinateurs et vivement la suite !

En complément, quelques (rares) coquilles relevées le long de mon nouveau chemin :
p5 : « Le héros de cette histoire »
p8 : « Feuille d’Aventure que vous trouverez ci-avant. »
Toujours p8 puis plusieurs fois dans l’AVH, je ne suis pas certain de l’orthographe d’un lancer de dés. Instinctivement j’aurais mis « lancé », en me disant qu’on dit un « jet » et pas un « jeter ». Mais j’ai cru voir « un lancer » dans d’autres sources. Peut-être que les deux sont possibles ? Quelqu’un aurait-il un éclaircissement à donner sur le sujet ? Je n’en dors plus la nuit sauvez-moi !!
p11 (je suis chiant): l’exemple n’est pas écrit en alignement « justifié »
p14 : « la Défense adverse » ou « la Défense des adversaires »
« que dans le cas d’un adversaire »
p16 : « voire très protecteur. » …Alors là je fais un zoom car cette menue erreur avait été signalée dans Eshnar et reste inchangée. Sauf erreur de ma part, « voire » est un synonyme de « véritablement » et n’a rien à voir, justement, avec le verbe « voir ». Voilà, c’était l’instant linguistique !
§2 : « puis repris la route »
§62 : « ; de 6 à 14, allez au 106. »
§67 : il est dit qu’on n’a pas encore vu le forgeron…moi oui ! Mon parcours : forgeron (chez qui j’ai dépensé tout mon pactole), des cavaliers m’incitent à aller à la Petite Pépite, comme je n’ai plus de pistoles je me fais sortir, je vais au manoir, je m’enfuis en sautant par la fenêtre, je trouve une pistole, je tombe sur des gardes m’incitant à aller à la Petite Pépite, me revoilà au §322 mais avec de la monnaie. Cet enchaînement n’a rien d’incohérent mais on relit le §322 comme si Joan découvrait le bar, puis on peut arriver au §67 en ayant vu le forgeron (ce dernier point n’est pas un souci car on peut imaginer que Joan tente d’amadouer Ana en feignant de chercher le forgeron). Bon ça reste un parcours peu probable, puisqu’il faut manquer de pistoles puis réussir à fuir le bourgmestre.
§238 : « et pris mon mal en patience »
§250 : « à une quelque distance » => ??
§325 : « 12 points de Vitalité. »
§326 : « les hêtres aux troncs lisses »
« seuls nos halètements »
§345 : « j’ai dû me défendre ou ils allaient me tuer. »
« Si ma mère nous entend, »
« Nous sortîmes (…) et descendîmes »
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RE: Gloire Posthume 1 : Les Sabres d'Asguenn - par Thierry Dicule - 04/08/2008, 07:49



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