Il y a 4 heures
J'ai assez d'anecdotes très croustillantes à donner pour remplir au moins un gros volume, Feldo, mais je ne le ferai malheureusement pas à l'écrit et en public, parce que certaines des personnes concernées pourraient me le reprocher vertement...
Au téléphone ou de vive voix, je balance plus librement. J'en ai vraiment vu de toutes les couleurs. Mais disons pour simplifier que les milieux éditoriaux sont devenus sans exagération un lamentable panier de crabes. Presque toutes les maisons sont d'ailleurs dirigées par des experts en marketing plutôt que par des éditeurs à l'ancienne, issus de la littérature ou des milieux académiques.
Pour répondre à ta question, Alkonost n'a absolument rien à craindre à mon avis de la diffusion PDF. D'abord, soyons lucides, le public qui télécharge sur Littéraction est réduit et composé de passionnés. Nombre d'entre eux achètent ensuite les versions papiers. En revanche, en librairie, les gens qui peuvent se laisser tenter par le livre ne savent en général même pas qu'il a été diffusé au préalable au format PDF. Donc, du point de vue de l'éditeur associatif, la perte est très limitée, voire nulle.
Pour le grand éditeur, ça ne pèse pas beaucoup dans la balance non plus. Il vise le grand public, qui n'a aucune chance ou presque d'être venu au préalable sur Littéraction.
Pour le petit éditeur généraliste, l'impact est un peu plus grand. Il peut moins compter qu'un éditeur associatif spécialisé sur le soutien inconditionnel de principe des fans, et, comme les ventes n'excèdent parfois pas les quelques centaines d'exemplaires (pour être gentil), en perdre cinquante ou cent à cause d'une diffusion PDF préalable peut s'avérer préjudiciable.
Mais, en réalité, la réticence des éditeurs découle surtout de leur image de marque: en diffusant un ouvrage amateur déjà diffusé gratuitement en ligne, ils craignent de donner l'impression d'être eux-mêmes des éditeurs au rabais. Et cette image écornée pèserait surtout sur les éditeurs petits ou moyens, pas sur les gros: c'est pourquoi à mon avis les petits ou moyens éditeurs sont les plus susceptibles de rejeter un manuscrit parce qu'il a été diffusé en ligne un peu plus tôt. Dans la pratique, en tout cas, c'est souvent ce qu'on constate.
Pour répondre à ta question, Alkonost n'a absolument rien à craindre à mon avis de la diffusion PDF. D'abord, soyons lucides, le public qui télécharge sur Littéraction est réduit et composé de passionnés. Nombre d'entre eux achètent ensuite les versions papiers. En revanche, en librairie, les gens qui peuvent se laisser tenter par le livre ne savent en général même pas qu'il a été diffusé au préalable au format PDF. Donc, du point de vue de l'éditeur associatif, la perte est très limitée, voire nulle.
Pour le grand éditeur, ça ne pèse pas beaucoup dans la balance non plus. Il vise le grand public, qui n'a aucune chance ou presque d'être venu au préalable sur Littéraction.
Pour le petit éditeur généraliste, l'impact est un peu plus grand. Il peut moins compter qu'un éditeur associatif spécialisé sur le soutien inconditionnel de principe des fans, et, comme les ventes n'excèdent parfois pas les quelques centaines d'exemplaires (pour être gentil), en perdre cinquante ou cent à cause d'une diffusion PDF préalable peut s'avérer préjudiciable.
Mais, en réalité, la réticence des éditeurs découle surtout de leur image de marque: en diffusant un ouvrage amateur déjà diffusé gratuitement en ligne, ils craignent de donner l'impression d'être eux-mêmes des éditeurs au rabais. Et cette image écornée pèserait surtout sur les éditeurs petits ou moyens, pas sur les gros: c'est pourquoi à mon avis les petits ou moyens éditeurs sont les plus susceptibles de rejeter un manuscrit parce qu'il a été diffusé en ligne un peu plus tôt. Dans la pratique, en tout cas, c'est souvent ce qu'on constate.

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