Je suis désolé pour les camarades qui nous ont laissés hier et qui vont revenir ce soir en découvrant qu’ils ont tout un roman à lire pour reprendre le fil des échanges. 😊
Les questions soulevées par Valérian nous écartent un peu du problème initial, mais évoquent un point somme toute important. Comme je suis professionnellement concerné, il est peut-être utile qui j’intervienne aussi pour donner mon avis, ne serait-ce qu’afin d’éclairer les enjeux du débat.
Il est exact qu’un certain nombre d’éditeurs sont frileux à l’idée de publier un livre déjà diffusé sous forme de PDF. Pas forcément dans la très grande édition, ni chez les éditeurs spécialisés associatifs (Alkonost, Posidonia), mais plutôt dans la petite édition généraliste, autant que je puisse en juger: pour eux, les ventes d’un ouvrage sont parfois tellement faibles qu’une diffusion préalable en ligne constitue un manque à gagner préjudiciable, susceptible d’empêcher d’atteindre le seuil de rentabilité.
Je comprends donc qu’un auteur puisse hésiter à laisser son AVH en libre accès. Cela n’interdit pas d’être publié ensuite, mais ça peut parfois constituer un frein.
D’un autre côté, l’esprit du Yaz a toujours été me semble-t-il de promouvoir les AVH à visée non commerciale. Si ce n’était le cas, nous pourrions aussi voter pour des LDVELH publiés, ce qu’exclut ouvertement le concours. Pour ma part, je suis attaché à ce principe. C’est une manière de promouvoir le libre accès à la littérature, et ça n’empêche pas ensuite les auteurs de se tourner vers des éditeurs associatifs.
Après vingt ans d’activités d’éditeur et d’essayiste, j’ai fait le choix il y a cinq ans de cesser toute collaboration avec les éditeurs commerciaux. J’ai vu de l’intérieur comment fonctionnaient les grands groupes et j’avoue que j’en suis sorti avec un certain dégoût. Nul n’est obligé de partager mon jusqu’auboutisme. Chacun comprendra en revanche que je plaide pour le maintien des traditions du forum, sur ce point également. J'adresse tous mes voeux de succès à H. Lenoir, mais j’estime qu’elle n’a pas sa place au concours. Si en revanche elle était venue concourir au Yaz et qu’elle avait ensuite décroché un contrat, je m’en serais réjoui pour elle.
Bref, Valérian, si tu gagnes le Yaz, et je te le souhaite sincèrement, tu pourras tout de même t'en prévaloir auprès d'un éditeur respectable, associatif par exemple, ou dévoué et intègre quoi qu'il en soit. Et cela te fera malgré tout une bonne carte de visite!
Les questions soulevées par Valérian nous écartent un peu du problème initial, mais évoquent un point somme toute important. Comme je suis professionnellement concerné, il est peut-être utile qui j’intervienne aussi pour donner mon avis, ne serait-ce qu’afin d’éclairer les enjeux du débat.
Il est exact qu’un certain nombre d’éditeurs sont frileux à l’idée de publier un livre déjà diffusé sous forme de PDF. Pas forcément dans la très grande édition, ni chez les éditeurs spécialisés associatifs (Alkonost, Posidonia), mais plutôt dans la petite édition généraliste, autant que je puisse en juger: pour eux, les ventes d’un ouvrage sont parfois tellement faibles qu’une diffusion préalable en ligne constitue un manque à gagner préjudiciable, susceptible d’empêcher d’atteindre le seuil de rentabilité.
Je comprends donc qu’un auteur puisse hésiter à laisser son AVH en libre accès. Cela n’interdit pas d’être publié ensuite, mais ça peut parfois constituer un frein.
D’un autre côté, l’esprit du Yaz a toujours été me semble-t-il de promouvoir les AVH à visée non commerciale. Si ce n’était le cas, nous pourrions aussi voter pour des LDVELH publiés, ce qu’exclut ouvertement le concours. Pour ma part, je suis attaché à ce principe. C’est une manière de promouvoir le libre accès à la littérature, et ça n’empêche pas ensuite les auteurs de se tourner vers des éditeurs associatifs.
Après vingt ans d’activités d’éditeur et d’essayiste, j’ai fait le choix il y a cinq ans de cesser toute collaboration avec les éditeurs commerciaux. J’ai vu de l’intérieur comment fonctionnaient les grands groupes et j’avoue que j’en suis sorti avec un certain dégoût. Nul n’est obligé de partager mon jusqu’auboutisme. Chacun comprendra en revanche que je plaide pour le maintien des traditions du forum, sur ce point également. J'adresse tous mes voeux de succès à H. Lenoir, mais j’estime qu’elle n’a pas sa place au concours. Si en revanche elle était venue concourir au Yaz et qu’elle avait ensuite décroché un contrat, je m’en serais réjoui pour elle.
Bref, Valérian, si tu gagnes le Yaz, et je te le souhaite sincèrement, tu pourras tout de même t'en prévaloir auprès d'un éditeur respectable, associatif par exemple, ou dévoué et intègre quoi qu'il en soit. Et cela te fera malgré tout une bonne carte de visite!

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