(08/10/2026, 14:30)grattepapier a écrit :(07/10/2026, 18:15)Zanbar Bone a écrit : Pour aller plus loin, j'ai retrouvé ce sujet qui n'est pas si vieux que ça. On retrouve à peu près tout ce que vous dites sur l'auto-édition.
Je viens de questionner Jehan à ce sujet. On verra s'il veut nous partager son expérience.
Merci de m’avoir signalé ce sujet, Grattepapier !
Je vais répondre ici aux questions que tu m’as posées en MP, même si je pense que ça n’apportera pas grand-chose à la discussion (quoique).
J’ai bel et bien fini d’écrire mon roman policier interactif. J’en profite d’ailleurs pour remercier ici Outremer, qui a fait un travail de relecture remarquable et très précieux.
L’écriture m’a pris plus d’un an, et la relecture autant sinon plus. J’ai ensuite envoyé le manuscrit à différente maisons d’édition. Certaines n’acceptaient que le format papier, j’ai donc imprimé à mes frais plusieurs exemplaires pour les leur envoyer. Ça m’a permis d’expérimenter quelques problématiques que vous évoquez dans ce fil, entre autres les marges. Je me suis en effet fait avoir en ne distinguant pas les pages de gauche et de droite ! Une erreur de débutant. : ) Ceci dit, l’imprimeur que j’ai trouvé était parfait, et son logiciel m’avait indiqué l’anomalie dans le PDF (ainsi qu’une autre dont je ne me souviens plus), c’est simplement moi qui n’ai pas compris sur le moment. Ça m’a au moins servi de leçon, et heureusement ça n’empêchait pas la lecture, ça engendrait seulement un effet disgracieux.
Je n’ai eu que des réponses négatives. Ce n’était pas vraiment une déception, je m’y attendais. Je sais pertinemment que le marché de l’édition est saturé et qu’un nouvel auteur a très peu de chances de se faire éditer s’il ne se fait pas connaître au préalable. C’est d’ailleurs un conseil qu’on m’avait donné dans le fil que tu as déterré, Zanbar Bone ; mais me vendre ne fait pas partie de mes compétences, et autant le travail d’édition et d’impression m’intéresse (si, si ! ça m’a amusé de formater mon PDF pour une impression au format livre de poche), autant passer ma vie sur les réseaux sociaux pour devoir exister, je n’en ai aucune envie. Je pense à l’auto-édition depuis le début, de toute façon, je voulais juste tenter le coup auprès d’éditeurs avant, des fois que sur un malentendu…
J’ai dit que je n’avais eu que des refus. Ce n’est pas tout à fait vrai. Un éditeur spécialisé dans le polar a bien aimé mon style mais voulait que je retire l’aspect interactif. Je n’ai poliment pas donné suite. Et une poignée d’autres maisons d’édition m’ont répondu très vite (ce qui est toujours suspect) en accompagnant leur retour enthousiaste d’un contrat à signer… Ce sont des escrocs. Il s’agit de maisons d’édition à compte d’auteur : elles vous font payer (plusieurs millieurs d’euros) pour être édité, et derrière vous n’avez aucune garantie qu’elles assurent diffusion et distribution, malgré leurs promesses… En plus, elles se montrent insistantes, les bougresses ! Il y en a même une dont j’ai la certitude qu’elle a juste passé mon fichier à la moulinette d’une IA et que le commentaire accompagnant la réponse a été pondue par ladite IA — j’en mettrais ma main à couper. Bref, il est connu que ces gens disent oui à tout sans même lire ce que vous leur envoyez, mais à l’époque je n’avais pas fait attention au type des éditeurs à qui j’adressais mon roman. C’est en creusant un peu que j’ai senti l’odeur de l’arnaque.
En revanche, j’ai fait lire mon manuscrit à beaucoup de proches, qui m’ont tous fait des retours enthousiastes, voire très enthousiastes. Bien sûr, leur avis est forcément biaisé, néanmoins j’ai senti que les compliments étaient sincères et pas simplement polis ou pour me faire plaisir.
J’ai aussi eu quelques retours très intéressants sur la forme, que j’ai commencé à intégrer l’année dernière, et j’ai voulu en profiter pour faire une ultime relecture avant d’envoyer le manuscrit aux dernières maisons d’édition que je n’ai pas contactées (dont celles spécialisées dans le livre-jeu, que je gardais pour la fin). Avant, très probablement, de me tourner vers l’auto-édition. J’ai eu quelques conseils à ce sujet, que je suivrai peut-être le jour venu, on verra.
L’ennui est que j’ai interrompu cette relecture à mi-chemin au printemps dernier, parce que je suis quelqu’un de très déraisonnable qui fait plein de choses en même temps et qui les fait à fond… Or, en ce moment, deux autres activités me prennent énormément de temps, et je n’aurai probablement pas celui de me remettre à la relecture avant le mois de décembre. J’espère toutefois arriver à la boucler l’année prochaine, et à arriver au bout de cette aventure.
Ce sera probablement en auto-édition, comme je l’ai dit, d’autant que, pour ne pas me simplifier la vie, le format du roman, ou, disons, un ou deux choix (auxquels je pourrais pourtant renoncer mais je n’en ai pas envie parce qu’en plus d’être déraisonnable je suis têtu), m’obligent à apporter autant d’attention à la forme qu’au fond, notamment en ce qui concerne la numérotation des pages. Je ne peux pas juste laisser le logiciel s’en occuper tout seul et me contenter d’imprimer le résultat. Oui, j’aime bien me compliquer l’existence.
Voilà pour mon expérience à l’heure actuelle. Je ne suis pas sûr qu’elle apportera beaucoup d’eau au moulin, comme je le disais au début, puisque je n’ai pas encore atteint l’étape de l’édition, mais elle vous intéressera peut-être malgré tout.
Je vais répondre ici aux questions que tu m’as posées en MP, même si je pense que ça n’apportera pas grand-chose à la discussion (quoique).
J’ai bel et bien fini d’écrire mon roman policier interactif. J’en profite d’ailleurs pour remercier ici Outremer, qui a fait un travail de relecture remarquable et très précieux.
L’écriture m’a pris plus d’un an, et la relecture autant sinon plus. J’ai ensuite envoyé le manuscrit à différente maisons d’édition. Certaines n’acceptaient que le format papier, j’ai donc imprimé à mes frais plusieurs exemplaires pour les leur envoyer. Ça m’a permis d’expérimenter quelques problématiques que vous évoquez dans ce fil, entre autres les marges. Je me suis en effet fait avoir en ne distinguant pas les pages de gauche et de droite ! Une erreur de débutant. : ) Ceci dit, l’imprimeur que j’ai trouvé était parfait, et son logiciel m’avait indiqué l’anomalie dans le PDF (ainsi qu’une autre dont je ne me souviens plus), c’est simplement moi qui n’ai pas compris sur le moment. Ça m’a au moins servi de leçon, et heureusement ça n’empêchait pas la lecture, ça engendrait seulement un effet disgracieux.
Je n’ai eu que des réponses négatives. Ce n’était pas vraiment une déception, je m’y attendais. Je sais pertinemment que le marché de l’édition est saturé et qu’un nouvel auteur a très peu de chances de se faire éditer s’il ne se fait pas connaître au préalable. C’est d’ailleurs un conseil qu’on m’avait donné dans le fil que tu as déterré, Zanbar Bone ; mais me vendre ne fait pas partie de mes compétences, et autant le travail d’édition et d’impression m’intéresse (si, si ! ça m’a amusé de formater mon PDF pour une impression au format livre de poche), autant passer ma vie sur les réseaux sociaux pour devoir exister, je n’en ai aucune envie. Je pense à l’auto-édition depuis le début, de toute façon, je voulais juste tenter le coup auprès d’éditeurs avant, des fois que sur un malentendu…
J’ai dit que je n’avais eu que des refus. Ce n’est pas tout à fait vrai. Un éditeur spécialisé dans le polar a bien aimé mon style mais voulait que je retire l’aspect interactif. Je n’ai poliment pas donné suite. Et une poignée d’autres maisons d’édition m’ont répondu très vite (ce qui est toujours suspect) en accompagnant leur retour enthousiaste d’un contrat à signer… Ce sont des escrocs. Il s’agit de maisons d’édition à compte d’auteur : elles vous font payer (plusieurs millieurs d’euros) pour être édité, et derrière vous n’avez aucune garantie qu’elles assurent diffusion et distribution, malgré leurs promesses… En plus, elles se montrent insistantes, les bougresses ! Il y en a même une dont j’ai la certitude qu’elle a juste passé mon fichier à la moulinette d’une IA et que le commentaire accompagnant la réponse a été pondue par ladite IA — j’en mettrais ma main à couper. Bref, il est connu que ces gens disent oui à tout sans même lire ce que vous leur envoyez, mais à l’époque je n’avais pas fait attention au type des éditeurs à qui j’adressais mon roman. C’est en creusant un peu que j’ai senti l’odeur de l’arnaque.
En revanche, j’ai fait lire mon manuscrit à beaucoup de proches, qui m’ont tous fait des retours enthousiastes, voire très enthousiastes. Bien sûr, leur avis est forcément biaisé, néanmoins j’ai senti que les compliments étaient sincères et pas simplement polis ou pour me faire plaisir.
J’ai aussi eu quelques retours très intéressants sur la forme, que j’ai commencé à intégrer l’année dernière, et j’ai voulu en profiter pour faire une ultime relecture avant d’envoyer le manuscrit aux dernières maisons d’édition que je n’ai pas contactées (dont celles spécialisées dans le livre-jeu, que je gardais pour la fin). Avant, très probablement, de me tourner vers l’auto-édition. J’ai eu quelques conseils à ce sujet, que je suivrai peut-être le jour venu, on verra.
L’ennui est que j’ai interrompu cette relecture à mi-chemin au printemps dernier, parce que je suis quelqu’un de très déraisonnable qui fait plein de choses en même temps et qui les fait à fond… Or, en ce moment, deux autres activités me prennent énormément de temps, et je n’aurai probablement pas celui de me remettre à la relecture avant le mois de décembre. J’espère toutefois arriver à la boucler l’année prochaine, et à arriver au bout de cette aventure.
Ce sera probablement en auto-édition, comme je l’ai dit, d’autant que, pour ne pas me simplifier la vie, le format du roman, ou, disons, un ou deux choix (auxquels je pourrais pourtant renoncer mais je n’en ai pas envie parce qu’en plus d’être déraisonnable je suis têtu), m’obligent à apporter autant d’attention à la forme qu’au fond, notamment en ce qui concerne la numérotation des pages. Je ne peux pas juste laisser le logiciel s’en occuper tout seul et me contenter d’imprimer le résultat. Oui, j’aime bien me compliquer l’existence.
Voilà pour mon expérience à l’heure actuelle. Je ne suis pas sûr qu’elle apportera beaucoup d’eau au moulin, comme je le disais au début, puisque je n’ai pas encore atteint l’étape de l’édition, mais elle vous intéressera peut-être malgré tout.

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