Hier, 16:28
Merci à tous pour vos retours. Je suis désolé que la première partie de l’AVH vous ait paru longuette, didactique et trop peu littéraire. Je constate que vos avis sont unanimes, d’autant que Lady V allait elle aussi dans ce sens lors de nos échanges en MP.
Sans chercher à me justifier, puisque je plaide au contraire coupable, je dois avouer que j’aime les intrigues denses et complexes, ainsi qu’une certaine précision documentaire dans la peinture des univers. Or les développements de ce genre occupent beaucoup de place. Comme je voulais aussi faire tenir trois aventures dans un seul volume, j’avais pris le parti d’adopter un style de narration nerveux, très rapide, fonctionnel, où les actions de l’héroïne sont décrites de manière un peu expéditive, presque parodique, comme dans beaucoup de LDVELH de l’époque classique. Pour les dialogues, c’est un peu la même chose. Je les ai la plupart du temps réduits à leur fonction d’exposition. Cela rend sans doute mon texte très abrupt, là où je cherchais justement à éviter l’emphase littéraire, ainsi que l’inflation du nombre de signes.
Quoi qu’il en soit, la densité de l’arrière-plan narratif, couplée au peu de volume que je m’étais octroyé pour l’installer, m’a obligé à multiplier abusivement les paragraphes ou dialogues explicatifs. Je crois que ça ne me gênait pas vraiment, à titre personnel, car je suis habitué à lire des essais davantage que des romans: la compilation très compacte de données me paraît presque naturelle. Mais je reconnais que ce n’est vraiment pas un choix très judicieux d’un point de vue romanesque, et je m’en veux après coup. J’aurais peut-être tout simplement dû délayer l’aventure, pour lui donner davantage d’ampleur dramatique et littéraire, faire respirer les dialogues et leur donner une tournure plus sophistiquée, quitte à occuper tout un volume avec la première enquête.
Pour ce qui concerne le problème de la narration à la troisième personne, je comprends tout à fait le point de vue de Ledahu, mais, moi, pour être honnête, je n'ai jamais supporté la narration à la deuxième personne. Loup*Ardent était ma série préférée!!! Je n'arrive pas à me projeter dans un personnage quand on me dit "Vous", alors que je ne vis ni au Moyen-Âge ni dans le futur. Mais je suppose que c'est très subjectif.
J’ignore à vrai dire si la remarque entre parenthèses m’était destinée ou non, Outremer, et je suppose que ce n’est sans doute pas le cas du tout, mais je voulais tout de même en profiter pour dire que mon livre a été écrit bien avant la mise en service des premiers chatbots. L’AVH doit dater de 2020. J’ai forcément utilisé Copilot pour certaines corrections récentes, des recherches de synonymes ou des pistes de reformulation, comme j’utilisais naguère Antidote ou des outils équivalents (voire des amis relecteurs: ce sont des outils très efficaces); j’ai maintenant l’habitude aussi de faire vérifier mes phrases quand j’aborde certains sujets techniques et pointus que je maîtrise sommairement, pour m’efforcer de ne pas commettre d’erreurs de vocabulaire; mais ce texte n’a vraiment pas été généré par une IA. D’ailleurs, une IA m’aurait sans doute conseillé à juste titre de délayer davantage.
Il n’empêche cependant que j’approuve ta remarque, pour l’essentiel. Je ne te donne pas tort sur le fond.
Sans chercher à me justifier, puisque je plaide au contraire coupable, je dois avouer que j’aime les intrigues denses et complexes, ainsi qu’une certaine précision documentaire dans la peinture des univers. Or les développements de ce genre occupent beaucoup de place. Comme je voulais aussi faire tenir trois aventures dans un seul volume, j’avais pris le parti d’adopter un style de narration nerveux, très rapide, fonctionnel, où les actions de l’héroïne sont décrites de manière un peu expéditive, presque parodique, comme dans beaucoup de LDVELH de l’époque classique. Pour les dialogues, c’est un peu la même chose. Je les ai la plupart du temps réduits à leur fonction d’exposition. Cela rend sans doute mon texte très abrupt, là où je cherchais justement à éviter l’emphase littéraire, ainsi que l’inflation du nombre de signes.
Quoi qu’il en soit, la densité de l’arrière-plan narratif, couplée au peu de volume que je m’étais octroyé pour l’installer, m’a obligé à multiplier abusivement les paragraphes ou dialogues explicatifs. Je crois que ça ne me gênait pas vraiment, à titre personnel, car je suis habitué à lire des essais davantage que des romans: la compilation très compacte de données me paraît presque naturelle. Mais je reconnais que ce n’est vraiment pas un choix très judicieux d’un point de vue romanesque, et je m’en veux après coup. J’aurais peut-être tout simplement dû délayer l’aventure, pour lui donner davantage d’ampleur dramatique et littéraire, faire respirer les dialogues et leur donner une tournure plus sophistiquée, quitte à occuper tout un volume avec la première enquête.
Pour ce qui concerne le problème de la narration à la troisième personne, je comprends tout à fait le point de vue de Ledahu, mais, moi, pour être honnête, je n'ai jamais supporté la narration à la deuxième personne. Loup*Ardent était ma série préférée!!! Je n'arrive pas à me projeter dans un personnage quand on me dit "Vous", alors que je ne vis ni au Moyen-Âge ni dans le futur. Mais je suppose que c'est très subjectif.
(Hier, 02:30)Outremer a écrit : Pour ce qui est du style, même si la qualité importe toujours, bien des approches différentes de la narration sont possibles et légitimes (je n'y inclus naturellement pas les textes écrits par IA, qui sont la négation insipide de l'art).
J’ignore à vrai dire si la remarque entre parenthèses m’était destinée ou non, Outremer, et je suppose que ce n’est sans doute pas le cas du tout, mais je voulais tout de même en profiter pour dire que mon livre a été écrit bien avant la mise en service des premiers chatbots. L’AVH doit dater de 2020. J’ai forcément utilisé Copilot pour certaines corrections récentes, des recherches de synonymes ou des pistes de reformulation, comme j’utilisais naguère Antidote ou des outils équivalents (voire des amis relecteurs: ce sont des outils très efficaces); j’ai maintenant l’habitude aussi de faire vérifier mes phrases quand j’aborde certains sujets techniques et pointus que je maîtrise sommairement, pour m’efforcer de ne pas commettre d’erreurs de vocabulaire; mais ce texte n’a vraiment pas été généré par une IA. D’ailleurs, une IA m’aurait sans doute conseillé à juste titre de délayer davantage.

