20/06/2026, 23:20
(Modification du message : 20/06/2026, 23:24 par MerlinPinPin.)
Bon, c'était vraiment amusant.
Je ne goûte pas toujours les jeux de massacre de Fifre, malgré la virtuosité étourdissante de la langue et la malice de la construction, mais là il faut dire que j'ai apprécié du début à la fin.
Sans doute parce que le support est un jeu que je connais bien, et qu'il y a une petite touche de nostalgie.
Sans doute parce que la critique a quelque chose de moins profondément pessimiste qu'en d'autres oeuvres, peut-être parce que la cible est plus externe et moins dérangeante et qu'elle ne mobilise pas en moi des garde-fous hostiles qui rompent l'immersion.
(oui, après d'autres AVH de fifre, je trouve que celle-ci dézingue moins la nature humaine que la nature du monde humain, ce capitalisme argenté délirant qui finalement ne me semble pas le pire des maux qui nous menacent - mais c'est peut-être parce qu'en ce moment, je suis de bonne humeur).
Sans doute aussi en raison du rythme haletant qui rend cette AVH très accessible et permet de rester accroché jusqu'au bout.
Je pense avoir lu tous les paragraphes et je ne peux compter le nombre de fois où je me suis dit : "que c'est bien tourné" ou "que c'est bien vu, dans un sens". Il serait difficile de faire une liste tant les idées plus ou moins géniales (souvent plus) sont partout (les macarons, les règles sérieuses qui basculent très vite dans le délire, les renvois, les provocations joyeuses, les provocations cruelles, les petites phrases sacrément belles, mines de rien - ou mines d'or).
Quelques passages que je trouve toujours trop faciles, mais cela va bien avec le style spontané (et ne me gêne pas comme au milieu d'un monument tel que "A la recherche du temps merdu").
Donc bravo, fifre, pour avoir fini et merci pour ce moment drôle et décapant !
Lorsque je jouerai au monopoly avec mes arrière-petits-enfants, dans les ruines d'un monde régi par l'IA et ravagé par les guerres climatiques, je leur dirai peut-être : "j'ai lu un méta-livre qui parlait de ce jeu". Mais peut-être que finalement, ce n'est vraiment qu'un jeu avec des dés et une planche de carton. Et peut-être que les Arnaud Bernard et autres ne sont que des enfants qui n'ont jamais grandi et qui continuent d'essayer de gagner, innocemment ? C'est juste, nous, les perdants, qui n'avons rien compris.
À quand une AVH sur la coupe du monde de football ? ^^
Je ne goûte pas toujours les jeux de massacre de Fifre, malgré la virtuosité étourdissante de la langue et la malice de la construction, mais là il faut dire que j'ai apprécié du début à la fin.
Sans doute parce que le support est un jeu que je connais bien, et qu'il y a une petite touche de nostalgie.
Sans doute parce que la critique a quelque chose de moins profondément pessimiste qu'en d'autres oeuvres, peut-être parce que la cible est plus externe et moins dérangeante et qu'elle ne mobilise pas en moi des garde-fous hostiles qui rompent l'immersion.
(oui, après d'autres AVH de fifre, je trouve que celle-ci dézingue moins la nature humaine que la nature du monde humain, ce capitalisme argenté délirant qui finalement ne me semble pas le pire des maux qui nous menacent - mais c'est peut-être parce qu'en ce moment, je suis de bonne humeur).
Sans doute aussi en raison du rythme haletant qui rend cette AVH très accessible et permet de rester accroché jusqu'au bout.
Je pense avoir lu tous les paragraphes et je ne peux compter le nombre de fois où je me suis dit : "que c'est bien tourné" ou "que c'est bien vu, dans un sens". Il serait difficile de faire une liste tant les idées plus ou moins géniales (souvent plus) sont partout (les macarons, les règles sérieuses qui basculent très vite dans le délire, les renvois, les provocations joyeuses, les provocations cruelles, les petites phrases sacrément belles, mines de rien - ou mines d'or).
Quelques passages que je trouve toujours trop faciles, mais cela va bien avec le style spontané (et ne me gêne pas comme au milieu d'un monument tel que "A la recherche du temps merdu").
Donc bravo, fifre, pour avoir fini et merci pour ce moment drôle et décapant !
Lorsque je jouerai au monopoly avec mes arrière-petits-enfants, dans les ruines d'un monde régi par l'IA et ravagé par les guerres climatiques, je leur dirai peut-être : "j'ai lu un méta-livre qui parlait de ce jeu". Mais peut-être que finalement, ce n'est vraiment qu'un jeu avec des dés et une planche de carton. Et peut-être que les Arnaud Bernard et autres ne sont que des enfants qui n'ont jamais grandi et qui continuent d'essayer de gagner, innocemment ? C'est juste, nous, les perdants, qui n'avons rien compris.
À quand une AVH sur la coupe du monde de football ? ^^
