La Horde du Contrevent, de Alain Damasio
#1
Bouquin que j'ai eu à mon anniversaire, je l'ai lu un peu tardivement. Un livre-univers, poétique, selon la quatrième de couverture. Bon, je plonge. Allez, un petit résumé : Ils sont 23 (houlala, la malédiction des Illuminati me poursuit), ils ont tous un rôle dans la horde. Ils sont Prince, Sourcière, Troubadour, Piliers, Chasseurs, Fauconnier, Croc ou Chef de Meute, ils se serrent le coude. Leur but ? Partir de l'Extrême-Aval, aller en Extrême-Amont, là où le vent part, là où il est le plus puissant. Leur quête est de trouver les monts originels, mais chacun en soi a son propre but.

Le livre est un admirable fourre-tout de science-fiction et de fantasy. Il y a de tout : de l'épique, de la réflexion, un peu de philosophie, un univers tourné autour du vent, avec sa notation. Là où il surprend également, c'est que les 23 personnages (ou un peu moins) deviennent tour à tour interlocuteur. On a les parlers doctes de Pietro Della Rocha, le Prince (le Diplomate) ou de Sov, le Scribe ; les parlers scientifiques de Oroshi l'Aeromaîtresse, l'innocence ingénue de Coriolis, la jeune croc courageuse, les calembours schizophrènes du Troubadour ou encore le parler brut du Chef, Golgoth. Un petit signe distinctif indique quel est l'interlocuteur (par exemple, un Ohm pour Golgoth, un Pi pour Pietro Della Rocha)

Si on ne sait pas où on va et où on vient, on a un attachement sur un certain nombre de personnages, ainsi qu'une notion de danger grandissante, et surtout un univers, dans le fond et la forme, tourné autour du vent. Un grand coup de vent, un vent frais, un nouveau souffle dans la science-fiction française. Dommage que le bouquin n'explore pas tout en s'attardant trop sur les détails et finit... bref il finit.

Note : 8/10
Pages en poche : 700, attention la pagination est inversée, le livre commence à la page 700 et termine à la 0. Note : le marque-page contient tous les personnages, leur métier et leur emblème. Plus facile pour savoir qui est qui, mais globalement il n'y a que cinq ou six personnages qui parlent le plus souvent.
Il ne faut pas attendre d'être heureux pour sourire... il faut sourire pour être heureux.
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#2
Oui, je l'ai lu il y a 2 ans et il reste aujourd'hui un de mes livres préférés!
Les liens humains sont très forts, la horde est aussi soudée qu'un équipe de rugby (l'écrivain vient du Sud, je le soupçonne d'être amateur^^ il utilise d'ailleurs je crois le mot "mélée"), et puis toute cette philosophie du vent, de la vitesse, créant un monde, des corps et des êtres de pur mouvement, je trouve ça très beau...
C'est très bien écrit, poétique... Et moi la fin m'a extrêmement plu! Au contraire, le fait que ce soit un tome unique, et non inclut dans une saga interminable est plutôt positif...
Au passage, il a été lauréat du prix des "Imaginales", festival littéraire des mondes imaginaires se déroulant tous les ans à Epinal, en Lorraine, dans les Vosges. Il a lieu vendredi-ci, le 23 Mai, jusqu'au dimanche qui suit. Cette année, en plus, il y a beaucoup d'auteurs très connus comme Robin Hobb, Tad Williams, Werber, Bottero, Daeninkxs... Plus de renseignements ici:
http://www.imaginales.com/2008/
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#3
ATTENTION L'AUTEUR FERA UNE SEANCE DE DEDICACES le 25/10/2008 à Paris dans la librairie Tropiques dans le 14è.

Je vais m'empresser d'y aller car ce bouquin est vraiment unique.
Peut-être que cette séance interessera certains d'entre vous si ils sont dans la région...

Je suis en train de le savourer et j'approche de la fin. Pour l'instant, c'est un des livres de SF français les plus originaux (et des livres de SF, j'en ai lu plusieurs centaines...). J'ai regardé les avis laissés sur le site de la Fnac et autres : chef d'oeuvre pour certains, difficile d'accès pour d'autres.

Je vous donnerai mes impressions après l'avoir fini.
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#4
Hello,

Je viens de rencontrer l'auteur tout à l'heure. Après un échange verbal convivial et fort sympathique, A.D. m'a dédicacé l'ouvrage, en prenant son temps, de manière originale et personnalisée : pas du genre à avoir une phrase toute faite à réchauffer.

Maintenant que j'ai fini le livre, je peux en parler ou toute subjectivité.Wink
Glutinous en a fait un très bon résumé, bien agrémenté par Zaidvé .

C'est vraiment un bouquin à part, sur la forme et le style, et le mieux est de le lire vous-même. L'auteur a bien entendu lu George Perec avec ses palindromes et ses jeux de mots, Queneau (exercices de style) et l'Oulipo, et je dis tant mieux. Vous trouverez quantités de néologismes qui collent bien à l'univers décrit, et le récit ne se fait pas manger par le style.

Il y a toutefois un côté "intello" qui peut rebuter certains lecteurs. L'auteur est spécialiste en philo, et je pense que j'ai du rater quelques allusions. Parfois je me sentais un peu perdu dans certains méandres introspectifs. J'aurais également préféré une autre fin, pour des raisons personnelles, mais je n'en dirai pas plus. Cela m'a irrité, parcequ'on est exigeant avec les chef-d'oeuvre. J'aurais souhaité qu'il soit parfait, mais on ne peut pas tout avoir.

Pour info, l'auteur, qui a lu peu de SF, s'est inspiré d'une nouvelle de Bradbury où la pluie dilluvienne était l'élément central omniprésent. Il est reparti de cette idée pour construire un monde balayé par le vent.
De ce côté, je trouve qu'il a parfaitement réussi et je sais que je garderai longtemps cet univers ravagé dans ma mémoire. Certaines images résonnent encore dans ma tête.

Il fait partie des bouquins qui m'ont le plus marqué. Je pense que pour ceux qui l'ont apprécié, c'est un livre culte. De part son originalité, "La Horde" est Hors-Norme.

A noter que dans la version grand format, le livre est vendu avec un CD de musiques originales. Pour finir, des interview glanées sur le web n'excluent pas un autre livre dans le même univers, mais pas avant de nombreuses années...
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#5
Il parait qu'Alain Damasio prend tout son temps pour peaufiner ses livres, et c'est tant mieux. Moi aussi j'ai bien aimé la Horde du Contrevent, et sans exclure la fin. Je la trouve à la fois simple, parfaitement logique, et une très bonne conclusion à tout le parcours, qui ouvre sur les tas de questions (commme sur sens qu'on donne à sa propre existence, et celui de la vie en général).
Ce que j'ai apprécié dans cette chronique a déjà été dit, c'est la capacité de l'auteur à bien différencier les styles de ses personnages (brut de décoffrage pour Golgoth, ironique/insouciant un peu à la façon du Fou dans l'Assasin Royal pour Caracole, etc.)
J'apprécie aussi les éléments Oulipiens, bien que je n'ai pas décelé si l'auteur s'est posé des contraintes dans son livre (peut être avec la ponctuation?).
J'aurai aussi aimé savoir s'il était amateur de rugby, mais aparemment VIC tu n'a pas évoqué la question avec lui, tant pis !
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#6
Hello Tholdur,

désolé je n'ai pas pensé a lui parler de rugby. Cela ne m'est pas venu à l'esprit la veille d'un OM-PSG, sachant que l'auteur venait de sortir du train en provenance de MarseilleWink

Par contre je lui ai posé de questions sur l'écriture des passages de la joute verbale. A.D. m'a répondu qu'il avait repris quelques palindromes existants, des classiques comme "engage le jeu que je le gagne" etc...
parfois en incluant quelques mots à l'intérieur d'un palindrome. Pour ses créations de palindromes, il m'a dit qu'il partait du centre, d'une lettre, avant de s'étendre à gauche et à droite.
Paradoxalement, il est allé "relativement vite" pour les palindromes, comparativement aux homophonies en "O" pour lesquelles il en a apparemment bavé.

Enfin, il m'a confié qu'il avait au départ apréhendé un peu la réaction du public à ce passage. Il voulait rendre cette scène comme un véritable combat, un match de boxe ou de foot avec montée en puissance. Il m'a dit qu'il avait puisé cette l'énergie via le rap et les joutes orales de rappeurs, slam, poètes etc... Finalement ce passage est très bien passé auprès des lecteurs !

Pour ceux qui voudraient creuser ces sujets, vous trouverez via wikipedia des liens vers plusieurs interview d'A.D.
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#7
Mes passages peu fréquents (dûs à mes problèmes de connexion) m'ont joué des tours : j'ai raté une dédicace très intéressante.

Outre la "partition du vent" que je trouve fabuleuse, il est évident que la joute verbale fait partie de mes passages préférés. Ou comment faire passer quelque chose pour simple, alors que cela a dû lui prendre un temps incroyable...

L'égrènement final, dans le bouquin, m'a donné un froid (un "coup de vent ?") dans le dos et dans le coeur, jamais je n'ai été tant pris par les filets des personnages, et pourtant pas une seule fois je me suis senti profondément ancré en eux. C'est un des rares bouquins que j'ai eu du mal à quitter, que j'aurai voulu continuer à vivre. Vivement un prochain livre !
Il ne faut pas attendre d'être heureux pour sourire... il faut sourire pour être heureux.
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#8
Après l'avoir relu de a à z (ou plutôt de z à a^^) maintenant je le relis de temps en temps en picorant des passages par-ci par-là, sans ordre précis. Et je trouve de plus en plus qu'il n'y a que des "grands moments", et pas simplement La Joute pourtant si emblématique. Même si c'est un passage que j'apprécie toujours, j'ai l'impression que d'autres ont gagné en intensité. La présentation en grande pompe de la horde chez les Fréoles, le palpitant test des trois hélices, le combat mémorable d'Erg, celui éprouvant contre le corroyeur, la traversée de la "flaque" de Lapsane avec l'angoissant syphon, les révélations de la tour d'Aer, la rencontre poignante avec la horde précédente, le tragique et l'espoir de ce qui se passe après Camp-Boban.
Mais aussi toutes les histoires "personnelles" comme l'enfance de Golgoth et les épreuves, sa rencontre avec son père. Et aussi le background avec l'Hordre et ses factions, la poursuite, les chrones...

Je vais encore le consulter de temps à autre pendant de nombreuses années, c'est certain. Un de mes rares incontournables en tout cas.
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#9
C'est un livre qui happe le lecteur et dont on a beaucoup de mal à se détacher, c'est certain. Je l'ai lu en quelques jours, dans toutes les positions et dans tous les endroits possibles : mon lit, le canapé, le bus, le train... Cela dit, je ne suis pas tout à fait convaincu par le style de l'auteur, qui cherche sans cesse les effets les plus visuels possibles au risque de verser dans la description de scènes de manga (ex : le test des 3 hélices, le combat de Erg lors de la fête chez les Fréoles, la course de char livrée par Golgoth pour devenir traceur, etc.). Il manque également de subtilité. La poésie et la philosophie sont assez sommaires et la Joute n'est qu'un combat de bavardage formel, où la Poésie est totalement absente. Caracole fait du slam mais n'est pas un poète : jamais il ne s'interroge sur la vérité du rapport entre le monde et les mots. D'ailleurs, les personnages de la Horde, outre une absence de vie intérieure, n'ont quasiment pas de rapport au monde et n'ont aucune capacité de contemplation. Le monde décrit est en fait très / trop conceptuel. Mais je crois que c'est un travers de l'auteur, qui me semble être profondément "citadin" : jamais il n'évoque le ciel, les étoiles, les couleurs du paysage, etc. Toujours l'auteur cherche à créer un "moment fort" : on dirait que pour lui les pages sont gâchées s'il n'y a pas d'évènement ou d'affrontement. Et cette volonté de créer des moments forts génère des incohérences comme par exemple le franchissement de la Norska : une fois franchi le pont de glace, il n'est plus possible de revenir en arrière, en tout cas pas sans la Horde au complet vue la méthode de franchissement qu'il a fallu employer... C'est seulement à la fin du livre qu'il sort de cette logique, en révélant les fantasmes et les rêves des survivants de la Horde. La fin elle-même ne m'a pas surpris même si j'ai cru un moment que les chrones y joueraient un rôle - en tout cas, elle elle est bien amenée et logique avec le compte à rebours de la numérotation des pages...
Pour ceux que ça intéresse, il y a sur le site "Stalker" une critique assez virulente du livre et une longue réponse argumentée de Damasio, qui montre que l'auteur a longuement mûri son livre et a des bases très solides en philosophie, en assumant pleinement d'être un écrivain philosophe politisé (extrême-gauche).
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#10
Merci AlvEric pour Stalker, j'irais voir. Je trouve ton analyse très intéressante, apportant quelques éclairages nouveaux.

Je n'ai pas trouvé qu'il cherchait systématiquement à en mettre plein les mirettes, surtout que le nombre de pages est très conséquent.
C'est un livre épais dans lequel j'ai trouvé des temps morts.

Sur le manque de poésie, je n'ai pas ce souvenir. Peut-être parce que mon imaginaire créait cette poésie, je ne sais pas.

Pour l'absence de vie intérieure des personnages, je suis d'accord avec toi. D'ailleurs certains sont à peine esquissés. Parti pris délibéré vu la taille de la horde et la difficulté de s'y retrouver, notamment au départ.

Reste que la balance est pour moi largement en sa faveur. Des livres aussi hors normes en SF, je n'en vois pas tous les 10 ans. Cela reste un chef d'oeuvre pour moi, malgré ses imperfections...
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#11
Je suis d'accord avec toi : c'est un livre hors-norme. Et si je l'ai lu quasiment d'une traite, c'est qu'il m'a scotché. Mais j'ai effectivement trouvé qu'il cherchait trop à en mettre "plein les mirettes" au détriment de la densité psychologique des personnages, qui restent à peine esquissés ou sont des archétypes assez grossiers. On ne retrouve pas, contrairement à ce que Tolkien avait su faire, d'écho de peur ou de doute face à la difficulté de la quête, et, surtout, je regrette que le monde reste toujours "conceptuel". On ne sent pas (j'aime la randonnée et je suis marin : je suis sûr que Damasio est un pur "citadin") la présence du monde, que la Horde ne fait que traverser en contrant, ni aucun rapport au monde, sauf la lutte. En fait, je crois que Damasio (dont la philosophie puise beaucoup chez Nietzsche - il y a plein de citations ou de réminiscences dans le livre - et Deleuze, mais ça je l'ai lu dans l'article de Stalker) a cherché à faire un roman de mise en scène d'une philosophie de l'action pure. D'où l'absence totale de capacité de contemplation chez les membres de la Horde, l'absence également quasi-totale de faculté d'interrogation ou de religiosité (dans n'importe quelle société humaine, ce vent serait divinisé), sauf vers la fin quand ils imaginent les formes possibles de l'Extrême-Amont. D'où aussi, dans certains passages, un peu de jargonnage philosophique.
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#12
Je découvre ce sujet quelques jours après avoir terminé ce merveilleux roman. J’ai adoré, mais ma lecture est encore trop récente pour que je puisse rentrer dans les détails d’une critique.

Juste un point sur les incohérences dont parle Alveric : je n’ai pas compris en quoi le franchissement du pont de glace, dans Norska, était incohérent ? D’une part, je ne vois pas où est le problème dans le fait qu’ils ne puissent revenir en arrière, d’autre part, il me semble qu’ils peuvent, au contraire, relativement facilement revenir sur leur pas puisqu’ils auront alors le vent dans le dos, ce qui change fondamentalement la difficulté de la chose. Mais peut-être ai-je mal compris ce que tu disais.
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#13
Sinon j'ai retrouvé le nom exact de la nouvelle de Bradbury qui a inspiré Damasio : il s'agissait tout simplement "La Pluie".
Ici c'est l'élément Eau qui conditionne tout. C'est à peu près le seul point commun : un élément dominateur subi par les hommes.

C'est une nouvelle qui figure dans le recueil "L'Homme Illustré" de Ray Bradbury, chez Denoël.
On y trouve 18 des meilleures nouvelles de l'auteur : Kaléïdoscopes, Les Bannis, et j'en passe.
Je le conseille vivement, surtout si vous avez été sensible à la poésie des Chroniques Martiennes.
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#14
Si Damasio cite Bradbury (dont le style est très différent de celui de Damasio) comme source d'inspiration, il aurait également pu citer Ballard, qui a écrit plusieurs romans apocalyptiques où l'humanité subit la domination d'une force naturelle. L'un de ces romans est "Le vent de nulle part", qui décrit l'effondrement de la civilisation sous l'effet d'un vent mystérieux qui déferle sur la Terre et dont l'intensité ne cesse de croître jusqu'à dépasser les plus fortes tornades connues...

Quant aux incohérences que j'évoque dans Norska, elles ne sont pas fondamentales mais bon... La Horde ne parvient à la porte de Brakauer qu'après des jours d'escalade qui ne peuvent se faire que dans la montée, et pas par des hommes seuls. Ensuite, la Horde ne franchit le pont de "glace" que grâce à la collaboration de toute la Horde qui met en oeuvre l'idée de Larco ; en conséquence, il est impossible à des hommes seuls ou à une Horde décimée comme le fut la 33ème Horde (qui finalement renonça et revint à Camp Boban) de franchir à nouveau le pont pour revenir en arrière. On ne peut qu'avancer ou mourir. Le 34ème horde n'aurait jamais dû rencontrer les survivants de la 33ème car il ne pouvait pas y avoir de survivant...
Il y a d'autres "incohérences" du même acabit mais je ne veux pas non plus enc[censuré] les mouches !
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#15
Je relirai ce livre un jour avec cette idée en tête.
Tant qu'on y est, sans faire injure à Damasio, il n'avait peut-être pas lu le Ballard en question. En effet il reconnaît avoir très peu lu de SF.
Je ne sais pas si il était un peu complexé sur ce point, mais c'est ce qu'il disait.

Sinon, un autre petit reproche que l'on peut faire à l'ouvrage, ce sont les fautes d'orthographe. J'en avais relevé quelques unes. Hem, bon, je vais vraiment me faire une sale réputation sur ce point.
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