Mini-Yaz 2020 Catabase
#16
Je viens de mettre à jour le P.D.F. sur Littéraction. Deux ou trois corrections au menu, et le test du paragraphe 49 finalement ramené à deux issues.
Répondre
#17
J'ai profité de cette mise à jour pour lire l'AVH. Belle réussite et totalement dans le thème des Mini-Yaz. Découverte d'une jolie plume, je trouve la comparaison à Gwalchmeï et Outremer faite par Skarn un peu plus haut assez pertinente.

J'ai fini l'AVH à ma 4e tentative mais en essayant de persévérer dans la voie que j'avais choisie car j'avais l'impression d'être plutôt bien engagé. L'AVH semble réserver encore quelques belles péripéties, comme j'ai pu m'en rendre compte en survolant les paragraphes que je n'avais pas lus après avoir fini l'aventure.
Une petite question : quelle est la signification du loup ?
Répondre
#18
Une petite AVH bien agréable et que j'ai bien aimé alors qu'en général, je suis loin d'être fan du format "mini AVH".
Le style est littéraire et soutenu sans être chiant ou hermétique et, en tant que passionné d'Antiquité gréco-romaine, je ne pouvais qu'apprécier.
Certes, les paragraphes sont un peu longs mais quand c'est bien écrit, ça ne me gêne pas. Au contraire, je dirais même que je préfère que les paragraphes d'une mini AVH soient longs et fournis, pour compenser leur faible nombre. J'aime bien les grandes sagas, les AVH où il s'écoule de nombreux jours ou semaines, où on a le temps de s'imprégner des personnages, de l'univers… C'est pourquoi je n'accroche pas en général avec les mini AVH car c'est trop rapide, l'impression de devoir se quitter alors qu'on vient à peine de faire connaissance. Là, avec des paragraphes longs et fournis, cet effet est amoindri je trouve.

Le seul gros bémol, je dirais que c'est un peu, niveau style, un effet "catalogue" : beaucoup de phrases se suivent, surtout pour décrire les lieux et ça fait trop descriptif justement selon moi. Un peu comme une liste avec un tiret et un renvoi à la ligne à chaque fois. Je suggérerais de mettre un peu de liant, de coordination, pour rendre le tout plus fluide, plus dynamique. Certaines phrases pourraient être réunies en une seule ou reliées, épurées peut-être.
J'hésite en écrivant cela car d'un autre côté, ces descriptions contemplatives participent à cette léthargie, cette langueur qu'on est en droit d'attendre du monde des Enfers où l'on erre sans but pour l'éternité, dans une majesté écrasante et impérieuse. On flotte, on dérive paresseusement en frôlant du bout des doigts les eaux sombres du Styx… Donc, quelque part, ça s'accorde. Malgré tout, je pense qu'un peu de dynamisme, de fluidité, serait profitable.
Mais soyons honnêtes : je réagis comme ça parce que c'est mon style en général et que j'analyse par rapport à moi-même, à ma propre façon d'écrire et par rapport à mes goûts personnels.

Bravo en tous cas et bonne continuation !
Anywhere out of the world
Répondre
#19
Un très grand merci à vous deux pour vos retours !

Bruenor a écrit :J'ai fini l'AVH à ma 4e tentative mais en essayant de persévérer dans la voie que j'avais choisie car j'avais l'impression d'être plutôt bien engagé. L'AVH semble réserver encore quelques belles péripéties, comme j'ai pu m'en rendre compte en survolant les paragraphes que je n'avais pas lus après avoir fini l'aventure.

Effectivement, je me suis efforcé de faire en sorte que chaque chemin procure une satisfaction, à la fois littéraire et ludique, pour que le lecteur qui explore tous azimuts éprouve un plaisir similaire à celui qui triomphe en se concentrant sur son parcours. Quelle voie as-tu choisie, par curiosité ?

Bruenor a écrit :Une petite question : quelle est la signification du loup ?

Le loup, comme le petit garçon, symbolise une partie du protagoniste. Le petit garçon représente ouvertement celui qu’il a été plus jeune, victime de harcèlement et de sévices qui l’ont traumatisé. Le loup, lui, représente la colère du protagoniste, colère engendrée par un mécanisme de défense inconscient qui s’est formé en réaction à ces traumatismes (d’où les nombreuses plaies à vif sur son corps).

Pour aller un peu plus loin : le protagoniste est victime de ce qu’on appelle une dissociation d’origine traumatique. Des traumatismes bouleversants vécus pendant l’enfance ont figé des parties de sa personnalité à l’époque du trauma. Lorsque ces parties sont activées par un stimulus, cela provoque une réaction incontrôlée, parce que propre à la partie bloquée dans le passé. Par exemple, lorsque Charon touche le joueur par surprise avec sa rame, cela active la partie colérique, qui revit quelque chose de similaire lui étant arrivé, et la réaction est un sentiment incontrôlé de rage, une crispation du corps, une envie de casser la gueule du passeur… Autre exemple : face aux satyres, la partie « petit garçon » revit instantanément les abus qu’elle a subis plus jeune, et réagit comme à l’époque, en étant totalement paralysée et incapable de se défendre.

(J’en profite pour préciser que ce n’est pas une fiction autobiographique, au cas où vous vous inquiéteriez ! Du reste, je me suis pas mal intéressé au sujet, mais il est vaste, complexe, et surtout je ne suis pas psy, donc je n’ai pas l’expertise suffisante pour approfondir la question davantage sans risquer d’écrire des bêtises.)

Évidemment, tout cela n’est pas compréhensible par le lecteur, sauf si lui-même connaît bien le sujet, auquel cas il pourra sans doute identifier ces phénomènes. L’un des objectifs de la scène finale était simplement de faire comprendre que le petit garçon et le loup représentaient des facettes du protagoniste.

Show Content

Quant à pourquoi un loup pour symboliser la colère : parce qu’un animal sauvage représente plutôt bien un tel sentiment primaire, et que le protagoniste se décrit lui-même comme un « loup solitaire » dans l’introduction. Il y a également un passage qui le relie physiquement au petit garçon : lorsqu’il regarde son reflet dans le Styx, il est décrit comme un jeune homme un peu maigre (d’où la maigreur du loup) aux cheveux châtains et bouclés (les mêmes que ceux du petit garçon).

(02/05/2020, 10:22)Voyageur Solitaire a écrit : Une petite AVH bien agréable et que j'ai bien aimé alors qu'en général, je suis loin d'être fan du format "mini AVH".
Le style est littéraire et soutenu sans être chiant ou hermétique et, en tant que passionné d'Antiquité gréco-romaine, je ne pouvais qu'apprécier.
Certes, les paragraphes sont un peu longs mais quand c'est bien écrit, ça ne me gêne pas. Au contraire, je dirais même que je préfère que les paragraphes d'une mini AVH soient longs et fournis, pour compenser leur faible nombre. J'aime bien les grandes sagas, les AVH où il s'écoule de nombreux jours ou semaines, où on a le temps de s'imprégner des personnages, de l'univers… C'est pourquoi je n'accroche pas en général avec les mini AVH car c'est trop rapide, l'impression de devoir se quitter alors qu'on vient à peine de faire connaissance. Là, avec des paragraphes longs et fournis, cet effet est amoindri je trouve.

Le seul gros bémol, je dirais que c'est un peu, niveau style, un effet "catalogue" : beaucoup de phrases se suivent, surtout pour décrire les lieux et ça fait trop descriptif justement selon moi. Un peu comme une liste avec un tiret et un renvoi à la ligne à chaque fois. Je suggérerais de mettre un peu de liant, de coordination, pour rendre le tout plus fluide, plus dynamique. Certaines phrases pourraient être réunies en une seule ou reliées, épurées peut-être.
J'hésite en écrivant cela car d'un autre côté, ces descriptions contemplatives participent à cette léthargie, cette langueur qu'on est en droit d'attendre du monde des Enfers où l'on erre sans but pour l'éternité, dans une majesté écrasante et impérieuse. On flotte, on dérive paresseusement en frôlant du bout des doigts les eaux sombres du Styx… Donc, quelque part, ça s'accorde. Malgré tout, je pense qu'un peu de dynamisme, de fluidité, serait profitable.
Mais soyons honnêtes : je réagis comme ça parce que c'est mon style en général et que j'analyse par rapport à moi-même, à ma propre façon d'écrire et par rapport à mes goûts personnels.

Bravo en tous cas et bonne continuation !

Merci pour le retour ! J’aime beaucoup recevoir des avis un peu critiques, car même si ça ne me fera probablement pas changer de style en profondeur, ça peut m’éviter de tomber trop souvent dans les travers inhérents à mon style d’écriture (c’est très difficile d’avoir du recul sur ce qu’on écrit, à moins de se relire des mois, voire des années après).

Une primo-lectrice m’a fait remarquer que mes phrases étaient parfois trop longues, et manquaient de ponctuation permettant au lecteur de respirer, notamment dans l’introduction. Ce qui était très juste, et m’a fait remanier plusieurs fois le début de mon texte. Qui, même maintenant, laisse par moments le lecteur en apnée… Mais pour le coup, ça reste un choix : en effet, j’aime bien jouer des longues phrases pour appuyer le sentiment de moment qui s’éternise, lorsque le protagoniste est en pleine contemplation, et des passages de phrases courtes et plus directes lorsqu’il est davantage dans l’action. Du coup, il y a un peu à boire et à manger, c’est donc prendre le risque de plaire autant que de laisser circonspect.

Le fait est que j’aime m’étendre sur l’histoire et l’univers. Plusieurs fois, j’ai essayé de participer au mini-Yaz. À chaque fois, la limite des cinquante sections m’a empêché d’aller au bout. Ce que je voulais raconter était systématiquement trop ambitieux pour tenir dans si peu de place.

Même pour Catabase, j’ai eu du mal à rester dans les clous. D’où le recours à certaines astuces, comme l’a relevé Skarn. Par exemple, dans le cercle de la Colère, demander au joueur de choisir ce qu’il décide de faire et décrire les conséquences des deux choix dans la section suivante. Ou, face à la statue d’Hécate, donner le même objet quel que soit le coffre choisi, ce qui ne permet d’écrire qu’une section, puis le transformer après coup, de nouveau dans une unique section, en un nouvel objet en fonction du choix fait. Le problème de tels trucs, c’est qu’ils sont généralement éventés après une première lecture. Néanmoins, ça me permettait d’une part d’offrir malgré tout un certain suspense initial, d’autre part de m’en tenir à mon récit sans sacrifier ce que je voulais absolument garder.

Car je tenais vraiment à offrir au lecteur une expérience qui soit satisfaisante sur le plan narratif comme sur le plan ludique. J’ai ainsi voulu proposer différents chemins au début de l’aventure, sans forcément chercher à ce qu’ils soient égaux entre eux en termes de longueur, mais en faisant en sorte qu’ils proposent tous quelque chose d’unique. Par la suite, limite des cinquante sections oblige, le chemin se linéarise fortement, et là je comptais sur le système de jeu pour offrir malgré cela un challenge au joueur, en le mettant face à des choix qui influencent non plus son parcours, mais ses attributs ou ses possessions, dans l’optique de la confrontation finale.

À chaque fois, je me suis efforcé de laisser au joueur des indices littéraires pour l’aider à faire les bons choix.

Show Content

Les situations qui demandent d’effectuer une épreuve de menos ou de phrenes doivent normalement être suffisamment claires pour que le joueur sache quel choix mettra à l’épreuve ses capacités physiques et quel choix testera ses capacités intellectuelles. De plus, le hasard est fait pour favoriser le joueur, grâce à la règle des succès automatiques : un lancer de dés représente alors une chance de s’en tirer si la fortune sourit au lecteur plutôt qu’une punition arbitraire.

Merci encore pour tous ces retours !
Répondre
#20
Merci pour l'explication du loup Jehan, je comprends mieux maintenant.

Pour mon itinéraire :

Show Content
Répondre
#21
Une petite question qui me vient en retard :
Show Content
Your life and your mission end here.
Répondre
#22
(02/05/2020, 16:06)Bruenor a écrit : Merci pour l'explication du loup Jehan, je comprends mieux maintenant.

Pour mon itinéraire :

Show Content

Très intéressant.

Show Content

(02/05/2020, 17:17)Loi-Kymar a écrit : Une petite question qui me vient en retard :
Show Content

Show Content
Répondre
#23
Citation :C’est plus difficile que l’affrontement, et ça nécessite de passer par un endroit précis, mais c’est gratifiant pour le lecteur qui y parvient

Je te laisse deviner par quel chemin je suis passé pour mon premier essai victorieux.

(je n'avais pas fait le parcours parfait lors de cette tentative-là, mais il me semble que c'est aussi un chemin qui permet de triompher en ne passant que par une seule épreuve en tout et pour tout, ce qui semble être le minimum possible)

J'ai d'ailleurs découvert toute cette partie de l'histoire assez tard, car :
Show Content

Lors de mon premier essai, je pense que j'ai d'ailleurs pris la voie la plus courte pour rejoindre le temple de la balance, en quelques sections à peine.
Répondre
#24
Skarn a écrit :
Citation :C’est plus difficile que l’affrontement, et ça nécessite de passer par un endroit précis, mais c’est gratifiant pour le lecteur qui y parvient

Je te laisse deviner par quel chemin je suis passé pour mon premier essai victorieux.

(je n'avais pas fait le parcours parfait lors de cette tentative-là, mais il me semble que c'est aussi un chemin qui permet de triompher en ne passant que par une seule épreuve en tout et pour tout, ce qui semble être le minimum possible)

Joli ! Oui, il est possible d’atteindre la fin de l’aventure avec un unique test, et ça nécessite de ne pas employer la force lors de la confrontation finale.

Show Content

Skarn a écrit : J'ai d'ailleurs découvert toute cette partie de l'histoire assez tard, car :
Show Content

Show Content
Répondre
#25
Je commence juste et je suis embêté au début avec les règles. On a 7 points à repartir entre les 2 caracs. Mais peut-on ne mettre que 1 ou 2 en phrenes vu que le texte implique qu'on ait minimum 3 ?
Répondre
#26
(29/05/2020, 13:09)Fitz a écrit : Je commence juste et je suis embêté au début avec les règles. On a 7 points à repartir entre les 2 caracs. Mais peut-on ne mettre que 1 ou 2 en phrenes vu que le texte implique qu'on ait minimum 3 ?

Oui, complètement. Le 3 initial est juste là pour illustrer la règle, tu peux ensuite modifier la valeur à ta guise (dans la limite des 7 points et toujours avec le minimum de 1).
Répondre
#27
Première tentative. Ma célèbre chance aux dés a été à la hauteur de sa réputation et je suis mort aussi pitoyablement que rapidement.


Show Content



La prochaine fois, je me dis que je vais peut-être me mettre 6 dans une caractéristique et 1 dans l'autre. Au moins, comme ça, je devrais avoir une vague chance de réussir un test sur deux !


Je vais attendre d'avoir un peu progressé avant de faire des commentaires généraux. L'introduction me semble peut-être un petit peu longue, mais rien de critique (j'avais fait bien pire dans Au nord du désert).
Répondre
#28
J'ai commencé à lire, sans être totalement séduit par le style exagérément chantourné, j'ai noté une petite faute d'orthographe (« sans que la vie ne vous ai quitté » → ait), je suis arrivé sur le passage qui explique les tests et je dois être singulièrement bouché mais je n'ai rien compris aux règles. Que signifie « Toutefois, si votre total est au moins trois fois plus grand que le nombre de succès requis — le cas ici —, alors c’est une réussite automatique. Nul besoin de lancer les dés. » ?
Répondre
#29
(03/06/2020, 21:34)Meneldur a écrit : je dois être singulièrement bouché mais je n'ai rien compris aux règles. Que signifie « Toutefois, si votre total est au moins trois fois plus grand que le nombre de succès requis — le cas ici —, alors c’est une réussite automatique. Nul besoin de lancer les dés. » ?


Le système me semble inspiré des jeux "Horreur à Arkham" et consorts.

Tel que j'ai compris les choses, ça se passe comme ça :

- On répartit en début de jeu 7 points entre nos scores de Menos (physique) et Phrenes (mental).

- Lorsqu'on a un test de Menos ou de Phrenes, on lance autant de dés qu'on a de points dans la caractéristique en question.

- Chaque dé dont le résultat est 5 ou 6 compte pour un "succès".

- Certaines épreuves peuvent être surmontées si on obtient ne serait-ce qu'un seul succès. Certaines en demandent deux, voire trois.

- Si le score qu'on possède dans la caractéristique est au moins le triple du nombre de succès nécessaire, on réussit automatiquement l'épreuve sans avoir besoin de lancer les dés. C'est-à-dire que si on a au moins 3 dans une caractéristique, on remporte automatiquement tous les tests (liés à cette caractéristiques) qui ne demandent qu'un seul succès. Si on a 6, on remporte automatiquement tous les tests qui demandent deux succès.
Répondre
#30
C’est tout à fait ça, Outremer.

Hâte de lire vos retours.

Show Content
Répondre




Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)