Valunazia
#1
L'aventure est disponible sur litteraction.

Comme il s'agit sans doute de la seule fois de ma vie où je termine une série de LDVELH, j'ai envie d'être un peu bavard... (qui a dit encore? LOL)

Déjà, l'aventure peut se jouer sans qu'on ait lu les précédentes, les règles sont prévues pour. Ceci dit, je pense que le lecteur passe à côté de beaucoup de références au cours de l'aventure. Il s'agit de la suite directe du tome 2 sans temps mort ou presque. J'avoue en l'écrivant ne pas avoir pensé à ceux qui la liraient en one-shot. Mais comme il n'y a aucune raison pour obliger ceux qui veulent la découvrir à avoir lu les précédentes, c'est tout à fait possible. Si on me le demande en MP, je peux faire un résumé de ce qui s'est passé dans les deux premiers tomes pour le héros.

Question pratique : faut-il que je poste un message sur la Taverne pour prévenir de cette parution ou est-ce que la situation n'a pas changé, que 95% des lecteurs d'AVH sont ici et quasi aucun là-bas? Depuis le temps, ça a peut-être évolué...

Je crois que GP1 a été écrite en trois mois, il y a huit ans environ. GP2 en un peu moins de neuf mois l'année d'après. J'avais commencé il y a environ six ans cette aventure, GP3, qui était restée bloquée à 100 paragraphes. Deux ans se sont passés avant qu'Alendir me motive à reprendre la route. J'ai tenu 100 paragraphes de plus avant de décrocher de nouveau. Je suis resté quatre ou cinq ans sans y toucher. Cela m'a tellement navré que je n'ai plus du tout écrit d'AVH entre-temps.
Et là, l'envie m'a repris, entre autres en lisant l'article de Skarn sur les 10 ans du Yaztromo. J'ai alors écrit les 150 paragraphes à un rythme de fou. A croire que ça m'avait manqué... j'ai pris beaucoup de plaisir à rédiger cette dernière partie.

J'allais oublier le plus important! Le sieur Linflas va faire la couverture de ce dernier épisode... comme ça l'avait été pour le premier. Mais je n'ai pas pu résister, j'ai pas été assez patient pour l'attendre...
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#2
Félicitation ! Je vais essayer de lire ça la semaine qui vient.

(28/09/2014, 19:13)Fitz a écrit : Question pratique : faut-il que je poste un message sur la Taverne pour prévenir de cette parution ou est-ce que la situation n'a pas changé, que 95% des lecteurs d'AVH sont ici et quasi aucun là-bas? Depuis le temps, ça a peut-être évolué...

J'ai l'impression qu'il y a beaucoup plus de membres de la Taverne intéressés par les AVH qu'à une époque. Ca devrait valoir le coup d'y poster la nouvelle.

Version numérisée et illustrée de Au coeur d'un cercle de sable et d'eau
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#3
C'est bien ça Smile
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#4
1) excellente nouvelle, je la télécharge !
( mais il faudra d'abord que je finisse la 2°. Ça n'est pas gagné Mrgreen )

2) Pourquoi en Critiques et non en AVH ?
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#5
2) Pour ouvrir la section critiques? Oui d'accord, ça fait pas du tout le gars assoiffé de feedbacks... Mais vous savez ce que c'est quand on vient de mettre en ligne son AVH Tongue

OK, je poste sur la Taverne. Ils vont vraiment se dire "tiens, lui il pense à nous quand il a quelque chose à faire lire".

A quand une nouvelle proposition de fusionner les forums?
(ok, je me sauve)

EDIT : Ah le boulet! ça fait tellement longtemps que j'ai mélangé les sections. Critiques c'est pour les LDVELH, c'est vrai! Si un modo pouvait basculer tout le sujet dans les AVH... Désolé
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#6
Hello, juste pour te dire que j'ai commencé à te lire. C'est vraiment shocking comme début !
(à noter quelques coquilles aussi, rien de méchant)
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#7
Mais... qu'est-ce que tu fous à lire, t'es pas en train de dessiner??

MrgreenMrgreen

J'espère que ça te plaira. Si c'est pas le cas, te sens surtout pas obligé pour la couv', Guillaume, aucun souci.
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#8
Salut à toutes et tous ! Ca fait bien plus d'un an au moins que je n'étais pas passé sur le forum... Ma vie soudain devenue trépidante ne me laissait plus une seconde à moi et, j'avoue, j'ai aussi eu un coup de blues avec la disparition du Xhoromag historique... Je passais occasionnellement de temps à autre sur Litteraction mais je ne prenais plus le temps de lire vos œuvres, même si j'avais plaisir à voir que le courant ne s'était pas tari et que de nouveaux auteurs se manifestaient... Mais voilà que, ce soir, je tombe sur la dernière œuvre de Fitz, le 3ème tome ultime et inespéré de la saga de Joan... Je n'ai pas résisté : j'ai téléchargé (il y a 20 minutes) et couru (non sans mal car j'avais oublié mon mot de passe) sur rdv1 pour te remercier, Fitz, d'avoir tenu bon !!!
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#9
C'est réjouissant de lire que tu attendais impatiemment l'épisode suivant Tongue

Mais quelle pression, maintenant. Je redoute un peu le syndrome Indiana Jones 4!
Bonne lecture.

Ah et si un modérateur pouvait mettre ce post dans les AVH. C'était Salla autrefois mais comme ça fait un moment que je ne l'ai pas vu...
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#10
Ne t'inquiète pas, je rode toujours dans les parages Smile
Si il y a hésitation entre le choix de la section critique ou de la section avh, je dirais que si on attend des feedbacks, c'est à dire des retours pour l’auteur, ça va dans avh, mais si on attend des critique,s c'est à dire des retours à destination d'autres lecteurs, ça va dans Critiques.
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#11
Coucou, je viens de finir le livre et voici ce que je pourrais en dire.

A ne pas lire si vous n'avez pas lu cette avh, vous êtes prévenus (je ne trouve pas les balises spoilers)

En voyant le titre, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. A vrai dire, je n’ai jamais lu tes autres avh (peut-être un jour si j’ai le temps) et je ne connaissais rien du héros ni de Valunazia. C’est donc avec curiosité que j’ai appréhendé cette avh très mystérieuse. D’autant plus que la couverture n’est pas encore présente, il est vraiment difficile de savoir à quoi s’attendre.

Dans l’ensemble, c’est une histoire que j’ai appréciée même si certains détails m’ont échappé (en grande partie à cause de ma méconnaissance des deux autres tomes).
Par exemple, qui est la jeune fille que l’on voit à la fin ?
Si je suis resté captivé sur le début, j’ai un peu louché à partir du moment où notre personnage perd un bras. J’ai éprouvé moins d’intérêt à ce moment-là. Le fait que l’on ne soit plus poursuivi et que l’on soit en sécurité m’a donné l’impression que ton histoire a baissé de régime à ce moment-là. Autant dire que le retour de Valunazia à la fin m’a soulagé avec un combat et la possibilité d’assouvir notre vengeance. J’ai bien aimé l’épilogue avec la décision d’Harnicus. J’étais un peu étonné qu’il ne se rende compte qu’à la fin que le fantôme était son père.

J’ai bien aimé le principe de la narration où le fantôme expose son histoire. Le style est fluide et soigné et seules quelques étourderies sont présentes. En revanche, une phrase que l’on retrouve fréquemment m’a parue brutale : « enlevez un repas de votre sac à dos ou Joan perd 3 points de vitalité ». A ta place, j’aurais mis « Joan perd 3 points de vitalité s’il n’a pas de provision ou s’il ne souhaite pas dépenser 1 repas ». En lisant ta phrase, j’ai eu l’impression que cela donnait « Fais ceci ou tu recevras un châtiment».Passons…

Concernant la jouabilité, je dirais que l’aventure dans l’ensemble est assez simple et même si on ne dispose pas des bonnes compétences et des bons objets, on peut s’en tirer. Par contre le premier combat contre l’amazone après le paragraphe 270 est pour ma part trop compliqué. Il ne s’agit que du début de l’histoire et si on l’avait croisé plus loin, il aurait été plus simple. Le fait de terminer le combat en un nombre d’assauts restreints ne facilite pas la tâche même si j’ai eu beaucoup de malchance aux dés. Il n’est pas rare de rater son coup et lorsque l’on réussit, faut il encore que le coup soit puissant. L’amazone a beaucoup de points de vie. Valunazia ne se doutant pas que notre personnage s’échappe à ce moment-là et les autres esclaves ne pouvant s’y résoudre, on aurait pu penser que les amazones mettaient de corvée de garde la jeune novice du groupe qui a de moins bonnes stats (j’ai renoncé de jouer à la loyale les combats après avoir échoué trois fois à ce combat). Je n’ai pas vu d’adversaires aussi puissants par la suite et même le shontak à des stats moins élevées. Dommage car les règles étaient claires et simples à utiliser. C’est un des seuls reproche que je ferai de ce coté mais je t’invite à modifier ce combat par la suite. De plus, je trouve l’utilisation de chaque œil trop sous exploitée (œil bleu et œil violet). Bien que j’avais en ma possession les deux yeux lors de ma première partie, je n’ai utilisé que le violet contre le shonatak (je trouvais plus logique de l’engourdir plutôt que d’invoquer la puissance du vent). Pas de bol, c’est Joan qui est pénalisé. Par la suite, je n’ai pas revu la moindre mention de ces objets.

La durée de vie est respectable pour une avh de cette taille.

Même si l’aventure est cohérente, j’ai noté malgré ceci quelques détails.
Si Valunazia cherche à s’attirer la confiance du héros, pourquoi l’avoir capturé dés le début et emprisonné ? Elle aurait pu tout simplement lui expliquer la société matriarcale tout en feignant l’amour qu’elle lui porte. Il aurait eu davantage confiance que cette méthode.
Même si elle souhaite sa confiance, je trouve abusif de lui offrir deux artefacts aussi puissants (l’œil bleu et l’œil violet). Cela revient à rompre la chaine du chien attaché à sa niche qui ne demande qu’à changer de maître.
La volonté d’assassiner le héros par un assassin alors que deux gardiennes viennent de rentrer dans la taverne me parait incongru. Pour arriver à ses fins, Valunazia n’avait pas intérêt à assassiner le héros surtout qu’à la fin, elle tente à nouveau de le reconquérir.
Pourquoi se soucier de se froisser avec les autorités de cette ville d’ailleurs? Valunazia était prête à tout pour arriver à ses fins. Je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’elle envahisse la ville et recherche le héros par tous les moyens. Qu’a t’elle vraiment à craindre de cette ville ?

Au final, c’est un bon livre que j’ai apprécié. Je n’ai plus qu’à te souhaiter bonne chance pour le yaz en espérant que d’autre feeds arriveront par la suite.
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#12
D'une manière générale, je pense en effet que ne pas avoir lu les deux premiers tomes doit nuire à la compréhension de pas mal de choses. Mais dans ce que tu expliques en détail, il semble qu'il y ait beaucoup de flous dans cette seule histoire vu ton nombre de questionnements et d'incompréhensions. C'est dommage. Je vais essayer de répondre vite fait à chacune.
Du coup, que des SPOILERS dans la suite :

La jeune fille que l'on voit à la fin, c'est volontairement que je la faisais très mystérieuse. Mais j'espérais que le lecteur comprenne qu'il s'agisse d'un avatar de la déesse Samara.

Ton sentiment de ralentissement après la poursuite vers la fin me fait penser aux commentaires semblables vers la fin des Sabres d'Asguenn. Je n'ai plus qu'à espérer que d'autres, comme pour les Sabres, disent qu'ils n'ont pas trouvé cette dernière partie moins intéressante. Rolleyes

Le fantôme Joan n'est pas le père d'Harnicus au sens géniteur mais son père spirituel puisque il était en fait le supérieur du temple.

C'est intéressant ce que tu notes sur la formulation pour les repas.

Pour la Vierge de Glyrr dont tu parles, je suis surpris que tu sois retombée dessus après plusieurs essais. Il y a de nombreuses façons de quitter l'école et d'éviter ce combat.

Pour les yeux de mana, c'est vrai qu'ils sont souvent utilisables à des endroits facultatifs. Je m'étais dit qu'on ne pouvait les utiliser qu'en des circonstances pas trop voyantes (pas dans l'auberge par exemple) mais je comprends que ce soit frustrant si on ne te les a demandés qu'une seule fois.

Pour Valunazia vis-à-vis des autorités de Faëlitta, j'avais tenté de l'expliquer dans un paragraphe obligatoire. Une autre Maguistraë contrôle cette ville et elle est rivale de Valunazia. Politiquement, ce serait trop casse-gueule, trop intolérable qu'elle fasse une opération coup de poing dans un district hors de sa compétence.

Si malgré ces doutes tu as quand même apprécié l'aventure, je suis content. Smile
Merci beaucoup de ce retour.
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#13
Concernant la jeune fille, je n'y avais pas du tout pensé mais en y réfléchissant, c'est finalement logique quand on voit la vocation de Joan. Et j'aurais pu penser que le fantôme était le père spirituel d'hanricus.

Pour la vierge de Glyrr, je comptais au départ l'éviter en utilisant la compétence discrétion. malheureusement, j'ai tiré 4 aux dés ce qui donnait un total de 7 et donc un echec (j'ai eu beaucoup de malchance aux dés). Quand j'ai rejoué j'ai changé mes talents en reprenant à ce paragraphe et j'ai donc du tenter de l’assommer étant donné que c'était cette fois le corps à corps que j'ai privilégié.
Je n'ai pas exploré toute ton avh ce qui explique que je n'ai ps pu faire beaucoup appel aux yeux. Après, j'ai suivi un parcours et m'en suis tenu jusqu'au bout.

Je comprends ton point de vue sur les autorités de Faelitta et il se peut que cela m'ait échappé au moment de la lecture. mais comme Valunazia projetait de devenir une déesse (ce n'est quand même pas rien), je pensais qu'elle n'aurait fait qu'une bouchée des autorités.

Sinon, on peut quand même apprécier une histoire même si on n'a pas tout compris. Il est normal d'avoir des questions et des incertitudes. C'est bien pour cela qu'il y a des feeds, cela sert à nous éclairer sur des points obscursWink
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#14
Voilà ! La boucle est bouclée. On quitte Joan pour de bon, avec un pincement au cœur. Fitz sera allé jusqu’au terme de son épopée, ce qui est assez rare pour être signalé. Je veux dire par là, que nombre d’auteurs (et je me reconnais en eux) ont tendance à se lancer dans des sagas interminables pour souvent se décourager après le premier tome. Fitz aura tenu ferme ! Signe de maturité évidente, d’organisation et de pugnacité.

Les Sabres d’Asguenn resteront pour moi une œuvre incontournable dans le monde des AVH modernes. Avant tout pour la qualité d’écriture et la profondeur des émotions qui habitent les personnages. Au-delà de l’histoire et du scénario, ce sont les choix dans la narration qui innovent et surprennent. Qu’il parait loin le temps des LDVELH avec leurs avatars sans personnalité, ni caractère !

On ressent à chaque ligne les sentiments de Joan, on partage ses doutes, ses peurs et ses envies, on accepte ses faiblesses, ses fêlures. Ce n’est plus le héros absolu, viril et édulcoré des origines du genre mais un homme façonné d’imperfections desquelles ils tirent bien souvent une force insoupçonnée. Tout cela contribue à donner au récit une ampleur mémorable. C’est un monde en relief et pas un décor de carton-pâte que Fitz nous propose, c’est recherché et parfois troublant. Certains évènements nous révoltent et provoquent le malaise (notamment tout le passage qui concerne la captivité au sein de la sororité de Valunazia, le terrible destin de Joan du paragraphe 217 au 223 ou encore le poignant paragraphe 133), c’est dire la parfaite immersion qu’a su provoqué et insufflé l’auteur.

J’insiste vraiment sur le style qui est admirable dans sa sincérité, sa précision et sa capacité à véhiculer des émotions franches qui immergent le lecteur dans le récit. Le dosage est parfait et l’auteur semble désormais maitriser pleinement sa plume ce qu’il lui permet de proposer une œuvre égale, équilibrée dans sa qualité tout au long de l’aventure. Il est facile d’écrire quelques passages réussis à force de relectures incessantes et de corrections successives. C’est beaucoup plus compliqué de conserver le cap sur 200 pages ou plus.

La trilogie compose une œuvre cohérente que je relirais avec beaucoup de plaisir. Le genre de bouquins que l’on garde précieusement pour le savourer au coin de la cheminée alors que la tempête souffle dehors, quelque chose comme ça. On s’attarde sur les premières phrases et on retrouve dans un sourire un vieux compagnon qui n’attendait que vous. Il n’y a pas à tortiller du fion. Pour écrire quelque chose de précieux, il faut beaucoup donner, briser les barrières de notre réserve et du conformisme pour laisser s’exprimer ses sentiments les plus enfouis, se mettre à nu. Car c’est cette sincérité non feinte qu’arrive à percevoir le lecteur aux travers des mots et confère alors un soupçon d’âme au récit. Ça doit marcher par capillarité, de manière induite. Ça nous habite sans que l’on s’en aperçoive et l’alchimie s’opère. Le résultat fait la différence entre une bonne histoire et une histoire spéciale, intime, celle qui vous marque et laisse dans son sillage une impression de félicité.

Je tiens à dire à ce moment de mon feedback, que je n’ai consommé aucune substance illicite et ce n’est pas le rachitique virement bancaire de Fitz qui va me permette d’améliorer vraiment mon quotidien.

Pour finir, me vient une question, à l’aulne de cette lecture. Que reste-t-il des AVH de notre enfance ? Je crois, l’essentiel. La source initiale s’est tarie de ne pas s’être adaptée à son public qui vieillissait et demandait peut-être autre chose que les mêmes histoires, parfois creuses, énièmes clones sans saveur malmenant les clichés de la Fantasy. La BD a su opérer sa mue en détricotant ses bulles et en abordant des sujets variés, loin d’un univers exclusivement enfantin. Les AVH doivent faire de même ou sombrer dans l’oubli du plus grand nombre, pour n’alimenter que la nostalgie d’une poignée de gardiens du temple. Le pari est risqué mais en vaut la chandelle. Les jeunes générations ne paraissent plus trop s’intéresser au genre. Il faut que celui-ci termine sa crise d’adolescence pour montrer qu’il peut être autre chose qu’un sous-produit de la littérature et surprendre dans sa résurrection.

Les Sabres s’inscrivent dans cette perspective et j’ai l’impression que Fitz assume de plus en plus cette volonté d’aborder des sujets complexes et matures. Cela transparait nettement dans ce dernier volume (et se confirme dans captive) qui peut perturber certains. Et pourtant, je dis que l’essentiel est conservé, puisqu’il s’agit avant tout d’une aventure interactive au même titre que le Sorcier de la montagne de Feu. On éprouve le même plaisir à voguer d’un paragraphe à l’autre, explorer de nouvelles pistes, prier pour que les dés nous soient favorables. Un univers adulte et profond en plus et une intrigue non manichéenne axée sur les travers du genre humain. La symbiose est réussie, parfaite dans sa forme et promet à son auteur un avenir littéraire radieux, tracé dans un sillon luxuriant. Ça ne serait que justice.

Gwalch.

PS : sur les passages que j’ai beaucoup aimés :
- La fuite dans la forêt bien entendu avec les descriptions de la faune et de la flore, les rencontres originales, les évènements haletants et le rythme soutenu qui empêche Joan de reprendre son souffle. Ce danger toujours présent confère une tension permanente au récit.
- Toutes les situations dramatiques déjà cités.
- Hédeline.
- La chevauchée du Shontack !
- La singularité des personnages que l’on rencontre, même de manière éphémère.
- Le passage dans l’auberge du Pied Bot, très bien amené et qui m’a fait penser à la Traversée Infernale ou la peur de l’assassinat nous fait soupçonner tout le monde….
- Les dialogues qui sonnent juste, toujours emplis de sentiments, ce qui confère encore plus d’épaisseur aux protagonistes.
- Le paragraphe 350.

Quelques maladresses mineures relevées au fil de ma lecture :
- 238 : La route traçait une ligne si rectiligne (on m’a toujours dis que le chemin le plus court entre deux points A et B était la ligne droite qui les relie à condition que ces deux points soient alignés ^^)
- 262 : « Si ce dernier possède un arc, rendez-vous au 56 ; s'il n'en a pas mais qu'il dispose du talent archerie, allez au 311 ; s'il n'a ni ce talent, ni cette arme, allez au 56. »
- 110 : J'avançais à pas de loup sur un tapis épais pour avancer en direction des...
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#15
Oh merci Gwalch pour cet émouvant feedback!

Je suis terriblement heureux que tu aies perçu les sentiments que j'ai voulu faire partager au travers de ce récit.
Avec du recul, je me rends compte que les imperfections sont nombreuses sur cette AVH. Tant au niveau de la forme (quand je relis des passages, je trouve plein de coquilles, de répétitions et de maladresses que mon ultime relecture ne m'a pas permis de repérer), du scénario (parmi les nombreuses incohérences relevées par titipolo, la plupart me semblent en effet critiquables) que du jeu (l'accumulation spécialisation + talent + yeux de mana transformait les scènes d'action en une usine à gaz et il m'a fallu rectifier le tir en proposant moins de combats).
Pourtant, jamais je n'ai écrit avec autant de coeur, de passion, de volonté de mettre beaucoup de mon moi intime comme tu le soulignes. Je ne pense pas l'avoir fait avec autant d'adresse que je l'aurais souhaité mais que tu aies perçu cette volonté de partage avec le lecteur, de lui faire ressentir des émotions aussi fortes que celles qui m'étreignaient quand j'écrivais ces lignes me comble de bonheur.

Et aussi merci d'avoir pris le temps de lire cette aventure.
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