Le premier paragraphe
#31
Pour le cheval, je verrai bien une sorte de "règle d'épuisement", qui soit un peu le contraire de la guérison dans les LS. Comme il est blessé, il devrait perdre progressivement son sang et donc sa vitalité (1pts End par § parcouru). Ce n'est qu'une idée bien sûr. Et qui peut aussi être valable pour le héros.
- Ne vous avais-je pas promis un confort incroyable, un moelleux incomparable?
- Si, et vraiment vous n'avez pas menti chère Senyakase... on est si bien installé...
- Tous nos produits sont créés sur-mesure. VolponeSofà, artigiani della qualità!
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#32
rEnégats, utilisER, et pour l'épée j'aurai plutôt dit ensanglantée.

Sinon, je trouve que nos hommes 'disparaissent' dès qu'on entre dans la mêlée; tu veux dire qu'on les laisse se débrouiller et qu'on se fraie un chemin à nous tout seul au travers de l'armée d'Ydriox ?
Déjà qu'on ne sait pas si ces joyeux renégats sont à pied ou à cheval…
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#33
Celui d'une autre AVH :

Au-delà du cercle de feu de votre lanterne, tout n'est qu'obscurité luisante. Même le puits de lumière au-dessus de vous paraît s'être estompé. Nul bruit ne vous parvient, si ce n'est le vacarme de votre respiration et de vos articulations que vous esquissez un mouvement. L'air est étouffant, bien plus chaud que dehors. Le désespoir vous envahit à l'idée qu'il vous falloir explorer ces tunnels, ces tunnels perpétuellement plongés dans le silence et les ténèbres ! Puis vous vous ressaisissez : votre liberté est à ce prix, et vous irez jusqu'en Enfer pour la payer. Ainsi ragaillardi, vous commencez à réfléchir à votre première action. Allez-vous inspecter l'entrée de la mine derrière vous pour essayer de déterminer les causes de l'effondrement (rendez-vous au 2), ou vous enfoncer sans plus attendre dans l'estomac de la montagne, suivant le boyau principal (rendez-vous au 3) ?
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#34
Bon désolé, c'est un pavé.

---


Deepsea Horizon, Golfe du Mexique, 19 avril 2010.



Ca a commencé par un lendemain de tempête ayant contraint l'équipe de plongée à vérifier l'alignement du forage. Et la visite inopportune de l'inspectrice de l'ONU, que le directeur, arrivé en hélico comme par miracle ce matin-là, vous a demandé de guider personnellement. Deepika Bringer est une femme acariâtre ayant juré la clôture de la plateforme pétrolière pour des raisons écologiques - ce en quoi elle n'a pas tort, mais votre rôle se limite à protéger les vingt soldats et quatre-vingt civils sous votre responsabilité, pas à essuyer les aquilons de sa haine.

Une matinée de dispute quant à ses droits d'accès aux parties sensibles: arsenal, salle des machines, salle de vidéosurveillance, bureaux d'administration. Le directeur a baissé le pantalon sur tout.

Et puis, ca a continué avec un accident mortel parmi les plongeurs: de l'eau pour le moulin de l'inspectrice Bringer.
« Attaqué par un animal INCONNU!»: rapport d'autopsie passionné du médecin-biologiste, mais cela n'arrange pas les affaires du directeur. Il a fallu ruser pour le maintenir confidentiel. Et l'inspectrice flairant ce qu'on veut lui cacher, qui fait une fixation sur l'accident.

Et pour clore la mauvaise journée, l'idée du directeur d'organiser une cérémonie à la mémoire du défunt pour « remonter le moral du personnel », et pour « montrer à l'inspectrice l'importance et l'étroitesse des relations humaines au sein de l'entreprise ». Quoi, malgré le cyclone annoncé pour ce soir? Oui, malgré le cyclone.

Une des pire tempêtes ayant jamais secoué la plateforme, dont les grincements métalliques vous pénètrent jusqu'à la moëlle. Le vent siffle et rugit dans les antennes, les grues, les cables, le derrick. Des vagues gigantesques viennent s'abattre contre le flanc de Deepsea Horizon, leurs embruns fouettent la baie vitrée du réfectoire, où quatre-vingt-dix personnes attendent que Tian-Tian, l'expert chinois en télécommunications, finisse de régler le micro du directeur. La sono sature dans les graves, crachote, couine. Puis, enfin, le directeur commence.

Vous aviez cru que préparer la sécurité de cette réunion, avec l'inspectrice sur le dos vérifiant le respect des normes à chaque étape, avec le directeur vous ayant tout délégué pour se « recueillir pour son discours du soir », avec les heures de retard accumulées, serait la dernière épreuve de cette journée épuisante, mais ce qui vous achève, c'est d'écouter ça à 23h45:

« C'était un homme de la mer, qui avait passé dix-sept ans comme sous-marinier au service d'ORC [Oil Refinery Company], et la mer l'a accueilli une dernière fois, c'était sa vie, c'était là qu'il voulait y mourir, comme les marins qui y destinent leur vie. C'est toujours dur de voir partir les meilleurs d'entre nous, c'était un homme courageux, stoïque, un bon père de famille, … »

Phrases usurpées d'un homme creux. Qu'en sait-il, de la mort, de la noyade, de la vie, des valeurs humaines?

Vous vous tournez vers la baie vitrée pour ne plus écouter. Les montagnes liquides se soulèvent et vous font face en se fracassant l'une après l'autre, secouant la structure entière. Les lumières de la plateforme vacillent par moment, accrochent des reflets orangés dans les eaux noires qui vous scrutent comme les yeux d'un monstre multiple.

Le directeur a fini. Suite du programme: buffet à volonté et musique. Boire, mâcher, meubler avec du bruit. En fait, les survivants n'ont jamais su quoi dire, encore moins les prêtres et les directeurs. Bon sang, vous avez besoin de repos.

Votre vie, chaque seconde en est douloureuse, mais vous refusez d'abandonner. Les êtres disparus vous hantent, et vous porterez leur amour comme une flamme dans la nuit, vers les temps à venir, jusqu'à la dernière goutte de jus.

Les longs cheveux auburn de votre femme, les boucles de votre enfant, leur visage… vous les voyez chaque fois que vous fermez les yeux. Vous les voyez en ce moment, dans l'océan déchaîné, figés dans la tourmente éternelle de votre cœur depuis quinze ans. Vous les voyez dans cette tempête agitée, ils émergent du creux de la vague qui se dresse comme un mur, et vous regardent, bouche ouverte et muette, grands yeux aveugles, vous les voyez surgir de cette nuit d'un autre temps, avec les autres noyés du cimetière marin, il n'en manque pas un… Sauf vous, le seul rescapé. Ils vous appellent, ils vous reprochent. Pourquoi êtes-vous en vie? Pourquoi les avez-vous abandonnés?

« Regardez! Il y a des gens dans l'eau! », fait un homme non loin de vous.
« Oh mon dieu! Ils vont se noyer »
« C'est impossible ! »

Vous clignez des yeux, chassez les souvenirs. Ils sont toujours là. Ils flottent, montent et descendent lentement, traversés par des lames aussi hautes que la plateforme. Crayeux, déformés, inhumains, monstrueux, il y en a des dizaines. Un éclair illumine la scène à ce moment-là, et cent têtes livides vous regardent.

C'est un cauchemar. Mais vous n'êtes pas le seul à le voir. Un frisson collectif parcourt l'assemblée tandis qu'ils viennent sur vous. La vague colossale gonfle, menaçante, et porte les visages à votre niveau. L'impact sera terrible. Soudain, le vacarme de la tempête se fait plus fort; des rafales chargées d'embruns vous fouettent l'oreille: des inconscients ont ouvert les portes donnant sur le pont, déterminés semble-t-il à lancer une bouée aux noyés.

Vous donnez l'ordre à vos hommes de les retenir et fermer les portes, mais ils sont dépassés par les évènements et ne réagissent pas. Vous vous précipitez, mais trop tard: les tonnes d'eau ébranlent Deepsea Horizon, s'abattent sur le pont, contre les murs, déferlent dans le réfectoire, déversent un torrent alourdi de morts, renversent les vivants, remplissent la salle. La sono crachote une étincelle dès que les flots la submergent; lumières et musique disparaissent subitement, plongeant la salle dans la pénombre et la panique, et le son cru de quatre-vingt-dix gorges hurlant de peur aveugle. En quelques secondes, le chaos a englouti l'humanité. Cela se bouscule, cela se noie, cela s'enfuit, c'est une masse de jambes et de bras qui ne vous écoute plus.

Augmentez d'un point votre Folie, et d'un point le niveau de Panique Générale.

Vous devez agir!

Si vous courrez débrancher la sono et appelez la salle des machines pour qu'ils rétablissent le courant au plus vite, allez au §2.
Si vous vous précipitez pour refermer les portes, allez au §3.

AVH: Les noyés,  La chute.
Jeu: Conflux


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#35
"Où est-ce qu'on signe?"

Parce que là franchement ce texte est juste une énorme vague qui frappe de plein fouet et nous entraine de toute sa puissance, sans qu'on puisse rien faire!

J'en suis resté scotché (ah ben non, je viens de dire que la vague nous entraîne...). Pourtant j'ai trouvé que ça faisait les deux effets en même temps!Big Grin

Si le rythme de l'aventure se poursuit comme de celui de cette introduction fracassante, c'est à dire sans le moindre temps mort et avec cette justesse dans la peinture des rapports humains, on devrait pour moi obtenir une AVH mémorable. J'espère donc que tu sauras aussi nous proposer des règles du jeu qui seront à la hauteur du reste!

Le seul truc qui m'a fait rire au début c'est l'histoire du pantalon, car mon esprit mal tourné a imaginé que le directeur faisait son affaire à l'inspectrice dans chacune des pièces (il doit donc être bien monté Rolleyes ). Mais bon ce n'est pas entièrement ma faute, car tu parles juste avant de "parties sensibles". C'est peut-être même volontaire Mrgreen
- Ne vous avais-je pas promis un confort incroyable, un moelleux incomparable?
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#36
Fallait pas l'inviter le Zyx, il va encore faire de la casse !! Chapeau, on est totalement immergé si j'ose dire Smile
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#37
Puissant ! Ce texte a un sérieux impact, le personnage est humain et crédible… si le reste est de la même qualité ce sera un concurrent très sérieux au Yaz.

Le seul truc que je pense que tu devrais changer, c'est remplacer "ils vous reprochent" par "ils vous blâment" ou quelque chose dans ce genre; puisque sauf erreur on reproche quelque chose à quelqu'un.
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#38
Merci pour les encouragements et critiques.

(31/08/2012, 20:39)tholdur a écrit : Le seul truc qui m'a fait rire au début c'est l'histoire du pantalon, car mon esprit mal tourné a imaginé que le directeur faisait son affaire à l'inspectrice dans chacune des pièces (il doit donc être bien monté Rolleyes ). Mais bon ce n'est pas entièrement ma faute, car tu parles juste avant de "parties sensibles". C'est peut-être même volontaire Mrgreen
Il y a bien l'intention de faire passer un jugement quasi-sexuel sur la relation directeur-inspectrice, mais à l'avantage de Bringer... je vais mettre: «Le directeur, resté en planque dans son bureau, a baissé le pantalon sur tout. » pour être plus clair.

Citation :J'espère donc que tu sauras aussi nous proposer des règles du jeu qui seront à la hauteur du reste!
Je butte justement sur le découpage technique et les règles, si je n'arrive pas à résoudre ces obstacles, j'ouvrirai un fil dédié pour vous demander conseil.

(01/09/2012, 01:16)ashimbabbar a écrit : Le seul truc que je pense que tu devrais changer, c'est remplacer "ils vous reprochent" par "ils vous blâment" ou quelque chose dans ce genre; puisque sauf erreur on reproche quelque chose à quelqu'un.
Bien vu! Je mettrai: « Ils vous appellent, vous percent de reproches… »

AVH: Les noyés,  La chute.
Jeu: Conflux


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#39
Bon.

Tu la publies quand ?
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#40
Cela fait quelque temps que je surfe sur ce forum sans pour autant participer aux discussions.
J'ai lu quelques LDVH dans ma jeunesse, et je me suis décidé enfin à écrire mon premier ouvrage.
Je ne sais pas encore pour l'instant combien de paragraphes au final l'aventure aura, et je ne suis pas sûr encore d'en connaître le titre définitif.
Mais en voici au moins le premier paragraphe:

Nous sommes dans un endroit étrange, un véritable laboratoire de sorcellerie, avec des alambics et des tubes à essai, des bocaux de verre dans lesquels se trouvent des morceaux de chair ou d'organes qui s'agitent parfois dans un soubresaut.
Au milieu de cette pièce, se trouve, allongée et attachée sur un lit de contention, la dépouille d'une créature chimérique qui paraît être mi-humaine, mi-poisson.
Chose absurde que cet épouvantail inerte, dépourvu de vie, ne soit attaché ainsi.
Penché au-dessus de cette statue, un jeune homme observe celle-ci comme une curiosité rare.
Il s'agit du prénommé Odric, un adolescent d'une quinzaine d'années, à la peau tannée, aux cheveux bruns mi-longs tombant sur ses épaules.
Il est habillé d'une longue tunique rouge.
Odric s'adresse à sa Maîtresse dans l'art de la magie, assise sur un tabouret dans un coin de la pièce, dissimulée par la pénombre.

- Maîtresse Lœwa, pardonnez-moi d'être aussi impatient, mais que voyez-vous?

Maîtresse Lœwa ne répond pas tout de suite, toute sa réflexion subjuguée par l'orbe de cristal qu'elle tient fermement entre ses mains.
Il s'agit d'une femme d'une cinquantaine d'années, mais pourtant fort belle.
Le temps n'a pas eu d'emprise sur Lœwa, qui a conservé malgré son âge mûr les courbes harmonieuses de sa jeunesse, et le visage d'une jeune fille.
Seule sa longue chevelure blanche et les quelques rides autour de ses yeux semblent trahir son âge réel.
Après quelques secondes de silence qui paraissent à Odric une éternité, Maîtresse Lœwa lève la tête pour lui répondre:

- Odric, tu n'es pas un gamin pour rien!
Tu as l'impatience et l'inexpérience d'un jeune puceau !
Ce que je distingue dans mon orbe de cristal, je vais te répondre:
Je vois cet autre monde, un monde où la magie est morte, mais où nous allons trouver l'âme de notre héros.
Je vois un humain, qui ouvre enfin le livre…
Je vois LE LECTEUR, l'élu, enfin pris au piège de son destin…

A cet instant même, Maîtresse Lœwa s'adresse à vous-même, lecteur, qui êtes le lecteur de sa vision:

- Lecteur Elu, vous qui devez sauver notre monde,
je suis la Maîtresse Magicienne Lœwa, Prêtresse des Eaux et des Océans, Alchimiste de Renommée.
Ne soyez pas surpris que je m'adresse à vous de cette manière.
Ce que vous lisez maintenant n'est pas un conte ordinaire, mais votre propre histoire.
Ne doutez pas de la magie de cet ouvrage, celui-ci est une interface savante par laquelle vous allez interagir sur notre planète, Rêveterre.
Pour preuve de sa magie, Lecteur Humain, sachez-que je vous connais peut-être plus que vous ne vous connaissez vous-même.
Les cellules de votre corps ont soixante cinq à quatre vingt dix pourcents de leur poids en eau.
La masse de votre corps est composée à environ quatre vingt dix huit pourcent de seulement six éléments chimiques: l'oxygène qui vient en tête, puis l'hydrogène, le carbone, le phosphore, le calcium, l'azote.
De même, vous souhaitez quitter la routine de votre quotidien le temps d'une aventure.
Sachez simplement, que vous devez en payer le prix…
… silence …

Votre tête tourne, votre vision se brouille, vous êtes écrasé par une irrésistible envie de dormir.
Vous fermez les yeux, et lorsque vous les rouvrez, vous êtes stupéfait de constater que vous n'avez plus le texte devant les yeux. Vous ne voyez plus les mots, vous vivez l'histoire.
Le cadavre de la créature fantasque fixée solidement sur le lit de contention est devenu votre propre corps.
Vous sentez sa respiration nouvelle, des branchies sur vos joues qui aspirent l'humidité de l'air ambiant.
Vous paniquez, et essayez de bouger vos bras et vos jambes, mais c'est en vain car vous êtes attaché solidemment.
Vous entendez Lœwa hurlait à l'apprenti:

- Recules-toi, Odric, ou tu vas prendre un mauvais coup.

C'est ensuite Lœwa qui, prudemment, s'approche de vous.

- Calmez-vous, mon enfant, vous dit-elle.

Si vous jugez que Lœwa vous inspire confiance et que vous devriez vous calmer pour en savoir plus,
rendez-vous au 1.
Si vous continuez à vous agiter pour essayer de vous échapper, rendez vous au 2.


Ma question est simple, qu'en pensez-vous?

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#41
Intéressant comme début ! Hmmm… que faire… mon expérience des QdG m'a laissé de mauvais souvenirs des magiciens qui font venir mon âme dans un autre corps… Mrgreen
D'un autre côté j'aime bien Loewa, sa relation avec Odric est bien décrite.

Juste un détail: "que cet épouvantail inerte(…) SOIT attaché ainsi", le ne est de trop.
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#42
C'est un peu le type d'intro du premier Quête du Graal de Brennan, mais "sérieuse".
L'ensemble me plaît vraiment bien, c'est juste certains points de détail qui me font un peu tiquer.

Par exemple la réponse de la Sorcière a son apprenti, qui me semble brutale sans raison valable. On se demande pourquoi elle fait preuve de tant d'agressivité, alors qu'il s'adresse pourtant à elle très courtoisement, lui demandant justement de la pardonner de son impatience. Si encore il ne le faisait pas je comprendrais, mais là il fait amende honorable et pourtant s'en prend plein la face! C'est un peu surprenant, surtout qu'ensuite elle nous dit "mon enfant", alors que pourtant on ne se connaît même pas.
Après c'est peut-être voulu: la sorcière est "méchante", donc méprisante envers son apprenti, alors qu'on contraire, comme elle a besoin de nous, elle essaye de nous amadouer en étant tout sucre et miel. Mais je trouve que c'est un peu trop exagéré dans les deux sens, il faudrait un poil plus d'humanité vis à vis de son apprenti, et un peu plus de distance avec nous, enfin me semble-t-il.

Le côté scientifique de la chose: la découverte des atomes est de la science récente. C'est un peu en contradiction avec du médiéval-fantastique. Pareil pour le terme de %, bien trop "matheux". Ce qui gêne pour les atomes c'est surtout leur nom. Je verrai bien une découverte des atomes par la sorcière, mais qui alors ne leur donnerait pas les mêmes noms que les scientifiques du monde réel. Mais surtout c'est l'impression d'avoir un article wiki débité par la sorcière qui passe le plus mal. Je comprends le côté docte que peut avoir la sorcière, mais c'est dans la forme que j'ai plus de mal. Pour résumer, je trouve que l'idée d'inclure une "vérité scientifique" est très intéressante, mais qu'il faudrait revoir la manière de l'amener. Après ce n'est que mon avis!

En tout cas j'aime bien cette situation initiale, je trouve qu'elle est décrite d'une manière très cinématographique, avec les changements de point de vue, j'imagine même des plans de caméra, c'est dire! La créature qu'on incarne me semble aussi prometteuse, en tout cas ça me donne envie d'en savoir plus. Donc pour l'immersion et le style, ne change rien!

---

Quelques "modifs" de texte, mais bon tu peux passer outre cela va de soi:

-"Chose absurde que cet épouvantail inerte, dépourvu de vie, ne soit attaché ainsi."
Je ne mettrai pas le "ne"

-Penché au-dessus de cette statue, un jeune homme observe celle-ci comme une curiosité rare."
Je mettrai "un jeune homme l'observe comme une curiosité rare".

-"Maîtresse Lœwa ne répond pas tout de suite, toute sa réflexion subjuguée par l'orbe de cristal qu'elle tient fermement entre ses mains."
Je mettrai "toute à sa réflexion, subjuguée par l'orbe de cristal"
- Ne vous avais-je pas promis un confort incroyable, un moelleux incomparable?
- Si, et vraiment vous n'avez pas menti chère Senyakase... on est si bien installé...
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#43
Oulà, j'ai des progrès à faire. LOL

J'en prends note, aucun souci.
Maintenant, quitte à retravailler la chose, j'ai essayé un tour de passe passe.
Donner au lecteur l'illusion que le livre le connait, pour bien lui faire comprendre que c'est un livre magique.
Et un vérité scientifique, c'est ce qu'il y'a de plus évident, mais ça bugue.
Je vais changer ça, mais ce tour de passe passe me semble nécessaire pour l'ambiance du livre.
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#44
(04/09/2012, 11:05)tholdur a écrit : la réponse de la Sorcière a son apprenti, qui me semble brutale sans raison valable. On se demande pourquoi elle fait preuve de tant d'agressivité, alors qu'il s'adresse pourtant à elle très courtoisement, lui demandant justement de la pardonner de son impatience. Si encore il ne le faisait pas je comprendrais, mais là il fait amende honorable et pourtant s'en prend plein la face!

Je ne vois pas d'agressivité… elle se moque un peu de lui et elle lui fait sentir qu'il n'est qu'un apprenti, mais sans méchanceté, et ça me paraît une relation normale entre magicien et disciple…

Quant aux atomes, si on admet l'existence de la magie je ne vois pas pourquoi elle ne permettrait pas aux magiciens d'avoir des connaissances physiques avancées…

2-3 détails que j'avais négligés par contre,
- plutôt "Ce que je distingue(…) ? je vais te répondre."
- "Vous entendez Loewa qui hurle à l'apprenti."
- plutôt "Si Loewa vous inspire confiance"

aussi, je ne sais pas si les branchies ne devraient pas être dans le cou plutôt ?

Bref: continue comme ça !
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#45
Salut, je trouve ton intro sympa et prometteuse. Il y a cependant très peu d'informations sur l'univers, est-ce que tu planifies de tout présenter par des dialogues pendant l'aventure?

J'aime ta tentative de t'adresser directement au lecteur, de rendre réelle la magie de l'interface qu'est le livre, c'est pour moi un vieux fantasme, et je n'ai moi-même jamais réussi à aller bien loin dans ce pari fascinant, si difficile à réaliser; je me demande même si c'est tenable sur la longueur, il faudrait un Damasio pour se pencher dessus et nous éclairer! Ton approche est originale et fait illusion pendant quelques secondes, ce qui est à mes yeux un très beau score! Mais la prestidigitation s'effrite - à mon avis - avec le passage "Pour preuve [...] azote." qui donne à la fois le temps au lecteur de lever des défenses (par exemple, en se rendant compte qu'il s'agit d'une devinette générique et non personnelle, et que cela n'a rien d'un tour de force pour un écrivain du XXIème de conférer des connaissances anachroniques à un personnage de fiction) et qui à la fois met à l'épreuve la crédulité du lecteur (ce sont des connaissances impossibles, difficiles à gober). C'est une prise de risque au moment même où tu as besoin qu'il soit sous le charme.
Les conseils sont faits pour être ignorés, sois libre d'ignorer le mien: sucre ce passage et enchaîne directement sur "vous souhaitez quitter la routine de votre quotidien le temps d'une aventure."
Attention aussi au moment où tu mentionnes le prix à payer, vu que tu as évoqué le contexte du monde du lecteur, il y a des chances que l'on pense au prix du livre qu'on a entre les mains. Tu peux reformuler par exemple avec "ce n'est pas sans risques", etc.
En tout cas, je trouve cette accroche directe une idée excellente, ambitieuse et casse-gueule, n'hésite pas à bien la polir, elle vaut le coup.


Pour la description des scènes, je rejoins encore une fois Tholdur, c'est très cinématographique, dynamique et bien rendu, on a aucun mal à s'immerger.
Pour les personnages, la relation apprenti-maîtresse semble très verticale, classique, avec un cassage systématique de l'orgueil de l'élève. Si ces personnages sont mineurs et ne reviennent pas dans le livre, cela suffit. Sinon, ce serait bien de leur apporter quelques touches de caractère non-stéréotypées. Mais ce n'est qu'un avis.


"Vous entendez Lœwa hurlait à l'apprenti" => Vous entendez Lœwa hurler à l'apprenti. (ou plus simple: "- Recules-toi, Odric, ou tu vas prendre un mauvais coup, hurle Loewa".)
AVH: Les noyés,  La chute.
Jeu: Conflux


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