[12] Le Mercenaire de l'Espace
#16
J'aimais beaucoup Le Mercenaire de l'Espace quand j'étais gamin.

En le relisant récemment, j'ai compris pourquoi : c'était un peu comme un jeu vidéo ; l'important était moins l'histoire littéraire que de se fritter avec des ennemis de l'espace avec des flingues laser.
Le Mercenaire de l'Espace remplissait très bien ce rôle.

Je garde beaucoup de bienveillante nostalgie à l'égard de cet ouvrage. Même si sa relecture fut assez fastidieuse.
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#17
Le Mercenaire de l'Espace m'a moyennement plu, c'est pour moi aussi un DF d'un niveau standard.
L'épisode de la forêt dans le vaisseau m'avait par contre choqué. Plutôt que de considérer cette idée comme originale, j'avais l'impression que l'auteur avait inclu ce passage pour "donner du lest" aux amateurs de LDVELH qui préfèrent 10 fois plus la fantasy à la SF, dans l'espoir qu'ainsi le livre plaise un peu à ces derniers.
Ceci dit, il m'a légèrement plus botté que la Galaxie ou Les Trafiquants.
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#18
Jin a écrit :Heureusement que j'ai une bonne imagination, ça donne un peu plus de piment, surtout lors des combats au laser.

C'est peut-être ça le problème, en fait : le "Mercenaire" stimule très peu l'imagination par lui-même. Si on se contente de se laisser porter par le livre, on a l'impression de se balader dans une sorte de vide informe. Il faut faire un effort important et soutenu pour vraiment rentrer dans l'histoire et éprouver un semblant d'excitation.
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#19
Je viens de finir le Mercenaire de l'Espace, c'est la première fois que je lis/joue ce livre depuis l'enfance.
Et bien franchement je ne l'ai pas trouvé si mauvais que cela, pour moi il est largement au dessus de Les Trafiquants de Kelter. Certes à la base il ne s'agit que d'une exploration de donjon, mais l'aspect science fiction ainsi que la possibilité de choisir entre deux armes, avec bien sûr des règles différentes, la possibilité d'utiliser des grenades et la gestion des points de protection de la combinaison sensorielle lui donnent un avantage certain par rapport aux autres. De plus j'ai bien aimé la séquence réalité virtuelle avec les modules de combat. C'est carrément original et assez intéressant, à condition d'avoir de l'imagination.

Par contre le passage qui nous donne l'impression d'être à la surface d'une planète est en effet assez étrange et j'étais soulagé de "réintégrer" le Vandervecken mais je considère que cela apporte tout de même un plus en variant un peu l'exploration.
Le paragraphe de fin est lui assez scandaleux, l'auteur aurait pu faire un effort... Mais je pense que ce dernier a voulu concevoir ce livre comme l'étaient beaucoup de jeux vidéo à l'époque, c'est à dire scénario minimaliste, pas de background et un simple message indiquant la victoire finale et la fin du jeu :
"You killed the ennemy, congratulations !!! Game Over"

En tout cas c'est l'impression que ça me donne. De plus ce n'est pas un OTP et ça tombe bien car ce n'est pas ce que je préfère.
Donc pour moi c'est plutôt un bon livre, pas désagréable du tout si on apprécie Le Sorcier de la Montagne de Feu et Le Labyrinthe de la Mort et pour peu que l'on puisse trouver un intérêt à des jeux video anciens et simplistes.

Et puis il en faut pour tous les goûts, des LDVELH Mrgreen
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#20
Pour ma part ce livres est un de ceux que j'ai le préféré des DF et je ne manque pas de le recommander à ceux qui débutent dans le ldvelh....

En plus c'était le seul livre que mon cousin à lu. c'est dommage, on aurait pu en faire des scénarios et des ldvelh ensemble...NoGreen

Grosbill
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#21
Je reste sur ma position: les règles sont sous-exploitées, le background est totalement inexistant, le scénario est d'une monotonie incroyable, et la difficulté est très mal dosée. Effectivement un peu meilleur que Les Trafiquants, mais c'est pas vraiment une référence.
Debout, debout cavaliers de Théoden!
Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclat,
Une journée de l'épée, une journée rouge avant que le soleil ne se lève !
Au galop ! au galop ! courez ! Courez à la ruine et à la fin du monde !
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#22
Aragorn a écrit :et la difficulté est très mal dosée.

Hein ? Il est connu pour être assez facile, avec un boss à 9 d'habileté et dans mon (vieux) souvenir, il n'y avait pas énormément de PFA...

Pour le reste, je suis content que d'autres que moi aient une bonne opinion de ce DF qui fait effectivement très jeu vidéo (je jouais assidûment à Super Metroid à l'époque, les plus âgés comprendront).

Faut pas oublier qu'il était dans les premiers DF à utiliser l'univers de la SF et donc être assez indulgent.


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#23
Aragorn a écrit :(...) les règles sont sous-exploitées (...)

Ah bon ? On a pourtant très souvent l'utilisation de se battre au pistolet-laser, au désintégrateur, à la grenade, d'utiliser des charges d'antimatière, etc. Je n'arrive pas à voir où est la sous-exploitation des règles (rien à voir avec la Galaxie tragique, par exemple).
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#24
H.d.V a écrit :Pour le reste, je suis content que d'autres que moi aient une bonne opinion de ce DF qui fait effectivement très jeu vidéo (je jouais assidêment à Super Metroid à l'époque, les plus âgés comprendront).
Les plus âgés jouaient à Metroïd sur Nes. Mrgreen [Image: Metroid.png]
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#25
En y repensant, je crois avoir compris à quoi faisait référence le paysage avec la forêt et le lac. Si la date correspond, le livre a été écrit quand Star Trek : Next Generation passait à la télé. Le paysage n'est donc qu'une création holographique.

L'impression de vide du vaisseau est réelle, mais d'un autre côté pas forcément déplaisante. Elle donne l'impression qu'on est bien en train d'évoluer dans un vaisseau fantôme (Vandervecken = Van der Decken, capitaine du Hollandais Volant). Le savant fou n'est pas un chef d'armées dirigeant un vaisseau d'invasion rempli de guerriers. La scène de l'ordinateur, où on se retrouve face à un système à bandes magnétiques, semble un clin d'œil aux ordinateurs Nanars à écran vert qu'on voit dans tous les films.

Les différentes armes permettent d'imaginer des tactiques différentes pour vaincre les ennemis et rallongent sa durée de vie. En même temps, les combats ne sont pas trop nombreux, beaucoup de rencontres pouvant se résoudre pacifiquement et étant finalement intéressantes. L'androïde trop intelligent qui se pose des questions existentielles me fait penser à un robot d'Asimov (QT1) qui réinvente la religion (à moins que ce ne soit Data, toujours de Star trek ?)

Le principal défaut du livre est à mon avis que les rencontres les plus longues ne mènent pas à des découvertes intéressantes. La mini-aventure dans le paysage ne permet que d'obtenir la moitié de l'expulseur dimensionnel, arme magnifique qui dispense de combattre, mais à double tranchant. De même, le passage dans le simulateur, qui me fait penser à Tron, n'a pour but que de sauver sa peau. Un avantage quelconque (+1 en Force d'Attaque pour s'être familiarisé avec la technologie de Cyrus) aurait été apprécié.
En un couloir où l'eau viendra couler,
Garde-toi bien de reculer.
Retiens ton souffle et va au fond,
L'épreuve dépend du plongeon.
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#26
personnellement, j'aime bien ce DF…

Le vaisseau est en bonne partie vide ? D'abord, à mon avis ça contribue à l'ambiance vaisseau-fantôme; d'autre part, s'il était rempli à craquer de gardes et de monstres ça n'est pas un mercenaire solitaire qu'on enverrait mais une brigade mécanisée entière. Soyons logique: on est là pour mener une mission d'infiltration, on est un corps étranger dans un immense organisme électronique… un peu à la TRON, justement.

Le point le plus positif est la possibilité de sélectionner son équipement au début ( et éventuellement de le compléter au fur et à mesure ), avec tout un petit arsenal…
De même les règles ne sont pas sous-exploitées le moins du monde à mon avis ! Prenez le § où on doit affronter dix robots H:7 E:2; ridicules selon les règles classiques, mortels avec les règles de tir où ils nous atteignent en tirant sous leur Habileté; et facilement balayés avec une grenade…

Il y a comme on l'a dit de nombreux passages et rencontres insolites; j'ai une faiblesse pour l'idole superbement dessinée…

C'est vrai que le combat final est peu intéressant, Cyrus est quelque peu un sous-boss… on aurait au moins pu lui donner une Protection comme à nous.
Dans la moyenne supérieure des DF donc ( et de loin le meilleur des DF de SF )
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#27
(15/07/2011, 21:53)ashimbabbar a écrit : Le vaisseau est en bonne partie vide ? D'abord, à mon avis ça contribue à l'ambiance vaisseau-fantôme;

Le vide peut être atmosphérique, je suis d'accord. Mais là, je trouve que c'est juste un vide vide, qui n'inspire rien au lecteur.

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#28
(15/07/2011, 21:53)ashimbabbar a écrit : Dans la moyenne supérieure des DF donc ( et de loin le meilleur des DF de SF )

Pas d'accord là-dessus, je préfère largement la Planète Rebelle.

Debout, debout cavaliers de Théoden!
Les lances seront secouées, les boucliers voleront en éclat,
Une journée de l'épée, une journée rouge avant que le soleil ne se lève !
Au galop ! au galop ! courez ! Courez à la ruine et à la fin du monde !
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#29
Personnellement, la Planète Rebelle je l'ai toujours trouvé très creux.
" Ashimbabbar m'a donné une dague et une épée et m'a dit
: Transperces-en ton corps; elles furent forgées pour toi."
Poème d'Enheduanna
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#30
Il y a pas mal de bons passages dans le mercenaire de l'espace, qui compense le classicisme du scénario. Pour la planète rebelle, c'est un peu le contraire, le scénario est béton (on pourrait facilement en faire un film, alors que les mercenaires non), mais l'atmosphère n'est pas "héroïque". On est sous la domination des Arcadiens, et cela se ressent pendant tout le bouquin, on est en position d'infériorité (nous sommes un humain avec un QI d'exception, mais cela nous place dans la "moyenne" des Arcadiens, et inférieur à ceux du sud; de même pour le combat, on est un expert, mais dans la moyenne des Arcadiens, et inférieur aux guerriers - ceux du nord je crois).
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