Hier, 18:43
Que dit le règlement ? « Le concours est réservé aux AVH respectant les trois contraintes suivantes : la limite de 50 sections maximum, le respect du thème et la limite de 150 000 signes maximum [...] » ; « lister les œuvres admises au concours et celles qui ne participent pas, se réservant le droit de refuser qu'une AVH concoure si elle n'est pas conforme au thème ou aux contraintes imposées ».
Voilà le problème : le respect du thème est mis sur le même pied que le respect du nombre de sections et les assesseurs peuvent disqualifier une œuvre qui ne respecte pas le thème (ce qui n’est jamais arrivé). Or, cette année, et sans entrer dans des débats stériles, on peut raisonnablement affirmer que plusieurs AVH n’ont pas respectées le thème.
On a trois options.
Soit on conserve le règlement, et les prochains assesseurs devront se montrer plus fermes vis-à-vis du thème. L’argument de la subjectivité à bon dos : il (l’argument) n’est là en fait que pour autoriser les dérives ou pour y échapper. Si un avion de chasse s’appelle Le Vortex, c’est cet avion de chasse qui devra être au cœur de l’histoire. Sinon, à ce compte-là, autant supprimer cette contrainte.
Soit le règlement découple le thème des normes supposées objectives (sections, signes). Le thème devient alors un guide, une proposition, un challenge que les auteurs peuvent plus ou moins suivre, en clins d’œil ou métaphores voilées.
Le règlement devient : « Le concours est réservé aux AVH respectant les deux contraintes suivantes : la limite de 50 sections maximum et la limite de 150 000 signes maximum […]. Le respect du thème est fortement encouragé mais non disqualifiant » ; « lister les œuvres admises au concours et celles qui ne participent pas, se réservant le droit de refuser qu'une AVH concoure si elle n'est pas conforme aux contraintes imposées. Ils pourront préciser si, de leur point de vue, une œuvre suit le thème proposé ».
Cette dernière ligne nous ouvre une troisième option : lors de la validation des œuvres, les assesseurs listes simplement – de manière discrétionnaire et sans débat possible – quelles œuvres selon eux respectent le thème. Ils indiquent donc aux votants pour qui le thème est important, qu’ils peuvent, s’ils le désirent, ne pas voter pour telle ou telle œuvre. C’est déjà ce qui se passe plus ou moins dans les votes.
De plus, le respect du thème pourrait devenir le premier critère pour départager une égalité.
Cette façon d’appréhender le thème respecte finalement la tradition : ce n’est pas disqualifiant, les votants ont le dernier mot (aidé en cela par la validation des assesseurs) et rajoute un petit plus pour les auteurs qui font l’effort de le respecter.
Zanbar Bone n’est pas d’accord, estimant qu’il y a trop d’aléatoire dans cette prise de décision, avec le risque de donner dès le début du concours un jugement de valeur. Il est plutôt partisan d’un thème "guide" à l’interprétation large car c’est tout ce qui fait la richesse et l’intérêt du Mini-Yaz. C’est ça qui stimule la créativité d’un auteur confirmé ou en devenir. À savoir : comment à partir d’un mot-thème, un auteur peut s’en emparer, l’interpréter et l’exploiter.
Bien qu’Outremer estime que le raisonnement de cette troisième option soit juste, il pense qu’il n’est pas utile que les assesseurs donnent leur avis.
Voilà le problème : le respect du thème est mis sur le même pied que le respect du nombre de sections et les assesseurs peuvent disqualifier une œuvre qui ne respecte pas le thème (ce qui n’est jamais arrivé). Or, cette année, et sans entrer dans des débats stériles, on peut raisonnablement affirmer que plusieurs AVH n’ont pas respectées le thème.
On a trois options.
Soit on conserve le règlement, et les prochains assesseurs devront se montrer plus fermes vis-à-vis du thème. L’argument de la subjectivité à bon dos : il (l’argument) n’est là en fait que pour autoriser les dérives ou pour y échapper. Si un avion de chasse s’appelle Le Vortex, c’est cet avion de chasse qui devra être au cœur de l’histoire. Sinon, à ce compte-là, autant supprimer cette contrainte.
Soit le règlement découple le thème des normes supposées objectives (sections, signes). Le thème devient alors un guide, une proposition, un challenge que les auteurs peuvent plus ou moins suivre, en clins d’œil ou métaphores voilées.
Le règlement devient : « Le concours est réservé aux AVH respectant les deux contraintes suivantes : la limite de 50 sections maximum et la limite de 150 000 signes maximum […]. Le respect du thème est fortement encouragé mais non disqualifiant » ; « lister les œuvres admises au concours et celles qui ne participent pas, se réservant le droit de refuser qu'une AVH concoure si elle n'est pas conforme aux contraintes imposées. Ils pourront préciser si, de leur point de vue, une œuvre suit le thème proposé ».
Cette dernière ligne nous ouvre une troisième option : lors de la validation des œuvres, les assesseurs listes simplement – de manière discrétionnaire et sans débat possible – quelles œuvres selon eux respectent le thème. Ils indiquent donc aux votants pour qui le thème est important, qu’ils peuvent, s’ils le désirent, ne pas voter pour telle ou telle œuvre. C’est déjà ce qui se passe plus ou moins dans les votes.
De plus, le respect du thème pourrait devenir le premier critère pour départager une égalité.
Cette façon d’appréhender le thème respecte finalement la tradition : ce n’est pas disqualifiant, les votants ont le dernier mot (aidé en cela par la validation des assesseurs) et rajoute un petit plus pour les auteurs qui font l’effort de le respecter.
Zanbar Bone n’est pas d’accord, estimant qu’il y a trop d’aléatoire dans cette prise de décision, avec le risque de donner dès le début du concours un jugement de valeur. Il est plutôt partisan d’un thème "guide" à l’interprétation large car c’est tout ce qui fait la richesse et l’intérêt du Mini-Yaz. C’est ça qui stimule la créativité d’un auteur confirmé ou en devenir. À savoir : comment à partir d’un mot-thème, un auteur peut s’en emparer, l’interpréter et l’exploiter.
Bien qu’Outremer estime que le raisonnement de cette troisième option soit juste, il pense qu’il n’est pas utile que les assesseurs donnent leur avis.
Goburlicheur de chrastymèles