Il y a 5 heures
(Modification du message : Il y a 5 heures par grattepapier.)
Ma critique rapide de ce bouquin, car il me semble que @dagonides a déjà tout dit.
Une AVH historique, j'en salivais d'avance, d'autant que les incroyables lectures de @gil jugnot m'avaient vraiment emballé.
Après lecture, mon avis est plus mitigé. La partie Livre est très réussie, la partie Jeux beaucoup moins.
Au niveau littérature, le style est incroyable (quel style, non mais quel style !!!) et on sent aussi tout le "métier" de l'auteur dans la trame de ce polar historique (dont il semble coutumier) : documentation historique sérieux, mort mystérieuse, fausses pistes, belles galeries de personnages (en particulier les femmes, plus intéressantes que les hommes dans cette histoire), faux coupables, twist final dans les dernières pages.... tout y est, et pour peu qu'on aime ce type d'histoire on est servi. Seul regret : il manque une carte de la ville, qui nous aurait aidé à mieux nous repérer. Dommage...
En revanche, au niveau du gameplay, quelle déception : on a un peu l'impression que l'auteur s'est fait embarqué (comme il l'admet un peu dans sa postface) par son éditrice dans cette aventure, mais qu'il n'a jamais vraiment compris ce qui faisait le sel d'une aventure interactive : des choix discriminants ! (Gabriel Feyraud qui a un très joli CV a fait ce qu'il a pu pour l'aider mais cela n'a pas suffit). Le livre souffre vraiment d'un absence totale de règles (pas de codes et de caractéristiques, pas de compteur de temps...) ET d'une arborescence horriblement linéaire, et on a souvent plus l'impression de suivre l'enquête (voire de la subir...) que de la mener ! Clairement, le livre a été conçu pour n'être lu d'une fois : en cas de PFA, le lecteur est d'ailleurs invité à revenir au paragraphe précédent et c'est peut être mieux ainsi, car une relecture serait assommante tant les paragraphes convergents sont nombreux, et les variations de l'histoire infirmes : allez-vous interroger A avant B, ou B avant A ? De toute façon, quel que soit votre choix, on vous demandera ensuite d'aller voir C... Une interactivité franchement insuffisante pour éveiller l'intérêt d'un joueur.
Bref, un peu comme Reine de l'Ouest (mais qui est bien plus réussie en termes d'arborescence, de gameplay et de rejouabilité, car les choix pour le coup sont très souvent discréminants), Une Citadelle en enfer semble d'abord viser (et c'est son droit) le grand public, et pas vraiment les amateurs de livres-jeux. Pari gagné, puisque le livre semble déjà un succès : il vient d'être réédité en format poche. Bien joué :-)
Une AVH historique, j'en salivais d'avance, d'autant que les incroyables lectures de @gil jugnot m'avaient vraiment emballé.
Après lecture, mon avis est plus mitigé. La partie Livre est très réussie, la partie Jeux beaucoup moins.
Au niveau littérature, le style est incroyable (quel style, non mais quel style !!!) et on sent aussi tout le "métier" de l'auteur dans la trame de ce polar historique (dont il semble coutumier) : documentation historique sérieux, mort mystérieuse, fausses pistes, belles galeries de personnages (en particulier les femmes, plus intéressantes que les hommes dans cette histoire), faux coupables, twist final dans les dernières pages.... tout y est, et pour peu qu'on aime ce type d'histoire on est servi. Seul regret : il manque une carte de la ville, qui nous aurait aidé à mieux nous repérer. Dommage...
En revanche, au niveau du gameplay, quelle déception : on a un peu l'impression que l'auteur s'est fait embarqué (comme il l'admet un peu dans sa postface) par son éditrice dans cette aventure, mais qu'il n'a jamais vraiment compris ce qui faisait le sel d'une aventure interactive : des choix discriminants ! (Gabriel Feyraud qui a un très joli CV a fait ce qu'il a pu pour l'aider mais cela n'a pas suffit). Le livre souffre vraiment d'un absence totale de règles (pas de codes et de caractéristiques, pas de compteur de temps...) ET d'une arborescence horriblement linéaire, et on a souvent plus l'impression de suivre l'enquête (voire de la subir...) que de la mener ! Clairement, le livre a été conçu pour n'être lu d'une fois : en cas de PFA, le lecteur est d'ailleurs invité à revenir au paragraphe précédent et c'est peut être mieux ainsi, car une relecture serait assommante tant les paragraphes convergents sont nombreux, et les variations de l'histoire infirmes : allez-vous interroger A avant B, ou B avant A ? De toute façon, quel que soit votre choix, on vous demandera ensuite d'aller voir C... Une interactivité franchement insuffisante pour éveiller l'intérêt d'un joueur.
Bref, un peu comme Reine de l'Ouest (mais qui est bien plus réussie en termes d'arborescence, de gameplay et de rejouabilité, car les choix pour le coup sont très souvent discréminants), Une Citadelle en enfer semble d'abord viser (et c'est son droit) le grand public, et pas vraiment les amateurs de livres-jeux. Pari gagné, puisque le livre semble déjà un succès : il vient d'être réédité en format poche. Bien joué :-)
