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#7
Négocier des dépôts-ventes avec les libraires du coin est souvent de plus en plus difficile. C’était déjà compliqué il y a vingt ans, mais les libraires sont désormais réticents, en général, ce qui est normal, car le surcroît de travail pour eux est énorme. De toute façon, il y a de moins en moins de librairies.

Le secteur de l’édition est victime, parmi beaucoup d’autres plaies, d’un double phénomène de marteau et d’enclume : d’un côté, il y a beaucoup moins de lecteurs qu’avant, alors que, de l’autre, il y a de plus en plus de livres en vente, du fait des facilités nouvelles d’autoéditions et de la génération par IA. Les rares lecteurs encore motivés n’arrivent plus que difficilement à faire le tri. Le problème de fond est donc celui du démarquage : comment un bon livre peut-il parvenir à attirer l’attention du bon lecteur ?

Développer la visibilité des livres auprès du public cible est dès lors une option intéressante, comme en parlant davantage des publications d’AVH sur notre propre site. Cependant, nous ne sommes vraiment pas très nombreux non plus… 😊 Mais il n’empêche, ce serait bien.

Alkonost est très présent sur les conventions et fait du crowdfunding. Ils ont raison. Cela leur rapporte à mon avis davantage de ventes que la diffusion en librairie, qui leur fait même peut-être perdre de l’argent, à cause des coûts d’impression, de mise en place et de gestion des stocks. Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Shamutanti, mais ça ne me surprendrait pas.

D’un autre côté, moi, par exemple, je ne me rends jamais aux conventions, faute de voiture, et je ne participe pas non plus aux crowdfundings, vu que je ne fréquente aucun réseau social (en dehors du forum, disons). J’ai donc découvert Alkonost, Posidonia, etc. par la librairie et les boutiques de jeu. Cela reste donc à mon avis un bon moyen promotionnel, pour se faire connaître, quelles que que soient les ventes par ailleurs. Aucun de nous ne cherche de toute façon à devenir milliardaire en écrivant des AVH.

Tout cela pour dire qu’Amazon KDP, pragmatiquement, est certes une belle opportunité à saisir, quoiqu’on pense d’Amazon par ailleurs, mais que le problème de fond reste d’assurer une meilleure visibilité des AVH publiées auprès du public cible potentiel, c’est-à-dire en ligne ou en librairie. Le nerf de la guerre est là.

Je vais essayer de réfléchir à ça. J’aimerais bien trouver, non pas des solutions, parce que notre passion est une voie de garage éditoriale, mais un ou plusieurs moyens d’aller dans le bon sens. Créer une nouvelle maison d’édition spécialisée dans les LDVELH serait peut-être une option, si ça ne compromet pas la viabilité économique des maisons d’édition spécialisées déjà existantes. Sinon, on pourrait envisager de mettre en place un partenariat avec Alkonost sous forme de nouvelles collections semi-indépendantes, si cela intéresse Shamutanti, et s’il est possible de trouver un mode de fonctionnement qui n’alourdisse pas sa charge de travail sans doute déjà démentielle.

Le cas échéant, je pourrai mettre la main à la pâte et prendre ça en charge, s’il le faut. Ce que je ne maîtrise pas du tout en revanche, c’est l’aspect « promotion en ligne » (crowdfunding, etc.), pourtant central dans notre secteur. Moi, j’évoluais dans un secteur qui diffusait uniquement en librairie, de manière très classique. Je publiais des livres académiques ou des essais de sciences humaines. Pas vraiment le genre de truc qu’on précommande sur Ulule. 😊

En tout cas, je lance la réflexion, pour ceux que ça intéresse. Vous aurez peut-être des idées.
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sans écran - par ledahu - 14/07/2026, 14:10
RE: sans écran - par Sisyphe - 14/07/2026, 14:29
RE: sans écran - par Yome - 14/07/2026, 15:32
RE: sans écran - par Sisyphe - 14/07/2026, 17:24
RE: sans écran - par ledahu - 14/07/2026, 20:00
RE: sans écran - par Nico - 14/07/2026, 20:28
RE: sans écran - par Sisyphe - 15/07/2026, 10:02



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