Aventure KDP - checkpoint 60J
#1
Hello.

Voici un petit feedback sur mon aventure KDP.

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A la suite du post "sans écran", avec un peu de recul.
https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-4762.html

Beaucoup de choses ont été dites sur le 1er post, mais je voulais faire un checkpoint séparé.
Désolé pour les redondances.

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L'histoire commence au printemps 26.

J'ai commencé à envisager de m'auto-éditer par KDP et j'ai donc commencé par me former avec des cours sur Udemy.
L'objectif était de comprendre de quoi il en retourne, techniquement, fondamentalement.
Il en est ressorti une évidence, un mot clef simple qui résume tout : baston.
En effet, le but est de vendre, cela signifie : couverture adaptée, recherche de mots clefs, positionnement marketing, positionnement de prix, descriptions avisées, etc.
De la vente pure et dure. C'est l'angle des cours choisis.
A des années-lumières de mes talents... ( et de 1...)

Finalement, début de l'été 26, je commence les premiers pas.
Non pas pour vendre, mais pour exister dans le réel. Oui, le numérique c'est sympa, mais soudain, au détour d'un matin, l'idée que quelque chose me survive plus loin qu'un nom de domaine non renouvelé ou un PDF sur une clef est apparue comme pertinente. C'est ainsi... et assez pour bouger mes pieds.

La première étape : ouvrir un compte KDP.
Vous allez rire, mais en fait cela ne fait pas rire du tout. On y parle SIRET et fiscalité. Vendre, c'est pas pour déconner.
Donc, il y a des choix à faire et des tutos à bien lire. Comprendre les tenants et aboutissants : il y a des gens qui comptent... qui comptent tout et très précisément.
Vous gourez pas à cette étape, cela peut vite devenir déterminant.

Deuxième étape : clic => créer un livre.
Alors là, le 1er clic fait battre le cœur, et puis après c'est tellement simple et évident, que ça roule sans friction.
C'est de l'auto-édition = tu n'as pas d'éditeur = tu te démerdes pour fournir un beau pdf prêt à l'impression + un beau pdf pour la couverture+4eme de couv.
"Editeur" est à des années-lumières de mes talents (et de 2)
Typo-party !
La fête aux tirets du 6 et aux apostrophes du 3 !
Mais bon... (cf. "on se démerde")

Et puis quand tout cela est fait, arrive le moment de choisir le prix ! le prix Hors Taxes ! et les calculs de marges, positionnement tarifaire, étude de marché, catégories, mots-clefs, etc...
Pour un 100 pages, j'ai décidé 7.50 ttc , soit 7.11 ht, avec 2€ d'impression et du 50/50 avec KDP hors impression et frais de port lissés , je marge à 1.50 €
J'ai annulé la commande de ma piscine... Smile

Et voilà que mon 1er livre est en ligne : je suis sur Amazon ! Si tu indiques mon nom, tu me trouves sur Amazon !
Mon orgueil gigote, frétille, pavoise !
Mais bien vite, le réel : tenace, narquois, trouble-fête et trouble-joie.

"Diffuseur" est à des années-lumières de mes talents (et de 3)
Et oui, il faut faire la promo !
Il y a je crois 1000 nouveaux livres par jour, donc... Faut se battre, faut annoncer, faut séduire ! Faut appâter le chaland !


Après, disons 60 jours :

- très fier du chemin parcouru
- 5 petites AVH en ligne, à raison de ~15 jours de boulot par AVH (correction + génération d'illustrations)
- Une quinzaine de ventes directes Amazon, + d'une cinquantaine en dépôt-vente :
=> et c'est bien là le cœur de la notion de "diffuseur" : faut se sortir les doigts, se parer de son plus beau sourire et aller négocier du dépôt-vente = 

"Bonjour Monsieur/Madame le vendeur-dans-la-réalité ! Je vous propose de vendre mes magnifiques AVH en échange de quoi vous prenez 30% du montant ! Deal ?! Ouais, non ? Bon, ok pour 35%... Mais avant d'aller plus loin, vous avez une touche TVA 5.5 sur votre caisse ? Vous m'en prenez 10 ! Super ! Ah bah il reste l’entame, je vous la met quand même ? "

Quelques réponses :

- Les impressions KDP viennent de différentes imprimeries : France, Italie, Pologne pour mon cas. Ca change tout le temps, vous ne le décidez pas. De mon point de vue de newbie (je ne suis pas imprimeur non plus), l'impression est très correcte, même si elle me semble perfectible. En même temps...  

- Vous pouvez commander pour vous-même (auteur) autant d'exemplaires que vous le voulez. Et c'est une obligation car vous devez envoyer un exemplaire en dépôt légal à la BNF, + 2 au ministère de la Justice si récit "jeunesse". Ces exemplaires sont au tarif "impression" donc 2€ dans mon cas. Gaffe aux mentions légales !

- ce sont des livres : en France, le prix est fixe, déposé et ne peut être modifié. Il doit être affiché sur la 4e de couv': c'est la loi. Donc, même si vous pouvez le modifier sur KDP, il ne faudra pas le modifier pour la France, car vous l'avez déclaré à la BNF.

A ce stade :

- Trouver/Rencontrer son public est un vrai travail (et de 4...).

- Il est clair que louer un emplacement dans un "marché de Noël" pour vendre en direct est très intéressant : marge totale. Juste, il faut être capable du même enthousiasme constant et flamboyant que j'ai pu constater chez, par exemple,  @Xicluna au salon Octogones (tout mon respect et mon admiration).
et aussi faire un calcul location stand VS ventes prévisionnelles...
Je commence à y penser, mais j'ai peur que cela fasse un "et de 5" lamentable, cela dit l'expérience est très tentante. @Xicluna ? Un feedback ?

- Le problème de l'illustration IA : les libraires sont très sensibles sur le sujet =>
Libraire : "c'est génial, mais la couverture fait trop IA, alors non. On protège les illustrateurs "
Moi : "vous savez que j'en ai vendu une vingtaine à tel endroit en 1 mois ? Vous savez que tous les outils numériques des illustrateurs intègrent tous l'IA ?"
Libraire : "Oui, mais non, désolé"
Mon analyse : Il y a encore trop de malentendus et d'incompréhensions sur le sujet, mais surtout, de radicalités. C'est dommage.
Donc, l'important ici, dans le cadre de mon feedback : si vous comptez faire du dépôt-vente chez les libraires : Gaffe à votre couv' !


- Les avantages de KDP : Liberté, immédiateté. Souplesse. Cadré. Super documentation.
=> au bout de 48h, sur une des AVH, je repère une énorme faute à la 2e page ... je l'ai lue 20 fois sans la voir... Et hop ! correction du pdf, 24h de validation, et voilà ! pas besoin de cramer 200 exemplaires de stock . Idem ajustement de couverture.
En effet, pour ceux qui n'auraient pas encore compris : KDP c'est de l'impression à la demande : il n'y a pas de stock, les exemplaires sont lancés en impression au moment de la confirmation du paiement. Tu veux du stock ? Tu te l'achètes au tarif auteur/impression.


- Les inconvénients :
cela revient à la définition de "auto-édition" : t'es tout seul pour tout faire,  du début à la fin. Toutes les étapes sont des métiers, des vrais, avec de vrais professionnels expérimentés, et qui facturent leur intervention. Correcteur, Illustrateur, Editeur, Diffuseur, Community manager, Responsable Marketing, Commercial, Négociant, etc.  Tout ça tout seul. C'est ce qui explique une marge alléchante en auto-édition... et la moindre dépense la rogne. Il faut faire des arbitrages. Cette marge, elle se mérite !

un autre truc, normal, mais à anticiper :  l'exemplaire "épreuve auteur" non commercialisable, pour vérifier que tout est ok,  met ~8-10 jours à arriver


En vrac :

- le site de la BNF pour les déclarations est très bien fait

- le site annexe KDP "author central" qui vous permet de faire votre page "auteur" + gestion marketing + stats de classement est un peu plus pénible car séparé.

- j'ai essayé la pub sur Amazon, sans grand succès pour l'instant (et de 6), mais bon, c'est la rentrée, les bouquins pour les jeunes, c'est avant-tout ceux sur les listes des profs !

- attention à la collision des comptes Amazon entre celui pour publier vos livres et celui pour acheter des piles AAA par lots de 50. Smile


Conclusion pour ce checkpoint à 60J :

Franchement : ça prend du temps de faire un PDF prêt pour l'édition, beaucoup de temps. (j'en suis à 5 portés sur KDP)
Mais ça vaut le coup d'exister sur papier.
C'est véritablement un autre rapport avec le récit. *
Si vous le pouvez, faites-le.

* Ex: J'ai acheté à mon épouse "Froides latitudes" de @grattepapier. Et du coup, mon fils l'a lu aussi. Cela ne serait jamais arrivé avec uniquement le pdf. Partager un livre avec ses proches, c'est autre chose qu'envoyer un PDF par mail. Une belle évidence !


Prochaines étapes :
- écrire une nouvelle AVH jeunesse, un peu plus cossue. en cours...
- trouver d'autres dépôts-vente où le simple coût du transport ne flingue pas la marge
-
développer mon nouveau compte Insta... je suis à 2 followers, dont ma femme Smile Smile Smile (et de 7 )
- recruter une illustratrice adaptée aux parents/libraires, avec un nom, âge, silhouette, sourires, biographie et portfolio, tous générés et promptés au cordeau.   (<= je déconne, hein ! Smile )


Si vous avez d'autres expériences KDP/Auto-édition à ajouter... n'hésitez pas !


Enfin, pour ma piscine, je pense que je vais commencer par acheter une petite pioche. Un piochon fera très bien l'affaire !  Smile Smile Smile
[+] 3 personnes remercient ledahu pour ce message !
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#2
Merci pour ce retour d'expérience ledahu !
Et bravo pour tes ventes et tes dépôts !

Personnellement, je n'ai déposé mes livres KDP que dans une librairie, et encore, c'est une amie qui m'a incité à le faire et qui m'a accompagné pour vendre le bouquin à ma place au libraire !  LOL Je suis beaucoup trop angoissé pour me présenter dans des librairies avec mon petit stock de livres.

En revanche, j'ai beaucoup aimé faire un salon - festival avec mon petit stand et mes livres, même si je n'en ai pas vendu beaucoup, je te conseille de le faire au moins une fois pour voir. Bon, après, au niveau économique, c'est compliqué...mais tu te fais un peu connaître, tu peux prendre des contacts intéressants...

Juste quelques petites rectifications par rapport aux infos que tu donnes : 

Pour le prix, ce n'est pas obligatoire de le mettre sur la 4ème de couverture (c'est une erreur que j'ai effectivement vue sur plusieurs vidéos ou formations en ligne, d'ailleurs il y a plein de bouquins vendus en librairie où le prix n'est pas sur la 4ème de couv). En revanche, il est obligatoire de l'afficher. Amazon l'affiche directement. Sur les salons, il faut une petite pancarte ou une affichette avec le prix.

Pour les exemplaires au ministère de la justice sur les publications pour la jeunesse, on peut les envoyer en version électronique (comme ça on économise sur le bouquin et sur la livraison).
[+] 3 personnes remercient Yome pour ce message !
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#3
Merci pour ce retour (et pour ton achat !) @ledahu. Je me retrouve pas mal dans ton expérience !

quelques rajouts et précisions en vrac :
- je confirme que s'inscrire sur KDP est un parcours du combattant (coucou le formulaire de l'administration fiscale américaine en anglais...). Dagonides m'en avait parlé il y a quelques années et cela m'a refroidit pendant un bout de temps avant de me lancer.
- ... heureusement vous pouvez vous faire aider par une IA (demandez lui de jouer le rôle d'un consultant KDP) pour le remplir pas à pas, et ça peut bien vous simplifier la vie (je me suis débrouillé sans vidéo de formation)
- je confirme que le site de la BNF est hyper bien fait et ergonomique, c'est assez rare pour mériter d'être relevé et ça change de ceux de pas mal d'autres organismes étatiques... (no comment)
- je confirme que le prix peut être indiqué dans les pages intérieures, et pas nécessairement sur la couverture (en tout cas pour la vente en ligne).
- attention à l'utilisation de l'IA pour les visuels : parfois c'est accueilli avec bienveillance et parfois non (chez les anglophones en particulier).
- pour fixer votre prix de vente, attention aux effets de seuil sur les marges de Kdp. Parfois 1 centime de plus ou de moins change radicalement votre marge. C'est pas un hasard si mes livres sont à 10,54€ et non 9,99€.
- sur Kdp, la qualité des impressions est variable selon le pays où a lieu l'impression (d'après mon expérience en Italie c'est bien, en Pologne c'est pas top).
- Le plus important : s'auto-éditer sur KDP vous donne la possibilité de transformer vos écrits en vrais livres que n'importe qui peut acheter dans le monde entier... mais en pratique les ventes seront misérables. Faites-le pour protéger votre oeuvre et l'inscrire dans le temps (elle sera stockée dans les archives de la BNF et peut être que dans 50 ans un sociologue qui écrit une thèse sur les LDVELH demandera à la consulter) et/ou pour flatter votre égo, mais n'espérez pas devenir riche.


Sinon, pour résumer, je dirais que quand 1 auteur finit son AVH, 5 options s'offrent à lui, avec des avantages et des inconvénients pour chaque solution :

1/ se contenter d'un pdf herbergé sur Litteraction : LA LIBERTE D'ÉCRIRE
Avantage : pouvoir se concentrer à 100 % sur l'écriture... et c'est que du plaisir. On reste dans le plaisir et on préserve son temps pour écrire. C'est le choix de la liberté ! (et ça se comprend...)
Inconvénient : votre oeuvre n'a pas d'existence légale et n'est pas vraiment protégée. Sa diffusion reste très restreinte : à part les passionnés de LDVELH les plus accros (et encore...), personne n'aime lire un livre en PDF.

2/ l'auto-impression : LA SIMPLICITE ET UN BON COMPROMIS
Avantage : pouvoir disposer d'exemplaires papier pour vos proches et vous (et ça c'est déjà top), tout en s'évitant les galères de l'auto-édition.
Inconvénient : votre oeuvre n'a pas d'existence légale et n'est pas vraiment protégée et sa diffusion ne dépasse pas votre cercle amical, familial ou social.+ C'est à vous de faire la couverture et la maquette du livre

3/ l'auto édition : L'INDÉPENDANCE, AU PRIX FORT
Avantage : votre oeuvre a une existence légale et rejoint le patrimoine culturel français (dépot légal à la BNF), elle est donc bien protégée + pouvoir disposer d'exemplaires papier + possibilité de vente à distance (KDP) voire dans le commerce (librairies).
Inconvénient : beaucoup plus chronophage que l'auto-impression ! En plus de devoir faire la couverture et la maquette, vous allez découvrir beaucoup de contraintes fiscales et administratives (formulaire fiscal de KDP, dépôt légal, besoin d'un numéro de SIRET ou d'un compte d'auto-entrepreneur avec l'URSSAF qui sera derrière votre dos en embuscade, Déclaration européenne de services chaque mois même pour 5 euros...) que les faibles ventes (gains financiers minimes) ne compensent pas par rapport au temps passé !

4/ L'édition spécialisée Ldvelh : LE CONFORT... A CONDITION D'Y PARVENIR
Avantage : si vous parvenez à attirer l'attention d'un éditeur spécialisé c'est la voie royale ! Ce type d'éditeur réunit des passionnés de Ldvelh qui ont développé un vrai savoir faire éditorial dans ce domaine. Votre éditeur prendra en charge toutes les étapes de votre projet et saura transformer votre oeuvre en "produit" de qualité et s'occupe de sa commercialisation (diffusion bien plus large qu'en auto édition grâce aux campagnes Ulule et à un réseau de boutiques de jeux) + tous les avantages de l'auto-édition (exemplaires papier, existence légale, protection intellectuelle...)
Inconvénient : la concurrence est rude : il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus, et si vous êtes retenu, vous devez vous impliquer quand même un minimum dans le processus éditorial (relectures, brief illustrateur...), donc vous avez forcément un peu moins de temps pour écrire de nouvelles histoires. Par ailleurs pour les ventes vous resterez sur un marché de niche.

5/ l'édition généraliste : PRESQUE IDÉAL MAIS PRESQUE UTOPIQUE
Avantage : c'est le saint Graal ! Les mêmes avantages que l'édition spécialisée mais avec des ventes plus conséquentes (on passe de quelques centaines à quelques milliers d'exemplaires vendus) grâce à un réseau de distribution plus étendu.
Inconvénient : c'est un objectif très ambitieux donc difficile à atteindre ! Il vous faut avoir le bon produit (thème porteur et grand public, gameplay simple adapté aux lecteurs néophytes), au bon moment avec les bons contacts (tomber sur un éditeur sympa à la recherche d'un nouveau concept éditorial) ! Par ailleurs le savoir-faire de cet éditeur sera probablement moindre que dans l'édition spécialisée en matière de confection de livres-jeux car vous n'aurez pas affaire à des passionnés de Ldvelh qui connaissent toutes les spécificités et contraintes éditoriales du livre-jeu. Vous allez peut-être devoir "former" votre éditeur sur le sujet et au final la qualité éditoriale de votre livre sera peut-être moindre que dans l'édition spécialisée (notamment au niveau des illustrations et du contrôle et de l'équilibrage du gameplay).

Le plus important à retenir :
Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix, seulement un choix qui doit correspondre à vos envies !
[+] 3 personnes remercient grattepapier pour ce message !
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#4
Ledahu, tu as écrit "Une quinzaine de ventes directes Amazon, + d'une cinquantaine en dépôt-vente"... Si tu as vendu une cinquantaine d'ouvrages en dépôt-vente, c'est très encourageant quant aux possibilités de vente de ce type d'ouvrages en librairie. C'est vraiment beaucoup, même si l'on part du principe que tu t'es démené pour trouver des libraires ou des points de vente.

Dans mon secteur éditorial des sciences humaines, il est courant qu'un livre diffusé à l'échelle nationale s'écoule à 100 exemplaires tout au plus. Eh oui, c'est la réalité du monde de l'édition aujourd'hui...

J'ai bien sûr vu vos messages et je vous ferai un retour plus développé bientôt, dès ce weekend normalement, mais je travaille beaucoup en ce moment et il faut que je trouve cinq minutes pour rédiger ça.
[+] 1 personne remercie Sisyphe pour ce message !
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#5
Citation :@Sysiphe [...]  en librairie. C'est vraiment beaucoup, [...] 

En fait,

Citation :[...]   Trouver/Rencontrer son public [...] 

Citation :[...]  Libraire : "Oui, mais non, désolé" [...] 

Citation :Bonjour Monsieur/Madame le vendeur-dans-la-réalité ! [...]  vous avez une touche TVA 5.5 sur votre caisse ? [...] 

tant pis pour les libraires... Wink
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#6
Merci à tous pour vos retours : c’est enrichissant.

Grattepapier, tu écris : dans l’édition généraliste, « on passe de quelques centaines à quelques milliers d'exemplaires vendus ». J’espère que c’est bien le cas. Tu as peut-être des chiffres communiqués par des amis auteurs de LDVELH, mais, à mon avis, les ventes ne se chiffrent pas toujours par milliers, même dans l’édition généraliste. Loin de là, je dirais.

Le monde de l’édition traverse aujourd’hui une crise sans précédent, du fait que la fréquence moyenne de lecture de livres a chuté au cours des dernières décennies, et des dernières années tout particulièrement. Il faut donc accepter l’idée d’avoir des objectifs très raisonnables, d’autant que nous nous situons dans un marché de niche.

Le problème aujourd’hui n’est pas d’être imprimé. Il est d’être diffusé : autrement dit, le potentiel lecteur doit savoir que le livre qu’on a imprimé existe. Les gens passent de moins en moins de temps en librairie et le public susceptible de se laisser séduire par un ouvrage se restreint donc, sauf éventuellement pour les livres dont on parle beaucoup, les « blockbusters » de l’édition. Les ouvrages plus confidentiels ou de niche, eux, ont peu de chance d’exister.

C’est la raison pour laquelle les éditeurs publient très peu de nouveaux auteurs. Installer une image de marque à partir de rien dans l’édition est devenu une gageure. En revanche, les éditeurs publient de plus en plus souvent des auteurs autour desquels s’est déjà constituée une communauté de fans. Voilà par exemple pourquoi Fabien Olicard a publié ses LDVELH chez de bons éditeurs commerciaux. Je ne connais pas du tout Valentin Xicluna, mais lui aussi était très actif je crois sur les réseaux. C’est enfin pourquoi le financement participatif est devenu très important : non pas pour débloquer des fonds ou même engranger des ventes, bien que cela y contribue avec une marge intéressante, mais en premier lieu pour faire connaître l’ouvrage à une communauté. C’est devenu la norme de diffusion. Cela implique de proposer un produit adapté à un large public, d’avoir du charisme et d’aimer surfer sur les réseaux sociaux.

Sinon, même publié par un bon éditeur commercial, un LDVELH verra à mon avis ses ventes atteindre assez vite un plafond. Je précise d’ailleurs que les AVH que nous aimons ici ont selon moi peu de chances d’être publiées dans ce genre de maisons. Les mécaniques de jeu que nous proposons en général, les thèmes abordés, le calibrage du rythme de la narration, etc. ne conviennent pas aux attentes du grand public. Cela convient à un éditeur spécialisé, pas à un éditeur généraliste.

Pour le reste, il n’y a plus guère de personnel dans les maisons d’édition afin de lire les manuscrits. A quoi bon ? Les éditeurs reçoivent parfois des centaines ou des milliers de textes par semaine, même les plus petits d’entre eux. Comment financer la lecture et la sélection de tant d’ouvrages ? C’est impossible à rentabiliser. A l’heure de l’IA, comme je me plais souvent à le répéter, il y a dans le monde davantage d’auteurs de livres que de lecteurs. J’ai travaillé pendant vingt ans dans l’édition et publié en tant qu’essayiste une quinzaine de livres, souvent traduits à l’étranger : il ne m’est tout simplement jamais arrivé d’être publié après avoir spontanément envoyé un manuscrit à un éditeur. Je ne connais même pour ma part personne à qui ce soit arrivé. J’ai toujours été publié par des éditeurs que je connaissais : des amis, des amis d’amis, etc.

Nous avons la chance d’avoir un petit noyau d’excellents éditeurs spécialisés dans notre domaine : Alkonost, etc. Ils sont surtout diffusés en boutiques de jeu, parfois un peu en librairie. C’est précieux, car c’est le seul moyen hors réseau de toucher le public de niche que nous visons : ces lecteurs potentiels viennent en effet en boutiques de jeu ou dans les librairies de l’imaginaire.

Tenter de développer l’édition spécialisée de LDVELH, par exemple en créant une nouvelle maison d’édition, ou en développant de nouvelles collections chez les éditeurs déjà existants, aurait sans doute des avantages et des inconvénients.

1/ Cela permettrait de publier davantage de LDVELH.

2/ Cela augmenterait la visibilité des LDVELH purs et durs (pas les livres grand public) dans les boutiques de jeu et les librairies, suscitant éventuellement un effet d’entrainement : plus on voit de livres d’un certain genre en rayon, plus on a envie d’en acheter.

3/ D’un autre côté, cela risquerait aussi de réduire un peu les ventes de chaque LDVELH pris individuellement, menaçant la survie de structures éditoriales déjà fragiles. Par ailleurs, l’effet de concurrence serait à mon avis encore plus accentué pour le financement participatif que pour la vente en rayons.

La crise de l’édition est devenue si grave que les perspectives à long terme sont de toute façon réduites. L’engouement relatif actuel pour les LDVELH masque peut-être le phénomène et offre sans doute des opportunités éditoriales, mais l’optimisme doit rester mesuré. Cela étant dit, je continue d’espérer que l’édition spécialisée de LDVELH se développe : à mon avis, c’est la seule option vraiment épanouissante et réjouissante pour nous, sur ce forum, étant donné le genre de livres que nous écrivons.
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#7
Ledahu : je ne comprends pas, tu n'as pas déposé tes livres chez des libraires ? Dans ce cas, où les as-tu déposés ? Dans des boutiques de jeux ?
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#8
(03/10/2026, 11:23)Yome a écrit : Ledahu : je ne comprends pas, tu n'as pas déposé tes livres chez des libraires ? Dans ce cas, où les as-tu déposés ? Dans des boutiques de jeux ?

Je me suis fait jeter par tous les libraires, sans exception, because : ça fait trop IA...
Même ceux à qui j'ai proposé 40% ...

Anecdote : Je vais voir un des grands libraires de ma ville .
Ambiance : rayons presque vides, mines déconfites.
Moi : Bonjour ! vous faites du dépôt-vente ?
Eux : oui, mais non : on ferme. dépôt de bilan... (l'ambiance se dégrade un peu plus)
Moi : Ah... ( je n'ai pas relevé le jeu de mots, j'ai senti que ce n'était pas le moment)
Eux, après un œil discret à la couv' de Yoyo (le petit chat trop mignon qui se vend bien) que je tendais de la main, style charcutier qui montre ses paupiettes : Mais de toutes façons, c'est de l'IA, on n'aurait pas pris.

Et dans ma tête je me suis dit : "donc, même pas tu veux savoir de quoi il s'agit, même pas tu lis, juste : la couv' scelle le sujet ?! seriously ?! "

Pour les boutiques de jeux, j'y suis allé...
Re-anecdote : Ambiance jdr super bienveillante, j'adore.
Lui : Ouais, mais l'illustration c'est de l'IA donc non, mon collègue est illustrateur
Moi : oui mais toutes les suites numériques intègrent l'IA donc...
Lui : non, lui c'est un vrai illustrateur ...
Moi : Ah... ok, je comprends, dommage... bye.

Je ne leur en veux pas. J'ai fait des choix, je les assume. 
Je suis très heureux de rencontrer ces commerçants qui affirment leurs convictions.
Je regrette simplement que le texte ne soit pas considéré.
Mais c'est une très bonne chose, car cet ensemble de réactions m'a obligé à penser autrement, à revenir sur un présupposé : les livres se vendent chez des libraires. 
Un déclic.

donc, j'ai réfléchi à qui vend aussi des livres, qui veut les vendre réellement, cad faire du chiffre, et s'en fiche de couv' IA ou pas... Voilà.
J'en ai trouvé, mais, je le regrette, je n'en dirai pas plus.
Juste, ils ont eu raison de tenter, factuellement : +50 gamins ont découvert mes/les AVH en 60J !  
Tout le monde est content : Les commerçants, les gamins et moi (avec mon piochon tout neuf)

@yome. Je pense que, par exemple, pour "les mots d’Héléna",  si tu ne trouves pas d'éditeur, tu pourrais envisager une réflexion élargie autour de la notion de "mots fléchés". Autrement dit, ce n'est pas parce qu'un commerçant ne vend pas de livres, et encore moins des AVH, que ce n'est pas un produit adapté et pertinent, voire hyper-novateur. Tu as tenté de contacter les éditeurs de Sudoku et autres "livres-jeux" ?    

Là où je veux en venir, et la raison de mes anecdotes :
Les libraires n’ont pas l’exclusivité de la rencontre entre un livre et son public, c'est ma découverte avec des chiffres.


Trouver son public...
Des gens heureux de vous lire, de vous recommander, de vous suivre.
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#9
Je comprends ton agacement, Ledahu. Beaucoup de libraires sont sans doute hostiles aux IA, mais cette réserve vient aussi pour une bonne part des clients eux-mêmes des librairies. Ce sont en effet des magasins surrannés. Je le dis sans aucun mépris, au contraire, j'adore les librairies. Mais qui fréquente encore les quelques librairies ouvertes en France? Des gens qui n'achètent pas leurs livres en ligne. Ces gens-là ne viennent pas dans une librairie pour voir des couvertures illustrées par IA.

Le problème se pose d'ailleurs encore bien plus à l'étranger, où il y a certes moins de librairies qu'ici, mais où le niveau de rejet de l'IA est souvent bien plus grand qu'en France. Nous sommes dans le trio de tête par nation du plus grand nombre d'utilisateurs de chatbots. Aux Etats-Unis, par exemple, le rejet est encore plus grand.

Le paradoxe, c'est qu'aujourd'hui l'illustration par IA est surtout utilisée par des créateurs indépendants; pas par les grands groupes éditoriaux, qui ont les moyens de payer des illustrateurs humains (utilisant eux-mêmes comme tu le soulignes très bien des logiciels tournant à l'IA: cette situation est ubuesque, puisque l'IA est partout, même là où le public ne s'en rend pas compte, et qu'on le déplore ou non importe peu désormais, puisque nous sommes prisonniers du phénomène).

Malheureusement, je ne partage pas tout à fait ton optimisme concernant les autres types de points de vente. C'est possible à l'échelle du dépôt-vente, mais pas d'une diffusion nationale, qui nécessite de transiter par les diffuseurs-distributeurs. Eux ne proposent les livres qu'en librairies pour beaucoup, et en boutiques de jeux pour certains, comme Novalis. Or, seul ce mode de diffusion permet de toucher un "large" public.

Le système de diffusion-distribution est sclérosé et pas du tout adapté aux LDVELH, c'est un réel problème. Mais il est impossible de ne pas passer par eux à grande échelle. J'explique tout cela pour dire à quel point notre niche est difficile à promouvoir, même si ce n'est pas impossible. Je continue pour ma part d'espérer un développement d'activités éditoriales spécialisées dans notre secteur, et je trouverai peut-être un moyen d'y contribuer sans concurrencer les acteurs actuels du marché, qui nous font beaucoup de bien (Alkonost, etc.).

Concernant Yome: ton AVH a un profil porteur auprès d'un public plus large que le cercle restreint des fans. C'est un livre qui se vendrait sans doute correctement en librairie généraliste. Je pense toujours que, dans ce type de librairies, ton ouvrage gagnerait à être un peu plus court (alors que cette remarque n'est pas valable du tout si tu es un jour publié chez Alkonost et diffusé en boutique de jeu). Le problème, c'est que les grands éditeurs sont frileux, à cause de la faiblesse générale des ventes. Si tu n'as pas une communauté de fans solide derrière toi, très visible en ligne, je pense que tu auras du mal à être simplement lu par quelque éditeur que ce soit. Mais j'espère sincèrement me tromper.

Cela vaut la peine d'essayer quoi qu'il en soit. Il y a dix ans, j'aurais parlé différemment et je pense que ton livre aurait été publié. Aujourd'hui, la situation est très différente. Les éditeurs spécialisés restent à mes yeux ton option la plus propice.
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#10
(03/10/2026, 08:01)Sisyphe a écrit : Le monde de l’édition traverse aujourd’hui une crise sans précédent, du fait que la fréquence moyenne de lecture de livres a chuté au cours des dernières décennies, et des dernières années tout particulièrement. Il faut donc accepter l’idée d’avoir des objectifs très raisonnables, d’autant que nous nous situons dans un marché de niche.

(...)

La crise de l’édition est devenue si grave que les perspectives à long terme sont de toute façon réduites. L’engouement relatif actuel pour les LDVELH masque peut-être le phénomène et offre sans doute des opportunités éditoriales, mais l’optimisme doit rester mesuré. Cela étant dit, je continue d’espérer que l’édition spécialisée de LDVELH se développe : à mon avis, c’est la seule option vraiment épanouissante et réjouissante pour nous, sur ce forum, étant donné le genre de livres que nous écrivons.

Merci beaucoup pour ces éléments de contexte. C'est très bien expliqué et cela nous permet de prendre de la hauteur et de regarder la réalité avec lucidité.
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#11
Bonjour,
     Je suis également en auto-édition avec KDP, et je vois que tout a été dit. C’est vrai qu’être en auto-édition c’est chouette, et comme vous l’avez dit, c’est avant tout la liberté.
     Ce que je trouve le plus difficile, de mon point de vue évidemment, c’est tout le travail que l’on doit accomplir en dehors de l’écriture. Écrire est une passion. On prend énormément de plaisir à coucher ses histoires sur le papier, à imaginer des univers et des héros, des langues, des bestiaires et tout ce qui va avec.
     Mais lorsqu’on se lance dans l’auto-édition, on n’imagine pas forcément, en tout cas c’était mon cas, moi qui suis assez idéaliste et rêveur, l’immense travail qu’il y a derrière. Entre les corrections, les relectures, la mise en forme du texte, tout le travail éditorial pour que les marges soient conformes, le traitement des illustrations, le marketing, etc., le temps consacré à l’écriture et à la conception n’est finalement pas toujours ce qui prend le plus de temps.

     Car une fois le livre publié, il faut encore se faire connaître, et c’est loin d’être simple.
Je me souviens que, pour ma première AVH, j’avais eu l’idée géniale, c’est ironique Smile, de rejoindre plusieurs groupes Facebook spécialisés dans les livres-jeux et d’y publier une publicité une fois par semaine. Sur le moment, je ne voyais pas cela comme du spam. Pour moi, c’était simplement un moyen de rester visible auprès des amateurs de cette littérature.
     Grave erreur.
     Au final, cela n’a eu que l’effet inverse. Les membres de ces groupes m’ont rapidement pris en grippe et je me suis fait une mauvaise réputation.
     C’est aussi pour cela que se faire connaître n’est pas simple, surtout pour quelqu’un comme moi qui n’est pas du tout réseaux sociaux, même si je m’y suis mis contraint et forcé.
     J’ai donc changé mon fusil d’épaule et créé mon propre site, où je parle de mon univers et le développe. J’essaie de publier régulièrement en mettant à jour le bestiaire, le lore ou d’autres éléments de cet univers. L’idée est de parvenir à fédérer une communauté autour de celui-ci, plutôt que d’assommer les gens avec une tonne de publicité.
     Je ne sais pas encore si c’est une bonne idée, car le site n’est en ligne que depuis peu, mais j’espère que cela m’aidera à me faire connaître progressivement.

     Un autre point que je trouve délicat est celui du prix. Personnellement, je trouve qu’un livre écrit par un illustre inconnu ne devrait pas dépasser 15 €. Au-delà, je trouve que cela commence à faire cher pour un livre. S’il est écrit par un grand nom du genre ou une référence comme Steve Jackson ou Ian Livingstone, aucun souci. Mais 20 ou 25 € pour un auteur inconnu, je trouve ça assez raide, de mon point de vue bien sûr.
     Le problème, c’est qu’entre la part prise par Amazon et les coûts d’impression, la marge n’est souvent pas très élevée.
     Après, évidemment, c’est un choix. Je suis encore un newbie dans l’écriture des AVH, donc je n’ai pas suffisamment de recul. Pour l’instant, j’essaie de ne pas dépasser les 500 ou 550 pages, car au-delà, je serais obligé de vendre mes livres plus de 15 €.
    C’est peut-être une erreur de raisonner ainsi, je ne sais pas encore, mais dépasser cette barre des 15 € me dérange.
     L’idéal reste de participer à des salons du livre. C’est vraiment agréable, car on rencontre des passionnés, on échange, on gagne en visibilité et, pour le coup, la marge sur chaque livre vendu est beaucoup plus intéressante.
     Le revers de la médaille, ce sont les frais liés à ces salons. Entre le voyage, l’hébergement, les repas et parfois les frais d’inscription, on ne rentre pas toujours dans ses frais, d’autant qu’on ne vend généralement pas des dizaines et des dizaines de livres.
     Bref, l’auto-édition est une super aventure, mais elle demande énormément d’investissement à tous les niveaux. Avant de se lancer, je pense qu’il faut être bien conscient de tout ce que cela implique.
[+] 4 personnes remercient Sylvain W. pour ce message !
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#12
Welcome Sylvain !

Citation :tout le travail éditorial pour que les marges

Oh la vache, c'est tellement vrai !!! 'tain marges de ¤*^## :!:: wesh ::!: , j'ai perdu 15 jours à cause de ces saloperies de marges internes.
Dire qu'il y en a qui kiffent faire ça ! Je ne juge pas, juste je m'étonne. Et en même temps, quand tu reçois tes 1ere épreuves et que ton texte il colle à la pliure... oui, c'est important... (vécu)


Citation : Au final, cela n’a eu que l’effet inverse. Les membres de ces groupes m’ont rapidement pris en grippe

Oh la re-vache, c'est tellement re-vrai ! Laisse tomber, les groupes FB (selon ma perception personnelle) sont des collectionneurs de vrais LDVLEH@tm, pas les nôtres ! Si, ton AVH, elle est pas dans un carton moisi que t'as retrouvé chez ta grand-mère, c'est mort. Et si t'as pas une photo de ton étagère blindée avec des vrais Galimard@tm 20e siècle, triés par séries, cornés par tes petits doigts de pré-ado 90's, c'est encore plus mort ! 
Tu peux faire l'annonce des Mini-Yaz sur des groupes FB à +5k followers, on est toujours 15 à voter en juillet  Smile Smile Smile


Citation :même si je m’y suis mis contraint et forcé.

eh bien, tu vois, tu viens de faire peut-être bonne pioche en termes sociaux !
 
Citation :j’essaie de ne pas dépasser les 500 ou 550 pages

hmmm... donc, là, tu dis que tu plombes des AVH de 500 pages, mais qu'on (RDV1) ne te connait pas encore ? Que tu n'as jamais été tenté par "c'est qui le shérif cette année ?" avec les mini-yaz ?!
Oui, j'ai lu le post sur "Sournoise trahison" https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-4785.html
Je la mets dans ma pile...
Ne réponds pas à cette question ici, c'est pas le sujet. Ça tangue parfois, mais il n'y a jamais de méchanceté ici : que de la sincérité*.

*Sauf pendant les Mini-yaz où, là, on déconne plus. Y'a plus d'amis, y a plus de copains, y'a plus de bienveillance, ça taille ! Sinon, autant faire un concours de Monopoly !
Et justement, digression, en parlant de Monopoly, je pense qu'il devrait y avoir un "prix spécial" au Mini-yaz. Je pense qu'il n'est pas possible que Fifre nous honore de 2 perles (une au propre et l'autre au figuré) consécutives sans justement : reconnaissance spéciale. Je dis ça...bref, je pose ça là.     


Citation : L’idéal reste de participer à des salons du livre. C’est vraiment agréable, car on rencontre des passionnés, on échange, on gagne en visibilité et, pour le coup, la marge sur chaque livre vendu est beaucoup plus intéressante.

Peux-tu donner des chiffres à la super-grosse-louche ( idem @yome) ?  combien coute le stand VS combien de livres vendus ? (c'est par pour moi, c'est pour un copain introverti)


Citation :Avant de se lancer, je pense qu’il faut être bien conscient de tout ce que cela implique.

Tu veux dire : être prêt à faire, clopin-clopant, ce qu'on déteste, pour pouvoir faire ce qu'on aime avec enthousiasme ? Wink
+1 ! , et je crois qu'effectivement, tout est là : le prix de l'auto-édition, c'est de devoir essayer d'être compétent là où on n'avait pas prévu de l'être, mais être en même temps confronté à une impossibilité de choix. Une seule certitude : peu importe l'issue, sortir de sa zone de confort, c'est très enrichissant... mais pas forcément en Euros!

Bref, un chemin humble... nécessairement.
Mais, comme tu le dis, un chemin chouette !


Note: je t'invite à indiquer ton site en signature.
[+] 1 personne remercie ledahu pour ce message !
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#13
(05/10/2026, 20:52)Sylvain W. a écrit :     C’est peut-être une erreur de raisonner ainsi, je ne sais pas encore, mais dépasser cette barre des 15 € me dérange.

Je n'ai pas de réponse précise à cette question, faute d'expérience de la vente de LDVELH sur KDP.

Je peux en revanche donner des indications plus générales. Aujourd'hui, le prix des livres est devenu crucial dans le potentiel de vente d'un ouvrage. C'était encore très peu le cas il y a une décennie ou deux, mais, désormais, moins un livre est cher, mieux il se vend.

Il y a toutefois une exception: plus on entre dans un secteur de niche, moins la limitation du prix est un argument de vente. Or, nous sommes dans un secteur de niche: non seulement les LDVELH, mais plus encore des LDVELH actuels. Ces deux aspects se contrebalancent donc. Il vaut mieux ne pas vendre les livres trop chers, mais je crois cependant que le prix n'a pas un impact majeur tout de même sur les ventes d'ouvrages comme les nôtres sur KDP.

En salon du livre, plus le prix est bas, plus vous attirerez en revanche d'achats de curiosité. Si vous comptez en faire, je recommande de ne pas abuser sur le prix, par conséquent.

Enfin, les chiffres de vente du secteur prouvent ces dernières années un double phénomène: les livres longs ou en saga se vendent beaucoup moins bien que les autres. Là, Sylvain, tu cumules les deux handicaps (comme moi et quelques autres, si cela peut te rassurer). La question de la longueur du volume est souvent au moins aussi importante dans le potentiel de vente que son prix. Il faut privilégier les ouvrages courts et indépendants, si l'on veut maximiser la diffusion.

Mais, tous ici, je suppose, nous écrivons tout simplement ce qui nous fait envie, et c'est parfaitement normal!
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#14
Citation :Aujourd'hui, le prix des livres est devenu crucial dans le potentiel de vente d'un ouvrage.

Tu peux nous donner des exemples de répartitions sur un livre à 10€ et un à 20€ ?
Combien en impression, combien pour éditeur, diffuseur, etc. et finalement auteur ?

Moi je me suis mis à 7.50 pour avoir une petite marge tout en permettant l'achat de 2 pour 15€ sur du petit format
Pour 100 pages, j'ai 2€ d'impression et 1.50 de marge
Une de mes AVH fait 122 pages. Je fais le choix d'une cohérence de prix fixe => impression 2.20 => marge 1.40 , ça va vite !

Pour KDP, il faut s'avoir qu'en dessous de 10€ on est à 50/50 avec Amazon. Mais au-dessus de 10€, on passe à 60/40 . C'est la raison pour laquelle, comme le dit @grattepapier, il n'y a pas de livres à 9.99 ...
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#15
C'est une question éminemment complexe, Ledahu, car il faudrait pouvoir tenir compte d'une foule de paramètres. En particulier l'impression, dont les tarifs varient énormément selon le volume de l'ouvrage, mais plus encore selon le volume du tirage. En gros, plus on imprime à beaucoup d'exemplaires, moins les frais à l'unité sont élevés, mais plus l'enveloppe globale est importante, avec un risque d'invendus.

En moyenne, on peut établir ceci dans l'édition commerciale, quel que soit le prix de vente du livre:
- 10% du prix du livre revient à l'auteur, sous formes d'à-valoir ou de droits d'auteur.
- 25% au diffuseur-distributeur.
- 30% au libraire.
- 15% à l'imprimeur.
- 20% à l'éditeur.

La marge d'Amazon est donc d'un certain point de vue normale: l'entreprise cumule les fonctions de diffuseur-distributeur et de libraire.

Le choix du prix du livre dépend ensuite de considérations stratégiques. On fixe un prix plutôt bas si l'on vise un large public, avec l'espoir d'en écouler beaucoup à des gens qui ne sont pas particulièrement passionnés, mais qui peuvent se laisser tenter. On fixe un prix plus élevé si l'on vise d'abord ce qu'on appelle en marketing le "coeur de cible", c'est-à-dire le noyau dur restreint de lecteurs passionnés par ce type d'ouvrages. Ceux-là sont peu nombreux, mais très motivés, indépendamment du prix.

Plus un livre s'inscrit dans un registre de niche, plus le prix peut être élevé: ouvrage de philosophie ou de médecine spécialisé, roman de 600 pages de littérature exigeant avec des ambitions romanesques élitistes, livre de jeu de rôle, LDVELH typé AVH de fan, etc. S'il s'agit de vendre un manuel d'utilisation de l'IA pour les nuls, un livre de recettes de cuisines, un roman tout public ou un LDVELH à l'eau de rose, on établit au contraire plutôt un prix très abordable: pour ces ouvrages là, il n'y a pas de public passionné, mais un grand nombre d'acheteurs potentiels casual en librairies générales.

Pour l'édition classique (je ne parle plus ici de KDP), il faut tenir compte aussi de ce qu'on appelle la mise en rayons. Plus on souhaite une mise en rayons large, plus le livre sera disponible en librairies et mieux il se vendra. Mais ce n'est pas nécessairement rentable. En effet, une mise en rayons large implique un gros tirage initial, avec à l'arrivée davantage d'invendus, surtout pour un livre de niche. L'objectif de rentabilité est donc parfois opposé à l'objectif de diffusion. Si le but est de faire connaître un livre au plus grand nombre possible de lecteurs, l'éditeur doit faire des choix peu rentables. C'est pourquoi un livre peut paradoxalement bénéficier de meilleures conditions de diffusion entre les mains d'un éditeur associatif plutôt que commercial. D'un autre côté, l'éditeur associatif disposera en général d'un diffuseur-distributeur moins puissant, faute de moyens, et les libraires ont tendance eux-mêmes à mettre en avant les éditeurs les plus connus, par confort.

J'espère que tout cela répond à ta question. Si tu veux d'autres précisions, demande-moi: j'y répondrai avec plaisir.
[+] 1 personne remercie Sisyphe pour ce message !
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