[05] Coeur de Glace
#1
Cœur de Glace nous plonge dans un monde futuriste glacé et sombre, une conscience numérique folle : Gaia, a pris le contrôle de toutes les technologies humaines et dérègle le temps, si bien que la terre entière est recouverte d’épais glaciers (à quelques exceptions près). L’humanité est au bord l’extinction. Dès le départ nous sommes immergés dans cet univers hostile, qui nous fait méditer sur nos actes actuels envers l’environnement. Dave Morris prend soin d’écrire de grands paragraphes détaillés qui nous plongent vraiment dans l’ambiance particulière de cet ouvrage. Cœur de Glace évolue entre technologie antique (l’humanité a perdu presque tout son savoir) et prophétie. Une météorite, le Cœur de Volent, venu des tréfonds de l’univers s’est écrasée sur terre. Elle renferme d’étranges radiations qui ont eu pour conséquence le développement de capacités psychiques chez certains humains et l’altération génétique chez d’autres les transformant en de véritables mutants. L’histoire n’est absolument pas linéaire et ; selon les choix et les compétences apprises, vous vivrez une aventure différente. Il y a également de nombreux personnages secondaires dont l’historique et la personnalité sont riches, ne faites pas confiance à tout le monde. Vous voyagez beaucoup, Veniz, Marsey, Lekerr (je vous laisse retrouver les noms des villes actuelles) ainsi que dans de vastes contrées hostiles (le désert glacé du Sahara), afin d’atteindre votre but, retrouver le Cœur de Volent et décider de vos actions à son égard. En effet, l’aventure propose quatre fins différentes selon les choix que vous aurez faits concernant cette puissante relique qui attire bien des convoitises. La difficulté de Cœur de Glace ne réside pas dans le bon chemin à trouver, car ce n’est pas un OTP, mais dans la gestion de vos objets ; vous ne pouvez en effet en transporter que huit ; alors que beaucoup vous paraîtront fort utiles. De plus, comme dit plus haut, le choix des compétences vous ouvrira certaines voies alors que d’autres vous seront fermées. L’absence de hasard est aussi très particulière, car ce seront vos décisions qui vous feront ou non perdre des points de vie, fini les lancés de dés catastrophiques.
En résumé, c’est un excellent LDVELH très sombre où règne une survie désespérée de tous les instants. Un must qui se doit d’être lu et rejoué par la suite afin d’en explorer tout le potentiel.
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#2
En fait, c'est une sorte de post-apocalyptique, si c'est le cas, j'ai hâte de me plonger dans cette aventure! Smile
Adieu vieux frère, ton nom sera à jamais gravé dans mon coeur. Repose en paix.
~ Force et Honneur.. ~
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#3
Oui c'est bien du post-apocalyptique de grande qualité !
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#4
J'ai comme une absence...c'est quoi ce livre? un ouvrage non traduit en français?
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#5
C'est un livre de la série "Destin" qui n'a pas été publié en France. L'auteur est Dave Morris.
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#6
J'aimerais insister sur la qualité des personnages secondaires. J'en ai rarement vu d'aussi intéressants dans un LDVH publié (et encore moins un qui cite Robert Frost !).
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#7
C'est à mon avis l'une des qualités majeures de CdG : il y a un nombre exceptionnel de personnages intéressants, marquants et bien développés qui contribuent à l'histoire. Même parmi les livres-jeux les plus littéraires, je n'en vois aucun qui lui soit comparable de ce point de vue.

EDIT : Pour ceux d'entre vous qui rencontreraient des problèmes de renvoi (et en attendant que j'envoie à Oiseau une version corrigée), CEBA en a indiqué et corrigé plusieurs dans le sujet portant sur la traduction.
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#8
Après avoir joué de nombreuses fois à Coeur de Glace, je pensais avoir écumé tous les chemins possible. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'y jouais encore une fois, avec un nouveau panel de compétences, et que je découvris une ville que je n'avais encore jamais trouvé auparavant ! Ce qui porte mon décompte des villes visitables à 4 (sans compter la ville ruine de destination ni la station orbitale).
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#9
Cool 
Ca faisait longtemps que je n'en avais pas fait un, et là je peux dire que ca m'a litérralement enchantée!!! Je m'y suis tellement plongée de dedans, que je l'ai fini en un jourTongue Belles descriptions, personnages intéressants, histoire bien ficelée, rien à dire^^
Je suis morte une fois devant le baron... Mais je pense que je vais le refaire avec d'autres compétences, pour découvrir toutes les autres facettes de ce livre^^
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#10
Oui refais le plusieurs fois, tu verras la richesse du livre !!! Wink
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#11
Je viens juste de le finir 2 fois en VO, par Veniz ou Old Marsay.

Je suis un peu moins enthousiaste. Ce qui m'a le plus gêné c'est la gestion des objets : si on est dans un survival, la logique est de récupérer tout ce qui peut être utile, alors jeter une paire de jumelle ou une torche, ce n'est pas vraiment pas crédible. Un autre petit bémol : parfois, entre 2 villes espacées de 100 ou 1000 km, il ne se passe pas grand chose, j'aurais bien aimé + de développement.

Sinon, il est vrai que les § sont longs, et que les PNJS sont excellents. Un des rares ldvelhs SF pas raté. Visiblement, j'ai du louper quelques villes, il faudra donc que je réessaye d'autres chemins, sauf si une âme charitable fournit un organigramme...
Ce qui est excellent avec Morris, c'est qu'il évite les OTP et permet plusieurs lectures...
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#12
La gestion de l'équipement est l'un des rares défauts de la série Destin : huit possessions seulement, c'est très peu, surtout quand certaines compétences (comme le Tir) nécessitent obligatoirement un objet précis. C'est particulièrement visible dans CdG où, comme tu l'observes, il paraît absurde de ne pas pouvoir s'équiper jusqu'aux dents avant de s'aventurer dans des endroits comme le désert de glace.

En ce qui concerne le manque de développement de certaines parties du trajet, ce n'est pas faux, mais il aurait été difficile de faire autrement étant donné la non-linéarité du trajet jusqu'à Du-En et la grande distance parcourue.

Je ne sais pas exactement quels trajets tu as empruntés, mais voici quelques conseils si tu veux essayer de nouveaux chemins :

- le voyage vers Veniz est très différent selon qu'on accepte ou non la compagnie de Boche ;

- il est possible de passer par Gibraltar ; ce n'est pas le chemin le plus palpitant, mais cela réserve une rencontre intéressante ;

- prendre la direction de Gizeh à Marsay est le seul moyen d'avoir accès à une "cité" assez particulière.
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#13
Merci Outremer pour ces spoilers qui vont me faire gagner du temps. Big Grin

Sinon, est-ce moi ou c'est le Destin le + facile de tous ? (très peu de batailles avant la fin)

Sinon, je vais bientôt commencer Twist Of Fate, dernier Destin non traduit, Morris/Nichoslon again...
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#14
(18/06/2009, 18:07)VIC a écrit : Sinon, est-ce moi ou c'est le Destin le + facile de tous ? (très peu de batailles avant la fin)

C'est vrai qu'il n'est pas très dur. La difficulté du Pirate des Sept Mers ne doit pas être bien plus élevée, cependant (détail amusant : je rejouais récemment à ce dernier livre et j'ai réalisé que j'en connaissais si bien les détails que je pouvais le réussir sans prendre aucune compétence).

Citation :Sinon, je vais bientôt commencer Twist Of Fate, dernier Destin non traduit, Morris/Nichoslon again...

Twist of Fate est certainement le livre-jeu que je n'ai pas encore lu dont j'ai le plus envie ! (Il faut dire que j'adore les oeuvres de Morris... sauf "Fabled Lands"). Comment est-ce que tu l'as trouvé ? J'ai réussi à mettre la main sur Heart of Ice parce que Mason l'avait fait rééditer en 2000, mais ToF semble vraiment très difficile à dénicher aujourd'hui !
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#15
j'adore les oeuvres de Morris aussi, je trouve qu'il a une bonne plume en plus (oui à travers les trad je trouve que ça se ressent)

concernant la gestion des objets, je me posais la question de savoir si c'était vraiment un problème selon vous, si le joueur ressent cela comme une entrave, ou bien si la façon dont le jeu est écrit prévoit intrinsèquement une gestion sévère de l'équipement, peut etre pour varier les possibilités de retombées ?
dans ce cas ce serait plutot un choix de style ?
Rendez-vous au 14.
Découvrez ma plume poétique sur le blog de Jules Cybèle.
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