Les Corbeaux Malades
#1
La première AVH de 2008 vient d'apparaître sur le site Xho. Il s'agit de la suite de la série de Sukumvit intitulée Le Messager de Soleil Vert.

Le Messager de Soleil Vert 2 ~ Les Corbeaux Malades
http://homepage.mac.com/siyanlis/Xhoromag/Hx08.htm
131e AVH sur le site Xho / 1ère AVH de l'année 2008
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#2
Merci beaucoup, Oiseau.

Je me suis rendu compte d'un erreur dans le combat contre le monstre final. Le maximum de tir que l'on peut faire par assaut est de 4 et non de 6. Je corrigerais ça dès que je le pourrais.

Voilà, bonne lecture !
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#3
Pas encore fini, mais j'ai l'impression que les personnages sont encore plus incohérents que dans le 1 oO
"Hey it's me, I'm dynamite and I don't know why"
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#4
Bon, je réattaque cette AVH. Commentaires en vrac.

- La première page du 1 est trop schématique à mon goût. Quitte à faire un « précédemment dans Le Messager de Soleil Vert », un texte un peu plus rédigé aurait été sympa, ou sinon, il aurait fallu carrément sortir ça du paragraphe 1.

- Le comportement de Dassnika me semble toujours extrêmement difficile à cerner, voire à comprendre... Le flâneur est en revanche un personnage plus concret et agréable (peut-être parce qu'il nous explique des trucs, même si c'est pour une raison absolument pas crédible Big Grin). Réssaïdaz est lui aussi difficile à comprendre. C'est un prêtre gentil et froussard, et soudain il se met à ricaner devant une affichette racontant les malheurs d'un corbeau ? (Et oO le 103 ! Le message parle de le tuer comme si ça n'était qu'une paille)

- C'est une chouette idée, les corbaux, et leur traitement très humain est intéressant. J'aime particulièrement la réflexion du 52.

- Le « déguisement » que nous offre le fantôme est lié à un code qui ne semble pas fonctionner : le 72 et le 74 devraient mener au 77 et au 79, or ça ne marche pas (pour le premier, le bon paragraphe semble être le 102, et pour le second, le 104). Il doit y avoir une erreur dans le code.

- L'aventure a l'air extrêmement difficile : il y a une belle palanquée d'objets indispensables, me semble-t-il.

- Le cliffhanger final est sympa, avec un personnage qu'on imagine assez charismatique. Vivement le 3 Smile

Bon, pour conclure, désolé, mais ça n'est pas la pire AVH que j'aie lue Wink Il y a de bonnes choses dedans, un cadre atypique, des personnages originaux (les corbeaux sont, je me répète, une vachté de bonne idée) à défaut d'être crédibles (dommage). Une bonne AVH, je trouve.
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#5
- Dans ce cas, j'ai dû me tromper, ce n'est pas + 5 qu'il faut faire mais +30, je suis vraiment désolé pour cette erreur, elle a dû t'embêter au plus haut point.

- Pour Dassnika, ça manque un peu de finesse c'est certain. Mais j'aime bien amener les choses de manière un peu absurde. Sauf que j'ai encore du mal à le maîtriser.

- Pour le résumé, c'était juste histoire de faire revenir en mémoire, vu qu'on est obligé d'avoir lu le 1 pour profiter du 2. Mais je ne voulais pas faire un immense pavé, plutôt un truc très facile à lire qui aille direct à l'essentiel et qui ne plombe pas tout dès le début.

- Pour la difficulté, il est clair qu'il faudra au moins deux essais pour ne pas tomber dans le pfa des gardes et de la salle finale. Mais les indices sont partout, et en fouillant absolument dans tous les recoins (ce qui est possible puisqu'on peut revenir en arrière), le tout est de repérer les objets sur lesquelles il fauit foncer dès le départ et qui facilite après grandement l'exploration. Et la plupart des joueurs auront envie de fouiller partout, il y a des objets indispensables, mais on les trouve forcément si on est méthodique. Au niveau des combats, mis-à-part un ou deux, c'est même je pense de l'ordre du très facile à partir du moment où l'on est passé dans un certain endroit où l'on trouve des choses à boire. Et le bossd final ne devrait vraiment poser aucun problème (on peut le tuer avant même le début du combat de plus de 3 manières différentes !)

- Je me pose une question au sujet de la crédibilité. Car des LDVELH comme la citadelle du chaos ou retour à la montagne de feu sont des péninsules de non crédibilités, et on ne leur reproche pas plus que ça.
Je pense que j'ai commis l'erreur de pérsenter l'intrigue et d'écrire l'aventure avec un style qui fait penser au réalisme, aliors qu'en fait ce n'est pas du tout là que je veux aller, ce qui donne un style plutôt batard.

Prenons les jeux de Benoït Sokal, qui m'ont beaucoup inspiré, ce n'est pas crédible mais on s'en fout tellement c'est merveilleux et c'est cela que j'aimerais arriver à faire. Qu'est-ce que tu en penses ?

J'ai effectivement foiré des trucs avec Réssaïdaz, car mon objectif était au départ d'en faire un vrai boulet, bête et en plus méchant. Mais lors de l'écriture je me suis plus dirigé vers un doux dingue très gentil. Il faut donc que je change des trucs, c'est le problème pour le § où on peut le tuer, car en théorie, R devait énerver le joueur, alors que toi il a dû t'amuser. Il y a donc pas mal à faire là-dessus pour une nouvelle version. Que je ferais très bientôt, je ne vais pas traîner comme pour le 1er tome (d'ailleurs j'ai envoyé la 2ème version du 1 à Oiseau mais il ne l'a pas mise, serait-ce à cause du Yaz, si je n'ai même plus le droit de corriger mes fautes ! Dans ce cas, Oiseau, mets en 2 à télécharger, la nouvelle et l'ancienne pour le Yaz, mais je trouve ça un peu rigide quand même).

Sinon, le fait que les corbeaux marchent bien me rassure énormément. Car si ça c'était foireux, j'avais tout à recommencer !

Merci beaucoup Meneldur.
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#6
Sukumvit a écrit :Je me pose une question au sujet de la crédibilité. Car des LDVELH comme la citadelle du chaos ou retour à la montagne de feu sont des péninsules de non crédibilités, et on ne leur reproche pas plus que ça.

Je pense que j'ai commis l'erreur de pérsenter l'intrigue et d'écrire l'aventure avec un style qui fait penser au réalisme, aliors qu'en fait ce n'est pas du tout là que je veux aller, ce qui donne un style plutôt batard.

Prenons les jeux de Benoït Sokal, qui m'ont beaucoup inspiré, ce n'est pas crédible mais on s'en fout tellement c'est merveilleux et c'est cela que j'aimerais arriver à faire. Qu'est-ce que tu en penses ?
Je n'ai pas relu La Citadelle du Chaos depuis un bail, mais l'autre est un Livingstone typique dans son absurdité : objets qu'on trouve n'importe où et qui peuvent servir n'importe quand, ennemis aléatoires, pièges aléatoires. Et je n'aime pas Smile

Pour le problème général, je pense justement que tes aventures sont pour l'instant trop terre-à-terre (ce n'est pas un qualificatif dépréciateur) pour qu'on puisse vraiment ressentir le côté merveilleux. Mais certaines scènes s'en approchent (le final avec les corbeaux, par exemple) et je pense que si tu continues à travailler dans cette direction, le côté absurde passera beaucoup mieux.
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#7
Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.
D'ailleurs je me rend compte que les moments où j'ai bloqué sur cette AVH étaient des moments assez terre-à-terre. Tandis que ceux où je vibrais de créativité était justement des passages comme le final.
Je vais recommencer le tome 3 plus dans cette idée, et là ça va casser la baraque !
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#8
Ayant joué cette aventure récemment, je me trouve un peu perplexe devant les critiques à apporter. Tout d'abord, le début avec Dassnika semble bizarrement détaché du reste de l'histoire. On a l'impression qu'elle est très importante -- et soudainement on la tue et on n'en parle plus.

Puis on entre dans la vallée des corbeaux. À partir de ce moment, l'AVH devient une sorte de jeu de "scavenger hunt" (chasse au trésor). On a des dizaines d'endroits à explorer, chacun ayant tendance à renfermer un combat contre les corbeaux, suivi d'un objet nécessaire à l'un des autres endroits. On trouve ainsi l'objet A qui sert à l'endroit B, l'objet B qui sert à l'endroit C, et ainsi de suite jusqu'à Z, avant de pouvoir entrer dans la salle finale et se payer les combats de fin d'aventure. En chemin, on se tape des paragraphes excessivement longs qui deviennent assez lassants à la longue.

J'ai finalement arrêté de combattre les corbeaux dans le théâtre qui "reviennent" à chaque fois qu'on entre ou qu'on sort. C'est en fait le plus grand défaut de l'aventure pour ceux qui jouent selon les règles. Les combats contre les corbeaux, quoique faciles en général, sont tellement nombreux qu'ils deviennent pénibles et fastidieux. On peut facilement tuer une cinquantaine de ces corbeaux. J'ai joué selon les règles, hormis ces corbeaux dans le théâtre lors de mon troisième passage (et les suivants), et je pense que ça m'a pris 4 heures, en tout, pour me rendre du §1 au §131. J'ai évidemment pris un pas de recul lors du PFA gratuit de la salle finale, puisque je n'avais pas l'envie de recommencer tout ça à zéro, et puisque ce PFA est essentiellement inévitable.

L'intrigue de la série reste assez floue. On semble comprendre que notre mission consiste réellement à éliminer les personnages qui se trouveront sur notre route, tels le Chirurgien et l'Ornithorynque, mais je me demande comment les moines ont pu prévoir que le Messager agirait ainsi. Après tout, le Messager aurait pu ne jamais se rendre dans la vallée des corbeaux. Tout ça est lié à la création d'artéfacts qui ne sont pas décrits outre mesure, et à des arbres dont les racines sont des rouages, dont le rôle est également assez flou.

Beaucoup de fautes de conjugaison et d'accord, ainsi qu'un certain nombre de phrases au sens incompréhensible, n'aident pas la lecture.

L'originalité est évidemment au rendez-vous, rien à redire sur ce point-là. C'est bizarre et mystérieux à souhait. Peut-être même un peu trop, car on n'apprend pas grand-chose au final sur les buts réels de l'Ornithologue.

Ressaïdaz est un personnage irritant et totalement inutile. Sa présence nous inflige des pénalités dans plusieurs combats et nous attire même un combat gratuit contre une patrouille de corbeaux (comme si d'autres combats contre les corbeaux étaient vraiment nécessaires). Par ailleurs, il change de personnalité comme de chemise, passant de froussard et geignard à malicieux, en passant par idiot et brusquement combatif dans un paragraphe en particulier (sa présence à nos côtés réduit notre Habileté). La raison de sa présence (un Messager est toujours seul, par conséquent, la présence de Ressaïdaz fait que personne ne trouve notre présence suspecte dans la vallée des corbeaux) possède une crédibilité négative sur une échelle de 0 à 10.

Est-ce qu'il existe un moyen de battre la Mureine avec une Habileté de départ inférieure à, disons, 10 points (sans devoir avoir une chance bénie) ? Le tir est inutile puisque notre Précision est de 4 et que son Habileté est de 12. Ou faut-il absolument consommer une potion magique de Précision qui garantit que nos flèches touchent toujours leur but ?

La série est suffisamment intéressante pour que le Volume 3 soit attendu, mais il serait important de corriger les problèmes de style, surtout dans les longs paragraphes à exposition, et de faire attention à la crédibilité de l'intrigue. Présentement, j'ai l'impression que cette série est bâtie sur des fondations fragiles. Il serait aussi une bonne idée d'offrir une liste d'équipement de départ au début des volumes, permettant ainsi de jouer le Vol 3 sans devoir recommencer les Vols 1 et 2 (une telle liste dans le Vol 2, rappellant notamment les stats de notre arme et de nos flèches, aurait été appréciée).

Oh, et concernant les règles spéciales des corbeaux : Celles-là sont bien réalisées. Je ne vois qu'un problème possible (car c'est arrivé deux ou trois fois) : la présence d'un Guérisseur et d'un Guerrier. Toutes les blessures infligées au Guerrier sont automatiquement guéries par le Guérisseur (–2 ensuite +2 à chaque Assaut). Cela nous oblige donc à tirer sur le Guérisseur jusqu'à ce qu'on le tue, ce qui permet au Guerrier de réduire constamment notre Endurance. Cette situation irritante n'a qu'une solution : combattre le Guerrier sans l'affaiblir, jusqu'à ce que l'un des corbeaux change de stratégie de combat. Ça ajoute de la longueur à des combats déjà trop nombreux pour être amusants (au-delà du dixième).

Et quitte à parler des règles, je trouve toujours que l'histoire des Tirs est illogique. On ne peut pas charger trois fois une arbalète (et tirer), ou bander quatre fois un arc (et tirer), dans le temps entre "Un intrus! À l'attaque!" et le début de l'affrontement. Ça rend les combats très faciles, oui, mais la crédibilité vient d'en prendre un autre coup ! ^_^
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#9
Cet épisode est assez différent de Médecine sous l'océan. Ce qui m'a frappé est la longueur de l'AVH. Je ne pense pas qu'il soit possible de faire beaucoup mieux avec si peu de paragraphes. Ils sont souvent très longs mais en plus, la structure de l'histoire est telle qu'on peut passer par de multiples détours en "visitant" presque toute l'AVH avant de parvenir à son terme.
Lire une histoire si riche et détaillée est intéressant mais j'ai été gêné dans la lecture par certaines choses. Là encore, on trouve quelques termes ou expressions trop familiers pour être inclus dans la narration (pas d'exemple précis en tête). Surtout, nos premières rencontres avec les corbeaux ne sont pas assez détaillées au niveau descriptif et j'ai eu beaucoup de mal au début à me les représenter. Ce n'est que plus tard, en explorant leur habitat, que l'on a droit à des références sur leur posture, leur taille et leur façon se d'humaniser. D'ailleurs, ces descriptions tardives (à mon goût) sont amusantes et pertinentes à la fois et permettent de mieux se représenter des créatures qui sont bien bizarres tout de même.
Donc, j'ai un peu de mal avec le style, même si ça ne vient pas des tournures de phrase, du vocabulaire ou des descriptions qui sont complètes, le rythme du récit est bon, pas trop rapide. C'est peut-être juste le ton un peu léger, constamment humoristique, qui ne m'immerge pas à fond dans l'histoire.
Je pense que c'est juste un ressenti personnel car les personnages rencontrés ont du relief, une forte personnalité. Le prêtre qui nous accompagne est vraiment agaçant par exemple Grr. Surtout, cette histoire reflète une imagination débordante. L'idée de cette communauté aviaire intelligente est tout bonnement géniale, tout comme l'histoire de manipulation (de la part du noble au nom à rallonge) et d'ambitions dérisoires (de la part du roi corbeau) qui se cachent derrière tout ça. Les idées sont vraiment originales et cette saga ne reseemble à aucune autre que j'ai pu lire.
Concernant la jouabilité, c'est assez étonnant là encore. Je suis mort trois fois dans la forêt avant de parvenir au village des corbeaux. Là, j'ai réussi à aller au bout même si j'avoue avoir triché concernant un objet que je n'avais pas et lors du combat final contre la "mureine" où j'ai singulièrement manqué de chance. D'ailleurs, concernant les objets, il me semble que cette AVH est presque un one-true-path.
Les combats contre les corbeaux sont régis par des règles originales, qui tiennent la route même s'il faut un certain temps pour bien les assimiler. Le combat final contre la mureine est bien fichu aussi, bien dosé et il faut penser à optimiser au maximum les nombreux projectiles magiques et potions que l'on a récupérés auparavant. Mais c'est un combat très balaise quand même, contre un adversaire original et qui fiche bien les jetons.
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#10
L'aventure est un OTP, mais un OTP des plus étranges. Étant donné qu'on peut explorer tous les recoins de la vallée des corbeaux et revenir sur nos pas à loisir, on peut finir par trouver tous les objets nécessaires sans mourir une seule fois. D'accord, il faut s'armer de patience pour les nombreux combats à répétition contre les corbeaux malades.

Tous ces objets à trouver amènent leur lot de petits problèmes. Je songe notamment aux trois objets demandés par le spectre de l'actrice. Elle ne précise jamais en quoi ils consistent. Elle nous demande simplement si on les possède. À force de faire le tour de la vallée et de ramasser toutes sortes de choses, j'ai fini par répondre "Oui" à sa question, sans même savoir si j'avais réellement les trois objets. Il s'avère que je les possédais réellement tous les trois. ^_^
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#11
Oiseau a écrit :Tous ces objets à trouver amènent leur lot de petits problèmes. Je songe notamment aux trois objets demandés par le spectre de l'actrice. Elle ne précise jamais en quoi ils consistent. Elle nous demande simplement si on les possède. À force de faire le tour de la vallée et de ramasser toutes sortes de choses, j'ai fini par répondre "Oui" à sa question, sans même savoir si j'avais réellement les trois objets. Il s'avère que je les possédais réellement tous les trois. ^_^

J'ai eu la même hésitation, ai également répondu "oui"... mais n'avait que deux objets sur les trois. C'est là que j'ai triché (bah... un masque rouge faisait aussi bien l'affaire pour une actrice, non? Big Grin )
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#12
Bonjour,

Je viens de terminer cette aventure, en suivant les règles "à moitié" puisque certains combats (notamment celui de fin) m'ont semblé impossibles.

Il y a un réel interêt dans le travail de Sukumvit. Il est animé par la passion d'écrire et sa sincérité transpire.

Son aventure contient des éléments de merveilleux et de baroque, de plus le narrateur se tient à une bonne distance et commente parfois narquoisement les situations. La synthèse de ces éléments créée une ambiance de "conte de fée" dont j'ai toujours pensé que les LDVELH étaient les avatars modernes.

Certaines créatures sont des inventions formidables et le Boss de fin, outre le fait d'avoir un nom astucieux, semble tout droit sorti d'un jeu vidéo et offre un combat épique. Hélas, les règles venant donner une diversité et une stratégie dont on pourrait se délecter viennent dans ce cas précis détruire le combat par leur extrême difficulté.

Au cahier des doléances, les paragraphes sont trop longs et cassent le rythme. Le texte justifié, sans AUCUN saut de ligne sur parfois une page entière explosent les yeux. Une relecture attentive de la façon dont il s'adresse au lecteur pourrait lisser l'impression générale que l'on a au sortir de la lecture : l'humour, la légereté et la dérision sont des plats qu'il faut servir à l'esprit après les avoir préparés avec sérieux.

Sukumvit est sans nul doute un créateur prometteur.

JB
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#13
Un grand merci d’avoir été jusqu’au bout de cette aventure.
Car c’est vrai que les tours et détours par des § parfois mortellement longs, les combats nombreux, les compagnons chiants qui ne servent à rien, bien des choses peuvent paraître avoir été fait dans le seul but d’emmerder le lecteur. C’est le cas, ah ah ah !

Oiseau : J'ai évidemment pris un pas de recul lors du PFA gratuit de la salle finale, puisque je n'avais pas l'envie de recommencer tout ça à zéro, et puisque ce PFA est essentiellement inévitable.

Pas une seule seconde je n’ai pensé que le lecteur, même débutant, ne tricherait pas ici.

Oiseau : Ressaïdaz est un personnage irritant et totalement inutile.

C’est une idée que j’avais en tête depuis longtemps. Donner au héros un compagnon qui est un vrai boulet, dont il ne peut pas se débarrasser ! Il est fort possible qu’il devienne par la suite un des protagonistes majeurs de l’histoire, et qu’il continue à suivre le héros dans ses prochaines aventures, cachez votre joie !

Oiseau : L'intrigue de la série reste assez floue.

Et ça ne va aller qu’en s’aggravant, car dans les prochains tomes vont se greffer des intrigues secondaires et une augmentation du nombre de personnages et de forces en jeu, dont l’une est déjà sous-entendu dans le § final.

Oiseau : Est-ce qu'il existe un moyen de battre la Mureine avec une Habileté de départ inférieure à, disons, 10 points (sans devoir avoir une chance bénie) ? Le tir est inutile puisque notre Précision est de 4 et que son Habileté est de 12.

Il faut être subtil dans l’alliance des bonus. L’enchantement trouvé dans le tome 1 qui double les pe qu’inflige un projectile aide pas mal quand même !
Pour la petite histoire, ce § était à l’origine doté d’un : « la Mureine est si grosse que tous les projectiles que vous lancerez la toucheront obligatoirement. » Mais je l’ai enlevé quelques heures avant de l’envoyer à Oiseau. Peut-être était-ce une grave erreur ?
Pour vous rassurer, dans le prochain tome, le héros trouvera d’autres armes de jets plus puissantes et précises.

Oiseau : pense que ça m'a pris 4 heures, en tout, pour me rendre du §1 au §131.

Ce ne m’étonne pas, mais c’est vrai que la pillule peu paraître un peu corsée et pas très adaptée à une série épisodique. Je ne reproduirais pas ça.

Oiseau : On ne peut pas charger trois fois une arbalète (et tirer), ou bander quatre fois un arc (et tirer), dans le temps entre "Un intrus! À l'attaque!" et le début de l'affrontement.

Mais enfin ! J’ai pourtant précisé que le Messager était un des plus rapides et des plus précis tireurs de Soleil Vert. Dans ce cas là, on peut aussi taxer Lucky Luke d’incohérent. Et puis, c’est un livre !

Oiseau : Je songe notamment aux trois objets demandés par le spectre de l'actrice. Elle ne précise jamais en quoi ils consistent.

Si, on peut les trouver dans le récit de la pièce de théâtre dans la bibliothèque, comme c’est celle qui était joué le soir du drame, on peut en conclure que ce sont ces accessoires là que l’actrice recherche. Je pensais que le lecteur ferait naturellement le lien, mais c’est peut-être trop alambiqué.

Fitz : Ce n'est que plus tard, en explorant leur habitat, que l'on a droit à des références sur leur posture, leur taille et leur façon se d'humaniser.

C’est vrai, je n’ai eu cette idée de l’humanisation qu’à un stade avancé de l’écriture. Je n’ai pas osé casser ce que j’avais déjà fait. Et si à chaque fois que j’ai une idée il faut tout relire, il faudrait que je sois écrivain d’AVH professionnel pour avoir le temps de sortir plus d’une AVH tous les 5 ans ! Cela dit, oui c’est dommage.

Fitz : C'est peut-être juste le ton un peu léger, constamment humoristique, qui ne m'immerge pas à fond dans l'histoire.

Ca je ne peux pas m’en empêcher. Et je te jure que je me retiens ! Si tu lis le pendule de cristal, tu verras que j’avais trop cédé à ça après avoir installé une ambiance de mystère, et ça cassait un peu tout, sinon que ça rajoutait un coté un peu hystérique au truc.

Fitz : Je suis mort trois fois dans la forêt avant de parvenir au village des corbeaux.

T’es un gros nul ! Mais le système de sauvegarde que j’ai rajouté dans les règles me permet de faire des œuvres épisodiques un petit peu plus difficiles que d’habitude.

JB : Le texte justifié, sans AUCUN saut de ligne sur parfois une page entière explosent les yeux.

Je sais, mais je n’arrive pas à me prendre cette habitude d’appuyer sur espace deux fois au lieu d’une. Avec l’utilisation auto-punitive d’un fouet ça devrait aller mieux.

JB : La synthèse de ces éléments créée une ambiance de "conte de fée"

Qu’y a-t-il de plus incohérent qu’un conte de fée ? C’est pour ça qu’en fait, les incohérences, je les fais exprès ! Tout est calculé !

Pour le surplus de combat, je suis tombé dans la facilité du : « je sais pas quoi foutre dans cette salle ? Un combat ! » Les règles originales me sauvent un peu. Les c devient être plus forts et moins nombreux, mais quand j’ai vu le nombre de combats, j’ai dû baisser les points d’habileté de 2 en moyenne !

Le 3ème tome sera très différent. Beaucoup plus modeste au niveau de l’imagination, il sera plus centré sur l’action pure, mais quasiment sans combat. J’ai envie de tenter ça pour voir ce que ça donne.

La confrontation avec Monsieur Delaflamme sera des plus brûlantes !

Sinon, je peux vous faire partager l’introduction que j’ai écrite pour « La Cathédrale des Profondeurs » que j’écris avec Alendir (lui s’occupe des règles et du jeu, moi du scénar et de la rédaction).
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#14
Citation :JB : Le texte justifié, sans AUCUN saut de ligne sur parfois une page entière explosent les yeux.

Sukumvit : Je sais, mais je n’arrive pas à me prendre cette habitude d’appuyer sur espace deux fois au lieu d’une. Avec l’utilisation auto-punitive d’un fouet ça devrait aller mieux.
Non, il veut dire -- et je suis d'accord -- l'absence de caractères Entrée. Tu écris parfois une page de texte sans retour de chariot. Ça fait d'énormes blocs de texte difficiles à lire d'une traite.
Citation :Oiseau : On ne peut pas charger trois fois une arbalète (et tirer), ou bander quatre fois un arc (et tirer), dans le temps entre "Un intrus! À l'attaque!" et le début de l'affrontement.

Sukumvit : Mais enfin ! J’ai pourtant précisé que le Messager était un des plus rapides et des plus précis tireurs de Soleil Vert. Dans ce cas là, on peut aussi taxer Lucky Luke d’incohérent. Et puis, c’est un livre !
La rapidité personnelle du Messager n'entre pas dans l'équation. Charger une arbalète prend du temps. Même si le type a une dextérité inouïe, le fait qu'il puisse charger et tirer trois fois avant chaque combat (ou presque), même lorsque les ennemis sont directement dans sa face, n'est plus seulement une petite incohérence sympathique. C'est un gros problème de logique.

Enfin, je suppose qu'il est trop tard pour changer les règles après deux livres — surtout que tu devrais alors recalibrer les monstres pour ajuster leur niveau de difficulté.

Tu sembles te plaire à dire : "C'est illogique, c'est irréaliste, je le sais, et je le fais exprès, nan!". Je ne comprends pas ce qui motive cette attitude. Même Lucky Luke obéit à une logique interne (et d'ailleurs c'est plutôt une comédie qu'un western véritable). Je sais que les contes de fée ne sont pas "réalistes" au sens commun du terme (un loup ne se déguise pas en grand-mère et ne parle pas). Mais tu ne peux pas utiliser cela comme justification pour écrire n'importe quoi, et ensuite te plaindre que les gens critiquent la crédibilité de tes aventures. C'est un peu dommage, d'ailleurs, que tu n'accordes aucune importance apparente au réalisme. Le Messager est une bonne série. Il serait facile de gommer les imperfections, sans automatiquement nuire à l'imagination qui est entrée dans la série.

Au fait, comment avance le Tome 3 ?
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#15
Citation :Qu’y a-t-il de plus incohérent qu’un conte de fée ? C’est pour ça qu’en fait, les incohérences, je les fais exprès ! Tout est calculé !
Je présume que c'était ironique, mais dans le doute, je recommande la lecture de l'essai « Du conte de fées », de J.R.R. Tolkien, paru dans divers recueils. Notamment tout ce qui concerne la créance secondaire, ce que Oiseau appelle « logique interne ». Bien sûr que Soleil Vert peut être un univers déroutant. Mais il doit quand même obéir à des règles.
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