Mini-Yaz 2016 Fille de (Skarn)
#1
Hop, j'ai juste fait une lecture pendant ma pause... J'ai kiffé Love

Autant le sculpteur m'avait vite gavé, autant celui-la est très fort. Je le referais plus tard avec d'autres choix pour approfondir le BG, mais la façon dont les infos sur notre personnage est bien amenée (avec pas mal de trucs originaux). Le "chapitrage" est pas mal, la fin reste très ouverte et philosophico-ontrospective, même.


2-3 choses vues au passage :
- Le passage 17>7 un peu bizarre, car la demande n'est pas formulée (ou tacite au pire).

- La séquence 10>22>35>14 génère un code Fureur qui ne fonctionne pas (j'ai relu pour être sur) avec le "démoli" du 19 (et a fortiori les autres traitements ultérieurs, SI je n'm'abuse Confus ) puisque je le convainc, et qu'il n'y a pas d'agression physique.

- Le dernier chapitre est un peu directif, on voit défiler notre collection de codes pour suivre un (soliloque ?) saucissonné qui perd un peu de sa saveur. Mais vu comme c'est construit, pas vraiment le choix (a part chier un sceau de paragraphes presque identiques pour chaque combinaison de codes lol)
- pour les monologues, il faut toujours mettre un « au début du paragraphe. Ca doit faire :
« blabla 1
« blabla 2
« blabla 3 »

- au 3 : Si vous lui défoncez la gueule, rendez-vous au 3. Lool (c'est la que je me suis douter d'un truc pas clair sur mon personnage mefiant et j'ai pas été déçu par la suite Aime )

- au 24 : « Oui, les gens ont une fâcheuse tendance à être des gens et non des fantasmes incarnés. » putin c bo [Image: craque.gif]

- au 19 : Le torrent de jurons que soulève votre réponse démontre que votre contact dispose d'une certaine imagination dans des domaines bien spécifiques. J'adore Lool


Merci pour cette AVH, je m'y remettrai a ma prochaine pause Mrgreen
— Je suis la nouvelle impératrice ! Et toi tu vas mourir.
Lempi Chukwumoguey
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#2
Merci pour ce retour rapide (au contraire de cette réponse).

Il n'est pas impossible qu'il y ait quelques petites erreurs de continuité, car j'ai tenu à caser beaucoup de choses en 50 paragraphes. Cependant, comme je suis fainéant, je vais attendre qu'on m'en ait listé un maximum pour toutes les corriger d'un bloc.

Citation :pour les monologues, il faut toujours mettre un «

Show ContentSpoiler:

Pour le reste, pas grand chose à dire (que faire d'autre qu'hocher sagement la tête en silence face à une critique positive ?). Content que cela t'ait plu.
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#3
C'est nul de se répéter mais je le fais car ça permet d'éclairer sous un autre angle mes critiques généralement tièdes vis-à-vis des mini-AVH. J'ai vraiment du mal avec elles. De la frustration quand c'est bon mais trop court. De la frustration quand c'est moyen et qu'on sent que ça aurait pu être bien avec plus de développement. Un aspect jeu généralement galvaudé ou ne dégageant pas la même tension que dans une AVH au long cours (ce qui est particulièrement le cas ici). La seule mini-AVH qui m'ait vraiment marqué et laissé un sentiment de grande satisfaction est Ad Nauseaum, qui avait quand même des paragraphes longs et exploitait à fond son faible nombre de paragraphes (au détriment de la liberté d'action, il est vrai).

Fille de est très bizarre à mes yeux, un peu au même titre que l'était Ultima Dea. L'impression d'être passé à côté de quelque chose même si mes deux lectures m'ont permis d'en avoir une vision presque exhaustive. En effet, l'aventure étant très linéaire et ultra-facile (on ne peut pas perdre il me semble), on en fait le tour rapidement. Par contre, on sent bien qu'il y a plusieurs niveaux de lecture.

Comme rien n'est expliqué au départ (ce qui est certes plus élégant), c'est au travers des divers dialogues que l'on reconstitue le puzzle à savoir, qui est l'héroïne, quel est son passé, son rôle, ses motivations. SPOILERS : Comprendre subtilement que nous avons probablement deux mères, sans doute du sang de démon qui nous donne une force exceptionnelle, que le comptable est possiblement amoureux de nous et que c'est peut-être réciproque, tout ça est excitant, augmente l'intérêt de l'intrigue. Mais c'est justement cette accumulation de suppositions sans certitudes qui laisse un goût d'inachevé. J'aurais aimé en savoir plus, avoir plus de confirmations dans ce sens pour étayer mes doutes plutôt que ce paragraphe 50 ultra ouvert qui ne résout rien.

Le thème choisi est ultra-spécifique. De mon point de vue je précise car j'ai sans doute zappé quelque chose. SPOILERS :  Une aventure interactive traitant d'une psychologue pour cas sociaux, fille de deux femmes (?) avec une origine démoniaque, étant en conflit avec elle-même à propos de son positionnement par rapport à sa mère qui occupe presque tout l'espace manquant : la mother était une star à sa façon, une sorte de mère Thérésa rebelle et briseuse de tabous adoubée par les médias. Bref, tout ça est tellement précis comme sujet  et nébuleux pour moi-même que je me demande s'il ne s'agit pas d'une référence à un film, roman, une BD déjà existante. Connaissant l'imaginaire de Skarn, cela m'étonnerait toutefois.

Quant au jeu, il n'y en a malheureusement pas. Les choix et leurs conséquences donnent lieu seulement à des paragraphes introspectifs supplémentaires, pas inintéressants mais j'attends plus de suspense d'une AVH, plus de pression.

Reste que c'est agréable à lire et que ça titille les neurones tout en offrant une vague rafraîchissante tant ça ne ressemble à rien de connu. Trop vif et sibyllin à mon goût quand même.
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#4
(28/06/2016, 20:15)Fitz a écrit : En effet, l'aventure étant très linéaire et ultra-facile (on ne peut pas perdre il me semble), on en fait le tour rapidement. Par contre, on sent bien qu'il y a plusieurs niveaux de lecture.
Je ne pense pas qu'on puisse parler d'aventure dans ce cas-ci. Ça tient plus de la lecture interactive pure et dure, non ? Neutre
— Je suis la nouvelle impératrice ! Et toi tu vas mourir.
Lempi Chukwumoguey
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#5
Oui sans doute. Mais j'avoue que j'ai plus de mal quand l'aspect jeu passe au cinquième plan dans une AVH.
Histoire de goût.
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#6
J'ai pas encore essayé, mais en lisant le titre je me suis tout de suite demandé s'il s'agissait d'une AVH sur Marine Le Pen ?
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#7
(29/06/2016, 19:50)gynogege a écrit : J'ai pas encore essayé, mais en lisant le titre je me suis tout de suite demandé s'il s'agissait d'une AVH sur Marine Le Pen ?

Tu confonds avec "Ad Nauseam" de l'an dernier.
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#8
Remarques intéressantes. Pas les deux derniers messages, ceux qui les précédent.

Si je dois l'expliquer, c'est que je ne suis pas arrivé à mes fins (comme avec une mauvaise blague), mais ce que je voulais tenter avec cette histoire :
Show ContentSpoiler:

C'est inspiré de la fiction interactive moderne... Non pardon, de l'image que je me fais de la fiction interactive moderne, car en réalité je n'en ai presque pas lu, avec énormément d'hyperliens et de sections facultatives dans tous les sens, mais une linéarité globale en définitive assez forte.

Un autre problème de cette structure, c'est qu'elle renforce un de mes défauts personnels, à savoir une tendance à ne pas assez expliquer. J'attends d'ailleurs avec impatience les différentes interprétations de chacun car je sens qu'il va y avoir un certain éventail.

Citation :je me demande s'il ne s'agit pas d'une référence à un film, roman, une BD déjà existante

Pas d'inquiétude, c'est du 100% de moi. Pour l'anecdote complètement inutile et donc indispensable, quelques-uns des idées me sont venues après avoir lu une mauvaise histoire de Batman, où j'ai réfléchi à tout ce que les scénaristes auraient pu mettre dans le volume au lieu de faire du faux subversif ultra normé et du fan service à foison.

PS : Non, je ne compte pas participer, pour le moment, à l'Interactive Fiction Competition, pour cause d'anglais trop faible (tout est relatif je sais, mais quand même), c'est juste une coïncidence de dates.
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#9
(03/07/2016, 20:52)Skarn a écrit : Remarques intéressantes. Pas les deux derniers messages, ceux qui les précédent.

Eh, Gyno, tu trouves pas que sur ce sujet on a un petit côté Catherine et Liliane ?
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#10
bon, j'ai voulu voir sur internet qui étaient Catherine et Liliane mais mon bloqueur de pub ne plaît pas aux videos, tant pis... quoiqu'il en soit je trouvais ma remarque très intéressante, c'est dommage que je n'y aie pas pensé plus tôt d'ailleurs, une AVH sur l'héritage du Front National ça aurait pu m'inspirer... mais bon je suis un peu en train de polluer le sujet là !
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#11
Hum... Hum... Hummm...
Voyons... Oui...
A moins que... Non, c'est plutôt ça... ou plutôt le contraire?

Bon, je viens de lire les critiques précédentes et ça m'a aidé à mettre un peu d'ordre dans ma tête en ce qui concerne mes sentiments à propos cette AVH.

Première chose, sans surprise, j'ai beaucoup aimé la forme: l'écriture est excellente, comme d'habitude avec Skarn, ce qui rend la lecture très agréable. Comme l'a souligné Caïthness, certains passages sont tout simplement brillants.

Deuxièmement, le thème et les personnages sont très originaux, ce qui nous change agréablement des archétypes qu'on retrouve le plus souvent dans les AVH. Les psychologies sont travaillées et complexes (surtout celle de l'héroine), ce qui est un bon point; c'est même ce qui fait l'attrait principal de l'AVH, puisque chaque relecture nous permet d'en apprendre un peu plus sur les différents protagonistes; dans cette aventure, l'exploration ne se fait pas dans l'espace ou dans le temps, mais dans les esprits. Voir ainsi mis à nu leurs forces, leurs faiblesses et leurs travers rends les personnages si réalistes, si humains, que j'ai cru qu'ils étaient inspirés de personnes réelles, ce qui quand on y réfléchit est un tour de force (j'ai même tapé Onawa Rootless sur google*, c'est dire).

Troisièmement, j'ai été surpris de découvrir qu'une certaine idéologie semblait soutenir ce texte, ce qui m'a étonné de la part de Skarn, qui ne m'avait pas habitué à ça jusqu'ici (ou alors les messages étaient cachés trop subtilement pour moi): je me suis cru un instant dans un texte de Zyx. Ce n'est pas si flagrant, ni désagréable en soi, mais comme - format AVH oblige - le lecteur se retrouve à partager les pensées de l'héroïne, et que celles-ci vont bien au-delà des impressions et sensations habituelles, cela peut être un peu perturbant - en tout cas ça l'a été pour moi.

Quatrièmement, et c'est probablement le seul point vraiment négatif, je trouve qu'il y a trop de zones d'ombres. Ok, je me suis mis dans la peau d'un explorateur des psychismes, mais malgré tous mes efforts je n'ai pas réussi à briser la muraille de mystère derrière laquelle se retranche l'héroïne (un écueil qu'avait réussi à éviter le 2ème monde de Sukumvit, dont l'histoire prenait également tout son sel au fil des relectures successives).
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Au final, un très bon moment de lecture quand-même, mais pas au point de détrôner dans mon cœur la magnifique "Toile" de l'année dernière. Peut-être parce que son thème réaliste me fait moins vibrer?

* PS: je suis sûr d'avoir écrit google avec une minuscule à sa première lettre et voilà que je le retrouve écrit dans mon texte avec une majuscule! J'ai fait une édition rapide. Onawa peut être fière de moi; c'était mon acte militant du jour!
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#12
Bon, à mon tour !
Avertissement préalable : spoils, blabla. Ne pas lire si vous n'avez pas fini.

Adepte de l'introspection et des personnages travaillés, et grand fan de découverte des arbres de discussion (oui, je suis le gars qui recharge une sauvegarde dans tous les JdR pour explorer toutes les questions-réponses avant de faire mon choix "canon"), je ne pouvais qu'apprécier cette AVH.

Style irréprochable, découpage thématique, analyse psychologique : miam. J'ai bouffé de bout en bout.
S'il est vrai que l'AVH n'explique pas tout, je pense que c'est à la fois bien mené, complètement adapté (l'AVH est après tout essentiellement une collection d'anecdotes et d'informations éparses pour reconstituer tant bien que peu une sorte de puzzle de personnalité, l'héroïne elle-même semble faire la même chose) et, à mon avis, totalement voulu (j'ai eu l'impression distincte d'une volonté de laisser libre cours à l'interprétation du lecteur et voir ce que cela donne).

J'ai également eu cette impression de "monde 20 mn dans le futur avec des sortes de super-héros", et cette impression que le personnage principal avait des super-pouvoir et une mère surnaturelle, mais au final je pense qu'il s'agit plus d'imiter un style et que ce n'est pas, en tous cas pas strictement, le cas factuel. C'est probablement volontaire de la part de Skarn pour brouiller les pistes ou donner de multiples interprétations possibles, mais si l'on s'en tient aux éléments factuels, cela porte plutôt sur le militantisme et les cas psycho-sociaux que l'occulte ou les superhéros. Je soupçonne fortement une utilisation volontaire des expressions et situations pouvant porter à une double interprétation littérale/figurée pour jouer sur cette ligne d'ombre ("sorcière", "démoniaque", le fait qu'une fille menue puisse dégommer à mains nues un gros balèze - force surnaturelle ou juste rage démente ?).
J'y ai donc vu une version "sociale" des X-Men, et le seul "pouvoir" de l'héroïne étant une sorte de volonté/force mentale frisant avec la sociopathie. Les mutations étant remplacées par les marginaux ("hors-cases"), l'école du professeur Xavier par des services sociaux spécialisés, les super-héros par la célèbre mère de l'héroïne, mais plutôt tendance révolte et mouvements politico-sociaux qu'explosions et superpouvoirs.
Je ne sais pas ensuite s'il s'agit d'un pamphlet politique de la part de Skarn, ou juste d'un exercice de style, mais j'avoue que je pencherais plutôt pour la seconde solution.

Pour ce qui est de l'aspect technique, le côté "mécanisme" est totalement absent (il s'agit de pure lecture), mais je ne suis pas d'accord pour dire que le "jeu" l'est. Il s'agit simplement d'un "jeu de rôle" pur, dont les conséquences à long termes sortent de la fenêtre temporelle de l'aventure. Les choix sont variés, on a toujours deux à trois possibilités avec chaque individu. Même à l'intérieur de l'AVH, des évènements n'apparaissent qu'en fonction de certains choix, de même que pour les options dans le monolodialogue de la fin. Et s'il n'y a qu'une section finale, elle fait un clin d'oeil aux multiples conséquences de la journée en évoquant ce qui pourra arriver dans le futur.

Et bien entendu, le plat de résistance, le coeur de l'AVH, ce sont ces multiples personnages et leur étude psychologique. C'est étonnament recherché, et plus encore pour un ouvrage de cette taille. Crédibles, cohérents et variés, même s'ils n'ont que le temps d'être esquissés, ils sont déjà plus fouillés que la grande majorité des personnages que vous rencontrerez dans la plupart des LDVELH, et même dans certains romans.

Dans l'ensemble donc, pour moi c'est du tout bon.
La violence n'est pas la bonne réponse !
La violence est la question. La bonne réponse est "oui".
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#13
Pour le moment, je vais continuer à me taire sur les différentes interprétations avancées autour de l'histoire. N'y voyez nulle malice de ma part, c'est juste que cela me donne une bonne idée de ce qui est devinable et de ce qui ne l'est pas avec la structure actuelle.

Kraken a écrit :Troisièmement, j'ai été surpris de découvrir qu'une certaine idéologie semblait soutenir ce texte, ce qui m'a étonné de la part de Skarn, qui ne m'avait pas habitué à ça jusqu'ici (ou alors les messages étaient cachés trop subtilement pour moi): je me suis cru un instant dans un texte de Zyx. Ce n'est pas si flagrant, ni désagréable en soi, mais comme - format AVH oblige - le lecteur se retrouve à partager les pensées de l'héroïne, et que celles-ci vont bien au-delà des impressions et sensations habituelles, cela peut être un peu perturbant - en tout cas ça l'a été pour moi.

Toute œuvre est idéologique. Même inconsciemment, dans son fond comme dans sa forme.

Si je te retourne le miroir, le questionnement de l'autorité est une relative constante dans tes textes (plutôt explicitement dans Hissssa de Makan et Le rêve d'Exalie, plus subtilement dans L'Heure de Vérité avec une narration qui nous définit notre objectif tout en retenant des informations capitales qui pourrait nous faire changer d'avis).

Chez Outremer, comme cela a été évoqué ailleurs, ce qui prime, c'est le changement, la transformation, l'évolution. Et il y a certainement de telles résonances à découvrir chez tous les auteurs.

Ensuite, clairement ici, le thème même de l'aventure, le fait que l'héroïne soit fortement idéologiquement marquée, rend cela particulièrement explicite. C'est volontaire, mais cela a probablement été renforcé par les circonstances de l'écriture... Sur lesquelles je ne m'étends pas pour le moment (voir premier paragraphe).

Akka a écrit :à mon avis, totalement voulu (j'ai eu l'impression distincte d'une volonté de laisser libre cours à l'interprétation du lecteur et voir ce que cela donne)

Oui. Mais pas à ce point. Quelques lumières de plus ne seront apparemment pas de trop.


Et, bien, sûr, merci pour vos retours.
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#14
L'hermétisme est apparemment le thème secondaire et caché de ce mini-Yaz ! Mrgreen

J'ai fini l'aventure 2-3 fois et exploré les quelques options que j'avais raté, mais il va me falloir prendre le temps de la réflexion avant de commenter vraiment.


(03/07/2016, 20:52)Skarn a écrit : Pas d'inquiétude, c'est du 100% de moi.

Ah, je te remercie de le préciser ! Il y a effectivement eu un moment où j'ai eu le sentiment que l'histoire toute entière se déroulait en fait dans un univers déjà existant et célèbre (comics, manga, jeu vidéo ou autre) et qu'il fallait saisir lequel pour obtenir la "clé" qui nous permettrait de tout comprendre.


Citation :Pour l'anecdote complètement inutile et donc indispensable, quelques-uns des idées me sont venues après avoir lu une mauvaise histoire de Batman

C'est amusant que tu précises ça. Alors que j'étais dans la phase précédemment mentionnée, en train de me torturer l'esprit pour deviner qui pouvait réellement être les personnages qui étaient mentionnés ici et là sans apparaître, il y a une idée qui m'a traversé l'esprit sur l'identité possible des deux mères de l'héroïne.



AJOUT : En fin de compte, je pense que je vais me dispenser d'écrire une critique extensive. Ca ne serait pas très intéressant, car j'aurais ce faisant le sentiment aussi tenace que désagréable d'être à côté de la plaque.

Je n'ai pas vraiment compris l'aventure. Lorsque j'ai commencé à la lire, j'ai brièvement pensé que la mère de l'héroïne était une révolutionnaire politique ou quelque chose de ce genre. Ensuite, j'ai pensé que c'était une histoire de super-héros, de mutants ou de quelque chose de ce genre. Encore ensuite, il m'est venu à l'esprit que l'histoire était un dérivé ou une réinterprétation d'une oeuvre connue (comics, manga ou autre). Enfin, je me suis dis qu'il n'y avait peut-être rien de fantastique dans l'histoire et que les "hors-cases" étaient simplement des personnes qui avaient des particularités psychologiques ou qui refusaient de s'adapter à la norme sociale.

J'ignore absolument si l'une de mes suppositions s'est approchée de la vérité et ça n'aurait de toute façon pas d'importance, parce qu'aucune d'elles ne m'a procuré une explication convenable à tout ce que je lisais.

Dans une oeuvre de fiction, je ne déteste pas le fait de ne pas tout savoir ou comprendre. Une part de mystère peut stimuler l'imagination, rendre curieux, contribuer positivement à l'atmosphère, etc.

Mais là, je n'ai jamais cessé de penser : "L'essentiel de cette aventure est en train de me passer au-dessus de la tête. Il doit y avoir une clé, une interprétation qui permet de dépasser le premier degré de lecture et de comprendre ce dont cette histoire parle vraiment, mais elle m'échappe complètement."

Et c'était d'ailleurs une impression constamment renforcée par une foule de détails disséminés à travers l'histoire. Qui est Bull et pourquoi est-ce que ce surnom lui va bien ? Qu'est-ce que c'est que cette frange de la population qu'il n'est pas possible d'approcher normalement ? A quel genre de mission est-ce que l'héroïne participe ? Quelle est la personne "la plus flippante" de son classement personnel ? Quel était le nom de famille d'origine de sa mère biologique ? Etc. Cette succession d'allusions non-détaillées, loin de m'ouvrir des aperçus, ne faisait que me marteler l'esprit avec la constatation croissante que je ne comprenais vraiment rien à tout ça.


Le style est d'excellente qualité. Pour le reste, je ne me sens pas en mesure de juger.
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#15
SPOILERS toussa *hum*

En référence à ce que j'ai dit sur la critique de "La pierre doit être sculptée", et bien... aussi étonnant que ça puisse l'être je viens de voir en application l'idée que j'évoquais. À savoir, le fait d'évoquer l'héritage comme une transmission de caractère, de personnalité. 

(C'est mon avis à moi)-> C'est un peu l'histoire d'une plume habile mise au service de la nature humaine. Pour commencer j'ai dévoré d'une traite. J'ai cassé la gueule au caïd parce que c'était présenté sur un plateau telle une sucrerie. J'ai commencé à croire que les codes n'étaient que des queues de Mickey censés donner l'illusion d'un gameplay consistant, sans bien comprendre leur utilité jusqu'à la remontrance du paragraphe 19, et c'est à se moment que j'ai compris qu'on allait prendre cher...

... dans son estime. Car dans cette aventure au style fort contemporain habillé de banalité, la conclusion ne réside pas dans une quête à remplir, mais se trouve dans le constat de la personnalité perturbée de notre héroïne qui traîne dans l'ombre de sa mère. J'ai accepté qu'il n'y ait rien à gagner dans ce jeu sinon une meilleure estime de soi. Alors, j'ai pu rembobiner le fil de l'histoire et remodeler les entretiens afin de donner un peu plus d'émancipation au personnage principal. 

Pour conclure, le paragraphe final donne tout de même une impression de fourre-tout et je comprends parfaitement qu'il a du être difficile de synthétiser proprement sans avoir pu bénéficier de 3 paragraphes supplémentaires pour personnaliser un peu l'expérience. Mais le cheminement m'a fait ressentir un vrai parcours, succin mais suffisamment complet pour que l'on comprenne les enjeux de l'aventure sans que ce soit spécialement redondant. Et la seule "victoire" se situe dans notre tête, lorsqu'on a par nous-même estimé avoir mené à bien notre journée, et affronté verbalement notre double maléfique. 

(Et merci de ne pas avoir décrit la scène de déculottée, ce qui rend notre choix encore plus percutant, comme si la deuxième personnalité de Hope avait agi à sa place.)
~ Par la barbe de mes aïeux !! ~
~ La Dèche: incarnez un sdf dans cette mini-aventure ~
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