Brazil
#1
Samuel Lowry est employé au département des archives du Ministère de l'Information (où tout, du téléphone au bocal du poisson rouge, est frappé du tampon M.O.I.). Totalement dénué d'ambition, il s'oppose fréquemment à sa mère, une riche habituée des salons de chirurgie esthétique (d'où la scène la plus célèbre du film, mais si, vous l'avez forcément vue). Néanmoins, il va accepter une promotion afin de retrouver la femme qu'il voit sans cesse dans ses rêves...

Brazil est un film surprenant à plus d'un titre. Il dépeint une société futuriste totalement déshumanisée et régentée par la bureaucratie, où les suspects sont arrêtés sans ménagement aucun sous les yeux de leurs enfants, mais un reçu en bonne et due forme doit être signée par leur épouse. Un monde où sévit un technicien chauffagiste renégat qui refuse de se plier à la paperasserie réglementaire. Un monde où des terroristes font sauter des restaurants sans pour autant émouvoir les riches mégères qui y dînent, qui ne font guère que se plaindre du bruit et de la fumée. Le monde de Brazil, c'est 1984 avec une bonne dose d'humour noir, qui le rend paradoxalement bien plus terrifiant que celui dépeint par Orwell.

Quitte à mettre une note, ce serait 17/20. Le film a quelques faiblesses qui m'empêchent de lui mettre plus (en particulier le personnage féminin principal qui passe d'un coup de la haine à l'amour pour le héros).
"Hey it's me, I'm dynamite and I don't know why"
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