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		<title><![CDATA[Rendez-vous au 1 - Histoire]]></title>
		<link>https://rdv1.dnsalias.net/forum/</link>
		<description><![CDATA[Rendez-vous au 1 - https://rdv1.dnsalias.net/forum]]></description>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 01:27:36 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[[Histoire] L'Ombre de la Guillotine]]></title>
			<link>https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-196.html</link>
			<pubDate>Thu, 26 Oct 2006 18:29:55 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://rdv1.dnsalias.net/forum/member.php?action=profile&uid=67">Mad_Dog</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-196.html</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">J'avais un train entre Paris et Rennes, j'ai décidé d'ouvrir un autre livre de la section "Histoire" (Hé oui, décidement.)  </span><br />
<br />
<img src="http://planete-ldvelh.com/page/histoire1l.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: histoire1l.jpg]" class="mycode_img" /><br />
<br />
La série Histoire (Real Life Book) est souvent connue pour ses livres à la construction ultra-linéaire, mais qui a l'avantage de faire découvrir l'histoire et de proposer une multiplicité des points de vues. Encore faut-il que cela soit bien écrit. <br />
<br />
Il faut le dire clairement, <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">L'Ombre de la Guilotine</span> est un essai, un brouillon vis-à-vis de la série "Histoire" et ce livre possède de nombreux défauts qui rende sa lecture d'une lourdeur assez monumentale. Déjà je préfère le titre anglais, "Madame Guilotine" et j'aime bien sa couverture qui sent les vieux romans d'époque. <br />
<br />
<img src="http://planete-ldvelh.com/page/histoire1vo.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: histoire1vo.jpg]" class="mycode_img" /><br />
<br />
Ceci dit, on la voit pas beaucoup la Guilotine dans cette histoire, sauf lorsqu'il s'agit de mourir, le plus souvent lorsqu'on a échoué au dé ou fait un mauvais choix. La série "Histoire" est pleine de paragraphes décrivant votre mort à plus ou moins long terme. <br />
<br />
L'histoire est séparé en deux selon le choix que vous faites dans les premiers paragraphes du livre. Soit vous tirez sur les insurgés et vous serez du côté des aristos (vous avez du sang noble) et tenterez de fuir Paris dans une cariole, soit vous les épargnez et vous soutenez la cause révolutionnaire (vous êtes militaire) et vous vous retrouvez à poursuivre une cariole pleine d'aristocrate. Le parrallèle est intéressant, mais parfois, il est très mal venu. <br />
Ainsi, que vous soyez du côté révolutionnaire ou du côté aristocrate, vous rencontrez une forme de fanatisme assez trouble de l'autre côté, avec des hommes près à se suicider pour laisser passer une cariole ou des révolutionnaires qui n'hésitent pas à prendre des gens en otage pour vous empêcher de passer. Bon, ok, ça montre que dans l'Histoire personne n'est  ni tout blanc, ni tout noir, d'ailleurs, comme dans les bouquins d'Histoire, le meilleur moyen de s'en sortir est d'être le plus couard, d'écraser les autres pour se faire une place, quitte à laisser les infirmes comme appât. <br />
<br />
Du coup, si cet "anti-manichéisme" est plutôt bien vu, au fond, vous ne savez plus vraiment ce que vous fuyez ou pour quelle cause vous vous battez. Mis à part un discours de Danton à un moment, la prise de la bastille dans une autre, les notions historiques sont vraiment floues : les combats en vallent d'autres. Drôles de notions de l'histoire dont on explique vaguement les causes, plus vraiment les enjeux et pas du tout la conclusion. (A ce propos, les fins sont vraiment des foutages de gueule. Certaines d'entre elles atteignent presque deux ou trois lignes.) <br />
<br />
Ca en deviens même plus pataud lors de la poursuite de la cariole (du côté révolutionnaire, donc.) En effet, ce passage peu arriver très tôt ou très tard dans l'histoire, et se déroule de la même façon sur sa longueur. Du coup, si vous avez eu la chance de lambiner (vous croupissez même en jaule si vous avez fait des mauvais choix) vous pourrez progressivement constater que la Révolution a fait son oeuvre, et l'intrigue parait correcte, car des nobles qui fuient Paris peu de temps après que le roi se soit fait prendre à Varennes, c'est crédible. Par contre, si cette intrigue intervient rapidement, vous vous retrouvez quasiment du jour au lendemain d'une France divisée mais royaliste, à une France républicaine qui n'hésite pas à faire la peau aux aristos. Déstabilisant et réellement embrouillant. <br />
<br />
Ce qui est marrant, c'est cette façon d'avoir deux voies et demi :<br />
A- Vous êtes toujours aristocrate et dans l'armée.<br />
B- Vous démissionnez, avez des problèmes, puis rejoignez la révolution (voie révolutionnaire plus longue)<br />
C- Vous passez dans le camp des révolutionnaires <br />
mais malgré cette alternance, c'est quand même ultra linéaire. L'un des pires exemple est cette lettre que vous recevez de votre mère vous demandant d'aller la voir. Soit vous allez la voir immédiatement (§ 92) soit vous décidez de rester sur Paris (§ 29) mais vous vous recevez une autre lettre dans la semaine qui suit et du coup vous êtes automatiquement redirigé vers le § 92 ! On a l'impression d'un vague foutage de gueule destiné à remplir le quota de paragraphes. <br />
Pareil, j'ai relevé de nombreuses fois pas moins de 6 paragraphes à la suite ne menant qu'à un choix unique de paragraphe. A ce point là, on a même plus l'impression de jouer.<br />
<br />
De plus, sur certains passages de textes on a l'impression que l'écriture d'un paragraphe ne justifie que l'utilisation d'une des compétences disponible au début du livre. Si la compétence "équitation" est plutôt bien gérée, on trouve parfois des passages qui font "tache". Le pire doit-être cet intermède un peu stupide ou vous vous retrouvez en duel contre l'un de vos alliés pour une broutille de voyage. (C'est vrai, aller se battre en duel alors qu'on est poursuivit par les forces révolutionnaires, c'est tout à fait le moment!) <br />
<br />
Au point de vue background, aucun personnage secondaire intéressant (plus vous faites dans l'égoïste, mieux vous vous en sortez) et vous n'apprendrez rien de vraiment très intéressant sur la révolution française et que vous ne saviez pas auparavant. Seules les illustrations, plutôt intéressante, vous replongerons dans l'ambiance révolutionnaire (et à la limite, si vous écoutez "Ha ça ira!", "La Carmagnole" ou "La Marseille" pendant la lecture du livre.) <br />
<br />
En conclusion, la collection "Histoire" démarre mal avec ce premier opus, et même "A feu et a sang" que j'avais moyennement aimé est plutôt mieux construit en comparaison. A vrai dire, je prèfère me relire Marat/Sade de Peter Weiss.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A l'intention de Jeveutout :</span> On trouve une erreur au paragraphe <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">217</span>. Le choix est proposé entre le paragraphe <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">228[b] et le paragraphe [b]290</span>. Il s'agit en vérité du paragraphe <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">190</span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">J'avais un train entre Paris et Rennes, j'ai décidé d'ouvrir un autre livre de la section "Histoire" (Hé oui, décidement.)  </span><br />
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<img src="http://planete-ldvelh.com/page/histoire1l.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: histoire1l.jpg]" class="mycode_img" /><br />
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La série Histoire (Real Life Book) est souvent connue pour ses livres à la construction ultra-linéaire, mais qui a l'avantage de faire découvrir l'histoire et de proposer une multiplicité des points de vues. Encore faut-il que cela soit bien écrit. <br />
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Il faut le dire clairement, <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">L'Ombre de la Guilotine</span> est un essai, un brouillon vis-à-vis de la série "Histoire" et ce livre possède de nombreux défauts qui rende sa lecture d'une lourdeur assez monumentale. Déjà je préfère le titre anglais, "Madame Guilotine" et j'aime bien sa couverture qui sent les vieux romans d'époque. <br />
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<img src="http://planete-ldvelh.com/page/histoire1vo.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: histoire1vo.jpg]" class="mycode_img" /><br />
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Ceci dit, on la voit pas beaucoup la Guilotine dans cette histoire, sauf lorsqu'il s'agit de mourir, le plus souvent lorsqu'on a échoué au dé ou fait un mauvais choix. La série "Histoire" est pleine de paragraphes décrivant votre mort à plus ou moins long terme. <br />
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L'histoire est séparé en deux selon le choix que vous faites dans les premiers paragraphes du livre. Soit vous tirez sur les insurgés et vous serez du côté des aristos (vous avez du sang noble) et tenterez de fuir Paris dans une cariole, soit vous les épargnez et vous soutenez la cause révolutionnaire (vous êtes militaire) et vous vous retrouvez à poursuivre une cariole pleine d'aristocrate. Le parrallèle est intéressant, mais parfois, il est très mal venu. <br />
Ainsi, que vous soyez du côté révolutionnaire ou du côté aristocrate, vous rencontrez une forme de fanatisme assez trouble de l'autre côté, avec des hommes près à se suicider pour laisser passer une cariole ou des révolutionnaires qui n'hésitent pas à prendre des gens en otage pour vous empêcher de passer. Bon, ok, ça montre que dans l'Histoire personne n'est  ni tout blanc, ni tout noir, d'ailleurs, comme dans les bouquins d'Histoire, le meilleur moyen de s'en sortir est d'être le plus couard, d'écraser les autres pour se faire une place, quitte à laisser les infirmes comme appât. <br />
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Du coup, si cet "anti-manichéisme" est plutôt bien vu, au fond, vous ne savez plus vraiment ce que vous fuyez ou pour quelle cause vous vous battez. Mis à part un discours de Danton à un moment, la prise de la bastille dans une autre, les notions historiques sont vraiment floues : les combats en vallent d'autres. Drôles de notions de l'histoire dont on explique vaguement les causes, plus vraiment les enjeux et pas du tout la conclusion. (A ce propos, les fins sont vraiment des foutages de gueule. Certaines d'entre elles atteignent presque deux ou trois lignes.) <br />
<br />
Ca en deviens même plus pataud lors de la poursuite de la cariole (du côté révolutionnaire, donc.) En effet, ce passage peu arriver très tôt ou très tard dans l'histoire, et se déroule de la même façon sur sa longueur. Du coup, si vous avez eu la chance de lambiner (vous croupissez même en jaule si vous avez fait des mauvais choix) vous pourrez progressivement constater que la Révolution a fait son oeuvre, et l'intrigue parait correcte, car des nobles qui fuient Paris peu de temps après que le roi se soit fait prendre à Varennes, c'est crédible. Par contre, si cette intrigue intervient rapidement, vous vous retrouvez quasiment du jour au lendemain d'une France divisée mais royaliste, à une France républicaine qui n'hésite pas à faire la peau aux aristos. Déstabilisant et réellement embrouillant. <br />
<br />
Ce qui est marrant, c'est cette façon d'avoir deux voies et demi :<br />
A- Vous êtes toujours aristocrate et dans l'armée.<br />
B- Vous démissionnez, avez des problèmes, puis rejoignez la révolution (voie révolutionnaire plus longue)<br />
C- Vous passez dans le camp des révolutionnaires <br />
mais malgré cette alternance, c'est quand même ultra linéaire. L'un des pires exemple est cette lettre que vous recevez de votre mère vous demandant d'aller la voir. Soit vous allez la voir immédiatement (§ 92) soit vous décidez de rester sur Paris (§ 29) mais vous vous recevez une autre lettre dans la semaine qui suit et du coup vous êtes automatiquement redirigé vers le § 92 ! On a l'impression d'un vague foutage de gueule destiné à remplir le quota de paragraphes. <br />
Pareil, j'ai relevé de nombreuses fois pas moins de 6 paragraphes à la suite ne menant qu'à un choix unique de paragraphe. A ce point là, on a même plus l'impression de jouer.<br />
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De plus, sur certains passages de textes on a l'impression que l'écriture d'un paragraphe ne justifie que l'utilisation d'une des compétences disponible au début du livre. Si la compétence "équitation" est plutôt bien gérée, on trouve parfois des passages qui font "tache". Le pire doit-être cet intermède un peu stupide ou vous vous retrouvez en duel contre l'un de vos alliés pour une broutille de voyage. (C'est vrai, aller se battre en duel alors qu'on est poursuivit par les forces révolutionnaires, c'est tout à fait le moment!) <br />
<br />
Au point de vue background, aucun personnage secondaire intéressant (plus vous faites dans l'égoïste, mieux vous vous en sortez) et vous n'apprendrez rien de vraiment très intéressant sur la révolution française et que vous ne saviez pas auparavant. Seules les illustrations, plutôt intéressante, vous replongerons dans l'ambiance révolutionnaire (et à la limite, si vous écoutez "Ha ça ira!", "La Carmagnole" ou "La Marseille" pendant la lecture du livre.) <br />
<br />
En conclusion, la collection "Histoire" démarre mal avec ce premier opus, et même "A feu et a sang" que j'avais moyennement aimé est plutôt mieux construit en comparaison. A vrai dire, je prèfère me relire Marat/Sade de Peter Weiss.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A l'intention de Jeveutout :</span> On trouve une erreur au paragraphe <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">217</span>. Le choix est proposé entre le paragraphe <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">228[b] et le paragraphe [b]290</span>. Il s'agit en vérité du paragraphe <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">190</span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Histoire] A Feu et à Sang]]></title>
			<link>https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-178.html</link>
			<pubDate>Tue, 17 Oct 2006 12:56:06 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://rdv1.dnsalias.net/forum/member.php?action=profile&uid=67">Mad_Dog</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-178.html</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Après la critique sur Mousquetaire du Roy, j'avais dans l'idée de faire parallèlement une critique sur ce livre de la collection Histoire et que j'ai lu il y a bien deux semaines.</span><br />
<br />
La collection Histoire, écrite par Simon Farrll et Jon Sutherland, a pour but de faire découvrir l'histoire en insérant des personnages dans des situations d'époque. De ce point de vue, <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A Feu et A Sang</span> est réussi, même si c'est au détriment de tout le reste. <br />
<br />
Le pire, c'est que ça démarre bien. La couverture, assez jolie, mets bien dans l'ambiance de la guerre civile : le feu au loin, les soldats montés sur chevaux, qui n'ont pas une dégaine héroïque (ils font presque carrément la gueule.) L'intro présente un système de jeu pas trop complexe, (avec un système de capacité) une introduction historique bien fichue et relativement simple, et un début très bien écrit. L'immersion est totale, on joue le rôle d'un notaire qui prend la tête d'une patrouille de civils afin de venir en aide au parlement contre la guerre menée par contre le roi. <br />
<br />
Et, on a hâte que ça commence, hâte d'être immergé dans la guerre - mais ça n'arrivera pas. Quelques batailles et vous arrivez comme député à la chambre de la commune (le parlement anglais.) Là, ça à une apparence assez sympathique, on se dit qu'on va déjouer des intrigues politiques, mais le choix reste assez limité. Et puis, comme on ne peut pas changer le cours de l'Histoire, on ne fait que des choix populaires ou impopulaires, et faire des mauvais impopulaires ne vous conduira qu'à deux choses, mais la première visible est de se faire agresser dans la rue (et on meurt pas, même pas mal.) <br />
<br />
Arrive la 3eme et dernière partie du jeu. Revenir à la guerre, suivre les troupes afin de découvrir les fils de salaud qui ont tués votre femme et vos enfants. Le ton est nettement plus noir et prend la forme d'une poursuite vengeresse (avec tout ses clichés vengeurs et le côté «jouissif/culpabilisateur » de la vengeance.) Ceci dit, une fois le livre fini, il laisse sur notre fin. <br />
<br />
Pourquoi ? D'une part, parce que mis à part quelques bastons ou des jets de dés de temps en temps, on a juste l'impression de lire un livre. De plus, l'intrigue est des plus linéaires, et quelques soit les choix, on est toujours remis sur les rails de l'Histoire. Par exemple, on ne gagne RIEN a agir de façon vertueuse, pas un objet supplémentaires, pas d'informations en plus, pas un léger détour de l'histoire, juste la conscience apaisé d'avoir épargné quelques paysans insurgés imaginaires, dont on décrit à peine la joie. <br />
<br />
On ne peut même pas choisir son camp, le personnage passant naturellement d'un camp à un autre lorsqu'il doit retrouver les meurtriers de sa famille. C'est d'ailleurs assez désagréable d'avoir l'impression d'avoir défendu une cause (le parlement) dans les premières parties et de devoir se retourner contre ceux-ci, avec une excuse comme « ha bah, de toute façon la guerre, c'est pas bien, de quel camp qu'on soit, faut tuer des gens. » <br />
<br />
Cet aspect « girouette » du récit me déçoit un peu, comme la moralité finale du livre. On apprend le commanditaire du meurtre que si on est resté impopulaire au parlement, et encore, celui-ci est mort depuis longtemps. Moralité : <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">« La vengeance ça sert à rien, une fois les assassins morts, on a toujours pas la conscience en paix. Vous n'auriez pas dû chercher à vous venger, qu'est ce qui vous à pris ? »</span> Bah, il a pris qu'on ÉTAIT OBLIGÉ d'agir comme ça à cause de ta linéarité de !*@&#36;ù#%^€ !! Non, c'est assez énervant de voir des auteurs qui vous oblige à suivre une voix et qui vous engueulent après parce qu'on l'a suivie ! <br />
<br />
Bon, <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A Feu et A Sang</span> remplit toutefois bien son but, celle de faire vivre l'Histoire et montrer une grande saga historique avant l'avènement de Cromwell. Mais bon, quitte à faire du linéaire, sans jeu et sans détour remarquable, un roman historique classique aurait été tout aussi pratique. A lire dans les trains entre Angers et Rennes (3/4 heures de voyage) et a ranger sur l'armoire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Après la critique sur Mousquetaire du Roy, j'avais dans l'idée de faire parallèlement une critique sur ce livre de la collection Histoire et que j'ai lu il y a bien deux semaines.</span><br />
<br />
La collection Histoire, écrite par Simon Farrll et Jon Sutherland, a pour but de faire découvrir l'histoire en insérant des personnages dans des situations d'époque. De ce point de vue, <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A Feu et A Sang</span> est réussi, même si c'est au détriment de tout le reste. <br />
<br />
Le pire, c'est que ça démarre bien. La couverture, assez jolie, mets bien dans l'ambiance de la guerre civile : le feu au loin, les soldats montés sur chevaux, qui n'ont pas une dégaine héroïque (ils font presque carrément la gueule.) L'intro présente un système de jeu pas trop complexe, (avec un système de capacité) une introduction historique bien fichue et relativement simple, et un début très bien écrit. L'immersion est totale, on joue le rôle d'un notaire qui prend la tête d'une patrouille de civils afin de venir en aide au parlement contre la guerre menée par contre le roi. <br />
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Et, on a hâte que ça commence, hâte d'être immergé dans la guerre - mais ça n'arrivera pas. Quelques batailles et vous arrivez comme député à la chambre de la commune (le parlement anglais.) Là, ça à une apparence assez sympathique, on se dit qu'on va déjouer des intrigues politiques, mais le choix reste assez limité. Et puis, comme on ne peut pas changer le cours de l'Histoire, on ne fait que des choix populaires ou impopulaires, et faire des mauvais impopulaires ne vous conduira qu'à deux choses, mais la première visible est de se faire agresser dans la rue (et on meurt pas, même pas mal.) <br />
<br />
Arrive la 3eme et dernière partie du jeu. Revenir à la guerre, suivre les troupes afin de découvrir les fils de salaud qui ont tués votre femme et vos enfants. Le ton est nettement plus noir et prend la forme d'une poursuite vengeresse (avec tout ses clichés vengeurs et le côté «jouissif/culpabilisateur » de la vengeance.) Ceci dit, une fois le livre fini, il laisse sur notre fin. <br />
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Pourquoi ? D'une part, parce que mis à part quelques bastons ou des jets de dés de temps en temps, on a juste l'impression de lire un livre. De plus, l'intrigue est des plus linéaires, et quelques soit les choix, on est toujours remis sur les rails de l'Histoire. Par exemple, on ne gagne RIEN a agir de façon vertueuse, pas un objet supplémentaires, pas d'informations en plus, pas un léger détour de l'histoire, juste la conscience apaisé d'avoir épargné quelques paysans insurgés imaginaires, dont on décrit à peine la joie. <br />
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On ne peut même pas choisir son camp, le personnage passant naturellement d'un camp à un autre lorsqu'il doit retrouver les meurtriers de sa famille. C'est d'ailleurs assez désagréable d'avoir l'impression d'avoir défendu une cause (le parlement) dans les premières parties et de devoir se retourner contre ceux-ci, avec une excuse comme « ha bah, de toute façon la guerre, c'est pas bien, de quel camp qu'on soit, faut tuer des gens. » <br />
<br />
Cet aspect « girouette » du récit me déçoit un peu, comme la moralité finale du livre. On apprend le commanditaire du meurtre que si on est resté impopulaire au parlement, et encore, celui-ci est mort depuis longtemps. Moralité : <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">« La vengeance ça sert à rien, une fois les assassins morts, on a toujours pas la conscience en paix. Vous n'auriez pas dû chercher à vous venger, qu'est ce qui vous à pris ? »</span> Bah, il a pris qu'on ÉTAIT OBLIGÉ d'agir comme ça à cause de ta linéarité de !*@&#36;ù#%^€ !! Non, c'est assez énervant de voir des auteurs qui vous oblige à suivre une voix et qui vous engueulent après parce qu'on l'a suivie ! <br />
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Bon, <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A Feu et A Sang</span> remplit toutefois bien son but, celle de faire vivre l'Histoire et montrer une grande saga historique avant l'avènement de Cromwell. Mais bon, quitte à faire du linéaire, sans jeu et sans détour remarquable, un roman historique classique aurait été tout aussi pratique. A lire dans les trains entre Angers et Rennes (3/4 heures de voyage) et a ranger sur l'armoire.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Histoire] Pour l'indépendance !]]></title>
			<link>https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-155.html</link>
			<pubDate>Mon, 25 Sep 2006 10:10:16 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://rdv1.dnsalias.net/forum/member.php?action=profile&uid=35">Niki</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://rdv1.dnsalias.net/forum/thread-155.html</guid>
			<description><![CDATA[Je n'ai pas apprécié ce livre. Le style est bon, même si un peu minimaliste. Le plus dérangeant selon moi est le contenu de l'aventure. Le lecteur s'installe confortablement dans un siège et n'est que le spectateur d'une succession d'événements historiques. Sa capacité à changer le cours de l'Histoire est vraiment très faible. En outre, les seuls choix qui m'ont été proposés à l'amorce d'une bataille sont "fuir" ou "se battre". Ou bien "attaquer de front" ou "contourner l'ennemi par les flancs". Ces choix sont téléphonés et le livre ne réserve aucune surprise. Conséquence : on a du mal à s'imprégner de l'ambiance, et on a plus le sentiment de lire un livre d'Histoire qu'un ldvelh.<br />
<br />
<br />
En conclusion, ce livre est une suite séquentielle de batailles historiques pas inintéressantes, mais le héros à un rôle beaucoup trop passif.<br />
<br />
Note globale : 7/20]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Je n'ai pas apprécié ce livre. Le style est bon, même si un peu minimaliste. Le plus dérangeant selon moi est le contenu de l'aventure. Le lecteur s'installe confortablement dans un siège et n'est que le spectateur d'une succession d'événements historiques. Sa capacité à changer le cours de l'Histoire est vraiment très faible. En outre, les seuls choix qui m'ont été proposés à l'amorce d'une bataille sont "fuir" ou "se battre". Ou bien "attaquer de front" ou "contourner l'ennemi par les flancs". Ces choix sont téléphonés et le livre ne réserve aucune surprise. Conséquence : on a du mal à s'imprégner de l'ambiance, et on a plus le sentiment de lire un livre d'Histoire qu'un ldvelh.<br />
<br />
<br />
En conclusion, ce livre est une suite séquentielle de batailles historiques pas inintéressantes, mais le héros à un rôle beaucoup trop passif.<br />
<br />
Note globale : 7/20]]></content:encoded>
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