Mini-Yaz 2021 Traque dans le Marais aux Robots
#1
Swamp of the Scorpion est un ancien livre-jeu de Dave Morris, qui correspondait pas trop mal pour le thème du Mini-Yaz 2021. Il a été traduit avec son autorisation, merci à lui Smile

Lien : http://litteraction.fr/livre-jeu/traque-...aux-robots


J'ai traduit et relu en peu de jours donc il reste sans doute des fautes d'étourderie, mais je pense qu'il n'y a pas de lien mort. Merci d'avance à ceux qui signaleront des erreurs !

Conseil : pour accéder à un lieu intéressant, qui donne un peu plus de couleur à l'aventure, je conseille de ne pas utiliser d'objet ou d'arme la 1ère fois que vous croisez l'aéroglisseur. Après vous faites ce que vous voulez. Quelques paragraphes rigolos : 16, 23, 35. Une mort assez désagréable : 13.

NB, pas d'étiquette Mini Yaz 2021 pour les topics ? [EDIT : voilà qui est fait !]



[Image: en_ojm11.jpg]

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#2
Au début, j'avoue, j'ai cru que Dagonides nous avait fait une blague avec une fausse traduction parodiant une œuvre à l'origine plus sérieuse.

Puis j'ai croisé l'illustration d'époque des robots jouant aux cartes, et j'ai compris que c'était Dave Morris lui-même qui avait pris ce travail de commande avec beaucoup de second degré (même si je soupçonne des choix de traduction mettant encore plus l'accent sur cet aspect). Honnêtement, vu le sujet et surtout le format imposé, je pense que j'aurais fait pareil.

En effet, les sections sont ultra-succinctes, ce qui tue dans l’œuf toute possibilité de développer plus que l’ersatz d'un scénario. Alors les personnages, n'en parlons même pas. À partir de là, on a beau être Dave Morris, difficile de produire un titre avec une valeur plus qu'anecdotique.

À noter tout de même que le jeu est pas si mal, avec un vrai objectif, plusieurs chemins gagnants et un challenge tout à fait correct.
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#3
(01/05/2021, 22:41)Skarn a écrit : je soupçonne des choix de traduction mettant encore plus l'accent sur cet aspect

Je plaide coupable sur ce chef d'accusation. J'ai aussi réécrit l'intro avec l'autorisation de l'auteur, inventant le personnage de Jeff et ses fameux magazines.

Ceci étant dit, circonstances atténuantes : dans cette série Dave Morris déploie des scènes burlesques (le robot qui pêche au boulon dans L'Île de la peur) qu'il ne s'autorise généralement pas ailleurs. Il remarquait dans son blog que Le Château des Âmes Damnées est l'un de ses livres-jeu qu'il aime le moins car trop parodique du genre, alors que d'après lui du Dragon d'Or ou du JDR ça doit être sérieux, un peu premier degré. Source :
http://fabledlands.blogspot.com/2013/07/...found.html

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#4
Jeff une vraie tête à claques ;.
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#5
Pas grand chose à dire sur cette AVH, vu que je n'en suis pas la cible. Même gamin j'étais presque trop vieux pour Transformers!

Il n'empêche que pour ce genre d'aventure courte, sans règle et destinée à la jeunesse - nombreuses dans ce créneau à l'époque - celle-ci est de bonne qualité. L'écriture de Dave Morris est agréable. On sait qu'il peut vraiment bien écrire, aussi est-ce remarquable de sa part de réussir à simplifier son style à l'intention de ce lectorat sans que cela devienne simpliste.
J'ai particulièrement aimé les touches d'humour. Mentions spéciales aux magazines de Jeff et au "ils n'ont qu'à se sortir les doigts du collecteur". D'ailleurs, même si l'univers Transformers n'est pas trop mon truc, la façon dont sont en permanence humanisés les robots avec un vocabulaire spécifique est plutôt marrante.
Les méchants aussi sont amusants par leurs côtés caricaturaux. Ils m'ont fait penser aux Dalton avec un chef qui râle contre ses imbéciles et gaffeurs d'acolytes.
Niveau ludique, c'est très correct. Contrairement à d'autres aventures de ce type, ça ne part pas dans tous les sens. Il y a des PFA, une vraie bonne fin avec quelques décisions cruciales et même du matos à choisir et utiliser. J'ai réussi au 3ème essai, l'un des trois gadgets à prendre est inutile et c'est évidemment celui-là que j'avais préféré...
 
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#6
Concise et dynamique, c'est vrai que cette AVH est bien construite finalement (cf.Skarn). Comme Fitz (oui j'ai lu les autres avis :-)), je ne fait surement pas partie du public le plus réceptif au genre abordé. Ça se lit tout seul, on arrive rapidement à la fin. Je me dis, du coup, que l'objectif est rempli, le parti-pris, assumé. Peut-être que ça vaut mieux que de prendre le risque de proposer une longue AVH où le lecteur peut décrocher en cours de route si il n'adhère pas (ce que je m’apprête à faire bien entendu).
Bref, ça fait le job.
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#7
Lu. Déjà Dagonides merci pour la traduction ! Sinon, pas grand chose à rajouter à ce qui a été dit précédemment sur les qualités comme sur les limites de l’œuvre. Dave Morris est un génie mais il s’agit ici d’une œuvre de commande assez anecdotique. J’avoue avoir eu du mal au début avec le tutoiement qui est assez infantilisant. L’humour axé sur l’humanisation des robots est sympa et le passage dans le temple est la partie sans doute la plus intéressante car la plus imprévue. On peut regretter le nombre excessif de paragraphes (une demi douzaine ?) consacrés à la possibilité à plusieurs reprises au début de refuser la mission. Sur 50 paragraphes cela fait beaucoup, d’autant plus que si on fait les choix les plus volontaristes / évidents / bourins l’AVH peut être pliée en 6/8 paragraphes je crois. Je suis quand même mort la première fois (comme Fitz je n’ai pas choisi le bon équipement).
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#8
Merci Lowbac, Fitz, Gwalchmei & Grattepapier pour ces retours. Content que le texte de Dave Morris ait pu vous plaire par certains aspects !

On peut terminer l'aventure avec n'importe quel équipement, c'est juste une question de gestion des choix ensuite.

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#9
Mon ressenti en quelques mots : sympathique, mais ne casse pas trois pattes à un canard (j’ai jamais compris cette expression).

Alors il faut être indulgent : on parle d’un livre-jeu écrit dans les années 80 pour un public jeune, c’est évident que près de quarante après, il accuse son âge. Ceci dit, je ne suis pas un grand fan de cet argument : « C’est pour les enfants. » Un enfant me paraît parfaitement capable de comprendre et d’apprécier des histoires plus nuancées et subtiles qu’un bête affrontement entre des méchants très méchants et des gentils très gentils. Là, les gentils robots écolos qui ne font pas de mal à un brin d’herbe contre les méchants qui polluent parce que ce sont des méchants, bof, quoi.

Cet aspect simpliste se retrouve aussi côté ludique. J’ai fini l’aventure à ma deuxième tentative, en suivant le même chemin à chaque fois. Je l’ai trouvée très facile, et surtout très courte ! J’ai dû lire dix ou quinze sections, à la louche ; je me demande bien ce que contiennent les autres. Remarquez, c’est peut-être signe que l’aventure est très peu linéaire, ce qui pourrait être un bon point, mais je n’ai pas été suffisamment emballé par cette première lecture pour avoir envie d’en explorer davantage.

Le style est difficile à juger puisqu’il s’agit d’une traduction. On retrouve quand même bien cette orientation « vers les enfants » dans quelques tournures un peu naïves, et dans le personnage principal, un poil énervant caricatural.

Après, je n’ai pas passé un mauvais moment, mais ce n’est clairement pas une histoire qui va me marquer.
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#10
-       Quelques fautes : intro "comme tu n'en a vus nulle part ailleurs".
-       Petite aventure sans grande prétention, qui dans l'écriture me fait un peu penser à 30 minutes pour survivre, c'est du tutoiement, directe et cours avec de nombreux embranchement. La grande différence est qu'il n'y ait qu'une seule fin.
-       Bref, très sympathique, dépaysant et original ou l'on retrouve un peu son enfance, pour moi.
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#11
@Jehan
Citation :ne casse pas trois pattes à un canard (j’ai jamais compris cette expression).
Normal, comme tu le rappelles toi-même c'est une aventure de robots écolo, donc a priori ils ne brutalisent pas les bêtes (ou alors moi je dis : tromperie).

Citation :Le style est difficile à juger puisqu’il s’agit d’une traduction.
Et qui + est une traduction infidèle. Le traducteur est un traître, on connaît le proverbe.

@Frogeaters
Citation :on retrouve un peu son enfance, pour moi.
C'est en grande partie ce qui a motivé cette traduction Smile

Merci de vos retours ! Oui il traîne des scories de relecture, shame Sad

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#12
Je n'ai pas encore commenté cette AVH (que j'ai bien lue avant le vote, si, si) !
Bon, soyons clair c'est d'abord une aventure qui s'adresse à un public adolescent, mais qui a d'une certaine manière l'originalité de traiter avec trente ou quarante ans d'avance un sujet d'actualité: les dégâts environnementaux causés par les compagnies minières et pétrolières, et l'automatisation de ce secteur industriel. Evidemment, les Transformers surpassent la réalité avec des robots syndiqués par exemple Smile
Au-delà de ce cadre un peu original, l'aventure reste assez standard, sans jets de dés, et portée par le trait caractéristique du mystérieux Bob Harvey (qui n'est pas crédité dans la traduction, sauf erreur de ma part). Bref, un moment sympathique qui pourrait avoir sa place dans la collection "Les archives exhumées" de Posidonia.
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