YAZ 2019 Alshaya (Timkat, le Voyage Intérieur) - (Voyageur Solitaire)
#31
Un Nils Jacket et un VS en même temps, c'est un peu comme fromage et dessert. Evidemment, le problème avec les Yaz c'est qu'il faut choisir fromage OU dessert... mais je m'égare.
Ce n'est pas un hasard si je cite Nils Jacket, parce que quand on rentre dans Alshaya on retrouve un univers, celui des tambours de Shamanka. Et, si les univers de Nils Jacket ou de Shamanka sont très différents, ils ont ce point commun d'exister et de dégager une saveur familière quand on les retrouve.
Avec Shamanka donc c'est un univers poétique et une saveur épicée. Une balade dans laquelle les rencontres amicales sont plus nombreuses que les pièges, pas d'astuces diaboliques, mais pas de facilité non plus. Ici le héros se trouve empoisonné et va tenter de se sauver en trouvant Alshaya (toute ressemblance avec la deuxième partie de la Sorcière des Neiges est purement fortuite).
Mais en l'occurrence on comprend que le chemin importe plus que la destination, quand bien même celle-ci est vitale. Le style est toujours évocateur, peut-être un peu plus sobre et maîtrisé que dans les tambours de Shamanka. Et honnêtement c'est le style et l'ambiance qui font le charme principal d'Alshaya, moins tourné vers la psychologie que son prédecesseur.
Ca ne veut pas dire que l'aspect jeu soit quantité négligeable. Je l'ai trouvé bien adapté, même si j'ai fini par trouver la mort dans une bataille rangée qui ressemble à un PFA statistique (est-ce volontaire ?)... je n'ai fait qu'une tentative mais elle m'a mené assez loin pour que je me fasse une bonne idée des atouts de l'AVH. Je suis complètement à la bourre et je ne sais pas si j'aurai le temps d'y revenir d'ici la fin des votes. Et, pour être honnête, j'ai déjà décidé d'acheter la trilogie à sa sortie chez Posidonia et le charme d'un livre est incomparable avec le pdf !

Donc merci pour cette nouvelle AVH de très haut niveau.
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#32
Merci à toi pour ce retour !

Toute ressemblance avec la deuxième partie de la Sorcière des Neiges est purement fortuite.

Absolument (Le premier qui rigole se prend une baffe)  Mrgreen

Mais en l'occurrence on comprend que le chemin importe plus que la destination, quand bien même celle-ci est vitale. Le style est toujours évocateur, peut-être un peu plus sobre et maîtrisé que dans les tambours de Shamanka. Et honnêtement c'est le style et l'ambiance qui font le charme principal d'Alshaya, moins tourné vers la psychologie que son prédécesseur.

Pour ta première remarque, c'était le but. Le chemin que suit Timkat, jeune nomade ignorant du monde, pétri des rites et préjugés de son clan, est également un voyage intérieur dont il ressortira différent à la fin. Changement confirmé quand on le retrouvera dans le troisième volume 20 ans plus tard, mais chut...
Effectivement, j'ai épuré le style, j'ai fait plus sobre. Même chose pour la version profondément remaniée du premier volume où j'ai épuré aussi, avec moins de mots et de répétitions, avec des termes mieux choisis et plus justes.
Par contre, je trouve (ou du moins je voyais) ce second volume assez psychologique pourtant avec le cheminement intérieur de ce jeune homme qui, au fil de son périple, va changer, évoluer, mûrir en quelque sorte.

Pour la bataille de groupe, elle est mal équilibrée et je vais la revoir pour la version définitive. Actuellement, je termine la refonte du premier opus que j'ai considérablement épuré au niveau scénario. Les précédentes versions finissaient par partir dans tous les sens et se perdre. La version définitive sera profondément recentrée sur Méroé, la cour d'Olmec, les complots d'Alkemek et les intrigues de Makeda., les personnages secondaires y prendront bien plus d'épaisseur. Au final, l'histoire y gagnera en clarté.

Donc merci pour cette nouvelle AVH de très haut niveau.
Merci à toi !
Anywhere out of the world
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#33
Pour l'aspect psychologique, c'est surtout que dans Shamanka une bonne partie est une sorte de "huis-clos" (pas physiquemen) avec Olmec et donc l'aspect des relations entre les personnages est plus approfondi. Ici, effectivement le voyage est intérieur, et il appartient au lecteur...
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#34
Ah d'accord, je comprends mieux ta remarque.
Il est vrai que dans le premier opus, la relation entre le héros et Olmec occupe beaucoup d'espace. C'est pourquoi dans la version définitive, elle sera moins marquée, laissant plus de place à l'interaction entre le héros et les personnages secondaires.
Anywhere out of the world
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#35
Je me refuse à user de l'expression toute faite « entre tradition et modernité », mais elle n'est pas totalement inadapté à cette aventure.

Il y a vraie volonté d'aborder des thèmes plus matures, et de fournir une description du monde et des personnages ancrée dans la littérature dite traditionnelle.

Et en même temps, les différents sujets n'étant qu’éphémèrement abordés ou ellipsés, on reste finalement dans un récit tout public qui ne défriserait pas tant que ça dans la production fortement orientée jeunesse traditionnellement associée au genre.

De même, le jeu est dans la droite lignée des premiers Loup Solitaire. Pour le meilleur, avec une exploration très libre, comportant une foule de chemins riches en rencontres variées ne se croisant qu'épisodiquement. Pour le pire, avec une création de personnages complètement déséquilibrée, et des combats nécessitant beaucoup trop de jets de dés pour conserver de leur palpitant.

C'est un parcours initiatique double, car l'aventure elle-même semble être adolescente : Elle cherche à se débarrasser des oripeaux de l'enfance, et continue inconsciemment d'en suivre certains des codes désuets à la lettre.

Bref, c'est bien, mais je reste un peu frustré parce qu'il me semble qu'il y avait le potentiel d'aller beaucoup plus loin, avec un jeu plus épuré, plus dans le ton de la langue très contemplative utilisée, et où mort et amours sont moins vite évacués (le héros a un peu tendance à ne plus évoquer les événements marquants de son existence trois sections après qu'ils lui soient arrivés, même si c'est un peu le prix à payer pour la non-linéarité).

J'ai globalement trouvé l'aventure meilleure que son tome 1 (dans sa version originale du Yaz'), où l'omniprésence d'Olmec finissait par être pesante, et le début avait un arrière-goût artificiel car quelles qu'aient été nos décisions, elles nous amenaient forcément devant lui pour que l'histoire puisse avancer. Il s'agit probablement aussi d'une meilleure introduction à l'univers, avec son scénario plus simple et cet accent mis sur le voyage et les rencontres.
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#36
Le feedback que j'attendais avec un mélange d'excitation et d'appréhension est enfin arrivé.
Et je pense pouvoir dire que je m'en sors pas trop mal…

J'évacue mon point faible sur les combats : la version définitive de la trilogie sera testée avant publication et des modifications certainement apportées afin de rendre l'ensemble plus jouable.

Je suis très heureux que tu soulignes le côté initiatique de l'aventure, c'était là mon but principal (d'où le sous-titre : Timkat, le voyage intérieur). Alors que dans le premier opus on incarne un baroudeur qui a déjà pas mal roulé sa bosse (Ronan a 37 ans), ici, on est un adolescent (Timkat a 17 ans), pétri des règles et certitudes de son clan et ignorant du monde. Je voulais qu'on sente qu'en suivant l'Alshaya, notre gamin ne faisait pas que suivre une route matérielle. A la fin de l'aventure, il est un autre, il est libre surtout. Changement qui se confirmera quand on le rencontrera 20 ans plus tard, dans le troisième opus mais chut…

Je note la remarque sur le fait que notre héros évacue certaines choses trop vite, je modifierai ça pour la version définitive, avec une ou deux piqûres de rappel ici et là. Après, à sa décharge, Timkat est pressé par le temps, il a la mort au ventre et c'est surtout ça qui le préoccupe. Et il n'a pas oublié tout ce qu'il a vécu puisqu'il décide, une fois guéri, de venger ceux qui l'ont recueilli (bien que, au nom du réalisme, je laisse la possibilité au lecteur d'arrêter l'aventure là, la dernière partie se révélant optionnelle).

Enfin, pour la version définitive du premier volume (qui part en test ce weekend), Olmec sera moins présent (bien que toujours aussi possessif) et du coup, les personnages secondaires gagneront en épaisseur et en importance.

Merci Skarn pour ta lecture et ton retour !
Anywhere out of the world
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#37
"J'évacue mon point faible sur les combats : la version définitive de la trilogie sera testée avant publication et des modifications certainement apportées afin de rendre l'ensemble plus jouable."

Plus jouable ce n'est pas suffisant! Non, ce qu'il faut c'est une version jouable, voilà tout.

Je lorgne depuis un moment sur cette trilogie mais si on me dit qu'il y a des problèmes avec les combats c'est niet. Pourquoi ne pas faire une version expurgée des combats, ça doit être possible techniquement?
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#38
C'est trop tard pour revenir en arrière, les textes sont prêts à partir en publication de même que les illustrations.
Les combats ne sont pas injouables, ils sont mal équilibrés le plus souvent d'après les retours, c'est une question de rééquilibrage et aussi d'avoir plus de possibilités de regagner des points de vie.
Anywhere out of the world
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#39
Voir aussi les caractéristiques de départ. Finalement c'est peut-être ça le plus pénalisant, si les profils sont trop déséquilibrés au départ. Ça peut sans doute vite et assez facilement se corriger.
Par contre pour les jets de dés j'imagine qu'il faudrait chambouler toutes les règles et que ce n'est pas envisageable. Mais si c'est équilibré, on peut sans doute jouer le jeu de lancés de dés longs. C'est lancer les dés trop souvent en sachant que c'est déséquilibré à la base qui n'est sans doute pas satisfaisant.
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#40
Je me permets ^^
Le tome 1 : départ des textes chez l'imprimeur dans 15 jours (avant le FIJ) ou après si Philippe décide de dormir.
Les tomes suivants : Philippe a l'air de vouloir reporter la publication pour privilégier la qualité face aux délais. Ce qui me semble raisonnable.
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#41
J'ai eu Philippe au téléphone hier :
- Je lui envoie le tome 1 ce weekend avec les illustrations.
- Il m'a demandé (et aura) les deux autres pour fin mars.
Anywhere out of the world
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#42
Eh oui : il compte faire la mise en page du tome 1 les jours qui viennent. Le tome 1 a-t-il besoin d'être rééquilibré ?
Un mois sera pêt suffisant pour gérer les tomes suivants ?
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#43
Le tome 1 a subi une profonde refonte et la gestion des combats en fait partie, il devrait donc être bien mieux équilibré que dans sa précédente version.
Pour les deux autres, ils sont terminés, il y a juste des retouches à faire sur le 2 (suivant les feedbacks ici présents) et la relecture finale du 3.
Anywhere out of the world
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#44
Si on devait attendre d'avoir des livres parfaits pour les imprimer, on publierait jamais rien de toute façon.

Je suis un peu curieux de connaître le processus de validation du jeu chez Posidonia cependant.

Chez l'éditeur spécialisé bulgare (dont le site ne va, pas de bol, pas bien aujourd'hui, et dont je ne m'avancerai pas à tenter de prononcer le nom), l'analyse était carrée à l'extrême. Ils vérifiaient tous les chemins, s'assuraient que toutes les interactions étaient bien gérées, que rien n'était oublié ou inutile. Pour Y, je me souviens ainsi de quelques remarques très justes sur des cas particulièrement tordus qui m'avaient franchement impressionnées.

J'ai toutefois l'impression qu'en général, même chez les « gros » éditeurs ou les ultra-spécialisés, la pratique est plutôt de faire quelques parties-tests pour avoir une impression générale de l'aventure, suivie d'une relecture, stylistique et orthographique, extensive et intensive, dans l'ordre des numéros. Autrement dit, l'ouvrage est travaillé surtout comme un livre, peu comme un jeu.
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#45
A titre personnel, j'essaie d'être le plus équilibré possible. Je sais que le côté Gameplay est mon point faible, j'essaie du mieux que je peux de l'améliorer. Posidonia a misé sur moi et cette trilogie, je me dois de lui fournir ce que je peux donner de meilleur, la peur de décevoir ou de ne pas être à la hauteur est très forte.
Après, je reste un auteur amateur, qui écrit avant tout pour son plaisir et cette trilogie ne sera certainement pas parfaite, ce serait bien prétentieux de ma part de le prétendre. J'estime avoir fait de mon mieux et comme on dit :"même la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a". Le reste est un pari, un challenge, une prise de risques aussi mais on a rien sans risques.
We wait and we wonder...
Anywhere out of the world
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